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Rémi Fraisse, victime d’une guerre de civilisation

Rémi Fraisse, victime d’une guerre de civilisation
LE MONDE | • Mis à jour le | Par Edgar Morin (Sociologue et philosophe) A l’image d’Astérix défendant un petit bout périphérique de Bretagne face à un immense empire, les opposants au barrage de Sivens semblent mener une résistance dérisoire à une énorme machine bulldozerisante qui ravage la planète animée par la soif effrénée du gain. Ils luttent pour garder un territoire vivant, empêcher la machine d’installer l’agriculture industrialisée du maïs, conserver leur terroir, leur zone boisée, sauver une oasis alors que se déchaîne la désertification monoculturelle avec ses engrais tueurs de sols, tueurs de vie, où plus un ver de terre ne se tortille ou plus un oiseau ne chante. Cette machine croit détruire un passé arriéré, elle détruit par contre une alternative humaine d’avenir. Elle a détruit la paysannerie, l’exploitation fermière à dimension humaine. Elle veut répandre partout l’agriculture et l’élevage à grande échelle. Nouvel avenir

http://www.lemonde.fr/idees/article/2014/11/04/remi-fraisse-victime-d-une-guerre-de-civilisation_4517856_3232.html

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La carte de France des projets de fermes-usines La Confédération paysanne publie aujourd’hui une carte de France de ce phénomène sans précédent. Le syndicat recense une trentaine de « projets phares », témoins d’un dévoiement dangereux du modèle productiviste. « C’est une agriculture destructrice d’emplois, incompatible avec la préservation de notre environnement et prédatrice d’une agriculture à taille humaine », explique le syndicat paysan. Cliquer sur les icônes pour le détail de chaque projet

Pascal Canfin: "Le barrage de Sivens est inutile, dangereux et coûteux" TéléchargerS'abonner au podcast S'abonner au podcast : "Europe 1 Midi" Vous pouvez vous abonnez au téléchargement périodique d'un fichier audio ou vidéo. Vous pouvez conservez l'émission ainsi téléchargée sur votre ordinateur, l'emporter sur votre baladeur numérique ou la graver sur un CD. Si vous choississez Itunes, cliquez simplement sur le lien suivant, le logiciel iTunes prend en charge toutes les opérations d'abonnement. > S'abonner avec iTunesSi vous optez pour un autre logiciel, copier-coller le lien suivant dans votre logiciel et suivez les indications de celui-ci pour procéder à l'abonnement.

Conflit de pouvoirs : pour Rémi Fraisse Je ne connaissais pas Rémi Fraisse. Et je ne pensais pas en acceptant de défendre ses parents, en qualité de parties civiles, que j’aurai également à le défendre. Car depuis une semaine, depuis le moment où il s’est effondré, touché par une grenade lancée par un membre de la gendarmerie mobile, il ne se passe pas un moment sans que l’on fasse offense à sa personne et à sa mémoire. Casseur, djihadiste vert, ecoloterroriste….

12/11/14 - Ceci n'est pas une « bavure » « Etre tué ou mutilé par les forces de l’ordre n’est pas une “ bavure ”, mais renvoie à des responsabilités institutionnelles et à des niveaux qu’il est possible et nécessaire d’établir », estiment après la mort de Rémi Fraisse les universitaires signataires de ce texte. Ils soulignent « le changement d'échelle dans la réponse populaire » en comparaison avec la mobilisation qui avait suivi la mort de Malik Oussekine en 1986. Le 6 décembre 1986, les voltigeurs mis en service par Charles Pasqua, alors ministre de l'intérieur, tuaient Malik Oussekine à Paris. Quatre jours après l'assassinat du jeune étudiant, une manifestation avait lieu à Paris à laquelle auraient participé quelques 600 000 personnes. Depuis, ce n'est pas que la police n'ait jamais plus tué, mais jamais plus à l'occasion d'une manifestation, et ce jusqu'au 26 octobre 2014. Ce jour-là, sur le site du chantier du barrage de Sivens, les gendarmes mobiles ont tué Rémi Fraisse, jeune militant écologiste.

Rémi Fraisse mort à Sivens : le gendarme qui a lancé la grenade en garde à vue Thibault Raisse | 14 Janv. 2015, 09h16 | MAJ : 14 Janv. 2015, 09h52 Selon nos informations, le maréchal des logis-chef J. est entendu au Bureau des enquêtes judiciaires, situé à Malakoff (Hauts-de-Seine), qui dépend de l'inspection générale de la gendarmerie. La garde à vue a lieu dans le cadre de l'enquête judiciaire ouverte le 29 octobre dernier par le parquet de Toulouse (Haute-Garonne) pour «violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, faits commis par une personne dépositaire de l'autorité publique dans l'exercice de ses fonctions». «Le régime de la garde à vue a été choisi pour lui permettre de bénéficier des droits de la défense et ne présage pas des suites qui seront données au dossier», indique-t-on de source judiciaire. Agé de 32 ans, le maréchal des logis-chef J. était, au moment du drame, chef d'un groupe de huit militaires chargés de sécuriser la «zone de vie» du site de Sivens. Quand le militaire racontait la nuit du drame

Sivens, même pas mal L’évacuation de la Zad de Sivens n’est pas due à un hasard de calendrier. C’est en « bleus », le viagra de la pseudo gauche pour les cantonales. La Valls brune et Le Cazeneuve en première ligne, assurent le service après vente. Ils approvisionnent à grands coups de filets à Zilladisses ou à Zadistes le grand bazar sécuritaire. Pourquoi la «neige noire» du Groenland doit nous alarmer Ce qui s'est passé dans la région cet été inquiète au plus haut point Jason Box, spécialiste de la glace et activiste climatique. Jason Box est un chercheur spécialiste de la glace. C'est pourquoi ce qui s'est produit cette année l'inquiète au plus haut point.

L'Intérieur veut briser la dynamique de la contestation d'extrême gauche INFOGRAPHIE - L'affaire Fraisse va-t-elle fédérer les luttes ? Le feu social qui couve fait craindre des actions de plus en plus violentes. C'est un bourdonnement, une clameur. L'indignation autour de la mort de Rémi Fraisse, 21 ans, tué par les gendarmes, sur le site du barrage de Sivens (Tarn), dans la nuit du 25 au 26 octobre, est comme un feu qui couve sous les pieds du ministre de l'Intérieur. 04/11/14 Arié Alimi: Lettre de l’avocat des parents de Rémi Fraisse Casseur, djihadiste vert, ecoloterroriste…. Le discours du gouvernement ou de certains syndicats agricoles s’est établi et n’a cessé de monter en puissance. D’abord pour tenter de nier l’existence même des origines de sa mort. Rappelons-nous que dans les premiers moments, on ne parlait que d’un corps découvert dans la foret. On apprendra plus tard que le parquet, la direction de la gendarmerie et le gouvernement savaient déjà ce qu’il s’était passé puisque les gendarmes avaient quelques instants après sa mort ramassé le corps de Rémi. Alors pourquoi pendant deux jours, ce silence assourdissant, pourquoi cette absence de réaction du parquet, du gouvernement, pourquoi le refus de dire cette vérité que l’on connait depuis le début ?

Rémi : les gendarmes hors de cause et un rapport aux sources douteuses Rémi : les gendarmes hors de cause et un rapport aux sources douteuses Choquant mais sans surprise : les gendarmes qui ont causé la mort de Rémi Fraisse sur le site du barrage du Sivens ont été entièrement disculpés par leur hiérarchie, qui estime qu’il n’y a pas eu de “faute professionnelle”. Le jeune étudiant en botanique avait été tué par une grenade offensive, une arme extrêmement puissante. Un rapport gênant Le rapport rendu par l’Inspection générale de la gendarmerie innocente les gendarmes tout en accusant les manifestants d’être à l’origine des violences. Les forces de l’ordre ont agit « avec professionnalisme et retenue » selon le rapport interne.

Armé d'une tronçonneuse, le milicien FNSEA hurle : « Ta gueule, salope » Lisle-sur-Tarn (Tarn), reportage « Votre carte de presse ! » En ce jeudi après-midi, ce n’est pas auprès de gendarmes mobiles mais d’agriculteurs qu’il faut montrer patte blanche pour accéder à la ZAD du Testet. Postés à l’entrée de Barrat, décorée pour l’occasion de drapeau FNSEA, un petit groupe de pro-barrages filtre le passage. Le ton est péremptoire. Les calanques noient le poison C’est une délibération très paradoxale qu’a rendue lundi soir le parc national des Calanques de Marseille. Un industriel, Alteo, demandait la prolongation pour trente ans de son autorisation de déverser dans la Méditerranée des déchets liquides chargés de métaux lourds, et jusque-là contenus dans les «boues rouges» avec lesquelles il pollue la mer depuis le milieu des années 60. Le parc a rendu un avis positif qui heurte nombre d’associations de militants écologistes. Et qui s’explique par le caractère particulier de ce parc national au conseil d’administration très politique, créé en avril 2012 dans une agglomération (il n’y a pas d’autre exemple de parc national urbain en France) où l’industrie reste présente et les emplois trop rares. Tout cela réduisait les marges de décision, d’où cet avis baroque qui autorise le déversement notamment d’arsenic au cœur d’un parc national.

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