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Le genre est une construction sociale: qu’est-ce que cela veut dire?

Le genre est une construction sociale: qu’est-ce que cela veut dire?
« Le genre est une construction sociale »: c’est là un élément de base de la définition du genre, sans lequel on ne peut comprendre le concept. Je l’ai mentionné plusieurs fois, et expliqué, sans y consacrer de billet entier; l’idée de ce billet m’est venue suite à un commentaire lu sur la page Facebook de ce blog. Je me suis rendu compte que la notion de construction sociale était loin d’être comprise par tout le monde – et pour cause: ce n’est pas une notion évidente, surtout quand on l’applique à des sujets aussi sensibles que la différence des sexes et les rapports entre les sexes. Je vais donc évoquer quelques-unes des erreurs commises au sujet de cette notion de construction sociale, avant de revenir sur sa définition. Pour le contexte, d’abord, je reviens sur le commentaire outré reçu sur Facebook. Il s’agit de quelqu’un qui ne connaît pas mon blog et est tombé sur ma page via un partage. Quelques erreurs souvent commises à ce sujet: – que ce phénomène n’existe pas.

http://cafaitgenre.org/2014/11/11/le-genre-est-une-construction-sociale-quest-ce-que-cela-veut-dire/

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« Boys will be girls », une série photo contre les clichés sexistes La photographe Rebecca Jurgens a réalisé une série de clichés d’hommes portant des vêtements féminins, pour lutter contre les préjugés liés à l’identité de genre. Un homme qui porte des vêtements de femme, souvent, ça fait sourire, ça étonne, alors qu’une femme en vêtements « masculins », c’est courant. Et au fait… Pourquoi ? La photographe américaine Rebecca Jurgens a réalisé une série de clichés de huit hommes habillés avec des vêtements de femmes, qui portent des jupes, des robes à fleurs, ou encore des brassières avec des mini-shorts, sur des fonds peints par Robert Ingram Clifton III. Son projet n’a pas pour objectif de faire rire, mais au contraire, de déconstruire cette idée reçue qui veut qu’un homme en robe est ridicule :

Genre : état des lieux La Vie des idées : « Gender studies », « théorie du genre », « théorie du gender », « théorie du genre sexuel » : les associations catholiques et les députés accablent ces théories de tous les maux, sans jamais les définir. Peut-on définir les gender studies, ou études de genre ? Laure Bereni : L’expression « études sur le genre » (on parle aussi, indifféremment, d’« études genre » ou d’« études de genre ») s’est diffusée au cours des dernières années en France pour désigner un champ de recherche qui s’est autonomisé dans le monde académique depuis une quarantaine d’années, et qui prend pour objet les rapports sociaux entre les sexes. La première réaction que m’inspirent les discours des contempteurs du genre, c’est qu’il est faux de laisser penser qu’il existerait une théorie du genre. Ce label utilisé par les adversaires des recherches sur le genre laisse entendre qu’il existerait un corpus idéologique homogène et doté d’une stratégie politique déterminée.

Quels sont les rapports entre sexe et genre? Dans la lignée de mon article précédent sur le genre comme construction sociale, j’aborde maintenant la distinction entre sexe et genre qui fait partie, pourrait-on dire, de la doxa concernant le genre. Ce dernier est souvent présenté dans un rapport d’opposition avec le sexe, l’un se situant du côté du social, de la culture, et l’autre du côté du biologique, du naturel. On présente alors le genre à travers des rôles sociaux plaqués sur la différence des sexes, biologiquement constatée. Ce faisant, on reconduit une distinction entre nature et culture qui pose problème à plusieurs niveaux.

Jouer le jeu du genre: Katniss et les Hunger Games (2/2) À nouveau, attention : spoilers. Dans le premier volet de cet article, j’ai montré en quoi le personnage de Katniss Everdeen fait apparaître le caractère artificiel et donc manipulable des normes de genre, et en quoi sa manière de jouer avec ces normes lui ouvre un champ d’actions et de possibilités qui font d’elle un personnage à la fois fort et original. Le genre doit aussi être étudié du point de vue de la matérialité des corps.

Qu'est ce que le GENDER FUCKING ? [Extrait du numéro 2 de la revue MIROIR / MIROIRS ] Par Arnaud Alessandrin, sociologue à Bordeaux. Présent dans l’art comme dans la culture populaire sous traits d’exagérations ou de détournements des codes, le Gender Fucking se situe à la rencontre d’une critique et d’une réappropriation des normes de genre. C’est en 1974 que le terme apparaît clairement sous la plume de Christopher Lonc, dans un article intitulé « Genderfuck ans its delights » (Gay Sunshine Magazine) en référence aux Cockettes, un groupe de drag queen américaines. Dans son livre Camp Grounds : style and homosexuality (University of Massachusetts Press, 1993), David Bergman revient sur l’article de Lonc. Il écrit : « Je veux critiquer les rôles de femme et d’homme. Je veux essayer de montrer combien ils ne sont pas normaux.

Eddie Redmayne se travestit pour The Danish Girl Tout juste oscarisé, Eddie Redmayne est de nouveau méconnaissable dans cette première photo de The Danish Girl. L’acteur incarne la première personne de l’histoire à avoir subi une chirurgie de réattribution sexuelle dans les années 30. Il s’agissait d’un artiste danois, Einar Wegener, qui s’est travesti pour servir de modèle à son épouse. Au fil du temps, il s’est pris au jeu, jusqu’à créer le personnage de Lili Elbe, changer d’identité et finalement effectuer plusieurs opérations chirurgicales pour devenir une femme. Hélàs, Lili Elbe est morte en 1931, des suites d’un rejet de greffe d’utérus. Petit lexique du genre (2): féminité, masculinité, masculinité hégémonique Il me semble intéressant de commencer cette entrée par le constat d'une absence. La féminité est un objet évidemment très important pour les féministes et les études de genre, qu'on dissèque depuis des dizaines d'années. Pourtant, si l'on ouvre un manuel aussi important que l'Introduction aux études sur le genre (de boeck 2012), et que l’on consulte l’index, on ne trouve pas d’entrée « féminité », seulement une entrée « féminin-privé ». On trouve en revanche une entrée « masculinité/masculinité hégémonique » (traitée à part dans ce lexique) ainsi que « masculin-public ».

Friends et How I Met Your Mother : peut-on dépasser le modèle du mariage traditionnel ? How I Met Your Mother [HIMYM pour les intimes] a, dès ses débuts, en 2005 été annoncée comme la série poursuivant et reprenant les thèmes de Friends, dont la diffusion de la dixième et dernière série s’était achevée l’année précédente, après 10 ans de succès spectaculaire. Le pitch des 2 séries est en effet relativement semblable : une bande d’amis d’une vingtaine d’année, qui ont fini leurs études il y a peu, vivent à New York et expérimentent ensemble leur entrée progressive dans le monde des adultes, entre découverte du monde actif et déceptions amoureuses. Au fur et à mesure des années, le spectateur voit les personnages atteindre peu à peu la maturité qui leur permettra de fonder une famille. Friends se termine en effet alors que tous les personnages principaux (sauf Joey) sont mariés/ sur le point de se marier/ en train de fonder une famille.

Les hormones, c’est obligé ? Comme d’habitude, la réponse dépend de chaque personne concernée. Bien entendu, dans le monde idéal que j’évoque parfois, la prise d’hormones ne serait jamais une obligation. Dans ce monde idéal, on pourrait avoir le respect que l’on réclame quelle que soit son apparence et son expression, et nul n’imposerait à quiconque un genre au regard de ses organes génitaux visibles à la naissance. Dans ce monde idéal, la prise d’hormones ne serait pas si centrale dans de nombreux parcours transidentitaires. Mais voilà, ce monde idéal n’existe pas, on vit dans un tout autre monde, où la plupart de la population confond allègrement sexe et genre, et croit d’ailleurs que l’un comme l’autre sont binaires (et on l’a vu, c’est faux). Du coup, dès qu’on sort un peu de ce schéma un peu limitant, on se sent dans ce qu’on appelle classiquement une dysphorie de genre, c’est à dire que l’on n’est pas en accord avec le genre que nous imposerait la société.

Les genres et leurs expressions Il est fréquent de rencontrer dans le milieu militant (ou ailleurs !) des mots comme « neutrois », « genderqueer », « agenre » et vous êtes nombreuxses à vous poser la question : bon sang mais qu’est-ce que ça veut dire ? Aujourd’hui Colinou nous explique en quelques lignes leur signification et les liens avec les expressions de genre-s. Les identités de genre-s

Jouer le jeu du genre: Katniss et les Hunger Games (1/2) Ceci est le premier volet d’une réflexion sur les rôles de genre dans le premier tome de la trilogie Hunger Games, écrite par Suzanne Collins (2008) et son adaptation cinématographique (Gary Ross, 2012). Par « rôles de genre », j’entends des rôles répartis entre féminin et masculin, assignés aux individus par le système du genre. Alerte : spoilers… Résumé Hunger Games (« les jeux de la faim ») se déroule dans un futur dystopique et dans un pays, Panem (« pain » en latin), situé dans ce qui s’appelait auparavant l’Amérique du Nord. 12 filles et 12 garçons, deux pour chaque district, sont sacrifié·e·s tous les ans dans un simulacre de jeux romains destiné à rappeler l’asservissement de ces districts à un Capitole tout-puissant et décadent. Les adolescent·e·s sont tiré·e·s au sort et doivent s’entre-tuer au cours d’un reality show diffusé dans tout Panem, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un ou une, qui deviendra riche et célèbre.

Les pères au foyer sont-ils l’avenir du féminisme ? Lors de mon enquête sur les pères au foyer, j’étais bien embêtée au moment d’analyser l’entretien d’Ian[1]. En effet, c’était un homme sensibilisé au féminisme, donc a priori on était plutôt d’accord sur deux ou trois points. Cependant, au nom du féminisme, il refusait de prendre en charge l’intégralité des tâches ménagères et parentales. Comment j'ai compris que le débat sur «Mademoiselle» et les jouets roses, c'est fondamental Qu’il faut que les femmes aient le même salaire que les hommes pour le même travail, ça me paraît évident. Qu’elles puissent avoir le droit de vote, le droit d’avorter, qu’elles soient traitées en égales, c’est la putain de moindre des choses. Evidemment, il faut se bagarrer pour.

C’est quoi l’Asexualité ? (ERRATUM : j’ai modifié la partie inexacte sur la différence bi/panromantisme, après délibérations sur Twitter avec des concerné-es. N’hésitez pas à me dire si vous trouvez cette représentation encore inexacte). Pour aller plus loin :

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