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Les grèves de mai-juin 1936 en région parisienne et dans le Nord

Les grèves de mai-juin 1936 en région parisienne et dans le Nord
Au lendemain de la victoire du Front populaire, un vaste mouvement de grève se développe dans toute la France, provoqué par les nombreuses années de frustrations sociales engendrées par la crise et les espoirs importants soulevés par l'arrivée de la gauche au pouvoir. Les grèves débutent vers la mi-mai en province, aux usines Bréguet du Havre, se propagent dans les entreprises aéronautiques (Latécoère à Toulouse) puis gagnent la région parisienne et les principales régions industrielles (Nord, Lyon) où elles paralysent les usines d'automobiles, les mines, la construction mécanique. En juin, de nouveaux secteurs sont atteints : bâtiments et grands magasins (Samaritaine, Galeries Lafayette à Paris). A son apogée, le mouvement représente plus de 12 000 grèves (dont 9 000 avec occupation d'usines) pour un total d'environ 2,5 millions de grévistes.

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Les grèves de mai-juin 1936 Contexte historique La victoire du Front populaire Constituée le 14 juillet 1935, la coalition du Front populaire rassembla aux côtés des socialistes le Parti communiste et le Parti radical, réalisant ainsi pour la première fois cette « alliance des classes moyennes avec la classe ouvrière » que Maurice Thorez appelait de ses vœux. Mémoires de mines - Les grèves de 1936 Les années 1930 sont sombres pour les peuples d'Europe. En France, elles sont entrecoupées par l'espérance soulevée dans le monde du travail par le Front populaire. A la veille de 1936, les mineurs émergent d'une période où leurs conditions de production se sont durcies. La crise économique s'est accompagnée de suppressions d'emplois, de baisses de salaires, de journées chômées. Il a fallu assumer un rythme de travail accru, avec l'introduction des techniques de chronométrage (système Bedaux) sous l'autorité d'ingénieurs et de porions intransigeants, comme le souligne à l'envi le militant syndicaliste et communiste Jean Wroblewski.

1936-Blum précise les orientations de la politique du gouvernement de Front populaire La victoire des forces de gauche aux élections législatives de mai 1936 permet au parti socialiste d'être pour la première fois en France le parti majoritaire à la Chambre des députés (149 sièges). Dès le lendemain des résultats, Léon Blum décide de sortir une édition spéciale du Populaire. Constatant que la SFIO est le groupe le plus nombreux de la Chambre et constitue l'axe du Front populaire entre communistes et radicaux, Blum revendique le pouvoir au nom de son parti : "nous tenons à déclarer sans perdre une heure que nous sommes prêts à remplir le rôle qui nous appartient, c'est-à-dire à constituer et diriger le gouvernement de Front populaire". Cette rapidité à revendiquer le pouvoir de la part de Léon Blum relève en fait d'une double explication.

Culture : l'histoire des grèves de 1936 exposée en photographies Juin 1936, la France s'arrête et l'impensable se produit. Deux millions d'ouvriers, d'employés, de cadres se mettent en grève, mais pas seulement. Ils occupent aussi leurs lieux de travail. Un grand thème pour une exposition à Paris sur le Front populaire. On y découvre en image une réalité. guerre des ondes Appel de De Gaulle enregistré du 22 juin 1940 Charles (de) Gaulle Le gouvernement français, après avoir demandé l'armistice, connaît maintenant les conditions dictées par l'ennemi. Il résulte de ces conditions que les forces françaises de terre, de mer et de l'air seraient entièrement démobilisées ; que nos armes seraient livrées ; que le territoire français serait totalement occupé et que le gouvernement français tomberait sous la dépendance de l'Allemagne et de l'Italie.

Mémoires de mines - Le Front populaire en 1936 Cet extrait de L'album de famille des Français du 19 janvier 1973 part de l'évocation des grandes conquêtes sociales des mineurs, acquises à partir de la fin du XIXe siècle, pour s'arrêter ensuite plus longuement sur le Front populaire, envisagé ici comme le point d'orgue de luttes de longue durée, portées par la solidarité de la corporation du sous-sol sur laquelle insiste le commentaire. A la veille des jours heureux de 1936, le monde de la mine sort d'une période pour le moins chaotique. La crise de la première moitié des années 1930 s'est accompagnée de l'introduction de méthodes de travail fondées sur le chronométrage (système Bedaux), de baisses de salaires, de journées chômées et de suppressions d'emplois. Apparaît d'ailleurs ici un témoignage visuel de la marche des chômeurs du Nord vers Paris, initiée à la fin de 1933 par la CGTU, en liaison avec le PCF. Le mouvement social a cependant été assez bref dans la profession, qui s'est jetée plutôt tardivement dans l'action.

Média contrôlé-Entrevue Pétain-Hitler à Montoire 24 oct 1940 Le 24 octobre 1940, le maréchal Pétain rencontrait, dans la petite ville de Montoire-sur-le-Loir, Adolf Hitler venu à bord de son train spécial Erika. Le Führer entreprenait un long voyage qui devait le conduire, après une première entrevue le 22 octobre 1940 dans la petite ville vendômoise avec Pierre Laval, à Hendaye le 23 octobre, puis à Montoire le 24 octobre avant de s'achever à Florence où il devait s'entretenir avec Mussolini. Ces entretiens firent couler beaucoup d'encre. Les partisans du vainqueur de Verdun ont volontiers affirmé, avec Louis Dominique Girard, que cette rencontre avait été un "Verdun diplomatique" ; les historiens ont montré, à l'inverse, que la collaboration, loin d'avoir été imposée par le Reich, correspondait à une demande française. Montoire a posé les bases d'une collaboration entre le vainqueur et le vaincu. Du point de vue militaire, Montoire n'a donc guère eu de résultats concrets.

referendum Suffrage direct aux présidentielles 28 oct 1962 Le 12 septembre 1962, le général de Gaulle, profitant de l'émotion suscitée par l'attentat du Petit-Clamart, annonce en Conseil des Ministres une réforme de la Constitution sur un point capital : l'élection du président de la République au suffrage universel direct. Il serait ainsi, comme les députés, élu directement par le peuple, ce qui renforcerait sa légitimité et mettrait fin à une élection par des grands électeurs comme le prévoit la Constitution de 1958. Cette proposition est vécue comme un affront par les partis politiques qui y voient une tentative de renforcement du pouvoir présidentiel par rapport au pouvoir parlementaire et qui n'acceptent pas la procédure choisie : ce n'est pas le Parlement réuni en congrès qui doit modifier la Constitution, mais les citoyens français, par la consultation référendaire. Jean-Claude Lescure

Attentat Petit Clamart 22aout 1962 À partir du putsch avorté des généraux en Algérie (avril 1961) et de l'ouverture des négociations d'Evian avec le GPRA (mai 1961) visant à mettre fin à la guerre d'Algérie, le général de Gaulle devient une cible pour l'OAS, une OAS qui refuse radicalement l'idée de l'indépendance algérienne. "Tuer de Gaulle? (…) c'était l'idée fixe de la plupart des chefs de l'OAS". L'organisation prépare en effet de nombreux attentats, notamment celui de Pont-sur-Seine, le 8 septembre 1961.

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