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La compétitivité est une idée morte

La compétitivité est une idée morte
Peu nombreux sont ceux qui le contestent : la montée des inégalités socio-économiques et l’augmentation continue des émissions de gaz à effet de serre portent en germe des catastrophes sociales et écologiques à l’horizon de deux ou trois décennies. Pourtant les décisions politiques de court terme ne sont pas seulement indifférentes à ces menaces, mais en accélèrent de toute évidence l’arrivée. Contrairement à une vision superficielle, l’austérité n’engage aucunement nos sociétés dans la voie de la sobriété. Dans un premier temps je rappellerai les principaux faits stylisés concernant ces deux grands périls et leurs dynamiques cumulatives de renforcement mutuel. Deux courbes explosives Depuis 200 ans, grâce à la science, à la technique et à la croissance économique, le capitalisme a pu faire accéder la masse des hommes à une sécurité et une qualité de vie qui depuis l’Antiquité avaient toujours été réservées à une infime minorité bénéficiaire de l’asservissement de la majorité. Related:  Sciences humainesComprendre economie

«Réfléchir, c'est résister à soi-même» Rencontre avec Olivier Houdé Pour le psychologue Olivier Houdé, on apprend en résistant à ses propres automatismes. Bonne nouvelle, ça se travaille ! La Sorbonne, un mercredi automnal. Olivier Houdé nous reçoit dans son bureau au sein du laboratoire de psychologie du développement et de l’éducation de l’enfant du CNRS. Passionné par la peinture, les mathématiques et, avant tout, l’être humain, l’instituteur de formation voulait transmettre aux enfants son amour des images. Mais la découverte des travaux de Jean Piaget (1896-1980) pendant ses études a fait naître une vocation scientifique. Votre dernier livre s’intitule Apprendre à résister. Ce livre résume vingt années de recherches menées par mon laboratoire. « Résister » est le mot le plus simple, le plus évocateur, pour refléter cette capacité mentale fondamentale : notre cerveau doit savoir inhiber nos impulsions, nos automatismes. L’heuristique est une logique rapide et intuitive. C’est ce que vous avez découvert grâce à l’imagerie cérébrale ? Olivier Houdé

Elinor Ostrom ou la réinvention des biens communs La théorie des biens communs, ou plus précisément des « communs », suivant le terme anglais commons, qui est plus général et moins focalisée que la traduction française actuellement utilisée, a connu plusieurs périodes : les études historiques, l’analyse du fonctionnement des communs naturels et la construction des communs du numérique. Elinor Ostrom et l’approche institutionnelle de l’économie politique des communs est essentielle dans ce parcours pour comprendre le renouveau de l’étude des communs et l’apparition de mouvements sociaux qui se revendiquent de la défense ou de la construction des communs. Leçons de l’histoire L’histoire de l’Angleterre et du mouvement des enclosures, qui opposa très violemment les pauvres des campagnes aux propriétaires terriens entre le XIIIe et XVIIe siècle a été la première incarnation des analyses et des mouvements sur les communs. De la tragédie à l’écologie Les communs du numérique Continuer de construire une théorie des communs

To Rescue Economy, Japan Turns to Supermom - NYTimes.com Photo TOKYO — When she was pregnant with the first of her three sons, Chiaki Kitajima, an advertising executive here, said her bosses were shocked that rather than accept reduced hours and a demotion after maternity leave, she made a presentation on why the company should subsidize child care. “I had to fight to convince them that supporting me was a good investment,” she said. Ms. The Japanese prime minister would like to change that. These days, Prime Minister Shinzo Abe has been encouraging Japanese women to have it all. In a country where juggling work and family has long been especially difficult, Mr. His promises, though, will be difficult to put into practice, given entrenched societal and corporate norms. Mr. A decade ago one of his predecessors, Yoshiro Mori, said women who delayed giving birth in order to work were selfishly “exulting in freedom,” suggesting that those without children should be disqualified from receiving public pensions. Mr. One of Mr. Mr. Mr. But Mr.

