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Petites et grandes erreurs factuelles d'Eric Zemmour sur l'immigration

Petites et grandes erreurs factuelles d'Eric Zemmour sur l'immigration
Invité sur tous les plateaux pour promouvoir son livre, le polémiste cite beaucoup de chiffres et de faits, qui sont parfois faux. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Samuel Laurent Penseur, essayiste, journaliste... Eric Zemmour fascine et dope les audiences. Son dernier ouvrage, Le Suicide français, caracole en tête des ventes, et l'homme est sur tous les plateaux de télévision et à tous les micros des radios pour distiller ses idées : « dévirilisation » des hommes, dangers de l'immigration, voire réhabilitation du rôle de l'Etat français de Pétain. Multicarte et doué pour la polémique, Eric Zemmour n'est pas toujours des plus rigoureux. 1. Ce qu'il a dit : « Depuis trente ans, il y a une immigration constante de population venue du sud de la Méditerranée, qui est petit à petit arrivée en France avec le regroupement familial en 1975, une grande erreur car on est passés d'une immigration de travail à une immigration de peuplement [...] Pourquoi c'est discutable Dernier point : M. 2. M. Related:  1. Evolution de l'immigration en FranceRessources

Dix thèmes pour connaître deux siècles d'histoire de l'immigration Issus de l’exposition permanente où ils sont présentés sous la forme de tables interactives présentant des contenus historiques composés de textes et références chronologiques, de photos, de documents d’archives et d’extraits de films, ces Repères sont également disponibles en ligne sur le site du Musée. Deux siècles d’histoire de l’immigration sont ici synthétisés en dix séquences thématiques. Y sont abordés : l’expérience de l’immigration (les raisons du départ, le choix de la France, le voyage, la confrontation avec l’Etat et l’opinion publique), les lieux de vie et de travail, le rôle de l’école, la participation aux luttes collectives, l’acquisition de la nationalité française, le sport comme moyen de socialisation... ainsi que les apports des migrants à la culture française au travers de la langue, des arts, de la littérature, de la musique mais aussi au travers des objets de la vie quotidienne. Voir aussi

Immigration et délinquance : l’enquête qui détruit les préjugés- 23 novembre 2014 C’est une oeuvre de salubrité publique que nous proposent Gilles Cayatte et Christophe Nick, une enquête à vocation pédagogique (1) à diffuser dans les écoles de journalisme tant ce travail de fond s’avère utile et même indispensable pour régénérer notre démocratie à bout de souffle. A l’aide du journaliste John Paul Lepers, ils s’attaquent en effet à une tâche monumentale : déconstruire un préjugé, une idée aussi fausse que reçue, celle selon laquelle l’immigration et délinquance en France seraient liés. Au bout de trente ans d’implantation électorale de l’extrême droite, ce cliché s’est malheureusement répandu au point de ronger chaque jour un peu plus la société française. Ce slogan s’impose comme une évidence à mesure que le lepénisme avance. Point par point, pièce à pièce, ces deux documentaires démontent de façon implacable ce monstrueux mensonge sans a apriori idéologique mais en s’appuyant sur les faits, rien que les faits, ce qui constitue la base même du métier de journaliste.

Le film : deux siècles d'histoire de l'immigration en France Riche de 350 photographies et documents d’archive, ponctué d’extraits sonores, ce film retrace en quarante minutes deux siècles d'histoire de l’immigration en France. Cette seconde version du film sur « L’histoire de l’immigration en France » est en ligne depuis juillet 2006. Ecrite par des historiens membres du comité scientifique du Musée, riche de 350 photographies et documents d’archive, ponctuée d’extraits sonores, elle retrace en quarante minutes deux siècles d’immigration : les vagues successives d’arrivées d’immigrants et de réfugiés, la mise en œuvre des politiques publiques et les questions de nationalité, les réactions de l’opinion publique entre xénophobie et solidarité, le travail et les métiers de l’immigration, les combats menés en commun en temps de paix comme en temps de guerre, les modes de vie et les questions culturelles. Vous pouvez approfondir les différentes périodes et thématiques traitées en consultant des dossiers thématiques plus détaillés. Crédits

