background preloader

Le mythe de l’humain augmenté

Le mythe de l’humain augmenté
Ce troisième TopTen de l'été nous emmène du côté des groupes transhumanistes. Alors que ce mouvement prône le dépassement de notre condition biologique, le chercheur Nathanaël Jarrassé nous engage à revenir aux réalités des personnes appareillées qui ne sont pas des hommes machines. « Rendre une sensation de toucher à un sujet amputé appareillé », « dévier des nerfs pour améliorer la commande de prothèses robotiques », « fixer directement une prothèse de bras sur l’os » : autant d’innovations de laboratoires porteuses d’espoir pour les patients. Une perception biaisée de la réalité technique Ce décalage entre l’attrait fantasmé de notre société pour les technosciences et nos travaux se trouve amplifié par la vulgarisation parfois simpliste des avancées technologiques. Il n’existe, parmi les prothèses corporelles disponibles actuellement, rien de permanent, rien de fusionné avec le corps ni rien de réellement contrôlable par la pensée. L’appropriation des prothèses, un long apprentissage Related:  TP8 Biodiversité et HommePROGRES ET REVES SCIENTIFIQUESTP fin: perspectives pour l'homme et transhumanisme

L'Europe et la France vont-elles enfin interdire les sacs plastique ? 47 006 lectures / 55 commentaires22 novembre 2013 ; révision : 03 février 2016, 21 h 41 © C. Magdelaine / notre-planete.info Face à la production massive de sacs plastiques à usage unique et à la pollution qu'ils occasionnent, la Commission européenne a adopté, le 4 novembre 2013, une proposition de loi qui impose aux États membres de réduire l'utilisation des sacs plastique légers. La production mondiale de matières plastiques est passée de 1,5 million de tonnes (Mt) par an en 1950 à 245 Mt en 2008, dont 60 Mt rien qu'en Europe. Dans le monde, 4 à 5 000 milliards de sacs plastiques étaient produits en 2002 dont 80 % aux Etats-Unis et en Europe, indique le rapport "State of the World 2004" du Worldwatch Institute. Au niveau de l'Union Européenne, en 2010, environ 98,6 milliards de sacs en plastique à poignées ont été mis sur le marché de l'UE, "ce qui signifie que chaque citoyen de l'Union utilise 198 sacs de ce type par an", précise la Commission européenne[1]. M. Notes Sources Auteurs

humanisme_transhumanisme_posthumanisme [Labomedia Ressources] Par des raccourcis grossiers, on peut considérer que l'humanisme est un courant culturel originaire d'Italie qui s'est développé en Europe à la période de la renaissance (~ du 14ème au 16ème siècle). Ce courant part du principe que les capacités intellectuelles de l'homme sont potentiellement illimitées, qu'il faut vulgariser de tous les savoirs, dont le religieux, pour que l’individu, correctement instruit, reste libre et pleinement responsable de ses actes dans la croyance de son choix. La théorie humaniste classique a ainsi prôné les notions de liberté, de libre arbitre, de tolérance, d’indépendance, d’ouverture et de curiosité d'esprit. Le transhumanisme quant à lui estun mouvement intellectuel international dont le concept aurait été inventé en 1957 par le biologiste Julian Huxley, frère d'Aldous Huxley ("Le meilleur des mondes") et accessoirement adapte de l'eugénisme.

Les algorithmes menacent-ils la démocratie? Les algorithmes sont de plus en plus présents dans notre vie quotidienne et dans les processus de décision. Or, à l’ère des big data et de l’intelligence artificielle, l’opacité de certains traitements automatisés pourrait menacer l’État de droit et la démocratie. L’informaticien David Monniaux décrypte les logiques à l’œuvre dans la méthode algorithmique et pointe ses possibles dangers. Naguère inconnu du grand public, le terme « algorithme » cristallise maintenant sur lui les espoirs et les craintes suscitées par la révolution du big data. Vous avez dit algorithme ? Un algorithme n’est ni plus ni moins qu’une suite finie d’instructions qui va permettre de résoudre un problème, sans nécessiter de réflexion ou d’inventivité de la part de celui qui l’exécute. Un exemple simple d’algorithmes auxquels mathématiciens, informaticiens et plus récemment les moteurs de recherche ont toujours prêté une attention particulière : les algorithmes de tri. Le choix des critères

L'humanité issue d'un goulot d'étranglement génétique L'homme moderne, Homo sapiens, a deux proches cousins disparus : l’homme de Neandertal et celui de Denisova. Selon Xiaoxia Wang, de l’Université de Californie à San Diego, et des collègues, l’inactivation de deux gènes chez ces trois cousins témoigne vraisemblablement d'un « goulot d’étranglement génétique » dû aux maladies infectieuses, par lequel serait passée l'humanité il y a plus de 200 000 ans, avant la divergence entre l'homme anatomiquement moderne, l'homme de Neandertal et l'homme de Denisova. Les réductions brutales de diversité génétique au sein de l'espèce humaine se succèdent dans l’histoire. Le choc viral et bactérien dû à l’arrivée des Européens en Amérique aurait entraîné la disparition de la moitié des quelque 50 millions d’Amérindiens précolombiens ; la peste noire de 1347 aurait pour sa part décimé 30 à 50 pour cent de la population européenne en cinq ans, etc. Les épisodes de ce genre sont nombreux. L’équipe de X.

