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Les analyses de Christophe Guilluy et les polémiques qu'elles provoquent

Les analyses de Christophe Guilluy et les polémiques qu'elles provoquent
Avec La France périphérique, publié à la mi-septembre, Christophe Guilluy reprend la croisade qu’il a entamée il y a plus de dix ans avec la publication de l’Atlas des nouvelles fractures sociales avec Christophe Noyé, et poursuivie en solo en 2010 avec un court essai, Fractures françaises, qui avait largement inspiré les termes du débat de la campagne présidentielle de 2012, comme la fameuse «fracture sociale» avait été au centre de celle de 1995. Depuis une vingtaine d’années, ce consultant spécialiste de l’analyse territoriale, géographe de formation, sillonne le pays de mission en conférence, en marge du milieu universitaire. Il est devenu en quelques années l’un des experts les plus écoutés des élus et de leurs collaborateurs dans les territoires, mais aussi l'un des auteurs les plus controversés dans les disciplines de la géographie et de la sociologie urbaines, ce qu'on appelle parfois les urban studies. Thèses connues, thèses nouvelles 4.L’émergence d’une «contre-société»

http://www.slate.fr/story/92641/christophe-guilluy-france-peripherique

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La situation des zones urbaines sensibles 11 mars 2014 - Des écarts énormes existent entre les Zones urbaines sensibles et le reste du territoire des agglomérations où elles se situent. La situation de l’emploi y est particulièrement difficile. Les niveaux de vie de ces quartiers sont très inférieurs à la moyenne. Le tour de la question par Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Extrait du Centre d’observation de la société. 4,4 millions de personnes vivent dans une « zone urbaine sensible » (Zus), soit un peu moins de 7 % de la population française, selon les dernières données disponibles, qui datent de 2006.

«La France est fâchée avec le pays réel» En principe, la troisième réforme de la décentralisation, en cours au Parlement, devrait renforcer les métropoles et les régions. Là se situent en effet les échelons majeurs du développement dans une économie mondialisée. Mais dans un vieux pays jacobin comme la France, où règne une image fantasmée de la ruralité, rien n’est simple. Géographe, professeur à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne, Jacques Lévy explique dans son dernier livre, Réinventer la France, comment les archaïsmes de la vision française du territoire sont contre-productifs et aboutissent à des politiques «d’injustice spatiale». Il plaide en outre pour que ces questions entrent enfin dans le débat public. Pour «réinventer la France», vous la représentez avec des cartes peu habituelles…

Les friches : espaces en marge ou marges de manœuvre pour l'aménagement des territoires ? Ces modes de gestion des mutations spatiales vont du simple traitement des symptômes, corollaire, dans les années 1950 à 1990, d’une perception épidermique des friches, faisant désordre dans le paysage, à une intervention plus directe et anticipatrice sur les systèmes d’activités ou dans les démarches d’aménagement. Cela correspond à l’instrumentalisation sociale plus récente des friches. Le territoire grenoblois (fig. 4), fond de vallée localisé entre trois massifs (Belledonne, Chartreuse et Vercors), est propice à l’analyse des friches qui le composent, tant ses espaces dédiés à l’urbanisation et à la production agricole sont contraints foncièrement.

Communautés fermées (gated communities) Ce terme dérive littéralement de l’anglo-américain gated communities, et recouvre, non sans une certaine ambiguïté sémantique sur le sens de « communauté », des formes variées d’enclosure résidentielle soumise à des règles contractuelles de gouvernance territoriale privée. On compare souvent les lotissements, immeubles sécurisés et certaines grilles érigées par les municipalités entre quartiers pavillonnaires et logement sociaux en France, aux « gated communities » des Etats-Unis, aux « barrio cerrados » d’Amérique Latine, aux « compounds » et « streets closures » en Afrique du Sud ou au Liban. L’entre soi social, qui justifie la référence à une « communauté » sociale idéalisée, repose sur la forme contractuelle d’adhésion volontaire à un mode de gouvernance territoriale privée : la copropriété horizontale. Les lotissements fermés ne diffèrent guère des immeubles avec concierges et digicodes, qui eux aussi isolent un espace privé de la rue, espace public. Références bibliographiques

Les territoires ruraux, des espaces ouvriers en mutation En dépit de la réduction régulière de ses effectifs depuis les années 1970, le groupe ouvrier représente encore plus de 20 % de la population active en France. Un homme actif sur trois est ouvrier. Le déclin symbolique du groupe ouvrier, lui, est prononcé : selon une vulgate tenace, on serait désormais passé à une société post-industrielle où les usines et les ateliers constitueraient des vestiges du passé. Cet effacement symbolique du groupe ouvrier, malgré son poids statistique, s’explique probablement par la distance sociale des producteurs de représentations dominantes à l’égard des milieux populaires. Cette distance sociale se double d’une distance spatiale : loin des centres-villes embourgeoisés, les ouvriers vivent surtout dans les cités d’habitat collectif des banlieues, les zones pavillonnaires du périurbain, ainsi que dans les espaces ruraux plus reculés.

