
35enseignants.pdf Lecture : la tablette n’est pas la panacée… mais ça aide ! À peine 5 % des jeunes d’aujourd’hui lisent par plaisir des livres en version papier. C’est le constat de Thierry Karsenti, chercheur à l’Université de Montréal, qui a interrogé 114 élèves d’écoles secondaires québécoises. Dans les classes où l’enseignant de français fait lire des livres numériques, l’intérêt augmente. Après un an de pratique, 30 % des élèves interrogés avaient lu au moins un livre qui ne figurait pas parmi les lectures obligatoires, pour leur simple plaisir. «Ça fait encore 70 % des élèves qui ne sont pas intéressés. Le chercheur a présenté ses résultats dans le cadre du 2e Colloque international en éducation. Les élèves interviewés par le chercheur ne se sont pas fait prier pour lui décliner les avantages de la tablette. «Un élève m’a dit que lorsqu’il ne comprend pas un mot, il appuie dessus pour avoir la définition. Un avantage bien réel du numérique sur le papier.
Le iPad autorisé pendant les examens à l’école Des élèves peuvent maintenant rédiger leurs examens de français du ministère de l’Éducation en utilisant leur iPad. Cette année, le ministère a accordé des dérogations permettant aux élèves de 14 écoles de la province d’utiliser l’application Antidote Ardoise sur leur tablette pendant la rédaction de leur examen de français de deuxième ou de cinquième secondaire. «C’est l’outil qu’ils utilisent dans la vie de tous les jours. Ce dernier n’y voit aucun nivellement par le bas puisque contrairement au logiciel Antidote installé sur plusieurs ordinateurs, l’application ne corrige pas de texte en suggérant des réponses. L’élève a plutôt accès à des dictionnaires et grammaires numériques, où l’on retrouve des définitions, des synonymes et des tableaux de conjugaison semblables à ceux que l’on retrouve en version papier, qui sont depuis longtemps autorisés pendant les examens ministériels. «Au-delà de l’accès à ces outils, c’est l’habileté à les utiliser qui peut faire une différence.
Quand l’inertie se cache sous des airs de nostalgie Nous y revoilà, pour une énième fois depuis 15 ans. Force est d’admettre que le discours de la diabolisation de la réforme ne s’essouffle pas. Encore en 2015, lorsqu’on valorise l’intégration de la technologie dans la pédagogie, les forces restrictives de l’éducation au Québec se galvanisent. C’est dans cette lignée que le texte de Réjean Bergeron, « Google, notre maître à tous », s’inscrit. Les auteurs du Manifeste pour une pédagogie renouvelée, active et contemporaine veulent disloquer l’argumentaire voulant que la modernité, la contemporanéité ou la nouveauté soient nécessairement gages de nivellement par le bas ou de menace à la tradition éducative occidentale. En plein XXIe siècle, le collectif d’auteurs propose, au contraire, de mettre à contribution les possibilités technologiques. Trêve de cynisme Il n’est donc pas question de l’abandon de la connaissance et il n’en a jamais été question. Utiliser l’information