Disparition des abeilles : une coupable impuissance Editorial du « Monde ». Depuis un quart de siècle, en France et ailleurs, les apiculteurs alertent la société et les pouvoirs publics sur l’état dégradé de l’environnement et son impact sur la crise que traverse la filière apicole, minée par des mortalités anormales d’abeilles. A ces alertes succèdent depuis quelques années celles de biologistes de la conservation, qui notent le déclin abrupt, particulièrement marqué depuis les années 1990, de l’abondance et de la diversité des insectes et des invertébrés dans les campagnes d’Europe occidentale. Article réservé à nos abonnés Lire aussi Disparition des abeilles : comment l’Europe a renoncé à enrayer leur déclin Cet effondrement n’a rien d’anecdotique. Article réservé à nos abonnés Lire aussi Biodiversité : une espèce sur huit, animale et végétale, risque de disparaître à brève échéance Article réservé à nos abonnés Lire aussi Pesticides: les ravages de l’agriculture américaine Le Monde

La technologisation du corps Ce n'est plus de la science fiction, les robots sont partout dans notre vie quotidienne jusqu'à transformer nos corps. C'est une réelle révolution dans la conception du corps humain. L'être humain est son propre designer et se déclare en mesure de le transformer. Derrière le robot, c’est la mutation opérée par les technologies sur nos représentations nos croyances et nos idéaux qui s’affiche sans arrière-pensées. Le robot incarne l’idéal de non-fragilité que nos sociétés aimeraient tant revendiquer. Selon la thèse développée par le philosophe Jean Michel Besnier, l’intérêt pour le robot dans nos sociétés humaines s’étaye sur le constat que l’humanité est fatiguée d’elle-même. Pourquoi l'homme est il si fasciné par ce "technocorps". De Frankenstein à Blade Runner jusqu'à Oscar Pastorius, le mythe du Golem est présent dans toutes les cultures jusqu’à aujourd'hui avec le cyborg. Références : Pour aller plus loin "Un monde sans humains ?" À la sortie du studio

Le Big Data est-il polluant Grandes consommatrices d’énergie, les technologies de l’information ont un coût environnemental qui n'a rien de virtuel. Spécialistes en informatique, Jean-Marc Pierson et Laurent Lefèvre nous expliquent en quoi consiste cette pollution. Une fois par mois, retrouvez sur notre site les Inédits du CNRS, des analyses scientifiques originales publiées en partenariat avec Libération. Du commerce à l’énergie en passant par la finance, la santé, le transport, la culture et même la science, les données numériques représentent pour beaucoup le pétrole du XXIe siècle. Des infrastructures pharaoniques Mais reprenons du début. Dans son data center, Google doit conserver la trace de milliards de pages Web. Prenons l’exemple de Google, qui indexe des millions de documents pour faciliter et accélérer la recherche. Une demande énergétique croissante à contenir Les technologies de l’information produisent des gaz à effet de serre à toutes les étapes de leur cycle de vie.

Qui s'est aventuré sur ce volcan il y a 385 000 ans ? Des empreintes retrouvées en Italie suggèrent que d’anciens hominidés se sont souvent aventurés sur les pentes abruptes d’un volcan en activité, au lendemain d’une éruption majeure il y a 385 000 ans. Au 18e siècle, plusieurs empreintes de pas ont été retrouvées sur l’une des pistes menant au sommet du volcan Roccamonfina, dans le sud de l’Italie. Elles ont été laissées alors que ce dernier venait d’entrer en éruption (lave encore fraîche, sinon elles n’auraient pas été conservées). Pour les locaux, seul le diable était capable de venir s’aventurer sur ces terres encore brûlantes. 81 empreintes laissées par 5 individus En analysant le sol, ces deux chercheurs sont finalement tombés sur 56 empreintes laissées par deux individus il y a environ 385 000 ans. La “piste A” empruntait un chemin qui zigzaguait, suggérant que l’hominidé avait intelligemment étudié son parcours pour éviter des obstacles. « Les soi-disant “montagnes de feu” ne font pas que détruire, rappelle le chercheur. Source

Related: