background preloader

Un monde d'idées

Un monde d'idées
Related:  Interviews

Regards dans le retro sur le surf à Biarritz Joël de Rosnay fait partie de ceux qu’on appelle les Tontons surfeurs, ces sportifs qui se sont tous initiés aux surf après l’arrivée, à Biarritz, d’une planche de surf californienne. Devenu l’un des meilleurs surfeurs de sa génération, il a répondu à nos questions, sur l’apparition du surf en Aquitaine, sur sa vision de la glisse, sur le surf et ses valeurs. 1. Vous êtes l’un des premiers à avoir surfé sur la côte basque, comment expliquez-vous l’implantation du surf à la fin des années 1950 dans cette région ? Plusieurs facteurs ont contribué à l’implantation du surf au Pays Basque : la région qui présente des conditions idéales pour le surf, des locaux qui aimaient les vagues et l’arrivée d’une planche de surf. Par un concours de circonstances, ces éléments se sont rassemblés à la Côte des Basques. C’est l’apport d’un élément extérieur qui a été l’élément déclencheur. 2. Ils ont tout de suite compris le surf, accroché à cette pratique. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9. 10. 11.

Interview "Maurice a besoin d’une nouvelle génération de décideurs politiques" On ne vous entend plus. Êtes-vous toujours impliqué dans le projet Maurice île durable (MID) ? Je ne le suis plus pour le moment. Le gouvernent mauricien, en la personne du vice-Premier ministre et ministre de l’Énergie, m’a proposé de poursuivre cette collaboration (NdlR : celle-ci a débuté en 2007). J’ai refusé et j’ai expliqué mes raisons à M. Pourtant, une annonce contraire a été faite au Parlement… Cette annonce a été faite prématurément, sans même me laisser le temps de donner une réponse. Pourquoi vous désengagez-vous ? Parce que ma position de scientifique est trop éloignée de la stratégie du gouvernement actuel en matière d’énergie. En quoi y a-t-il incompatibilité ? Ma position est la suivante : je propose de combiner des énergies renouvelables intermittentes (soleil, vent…) avec des énergies renouvelables permanentes (biomasse, biogaz, hydroélectricité…). Cette vision implique quels changements ? Le mot-clé de la production d’électricité, c’est le base load, la production de base.

Chérie, j'ai imprimé les courses L'impression d'objets en 3D par de simples quidams n'en est qu'à ses balbutiements, mais les acteurs de la grande distribution réfléchissent déjà à la meilleure parade pour ne pas se laisser prendre de court, comme ce fut le cas avec l'essor du e-commerce. Atlantico : La chaîne de fast food Macdonald's envisagerait d’installer des imprimantes 3D dans ses restaurants, afin que les enfants, lorsqu’ils commandent un menu happy meal, puissent demander le jouet de leur choix, qui se créera sous leurs yeux. Ce type d’innovation préfigure-t-il d’autres changements, beaucoup plus radicaux ? Joêl de Rosnay : Pour certains produits, c'est très probable. Frédéric Fréry : L'impression 3D est très certainement une technologie d'avenir, dont les conséquences sur de nombreuses industries vont être considérables. Atlantico : Pourrait-on imaginer qu’à terme, les foyers seront équipés d’imprimantes 3D, comme ils le sont de télévisions ou d’ordinateurs ? Joêl de Rosnay : C'est déjà tout à fait possible.

L'esprit du surf Scientifique et sportif, futurologue et spécialiste de la longévité, Joël de Rosnay se livre avant d’ouvrir la 1re conférence internationale Mer & Santé. Champion de France de surf en 1960 et 1961, auteur de nombreux ouvrages, docteur ès Sciences, enseignant au MIT (Massachusetts Institute of Technology), Joël de Rosnay a été élu personnalité numérique de l’année 2012. Dans son dernier livre, « Surfer la vie », il écrit que « le surf représente la transposition dynamique de la vie elle-même ». Sud Ouest : Vous qui êtes depuis toujours un passionné de mer, dans quelle mesure attribuez-vous votre bonne forme à la fréquentation des vagues ? Joël de Rosnay : Évidemment, comme chacun sait, l’air marin est tonique. La présence d’iode et les UV jouent un rôle important. La pratique du surf nécessite une préparation continue, à la fois musculaire, nutritionnelle et psychologique. La nutrition est également très importante pour garder la forme. Joël de Rosnay : Oui, je le pense sincèrement.