7 idées reçues sur l'immigration et les immigrés en France Le gouvernement français doit présenter, mercredi 17 juin, un plan visant à améliorer la prise en charge des demandeurs d'asile et à mieux lutter contre l'immigration irrégulière. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Samuel Laurent Le gouvernement français doit présenter, mercredi 17 juin, un plan visant à améliorer la prise en charge des demandeurs d'asile et à mieux lutter contre l'immigration irrégulière. Un thème que se disputent les partis politiques depuis des années. Aides sociales, afflux de migrants, « laxisme », tout est bon pour dénoncer l'arrivée ou la présence d'immigrés sur le sol français. 1. « Il y a une "explosion" de l'immigration en France » Premier cliché démenti par les faits : la part des immigrés et des étrangers en France est certes en hausse depuis trente ans, mais à un rythme qui est loin de « l'explosion », et qui ne s'accélère pas sur les dernières années. Un tiers des immigrés provenaient en 2008 de pays de l'UE, 38 % d'Europe. Or... c'est déjà le cas !

Un lien entre immigration et délinquance ? Non aucun. Nous avons enquêté pour France 2 "Immigration et délinquance : l'enquête qui dérange", un film de Christophe Nick et Gilles Cayatte diffusé sur France 2 le 25/11/14. J’ai commencé ce documentaire alors que je m’étais promis de ne plus faire de film clivant. Nous étions en 2010, je sortais très perturbé du "Jeu de la Mort", un film où j'avais reproduit l'expérience de Milgram. Dans la plupart des pays, mon film avait suscité des débats sur le fond mais en France, j’ai été poursuivi pour "incitation à la violence". Mais j’ai persisté. J’ai choisi un préjugé de plus en plus banalisé J’avais fait une erreur centrale pour "Le Jeu de la mort". "Mais qui sont ces 90 personnes qui acceptent d’électrocuter leur voisin ?" Or mon but était de prouver que ces 90 personnes, c’était eux, c’était nous. Pour ne pas retomber dans le même piège, j’ai choisi une thématique forte, qui concerne tout le monde : la discrimination. La psychologie sociale au secours de la politique En France, c’est un domaine qui reste méconnu. Un film important

L’immigration des travailleurs en France Contexte historique L’immigration des travailleurs en France de 1850 à 1914 Marie-Paul Lancrenon (1857-1922), militaire de carrière, profite de ses missions pour rédiger des carnets de voyages et d’excursions constitués de textes et de photographies qu’il prend en « amateur ». Analyse de l'image Portrait de migrants espagnols Le cliché représente six migrants espagnols qui, en ce 31 juillet 1907, ont momentanément interrompu leur marche et posent pour le photographe, leurs baluchons et leurs bâtons au sol. Les vêtements et les visages montrent des travailleurs démunis, obligés de venir chercher un emploi en France. Interprétation De fiers travailleurs De 1851 à 1881, la population immigrée présente en France augmente rapidement, passant d’environ quatre cents mille à près d’un million de personnes. Marie-Paul Lancrenon semble avoir rencontré ces hommes alors qu’il arpentait et photographiait le col pyrénéen, comme il l’avait fait dans les Alpes quelques mois auparavant.

L'immigration et la société française au XXe siècle Les ressources utilisables pour étudier ce thème sont très nombreuses. On proposera ici l’utilisation de trois petits documentaires trouvés dans les archives de l’INA : 1) l’interview d’immigrés italiens arrivés dans le Lot-et-Garonne au début des années 1920 (documentaire de 1997) 2) l’interview d’immigrés portugais dans le bidonville de Nanterre ([documentaire de 1969) 3) un reportage réalisé à l’occasion de la « marche des beurs » (actualité de 1983) Un questionnaire simple (Qui sont ces immigrés ?

