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Djihadisme : l'Etat islamique est-il en train de détrôner Al-Qaida ?

Djihadisme : l'Etat islamique est-il en train de détrôner Al-Qaida ?
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A la porte de Vincennes, Manuel Valls se joint à l'hommage aux victimes Plusieurs milliers de personnes, dont le premier ministre, se sont rassemblées, samedi 10 janvier au soir, à la porte de Vincennes, à Paris, devant le supermarché casher où quatre personnes ont été tuées la veille par Amedy Coulibaly. Manuel Valls est arrivé vers 19 h 25 sous les applaudissements à ce rassemblement à l'initiative du Conseil représentatif des institutions juives de France. Le premier ministre a dit que « les juifs de France, depuis de nombreuses années, ont peur », proclamant aussi : « Nous sommes tous aujourd'hui Charlie, tous policiers, tous des juifs de France. » « Il y aura, je n'en doute pas un seul instant, des millions de citoyens qui viendront [dimanche] dire leur amour de la liberté, leur amour de la fraternité, et si nous sommes là (...) c'est pour dire une nouvelle fois que l'antisémitisme a frappé notre pays », a assuré le locataire de Matignon. D'autres au contraire ont entouré Bernard Cazeneuve en criant « sécurité ! En ligne de mire, les peines de prison.

De nouveaux éléments sur l'identité de l'agresseur de Joué-lès-Tours Le procureur de la République de Paris, François Molins, a livré davantage de détails sur la personnalité de l'agresseur de Joué-lès-Tours, lors d'une conférence de presse lundi 22 décembre. Samedi, un homme s'était présenté au commissariat de cette localité d'Indre-et-Loire, armé d'un couteau, blessant grièvement deux policiers en criant « Allah Akbar » (« Dieu est grand » en arabe) avant d'être tué. Prénommé Bertrand Nzohabonayo, alias Bilal, l'agresseur avait ensuite été abattu. Selon le procureur de Paris, la sœur de l'agresseur a été placée en garde à vue dès samedi soir. Selon la jeune femme, l'agresseur, issu d'une famille catholique, « se serait converti à l'islam et se serait radicalisé vers l'âge de 16-17 ans, un an après son frère Brice, dont il était très proche ». Brice, le jeune frère de l'agresseur, a été arrêté au Burundi au cours du week-end, selon les autorités françaises, qui devraient l'entendre dans les prochains jours.

Au sein de la rédaction d’Al-Jazira, « Charlie » a fait débat AP Photo/Osama Faisal Quelle position adopter collectivement en tant que rédaction face à l'attaque dont a été victime Charlie Hebdo, mercredi 7 janvier ? Au sein de la chaîne qatarie Al-Jazira, cette question a créé la polémique entre plusieurs journalistes, comme la série de mails (en anglais) publiés par le site du magazine politique américain National Review. Tout commence avec un message adressé à ses équipes par le directeur de la rédaction anglophone de la chaîne, Salah-Aldeen Khadr. Celui-ci, qui entend livrer quelques "suggestions" pour garantir "la meilleure couverture possible" de l'événement. Et de conclure qu'il est bien plus ici question d'un "affrontement entre deux franges extrêmes", arguant : "Provoquer les extrémistes n’est pas un geste courageux, si votre manière de le faire offense des millions de gens modérés. #Journalismisnotacrime Interrogé par Buzzfeed, un porte-parole de la chaîne défend le principe de débat interne essentiel au sein d'une rédaction.

En Allemagne, les élites démunies face aux manifestations « contre l'islamisation » Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Blandine Milcent (Berlin, correspondance) « Nous sommes depuis longtemps un pays d'immigration et nous devons le rester. » Par ces mots, le président de la fédération allemande de l'industrie, Ulrich Grillo, a exprimé les inquiétudes des représentants de la première économie européenne face aux « manifestations du lundi ». Copiés sur ceux qui avaient mené à la chute du mur de Berlin en 1989, ces rassemblements entendent dénoncer aujourd'hui « l'islamisation de l'Occident ». Et semblent rencontrer toujours plus de succès chaque semaine, en tout cas à Dresde : pour leur dixième manifestation, les Pegida, un acronyme pour Européens patriotes contre l'islamisation de l'Occident, étaient 17 500 lundi soir, soit 2 500 de plus que la semaine précédente, à entonner des chants de Noël devant l'Opéra de la capitale de la Saxe. « Il faut rassurer les gens, a précisé Ulrich Grillo dans un entretien à l'agence de presse allemande DPA.

La France appelle à la mobilisation contre la poussée djihadiste en Libye Le ministre de la défense français, Jean-Yves Le Drian, a déclaré mercredi 31 décembre au Tchad, à N'Djamena, qu'il « ne faut pas accepter » le développement d'un « sanctuaire terroriste » en Libye. « Ce qui se passe en Libye, c'est ni plus ni moins, sur fond de chaos politique et sécuritaire, que la résurgence d'un sanctuaire terroriste dans l'environnement immédiat du continent européen. » « Ce serait une erreur profonde pour la communauté internationale de rester passive face au développement d'un tel foyer de terrorisme au cœur de la Méditerranée. Il ne faut pas l'accepter », a-t-il dit devant les forces françaises basées à N'Djamena, à l'occasion du réveillon du Nouvel An. « Mais c'est la responsabilité des voisins de la Libye et de la communauté internationale que de se tenir à leurs côtés pour retrouver les chemins de la stabilité », a-t-il souligné. Lire (édition abonnés) : La Libye au bord de la « guerre totale ».

« Charlie Hebdo » visé par une attaque terroriste, la rédaction décimée Le Monde.fr avec AFP et Reuters | • Mis à jour le Plusieurs hommes ont attaqué à l'arme automatique le siège du journal satirique Charlie Hebdo, au 10, rue Nicolas-Appert, dans le 11e arrondissement de Paris, mercredi 7 janvier en fin de matinée. Douze personnes ont été tuées dans l'attentat, dont les dessinateurs Charb, Cabu, Wolinski et Tignous, et deux policiers, selon une source judiciaire contactée par Le Monde. Bernard Maris, chroniqueur pour Charlie Hebdo et France Inter, a également été assassiné dans les locaux de l'hebdomadaire. Il s'agit de l'attentat le plus meurtrier en France depuis celui de 1961. Suivez l'évolution de la situation : En direct : des coups de feu au siège de « Charlie Hebdo » Douze personnes tuées Au moins deux hommes cagoulés et vêtus de noir se sont introduits vers 11 h 30 dans les locaux de Charlie Hebdo, situés près du métro Richard-Lenoir. Sur le site de L'Humanité, la dessinatrice Coco, qui a vu les deux hommes de près, raconte :

Quatre détenus de Guantanamo renvoyés en Afghanistan Quatre détenus afghans de la prison américaine de Guantanamo ont été rapatriés dans leur pays d'origine, a annoncé le ministère de la défense des Etats-Unis samedi 20 décembre. Shawali Khan, Khi Ali Gul, Abdul Ghani et Mohammed Zahir ont été libérés de la prison située à Cuba après un « examen minutieux » de leurs dossiers, explique le Pentagone dans un communiqué. Il reste désormais 132 hommes dans le centre de détention. Ces libérations, et celles de six autres détenus envoyés en Uruguay au début du mois, permettent à l'administration américaine de se rapprocher de l'objectif énoncé par le président Barack Obama dès 2009 : fermer la prison de Guantanamo, symbole de la très controversée « guerre contre le terrorisme » lancée par George W. Lire aussi : Paroles d'anciens de Guantanamo

Cabu, un coup de crayon sans égal Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Frédéric Potet Un coup de crayon sans égal qui lui permettait de caricaturer n'importe quelle personnalité du monde politique ou du show-business, un air d'éternel adolescent attardé, avec sa frange immuable et ses pulls à col roulé, une allure légèrement voutée sous son imperméable, carton à dessins sous le bras, digne du Grand Duduche, le héros naïf et utopiste qui l'a fait connaître dans les années 1960… La disparition de Jean Cabut, dit Cabu, mercredi 7 janvier à Paris dans l'attaque armée dont a été victime la rédaction de Charlie Hebdo, laisse un vide béant dans le monde des dessinateurs de presse. Cabu restera comme l'un des géants du genre. Lire les portraits : Charb, Cabu, Wolinski et les autres, assassinés dans leur rédaction Démobilisé en 1960, il entre à Hara-Kiri avant d'intégrer deux ans plus tard la rédaction de Pilote, où il donnera naissance au Grand Duduche, en souvenir de ses années de lycée à Châlons.

En novembre, le djihad a causé plus de 5 000 morts dans le monde Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Samuel Laurent C'est une note relativement inédite : le centre international d'études sur la radicalisation et la violence politique britannique (ISCR) a travaillé avec la BBC pour publier une étude détaillée sur les morts dus à des groupes se réclamant du djihad islamique au cours du mois de novembre 2014. Elle offre un panorama global des actions de divers groupes djihadistes, essentiellement en Afrique et aux Proche et Moyen-Orient. Lire notre éclairage sur les travaux de l'ISCR : Comment le djihad recrute de jeunes Européens Lire aussi l'entretien avec le directeur de l'ISCR : « Plus de 80 % des victimes du djihadisme sont des musulmans » Méthodologie : L'institut ICSR est une ONG qui existe depuis 2008. >> Lire l'étude (en anglais) 5 042 Novembre fut un mois meurtrier. 1. C'est de loin l'Irak qui connaît le plus grand nombre d'attaques (233) et de tués : 1 770 en novembre, plus qu'au Nigeria (786) ou en Afghanistan (782). Au mois de novembre 2014 2.

Devant la Grande Mosquée de Paris : « Nous sommes tous Hervé Gourdel » Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Elise Barthet « Pires que des animaux », « des psychopathes », « des criminels »... Dans la foule rassemblée devant la Grande Mosquée de Paris, les condamnations pleuvent contre les assassins d'Hervé Gourdel. Le guide de haute montagne, décapité mercredi 24 septembre en Algérie par le groupe djihadiste Jund Al-Khilafa, a été tué par de « mauvais musulmans », répète-t-on. « Des fous haineux, des méchants ». « Le bon musulman, il veut aller au paradis. Mêlés aux fidèles, beaucoup, dans la foule d'hommes et de femmes de toutes origines qui se pressent sur la petite place, sont venus en réponse à l'appel de Dalil Boubakeur, président du Conseil français du culte musulman et recteur de la Grande Mosquée de Paris. Lire la tribune : « #Notinmyname, mais au nom de qui au juste ? Mhmend Brahmi, retraité de 72 ans, est né en Kabylie, la région où a péri l'otage français.

L'EI aurait exécuté 150 femmes qui avaient refusé de se marier avec des djihadistes Le ministère des droits de l'homme irakien a annoncé, mardi 16 décembre, que l'Etat islamique (EI) avait exécuté 150 femmes, dont certaines étaient enceintes, parce qu'elles avaient refusé de se marier à des combattants du groupe terroriste, rapporte l'agence de presse turque Anadolu. Le massacre, qui se serait tenu à Fallouja, a été diligenté par « un militant appelé Abu Anas Al-Libi », indique le communiqué du ministère. Les victimes auraient été jetées dans des fosses communes situées autour de la ville de Fallouja, dans la province Al-Anbar. Regarder le reportage en images : L'exil dramatique des Yézidis « De nombreuses familles ont également été forcées de quitter la province au nord de la ville d'Al-Wafa après que des centaines de résidents ont reçu des menaces de mort », précise Anadolu. Le groupe djihadiste s'attaque régulièrement, et sauvagement, aux enfants et aux femmes, en particulier ceux de la minorité yézidi, dont le nombre est estimé à 600 000 en Irak.

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