« Seul sur Mars » est-il vraiment réaliste ? Le CNRS répond
« Seul sur Mars » sort demain dans les salles, mais des chercheurs du CNRS ont déjà pu le voir. Le film de Ridley Scott est-il si réaliste qu’il le prétend ? Après Interstellar, le film « Seul sur Mars » entend lui aussi ajouter sa pierre à l’édifice, en proposant un film de hard science réaliste et scientifiquement plausible. Mais qu’en est-il vraiment ? Interviewé par la journaliste Charline Zeitoun, Francois Forget, planétologue au CNRS, a livré ses impressions sur le dernier long-métrage de Ridley Scott.
Peut-on cultiver des plantes sur Mars et sur la Lune ?
Il est des moments jubilatoires dans la science, quand les chercheurs rattrapent la science-fiction et tentent de voir si elle peut s’accorder avec la réalité. C’est un peu ce qui se passe dans une étude néerlandaise publiée le 27 août par PLoS ONE. Dans son cas, la science-fiction, ce sont ces récits qui mettent en scène la colonisation de la Lune et de Mars. Et pour ce qui est de la science, les premières phrases du résumé de l’article annoncent clairement la couleur : « Quand les humains s’installeront sur la Lune ou sur Mars, il faudra qu’ils y mangent. La nourriture pourrait y être envoyée. Une autre solution consisterait à cultiver des plantes sur place, de préférence sur les sols de là-bas. » Après tout, le colon doit savoir gagner son indépendance, au moins alimentaire, non ?
L'homme sur Mars : Les contraintes d'un voyage vers Mars
Une mission humaine vers Mars pose de nombreux problèmes. On ne peut pas en effet prévoir, dans l'état actuel de nos connaissances, les effets sur un organisme humain d'un vol aussi prolongé que le vol vers Mars. En moyenne, un aller simple vers Mars prend entre 6 à 9 mois. L'homme n'a pas séjourné plus de 14 mois dans l'espace, ce record étant détenu par le cosmonaute Valeri Poliakof à bord de la station spatiale Mir. Cela indique certes que l'homme doit pouvoir supporter sans trop de dommage un voyage vers Mars, mais cela ne nous donne aucune indication sur ce qu'il risque de subir et d'éprouver une fois à la surface de la planète rouge. Que savons nous finalement d'un vol prolongé en absence de pesanteur, des conditions de travail à la surface de Mars et de la capacité des astronautes à supporter un retour à la gravité terrestre après un séjour de plusieurs années dans l'espace ?
Fin du programme HI-SEAS IV : un an d’isolement pour simuler une mission sur Mars
C’est la plus longue mise à l’écart à vocation scientifique menée par les Etats-Unis. Les six participants n’ont pu sortir du dôme qu’à de rares occasions, habillés de combinaisons spatiales, pour simuler des sorties sur le sol martien. La NASA espère ainsi envoyer des astronautes sur la planète rouge d’ici les années 2030. En attendant, voici quelques chiffres sur cette expérience unique : Six équipiers : trois hommes, trois femmes (4 Américains, une physicienne allemande et un exobiologiste français, Cyprien Verseux, qui a tenu un blog personnel le temps de l'expérience).
Sur Mars, les colons pourront faire pousser des plantes
Une colonie humaine permanente sur la Lune et plus encore sur Mars devra être autosuffisante. Un chercheur néerlandais de l'université de Wageningen poursuit des études qui tendent à prouver que des plantes pourront être cultivées dans le sol martien par les membres de Mars One. L'exploration de Mars fait rêver les amateurs de science-fiction depuis longtemps. Nourries par les romans d'Arthur Clarke ou de Ray Bradbury, plusieurs sont prêts à embarquer dans le projet de colonisation de la Planète rouge baptisé Mars One. Mais pour que ce projet réussisse, il faudrait que les colons puissent produire leur nourriture sur place. Cela n'a rien d'évident.
Dix raisons d'aller sur Mars
De toutes celles du système solaire, la Planète rouge est la plus accessible et la moins inhospitalière aux Terriens. Jusqu'où irons-nous pour mieux la connaître, voire pour la conquérir ? Aller sur Mars offre plusieurs raisons : oeuvrer à la paix mondial grâce à un projet fédérateur, tester les capacités d'adaptation humaines, accélérer les avancées technologiques ou tout simplement profiter de la beauté incomparable des paysages !
Une idée de la NASA pour rendre de nouveau Mars habitable en lui offrant un grand bouclier magnétique
Lors du Planetary Science Vision 2050 Workshop* des scientifiques de la NASA ont proposé un plan audacieux qui pourrait redonner à Mars son atmosphère et rendre la planète rouge habitable pour de futurs colons humains. *Cet atelier est destiné à fournir à la NASA une vision à très long terme de ce à quoi pourrait ressembler la science planétaire du futur. L’atelier vise à rassembler les principaux experts des sciences du système solaire et des disciplines connexes, ainsi que des experts en technologies spatiales, afin d’identifier les objectifs scientifiques potentiels et les technologies pouvant être mises en œuvre à la fin des années 2040. Selon les découvertes réalisées sur Mars et autour, l’eau y fut abondante et active pendant les premières centaines de millions d’années du système solaire, avec des océans, des rivières, des pluies. Image d’entête : représentation par l’ingénieur logiciel Kevin Gill d’une “Mars vivante”.
Mars One, le projet d’un aller simple pour la Planète rouge
La base des Terriens 2025. Le deuxième groupe a rejoint les quatre premiers pionniers et les colons explorent leur domaine, agrandissent les bâtiments, font pousser les plantes qui les nourrissent et préparent l'arrivée des suivants. © Mars One Mars One, le projet d’un aller simple pour la Planète rouge - 2 Photos La Nasa rechigne à préparer une mission humaine vers Mars ? L’Europe n’y pense même pas ?
Ray Bradbury : «La planète Mars est un rêve romantique»
À 77 ans, «Bradbury-le-Martien», l'auteur de science-fiction le plus connu au monde, est de passage à Paris à l'occasion de la parution de son dernier livre. (Article paru dans Le Figaro littéraire le 2 octobre 1997) LE FIGARO LITTÉRAIRE. - Que signifie pour vous la réédition revue et corrigée de votre chef-d'oeuvre, Les Chroniques martiennes, quarante-sept ans après?