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Etre invisible comme une femme noire en France

Etre invisible comme une femme noire en France
Dans son documentaire Trop noire pour être française, la réalisatrice Isabelle Boni-Claverie raconte et analyse le racisme de la société française. Avant la diffusion sur Arte vendredi 3 juillet, Libération le rend disponible sur son site et fait circuler le #TuSaisQueTuEsNoirEnFranceQuand sur Twitter pour récolter des témoignages. A cette occasion nous republions cet article du 22 octobre 2014, publié à la sortie du film Bande de filles. Vous vous souvenez de la première fois que vous vous êtes dit, en lisant un livre, en voyant un film, que le personnage en face de vous vivait exactement ce que vous viviez? Que soudainement un questionnement, un problème, des interrogations qui vous avaient hanté prenaient corps dans une œuvre de fiction et vous offraient un discours pour articuler ce que vous ressentiez depuis tellement longtemps? Pour Anna1, ce fut Tar Baby, de Toni Morrison, prix Nobel de littérature 1993. Il y a une absence des noirs dans l’espace public français. Anna Amandine Gay

http://www.slate.fr/story/93729/etre-invisible-en-france

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Une femme noire peut-elle envisager une relation amoureuse avec un homme blanc ? Photo du site Bossip Plus le temps passe et plus je prends conscience que mon mari ne sera pas forcément noir. Je me rappelle cette phrase d’une fille « je pensais comme toi avant mais j’ai été tellement déçu par nos frères (noirs) ». Pour ma part il ne s’agit pas de déception, je veux dire qu’on peut être déçu aussi bien par un blanc ou autres. C’est juste que déjà je me sens entre deux eaux .

Racisme : définition politique Je pensais avoir suffisamment exprimé ce qu’était le racisme, tel que je le considère. Au vu de certaines questions qui m’ont été posées, et de certaines interpellations, je vois qu’il n’en est rien. Il est vrai que j’en ai donné un aperçu ici et ici, mais je pense qu’il faut essayer d’expliquer pourquoi il est pertinent de décorreler ce que j’appelle racisme et ce que le commun – étant souvent des dominants – appelle racisme. La définition du mot racisme fait toujours débat. De nombreux éléments peuvent être apportés, au cours de celui-ci (certains même intéressants), mais parler de la définition du racisme, c’est un peu comme batailler avec le mot « privilège » : une bataille du sémantique qui distrait des problématiques de l’on veut – ou non – aborder.

Nappex? Article initialement posté sur BlingcoolNCie… Nappex, terme qui a été mis sur le devant de la scène par cet article…Je le redéfinirais ici en prenant quelques libertés…Nappex : Femme Afro revendiquant/regardant le port du cheveu afro comme symbole de non aliénation. Serais-je une nappex? [infokiosques.net] - De l'usage de la colère : la réponse des femmes au racisme Titre original : « The Uses of Anger : Women Responding to Racism » Le racisme. Croyance en la supériorité intrinsèque d’une race sur toutes les autres, et ainsi en son droit à dominer, manifeste et implicite.Les femmes répondent au racisme. Ma réponse au racisme est la colère. J’ai vécu avec cette colère, en l’ignorant, en m’en nourrissant, en apprenant à m’en servir avant qu’elle ne détruise mes idéaux, et ce, la plus grande partie de ma vie. Autrefois, je faisais tout cela en silence, effrayée par le poids d’un tel fardeau.

Jouons au bingo antiraciste! Cet article, je l’ai entamé de maintes fois, je l’ai laissé, repris, effacé en partie, ré-écrit…sans pouvoir poser les mots justes, à chaque fois. Néanmoins, je pense qu’il est quand même temps que je le publie. Je pense qu’il y a encore besoin de répéter une n-ième fois en 2013, en France, que non, le racisme n’est pas avoir un tas de préjugés sur une des races présupposées. Qu’est-ce que le racisme alors? Ici, sur ce blog, lorsqu’on parle de racisme, on parle de racisme institutionnel, qui est – je le rappelle – le système d’oppression permettant de maintenir sous cloche les personnes non-blanches.

Lettre Ouverte aux Nappex aka Nappys Extrêmistes: j’me défrise et j’vous emmerde Il y a quelques jours j’ai créé mon propre Dictionnaire aka le Maybachtionnary ( ICI ). J’y ai rentré des mots que des pairs ou moi-même avons créé pour qualifier certains phénomènes auxquels nous avons à faire face dans notre vie quotidienne. Aujourd’hui donc, solennellement j’introduis le mot NAPPEX. Non il ne s’agit pas d’une contraction entre “nappe” et “tipex”, mais plutôt entre “nappy” et “extrémiste “.

Repolitiser l'intersectionnalité ! (II) Lire la première partie 4) IRESMO : Vous avez opposé dans vos analyses deux approches des rapports sociaux : l’une qui tend vers le monisme, l’autre vers le pluralisme. On pourrait peut-être référer cette opposition en termes philosophiques au monisme hégélien, dont Marx serait un héritier, et au pluralisme perspectiviste de Nietzsche dont le post-structuralisme assumerait la continuité. Dans ce cas, y aurait-il une ontologie philosophique qui serait selon vous à même de traduire le holisme méthodologique que vous défendez ?

A ceux qui me répètent qu’on ne peut pas accueillir “toute la misère du monde”. Parce que je n'en peux plus d'entendre, à chaque fois que je dis que je travaille dans l’accompagnement des demandeurs d’asile “Mais il sont vraiment trop nombreux, non ?” “Déjà que la France est un des pays les plus généreux en Europe ...” et autres “La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde"... j'ai décidé d’écrire ce texte, pour contenir ma frustration, mon indignation qui croît chaque jour en entendant les politiques nous abreuver de chiffres hors contexte censés nous démontrer que nous sommes une forteresse assiégée, et contenir ma tristesse de voir notre gouvernement de “gauche” si tétanisé par l’influence de l’extrême droite dans le champ politique qu'il finit par rentrer dans son jeu ...Je comprends que les gens finissent par s'y perdre et par se demander si, vraiment, on accueille trop de demandeurs d’asile en France. Et pour ce qui est de prendre sa part, on va le voir, malgré son image de pays des Droits de l’Homme, la France est loin d´être exemplaire.

« Oui mais quand même, la religion, c’est mal » Relayer l’information de la énième agression d’une femme voilée, ou les propos haineux tenus sur l’islam par la représentante d’une organisation pseudo-féministe, revient immanquablement à emboucher l’appeau à trolls religiophobes. Que des femmes soient insultées et tabassées, que le féminisme serve de leurre pour répandre et banaliser le racisme le plus crasse, tout cela, le/la religiophobe s’en moque : dans un pays où médias et politiques, de façon plus ou moins insidieuse, désignent à longueur de temps les musulmans comme la cause de tous les maux de la société, son seul sujet d’anxiété est que son droit à « critiquer la religion » soit garanti. Pour l’exprimer, il usera de subtiles gradations dans la virulence, de la simple protestation à l’éructation scatologique probablement censée traduire la hauteur à laquelle il plane dans l’éther philosophique inaccessible aux benêts qui voient du racisme partout : « Moi, je chie sur toutes les religions. » Bon, d’accord. Parlons-en, alors.

Repolitiser l’intersectionnalité ! - (1) (Entretien en deux parties avec la sociologue Sirma Bilge) Repolitiser l'intersectionnalité ! Première Partie Sirma Bilge est professeure agrégée au Département de Sociologie de l’Université de Montréal où elle poursuit des travaux sur l’intersectionnalité, les collusions contemporaines entre la gouvernementalité de l'immigration/l'intégration et les politiques de genre et sexualités à partir des perspectives théoriques critiques puisant dans l'intersectionnalité, les approches post-/dé-coloniales, Critical Race Theory et Queer of color critique. Elle est membre élu des conseils exécutifs des comités de recherche de l'Association internationale de sociologie (ISA) sur "Racisme, nationalisme et relations ethniques" (RC05) et "Femmes et société" (RC32), ainsi que l'éditrice associée du Journal of Intercultural Studies.

Être ou ne pas être soi-même dans une société blanche Il y a quelques années j’assistais à une représentation d’une poétesse afro-américaine à Paris, partageant son expérience de vie en France, elle fit cette déclaration qui résonna en moi comme une évidence : « La France n’aime pas vraiment les noir-e-s, elle aime certaines « cultures noires » mais elle n’aime pas vraiment les noir-e-s ». Ces mots faisaient référence à un adage tristement populaire aux Etats-Unis, mais en France, je n’avais jamais entendu une femme noire s’exprimer publiquement avec autant de justesse et de franchise. Née au début des années 8o, issue de ce que l’on appelle un couple « mixte », père noir, mère blanche, la conscience raciale est une réalité avec laquelle j’ai grandi, mais que j’ai appris à taire et à enfouir, pour m’ « assimiler », pour plaire, ne pas contrarier, et être aimé .

"Charlie Hebdo" : mes élèves supposés musulmans surveillés, c'est déjà un problème Des élèves devant le collège Georges Charpak de Goussainville, en France (CHAMUSSY/SIPA) L'institution en général et certain-e-s enseignant-e-s en particulier ont mis les élèves dans une alternative absurde : "soit on est tous Charlie, soit on fait l'apologie du terrorisme". Il n'est pas étonnant qu'elle ait produit des résultats apparemment incompréhensibles. Nous sommes deux professeures qui livrons nos témoignages. Notre but ?

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