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La science-fiction féministe est le meilleur genre littéraire de tous les temps

La science-fiction féministe est le meilleur genre littéraire de tous les temps
Je ne sais pas si vous êtes une fille et si vous aimez la science-fiction, mais si c'est le cas, lisez L'Autre Moitié de l'homme. Ce roman de science-fiction, écrit par la défunte Joanna Russ en 1970, se déroule dans quatre mondes habités par quatre différentes femmes partageant le même génotype et dont les noms commencent tous par la lettre J. Il y a Jeannine Dadier, qui vit en 1969 dans une Amérique qui ne s'est jamais remise de la Grande Dépression ; Joanna, toujours en 1969, mais dans une Amérique normale ; Janet Evason, une créature amazone vivant dans un monde nommé Lointemps et uniquement peuplé de femmes ; et Alice Reasoner, ou « Jael », une chef de guerre dans un futur où les hommes et les femmes s'envoient des bombes nucléaires depuis des décennies. L'Autre Moitié de l'homme est l'un des nombreux merveilleux romans de science-fiction provocateurs et non-linéaires qui ont émergé aux côtés de la seconde vague de féminisme des années 1960 et 1970. C'est son rôle. Alice B. Related:  FéminismeRéflexions féministes

Ethnocentrisme occidental et perceptions du harem 1En 1980, lors de la conférence de la National Women’s Studies Association qui s’est tenue à Bloomington, Indiana, j’ai assisté à une présentation sur « Les femmes dans l’islam » au cours de laquelle je suis intervenue vivement, depuis ma place dans le public, car les intervenantes invitées, trois femmes arabes, présentaient, selon moi un tableau idéalisé de la situation des femmes dans l’islam. Les sociétés islamiques se distinguaient peut-être même plutôt – c’est en tout cas ce que je pensais à l’époque – par le fait qu’elles plaçaient sans équivoque les femmes sous le contrôle des hommes et par le fait qu’elles accordaient aux hommes, de façon tout aussi explicite, le droit à une sexualité et le droit d’exploiter les femmes. Comme le soutenaient les intervenantes, à son avènement l’islam avait apporté un certain nombre de progrès positifs pour les femmes en Arabie. 2Mais cela se passait il y a plus de deux ans et avant que je ne vive en Amérique. 4 Ibid. (1 : 162-63).

Clara Morgane enceinte : « Vous êtes ignobles » | Le ticket de Metro d'Ovidie Clara Morgane et son mari. Et si on leur foutait la paix ? (Photo : @ClaraMOfficiel ) La semaine dernière, le magazine Gala a annoncé la grossesse de Clara Morgane. Immédiatement les réseaux sociaux se sont emparé de la nouvelle avec une violence inouïe. Ce que vous ne comprenez pas, c’est que ce n’est pas juste Clara Morgane que vous insultez, mais toutes les mères. En l’espace de seulement quelques heures, Twitter a été inondé de milliers de « L’enfant de Clara Morgane sera un fils de pute » ou de « elle va accoucher sous X » (haha on a bien ri), de « à force d’essayer elle a fini par y arriver« , de « qui sont les pères ? La paternité de Rocco vous choque moins Preuve que ces réflexions sont le fruit du sexisme, on relèvera que la paternité des acteurs X pose bien moins de problème. La maman et la putain Le monde est encore et toujours divisé en deux : les mamans et les putains. Une volonté de contrôle du corps Les enfants vont bien merci

Les éditions du coin de la rue | Enquête et reportage en Bretagne “Lutter avec un cœur de femme. Situation et participation des femmes au Chiapas (1995-2015)” @Sipaz Le SIPAZ (Service international pour la paix) a organisé un événement pour fêter ses 20 ans de travail au Mexique. C’était un moment opportun pour réfléchir sur et rassembler les enseignements tirés de ces deux décennies d’accompagnement de groupes et de villages organisés qui luttent au service de la terre, du territoire, de la justice, de la paix et la vérité. Conscients que les rôles les plus visibles dans les différents groupes organisés sont habituellement tenus par des hommes, nous avons trouvé pertinent d’élaborer un matériel sur la situation des femmes spécifiquement et sur leur participation dans les luttes sociales. Nous évitions ainsi que leur rôle soit “dilué” ou relégué au second plan, comme c’est malheureusement souvent le cas. Panel de présentation du livre “ Lutter avec un cœur de femme”, novembre 2015 © SIPAZ Nous pensons que les bonnes réponses comme les erreurs commises en deux décennies de cheminement peuvent servir à d’autres groupes. Notes:

Contes d'un autre genre Dans la presse : L'écho, 9 avril 2013 Interview de Gaël Aymon sur ses contes d'un autre genre. La République de Seine et Marne, 12 décembre 2011 « Magnifiquement illustrés, ces contes, à la fois classiques et inclassables, renversent les stéréotypes sexistes, offrant un récit moderne, tout aussi rocambolesques que ceux d'origine. » Citrouille, novembre 2011 « Toujours est-il que ce recueil de trois contes est la preuve, n'en déplaise à quelques bruyants ignorants, que des récits d'un autre genre sont possibles! L'Humanité, 14 octobre 2011 « L'auteur, Gaël Aymon, revisite trois contes traditionnels en y bousculant, avec humour et finesse, les normes de genre. » Livre Hebdo, 30 septembre 2011 « Gaël Aymon, spécialiste du genre, y réinterprète trois contes classiques. » Le Télégramme, 25 septembre 2011 « Le texte est signé Gaël Aymon, auteur spécialisé dans les contes. Version Femina, février 2018 Le Vif Weekend, décembre 2017 La Mare aux Mots, brochure antisexiste 2018 « De futurs classiques !

Les Prairies ordinaires - Accueil La pilule du féminisme – Entrez dans la matrice | Les Dégenreuses J’ai avalé la pilule du féminisme. Cette expression, on l’entend souvent de la part des féministes, ou – si vous préférez – dans la bouche de celles et ceux qui se sont rendus compte. Une métaphore bien trouvée et dans laquelle on peut lire une référence à la pilule contraceptive, cette pastille journalière pour laquelle les féministes se sont battu·e·s et ont vaincu. Mais pas seulement. Le webcomic Sinfest du nippo-américain Tastuya Ishida illustre parfaitement ce processus dans sa série The Sisterhood (qui commence ici). La Sororité. La pilule rouge… – Pop. Mon Dieu. Et le sexisme, soudain, est partout. Dans la bouche du présentateur d’une éternelle émission matinale quand, à l’annonce d’une chronique sur un triolet de nouveaux talents féminins, demande immédiatement si elles sont jolies – ce sont des artistes, c’est leur voix et leur talent qui nous intéresse. Dans la bouche de vos amis, de votre famille, quand ils parlent de comportements de « garçons » et de « filles ». J'aime :

Paradoxes du stigmate : les représentations médiatiques de Marine Le Pen 1 « Itinéraire d’une ennemie redoutable », Marianne, 12-18 mars 2011, p. 40. 1« Même âge, même blue-jean que moi. Poignée de main franche. Sourire poli sans connivence. Cigarette à portée de main. 2Cet article est partie prenante d’une recherche qui s’achève sur les représentations genrées des professionnels de la politique. 2 Sur la pluralité des sens de représentations, voir Chartier (1989, 2009) ; Ginzburg (1991) ; Marin (...) 3 Chartier (1989, 1514-1515). 3S’intéresser aux représentations genrées, c’est pour nous prendre les représentations aux deux sens qui se sont historiquement constitués de « substitution », et de « théâtralisation »2 : « d’un côté, la représentation donne à voir une absence, ce qui suppose une distinction nette entre ce qui représente et ce qui est représenté ; de l’autre, la représentation est l’exhibition d’une présence, la présentation publique d’une chose ou d’une personne ». 4 Marine Le Pen (2006). 14 Cf. 29 Sur le FN récent, voir Dézé (2012).

Chasse aux livres : Comparateur de prix de livres Le harem et l'Occident, de Fatema Mernissi The Good Body, d'Eve Ensler En interrogeant les Européens sur la vision fantasmatique qu’ils se faisaient du harem, la Marocaine Fatema Mernissi - elle-même née dans un harem bien réel - a été intriguée de constater que les fantasmes sexuels des hommes occidentaux étaient souvent peuplés de femmes muettes, passives, et qu’ils considéraient l’échange intellectuel comme un obstacle au plaisir. Dans sa propre tradition culturelle, explique-t-elle dans Le harem et l’Occident , les femmes, au contraire, sont réprimées en connaissance de cause, parce qu’on leur reconnaît la possibilité d’être des égales, et que leur intelligence suscite à la fois crainte et attirance. Au terme d’une enquête lumineuse, elle formule cette hypothèse : les Orientales subissent un enfermement spatial, alors que les Occidentales, elles, sont enfermées dans une image à laquelle on les somme de correspondre : ce qu’elle baptise le « harem de la taille 38 ». [Analyse reprise et prolongée dans Beauté fatale. Mona Chollet

« Le temps béni des colonies  ou l’impérative nécessité d’un Afroféminisme français | «La Toile d'Alma Plongée au cœur de la vie des 1% En visite chez des amis, je tombe sur un vieux numéro du magazine Le Point datant de décembre 2014. Ce genre de lecture ne fait pas partie de mes habitudes, mais la couverture vantant les « nouvelles prouesses de l’hypnose » m’intrigue. Il faut dire que le sujet m’intéresse. En pages 2 et 3, une publicité pour un bijou en or blanc et diamants. Laissez-moi vous présenter: la suprématie blanche Pages 3 et 4, une publicité pour un joailler new-yorkais. Noël chez les 1% Je tourne la page, légèrement plus agacée qu’une minute auparavant. Notre ancienne première dame pose pour un joaillier de luxe avec un sourire forcé, arborant maladroitement des bijoux de la marque. Hey dis, tu as vu mon gros caillou? La double page suivante est partagée entre une publicité pour du champagne et l’édito de F.O.G (Franz-Olivier Giesbert) qui commence par une référence à Édouard Drumont qu’il surnomme « pape verbeux et paranoïaque de l’antisémitisme ». Au temps béni des colonies?

A quel âge les écrivains français publient-ils leur premier livre et leur œuvre phare? Quelques statistiques... A l’image de l’infographie du blog BlinkBoxBooks, dénichée par Slate et indiquant l’âge de quelques romanciers célèbres au moment de la publication de leur premier livre ainsi que l’année de la sortie de leur œuvre majeure, nous avons élargi l’étude à l’univers du roman francophone. En se fondant sur la liste des auteurs ayant été sélectionnés au moins une fois pour le prix Goncourt ou le prix Renaudot depuis 2003, nous avons établi les statistiques suivantes: c’est en moyenne à 35 ans qu’un auteur français publie son premier roman; l’œuvre phare arrive quant à elle 14 années plus tard, c’est-à-dire peu avant le cap de la cinquantaine. La sélection de cette oeuvre phare s'est faite selon les critères suivants: obtention d'un grand prix littéraire (Goncourt, Renaudot, Interallié, Femina...), sélection pour l'un de ces prix majeurs... Dans le cas des auteurs distingués plusieurs fois, il a fallu trancher en tenant compte de l'accueil critique et public.

We Can't Admit America's Rape Culture Is As Pervasive As India's A judge hands down a slap on the wrist for a grave crime. A young woman’s character is questioned after being brutally raped while unconscious. Media stories list the athletic accolades—“so good that he tried out for the U.S. Olympic team before he could vote”—of the rapist right beside to his crime. A father defends the crime as “20 minutes of action” and a mere “cycle of binge drinking and its unfortunate results.” These facts—while chilling—are made more so in that they’re so familiar; it doesn’t matter whether we’re talking about rapes perpetrated at colleges, in cars, on dates, or in marriage; it all sounds the same. But this description—one that aims to capture the systemic and endemic nature of sexual crimes largely against women—isn’t relevant to Western countries. In contrast, apart from a spare few opinion pieces and stories on feminist sites, a quick Google search returns very little media coverage of America’s “rape culture.” “How old are you? Lead Image: pixabay.com

Julia Kristeva : « Leur regard qui perce nos ombres » – retour sur un colloque / COLLÈGE DES BERNARDINS Intellectuelle transformée par la rencontre avec le handicap, en la personne de son fils David, atteint d’une maladie neurologique orpheline, la philosophe et psychanalyste Julia Kristeva ouvrait le colloque pour évoquer la singularité incommensurable de toute personne, sa vraie valeur, et ce « regard qui perce nos ombres » (selon le titre de sa correspondance avec Jean Vanier, publiée chez Fayard, 2011), car il s’agit bel et bien d’une transfiguration. Julia Kristeva invitait à considérer les deux aspects de cette épreuve qu’est le handicap. D’une part, il est « la face moderne du tragique » car nous confronte à la mortalité : « Je le répète : le handicap diffère des autres « différences » en ceci qu’il nous confronte à la mortalité. (…) L’écart vis-à-vis des normes biologiques et sociales que représente le handicap est perçu comme un déficit qui, bien que réparable dans certains cas et dans certaines limites, me fait mourir si je suis seul, sans prothèse, sans aide humaine. »

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