Visualisez vingt-cinq ans de désindustrialisation dans les départements français La part de l’industrie dans l’emploi est passée de 20 % en 1989 à 12 % en 2014. Le dossier d’Alstom à Belfort, où le constructeur ferroviaire a prévu d’arrêter la production d’ici à 2018, n’est que le dernier épisode en date d’un mouvement continu de désindustrialisation en France. Une carte animée, établie à partir des données de l’Insee sur l’emploi par secteur dans chaque département, permet de visualiser les zones les plus touchées par ce phénomène depuis vingt-cinq ans (plus la couleur est foncée, plus le pourcentage d’emploi industriel est important). En raison de la croissance démographique, l’emploi total a augmenté en valeur absolue en France depuis vingt-cinq ans, passant de 23 millions de personnes salariées et non salariées en 1989 à près de 27 millions en 2014.

Gated Communities Fermeture résidentielle et politiques urbaines : le cas marseillais À Marseille, la fermeture résidentielle se caractérise ici par une intensité exceptionnelle : 80 000 logements soit 19 % de l’ensemble selon notre enquête. Elle demeure d’abord associée aux aires socialement favorisées (quartiers du littoral sud) où elle atteint 48 % des surfaces urbanisées et jusqu’à 90 % des logements dans les zones de grands ensembles aisés en copropriété du sud de la ville. Les métropoles Afin de renforcer les territoires, le statut de métropole a été créé par la loi du 16 décembre 2010 pour affirmer le rôle des grandes agglomérations comme moteurs de la croissance et de l’attractivité du territoire. La loi du 27 janvier 2014 de modernisation de l’action publique territoriale et d’affirmation des métropoles renforce leur rôle et précise leur statut amorçant une vraie clarification de l’exercice des compétences au niveau local. Les principales dispositions de la loi concernent l’affirmation de métropoles de droit commun et de métropoles dotées d’un statut particulier pour Paris, Lyon et Aix-Marseille-Provence. Au 1er janvier 2015, une première étape est franchie avec une nouvelle carte de France qui comprend 10 nouvelles métropoles : Rennes, Bordeaux, Toulouse, Nantes, Brest, Lille, Rouen, Grenoble, Strasbourg et Montpellier. Elles vont rejoindre Nice, seule métropole actuellement mais dont le statut va lui-même évoluer.

La France des marges (2016-17) Planning des cours "La France des marges" Mercredi 14h - 16h (sauf indications contraires), salle Conférences (46 rue d’Ulm) Documents de cours : ici Démographie dans les communes rurales : constats et évolutions > Maires Ruraux de France Les communes rurales (moins de 3500 habitants) représentent 92% des communes françaises, soit 33742 communes rurales sur les 36706 communes françaises, au 1er janvier 2012. Elles représentent une part considérable des communes et donc des élus, selon une étude réalisée par l'AMRF à partir des données de l’INSEE (code officiel géographique). Graphique 1 La répartition des communes rurales par tranches de 500 habitants (1) fait apparaître que les communes les plus nombreuses sont celles de la strate la plus faible : de 0 à 500 habitants (qui représentent près de 60% des communes rurales).

Villes, périurbain, rural : quels sont les territoires les moins favorisés ? 18 septembre 2014 - Entre la ville, l’habitat périurbain ou rural, où les niveaux de vie sont-ils les plus élevés ? Le débat sur les niveaux de vie des territoires n’est pas nouveau. Extrait du Centre d’observation de la société. Entre la ville, l’habitat périurbain ou rural, où les niveaux de vie sont-ils les plus élevés ? William Bunge, le géographe révolutionnaire de Detroit, par Allan Popelard, Gatien Elie & Paul Vannier (Les blogs du Diplo, 29 décembre 2009) Qui connaît William Bunge ? Bien rares sont ceux qui, en France, ont eu vent de ce géographe américain dont les travaux, aux Etats-Unis, marquèrent la discipline géographique de leur empreinte. Son œuvre, d’une grande richesse et d’une grande originalité, mérite pourtant l’attention (1). Après la publication en 1962 de son livre Theoretical Geography, Bunge devient l’une des figures internationalement reconnue de la géographie quantitative. Cette nouvelle école, apparue en Suède et dans le monde anglo-saxon, connaît alors un grand succès en tentant, grâce au traitement informatique de séries statistiques, de décrire les lois de l’organisation de l’espace.

Nouvelles ruralités en Lorraine : un «désir de campagne» limité à quelques espaces résidentiels et récréatifs Sommaire Publication Après une longue période de déclin puis de stagnation entre 1975 et 1990, la population des espaces ruraux français augmente à nouveau et compte 11,1 millions d’habitants en 2007, retrouvant, en volume, son niveau du début des années 1960. Proportionnellement, les ruraux sont toutefois moins nombreux : 18% de la population française en 2007, contre 24% en 1962. 18 500 communes, soit exactement une commune sur deux, composent le tissu rural, mais elles couvrent 59% du territoire métropolitain. retour sommaire

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