« Oui, les musulmans sont en accord avec la République » La plupart des médias et des politiques continuent de diffuser l’image de musulmans tiraillés entre leur supposée identité religieuse et leur adhésion aux valeurs de la République. La chercheuse Nadia Marzouki nous explique pourquoi cette vision n’est pas fondée. Parmi les nombreuses interrogations suscitées par les attentats de janvier, la question de la prétendue incompatibilité de l’islam avec la laïcité est, une fois de plus, apparue au premier plan. Face à la énième réitération de ce débat dans les champs médiatique et politique, on sent une certaine lassitude, voire du découragement, chez les chercheurs spécialistes de l’islam en France. Une vision caricaturale Le débat public repose encore largement sur une conception caricaturale du rapport que les musulmans entretiendraient au dogme, à la norme et à l’autorité. Il y a une forte part d'individualisme et d'inventivité dans la consommation halal des jeunes générations. Rayon halal dans un hypermarché.

FRANCE • Les très bons comptes de l’immigration Les immigrés sont une excellente affaire pour l’Etat français : ils rapportent une grosse douzaine de milliards d’euros par an et paient nos retraites. Les immigrés sont une très bonne affaire pour l’économie française : ils reçoivent de l’Etat 47,9 milliards d’euros, mais ils reversent 60,3 milliards. Autant dire un solde positif de 12,4 milliards d’euros pour les finances publiques, qui ne représente pourtant que la part monétaire de transferts bien plus importants. Dans ce pays de 64,7 millions d’habitants, 6,5 millions de Français comptent au moins un immigré dans leur famille. Une équipe de chercheurs de l’université de Lille, sous la direction du Pr Xavier Chojnicki, a réalisé pour le compte du ministère des Affaires sociales une étude sur les coûts de l’immigration pour l’économie nationale. La comptabilité réalisée par les chercheurs de l’université de Lille fait ressortir aussi de profonds changements sociaux. Juan Pedro Quiñonero Statstiques INED

"20 ans de révolution gay !" : les (in)visibles - TéléObs. En 1995, vous aviez réalisé "Demain Monsieur", le film d’ouverture de la première Nuit Gay sur Canal+. Comment parlait-on d’homosexualité à la télévision ? – Michel Royer. A la fin des années 1970, certaines personnalités osent pourtant aborder le sujet... – Le petit écran commence à s’intéresser discrètement à l’émergence d’une culture gay en Californie ou en Scandinavie. La première Nuit Gay sur Canal+ reste-t-elle un jalon emblématique ? – A partir de là, la télévision va accompagner le mouvement. A Canal, on le disait ? – Même dans une boîte "showbiz" comme Canal, les homos ne se déclaraient pas en 1995 parce que c’était peut-être compliqué vis-à-vis de leurs familles et qu’ils avaient peur d’être catalogués "homos de service". En vingt ans, le regard porté par la société sur l’homosexualité a-t-il changé ? –Aujourd’hui, les homosexuels n’ont plus à se justifier. Parmi les nombreuses personnes contactées pour témoigner, certaines ont-elles refusé de participer ?

Migrations, réfugiés, exil (7/9) : Benjamin Stora, Sur les histoires de trois immigrations en France au XXe siècle, François Héran, De la « crise des migrants » à la crise de l'Europe. Approches démographiques... Comment se nouent en plusieurs temps et sur plusieurs niveaux, la complexité, l’ambiguïté et la difficulté du rapport de la singulière immigration algérienne à la France ? Pourquoi distinguer aujourd'hui migrations ordinaires et migrations extraordinaires ? Nous poursuivons notre exploration des mouvements de population, volontaires ou contraints, des figures d’exilés, des exodes passés ou contemporains dans le cadre du colloque du Collège de France « Migrations, réfugiés, Exil », que nous diffusons sur 2 semaines. Benjamin Stora, professeur des Universités, président du conseil d'orientation du Musée de l'histoire de l'immigration, qui enseigne et explore, depuis plusieurs années, l’histoire du Maghreb contemporain, les guerres de décolonisations, et l’histoire de l’immigration maghrébine en Europe, nous propose « 3 questions » qu’il se pose depuis toujours. Enfin, l’historien interroge le positionnement de cette immigration algérienne dans le modèle français de l’assimilation.

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