Focus sur… Oui, mais pas seulement, il y a également des scientifiques artistes peintres. On sait par exemple que le grand biologiste André Lwoff était également un excellent peintre. Il me disait souvent que la création artistique l’aidait beaucoup à découvrir des relations inaperçues entre certains secteurs qu’il étudiait, notamment sur les virus et leurs relations avec les cel-lules bactériennes ou de notre corps. Art pictural, musique, recherche scientifique, créent de nouveaux horizons, de nouveaux espaces dans lesquels l’intuition trouve son rythme créateur en rapprochant des éléments épars de la mémoire, voire en faisant ressortir des réflexes qui se révèlent sous l’effet de la création artistique ou scientifique. Le surfeur est confronté à la fois au déterminisme et à la liberté. D’une part parce que la vague qu’il surfe a été produite par une tempête dans l’Atlantique Nord, par exemple, elle est déterminée par des phénomènes météorologiques indépendants de lui.

Comment rester jeune et en bonne santé Ce que je fais pour me maintenir en forme, tout le monde peut le faire. Il suffit de respecter cinq principes fondamentaux. C’est scientifiquement prouvé : en trois semaines, on peut changer son corps, sa vie. Exercice physique Je surfe toute l’année. Nutrition Une règle d’or : rester à 80% de sa faim à chaque repas ! Management du stress Je médite vingt minutes par jour. Réseau La famille est fondamentale, les amis bien sûr, les proches du travail… Mais aussi une activité régulière sur les réseaux sociaux. Plaisir Il y a le plaisir physique, sensuel, qui me porte depuis toujours.

Nous sommes à la veille d'une mutation de l'espèce humaine Scientifique, prospectiviste, l'auteur qui dans "Le Macroscope" en 1975 déjà avait vu venir les révolutions technologiques actuelles, surfe sur la vie comme sur les vagues. A bientôt 80 ans, Joël de Rosnay signe "Je cherche à comprendre. Les codes cachés de la nature", un livre de synthèse qui interroge l'homme et les mystères de l'univers. Grâce aux smartphones, à l'intelligence artificielle et aux réseaux sociaux, il prédit l'émergence d'une "intelligence collective augmentée" qui va engendrer un hyperhumanisme, bien préférable selon lui au cauchemar transhumaniste de la Silicon Valley. LA TRIBUNE - Vous venez de publier votre nouvel ouvrage, "Je cherche à comprendre... - Les codes cachés de la nature"(*), quel en est le message principal? JOEL DE ROSNAY - Le mot-clé, c'est « codes ». La perspective du transhumanisme fait planer la menace d'un monde dans lequel l'homme se trouve en concurrence avec lui-même et crée les conditions de sa propre disparition. À qui s'adresse votre livre ?

La symbiose du futur Pourquoi ce livre maintenant ? Est-il en relation avec les grandes échéances électorales du moment ? J'avais envie de regarder plus loin que les habituelles échéances que l'on nous propose. Il me semble que la myopie des politiques face au futur est grande. Dix ans paraissent une éternité. Le monde est trop complexe, son évolution imprévisible. Vous pensez que nous allons vers des catastrophes ? Je crois que notre type de civilisation - celui des sociétés industrialisées - aboutit à un échec. C'est de la notion de symbiose que vient le titre de votre livre : "l'Homme symbiotique" ? Oui. Vous pensez que nous créons une nouvelle forme de vie ? Oui, je pense que des bouleversements se préparent. Décrivez nous cet organisme planétaire que vous appelez le cybionte. Pour l'imaginer il faut retracer l'évolution des techniques. Votre proposition s'appuie sur une nouvelle approche unifiée des connaissances ? Et puis il y a l'ordinateur, omniprésent dans votre livre ? Je le crois.

Related: