
Construire une formation pour le Elearning Les MOOCs vont-ils tuer la formation à distance ? La question qui sert de titre à cet article peut sembler absurde : les MOOCs sont des produits de formation à distance et ne pourraient exister sans les moyens numériques de diffusion de contenu et de communication. Mais si nous posons cette question, c'est qu'entre les MOOCs et la formation à distance telle que nous la connaissons, la pratiquons et la défendons depuis près de 20 ans, il y a des différences importantes. Et l'engouement actuel pour les MOOCs étouffe la voix de ceux qui ont patiemment construit la formation en ligne et n'ont jamais cessé de répondre aux critiques dont elle faisait l'objet. Les MOOCs, de la formation en ligne au rabais ? Les plus enthousiastes défenseurs des MOOCs ne sont pas les acteurs aguerris de la formation à distance. La formation en ligne, toujours une affaire d'experts Et les MOOCs arrivent, qui nous laissent penser que finalement, la FAD, ce n'est pas si compliqué. Alors, les MOOCs vont-ils tuer la formation à distance ?
Répertoire des cours ouverts et Moocs - Pour apprendre gratuitement, voici des cours ! Au début, beaucoup de plates-formes de cours ouverts étaient offertes par de grandes institutions ou à l'initiative d'organismes appuyés par des fondations. On y trouvait le MIT et plusieurs partenaires du consortium OCW, mais maintenant le mouvement s'étend aux initiatives gouvernementales et privées qui s'adressent aux professionnels et à ceux qui veulent le devenir. Nous avons inclus à ce répertoire les cours de Khan Academy, qui se déclinent maintenant en plusieurs langues dont le français, ceux de Code Academy, de Ted Ed, de Néomédia, de d'autres institutions indépendantes et sans doute encore d'autres dans le futur. Les cours ouverts ne donnent pas souvent de certification reconnue, mais couplés à un système indépendant de badges, comme Open badges, la certification indépendante, communautaire, sociale ou autre formule commence à apparaître et être reconnue dans plusieurs domaines professionnels. En pratique nous ne séparons pas les Moocs des «cours ouverts» (Open courses).
Evaluer qualité cours en ligne + dispositifs (learn-on-line.be) La qualité d'un dispositif eLearning dépend d'une multitude de facteurs : l'analyse des besoins, le choix des méthodes d'apprentissage et des modes d'évaluation, la qualité de la réalisation, l'originalité des activités d'apprentissage, la scénarisation, le découpage et la modularisation, la qualité rédactionnelle, la pertinence du contenu, le design, l'ergonomie et le graphisme, le choix des outils de communication, l'efficacité du tuteur, etc. Le Laboratoire de Soutien à l'Enseignement Télématique (voir le site de l'Université de Liège a développé une grille de critères de qualité eLearning . Dans cet article de François Georges et Jean-François Van de Poël, vous découvrirez les 21 items de cette grille de qualité. Le respect des critères de qualité ne garantit pas le succès d'un cours en ligne mais peut très certainement en améliorer la qualité. Le Label Qualité eLearning de l'Agence Wallonne des Télécommunications (AWT) L'objectif du label est de: 1.
xMOOC, cMOOC… Qu’est-ce qui marche vraiment ? Comme je l’expliquais dans le billet précédent, on voit émerger de plus en plus d’initiatives de cours en ligne ouverts. Le phénomène a pris le nom de MOOCs (Massive Open Online Courses). Je trouve passionnant d’observer comment ces cours en ligne se déroulent, les succès autant que les échecs. Ces nombreux essais nous apprennent beaucoup sur ce que les cours en ligne peuvent apporter, mais aussi ce qui ne marche pas et les limites des modèles actuels. Pour faire simple, on distingue deux approches différentes de cours en ligne : Les xMOOCs : le ou les enseignants rédigent un cours qu’ils dispensent à leurs élèves. Contrairement à ce qu’on pourrait croire, un MOOC n’est pas forcément soit un xMOOC, soit un cMOOC. Les cours de Coursera ou edX sont en majorité des xMOOCs. Créer un MOOC quel qu’il soit ne revient pas juste à “prendre son cours traditionnel, l’enregistrer en vidéo et le diffuser sur Internet”. La question n’est donc pas de savoir s’il est mieux de faire un xMOOC ou un cMOOC.
Apprendre à Apprendre L'essentiel à savoir pour réussir sans travailler plus mais mieux. "notre chance d’avenir repose sur ce qui fait notre risque présent : le retard de notre esprit par rapport à ses possibilités" Edgar Morin, dans La méthode, tome 3 : La connaissance de la connaissance Si la capacité à apprendre est innée, car dans la nature du cerveau, le "savoir apprendre", qui favorise la réussite et mène à une véritable autonomie, est une compétence complexe qui nécessite d'acquérir une méthodologie d'apprentissage, et d'accepter de modifier ses représentations sur l'apprentissage, et parfois même ses représentations de soi. Tout apprentissage est une transformation profonde, il faut changer pour apprendre et on change en apprenant. Insolite à l'université ? Non, si constatant l'importance de l'échec scolaire, et reconnaissant les limites de l'enseignement traditionnel de type transmissif, le système éducatif repense les notions d'enseignement-apprentissage pour offrir les meilleures chances à chacun.
Design et expérience utilisateur Nous sommes enfouis sous des montagnes de commentaires qui étouffent le moindre fait, la moindre initiative. Les outils numériques n'y sont pas pour rien : chacun s'estime autorisé à prendre la parole, sur n'importe quel sujet. À un tout autre niveau, l'acte éducatif semble désormais enchaîné à un volumineux corpus théorique, qui le ralentit et lui fait perdre sa spontanéité. Pourtant, l'apprentissage réussi est bien le seul critère permettant d'évaluer la validité d'une pratique. C'est la voie que nous indiquent les tenants de la pensée design : priorité au prototypage et à l'expérimentation. Priorité également à la démarche itérative, aux essais successifs nourris des retours utilisateurs qui mènent finalement à une solution solide car testée dans ses différentes composantes. Ce dossier présente la pensée design et la prise en compte de l'expérience utilisateur appliqués à l'éducation. Illustration : art4all, Shutterstock.com Concepteurs FAD, souciez-vous davantage des apprenants...
L'apprenant rêvé des MOOCs Il se dit que 2013 est « l’année des MOOCs ». Les MOOCs ce sont les Massive Online Open Course – des cours en ligne ouverts à un très large public, la plupart du temps gratuits. En avril dernier, un MOOC de l’université californienne Caltech sur les « machines apprenantes » (Machine Learning) a réuni simultanément plus de 200 000 inscrits. Certains pensent qu’il s’agit potentiellement d’une vraie révolution, susceptible à terme d’impacter aussi bien l’enseignement supérieur initial que la formation continue des adultes. Un MOOC, de quoi cela est il fait ? Il y a différentes sortes de MOOC, la distinction la plus courante étant celle des x-MOOCs et des c-MOOCs. Prenons d’abord les points communs : Il y a du contenu, mis à disposition des participants inscrits sur une plateforme dédiée. Les différences s’établissent en suite selon le type de MOOC : Les x-MOOCs (MOOCs académiques) sont dédiés à la transmission des contenus. Auto-détermination. Auto-régulation Travail en mode collaboratif.
Les MOOCS : Cours massifs ou armes de destruction massive ? par Pascal Engel | Qualité de la Science Française Un nombre croissant d’universités, principalement aux Etats Unis – mais peu encore en Europe (EPFL, Genève, Munich, Edinburgh, Amsterdam) – se sont lancées dans les MOOCs (massive online open courses, en français cours massifs en ligne libres « CMELL », mais à ce jour, seuls trois établissements francophones ont des MOOCscs[1]). Comme on sait,il s’agit de cours en ligne sous la forme de séries de podcasts, « gratuits et accessibles à tous », promettant, au lieu du cours ex cathedra en « présentiel » une « pédagogie participative » en « virtuel » autorisant « des exercices, des quizz en ligne, l’auto -évaluation par les pairs, et des forums ». Depuis que ces cours ont été proposés par diverses universités américaines pionnières (Stanford, Harvard, MIT, etc.), puis se sont étendus aux autres, ils ont connu un immense succès, attirant sur la toile des centaines de milliers d’étudiants du monde entier et, du même coup, l’appétit des investisseurs.
Les 100 outils les plus utilisés en formation Depuis 2007, le Center for Learning & Performance Technologies édite chaque année le classement des 100 outils les plus utilisés en formation (initiale ou continue) par le biais d’un sondage auprès de 500 professionnels dans 48 pays différents. Cette année encore, et pour la 5ème année consécutive, Twitter domine ce classement. Identifions pour cette année les coups de cœur par catégorie qui apportent une valeur ajoutée indéniable. Catégorie : créer, développer, partager vos présentations / documents de formation Google Drive : anciennement Google Docs, la suite Office de Google propose ces outils avec l’avantage du Cloud ; autrement dit, accéder à vos documents/présentations depuis le web depuis n’importe quel périphérique. Prezi : pour celles et ceux qui cherchent une alternative à Powerpoint et souhaitent concevoir des présentations dynamiques et attractives. Slideshare : pour partager simplement et rapidement vos présentations. Catégorie : améliorer votre productivité
Mooc : une étape vers la privatisation des cours Cette année, l’Ecole normale supérieure (ENS) se lance dans l’aventure des Mooc («cours en ligne ouverts et massifs» en anglais). Trois nouveaux cours en mathématiques, physique et philosophie ont été enregistrés et mis en ligne sur la plateforme privée américaine Coursera. Une révolution du système universitaire qui nous semble devoir être publiquement débattue. L’apparition des Mooc aux Etats-Unis dans les années 2010 relève de choix économiques de pure rentabilité. L’objectif affiché était de répondre à la crise des universités privées américaines, suite à la hausse des frais de scolarité, à l’augmentation des emprunts étudiants, au chômage croissant des jeunes diplômés et à l’affaiblissement de leur retour sur investissement. Les profits des universités privées se sont effondrés et les demandes d’inscription se sont reportées vers les universités publiques (+ 53% en 2011), incapables de répondre à la demande en raison de la faiblesse des financements (1).