Revue ESPRIT Dans le contexte du conflit entre les taxis parisiens et la compagnie Uber, nous publions en avant-première l'introduction à notre dossier de juillet, intitulé "Le partage, une nouvelle économie?", qui pose la question de savoir si l'économie collaborative représente une alternative au capitalisme ou simplement la dernière de ses incarnations. Les métamorphoses du capitalisme NOUS VIVONS dans un monde sans utopies, un monde désenchanté où ne survivent que les besoins, les désirs des individus face à l’absurdité des choses ; un monde nihiliste[1]. Pourtant, il est des domaines dans lesquels les idéaux persistent, dans lesquels on ne s’interdit pas de penser l’avenir, d’imaginer des transformations radicales. À l’heure où la raison économique est toute-puissante, serait-ce de l’économie même que viendront les alternatives ? Mais quelle est la nature de cette confiance, sa motivation, son prix éventuel ? Certaines initiatives ne sont que la continuation du capitalisme par d’autres moyens.

L’altruisme est-il de l’égoïsme caché ? La réalité de l'altruisme est souvent niée, sous prétexte qu'il dissimulerait l'égoïsme. Ainsi, le sociologue américain Peter Blau (1918-2002), qui définissait la théorie de l'échange social comme un échange où l'un des deux partenaires peut s'engager sans connaître exactement la contrepartie qui lui sera proposée, affirmait : « Un apparent altruisme imprègne la vie sociale ; les gens sont désireux de faire du bien et de rendre la pareille. Mais sous ce désintéressement apparent, on peut découvrir un égoïsme sous-jacent ; la tendance à aider les autres est souvent motivée par l'attente qu'agir ainsi procurera des bénéfices sociaux. » D'autres, et notamment divers psychanalystes, donnent également à ce comportement une connotation négative. Ainsi, selon Anna Freud (1895-1982), la dernière des six enfants de Sigmund et Martha Freud, les personnes qui se dévouent aux autres le font par masochisme. Qu'en penser ?

La vie à pile ou face Recensé : Frédérique Leichter-Flack, Qui vivra qui mourra. Quand on ne peut pas sauver tout le monde, Albin Michel, 2015, 200 p., 16 €. On connaît la comptine, Il était un petit navire autrement appelée La courte paille : « Au bout de cinq à six semaines, les vivres vinrent, vinrent à manquer. On tira à la courte paille pour savoir qui, qui serait mangé… Le sort tomba sur le plus jeune ». Aussi étrange que cela paraisse, on continue de la murmurer, de la chanter dans les maisons, au pied du lit de nos enfants, alors qu’elle parle du choix effroyable d’avoir à en tuer un pour permettre aux autres de survivre. Or qu’y a-t-il de commun entre cette célèbre comptine et le dilemme du tramway fou qui joue aujourd’hui, en morale, le rôle de situation limite ? Le dilemme du tramway (ou « trolley problem ») Le dilemme du tramway est une expérience de pensée par laquelle on s’interroge sur la possibilité de sacrifier une personne pour en sauver plusieurs. La fécondité éthique de l’imagination

20150210_waldron Adam Sith Adam Smith a étudié les physiocrates (qu'il critiquera). Il appartient aux "Lumières Ecossaises" (Adam Ferguson, Francis Hutcheson). Il a rencontré Voltaire, les encyclopédistes français, Quesnay et Turgot. Il fut surtout lié toute sa vie avec Hume dont il fut l'exécuteur testamentaire. Cette partie a été rédigée par Xavier Dubois Adam Smith est né à Kirkcaldy, en Ecosse, baptisé le 5 juin 1723. Apport conceptuel. 1) La sympathie Dans la Théorie des sentiments moraux, Adam Smith explique que la nature de l'homme se caractérise d'abord par la sympathie qui se définit comme un « principe d'intérêt pour ce qui arrive aux autres », comme la « faculté de partager les passions des autres quelles qu'elles soient ». Un supplément de bonheur ajoute moins que ce qu'un sentiment de malheur nous retire. Cette propension à sympathiser avec la joie est à l'origine du désir d'améliorer sa condition, de l'ambition. La monnaie est neutre. Les principales œuvres. Index des auteurs

Qu'est-ce que la mondialisation ? Depuis le début des années 1990, la « mondialisation » désigne une nouvelle phase dans l’intégration planétaire des phénomènes économiques, financiers, écologiques et culturels. Un examen attentif montre que ce phénomène n’est ni linéaire ni irréversible. « Avant, les évènements qui se déroulaient dans le monde n’étaient pas liés entre eux. Dès l’Empire romain, une première mondialisation s’est organisée autour de la Méditerranée. Mais le processus n’est pas linéaire : la Première Guerre mondiale puis la grande dépression des années 1930 suscitent la montée des nationalismes étatiques, une fragmentation des marchés, le grand retour du protectionnisme. • L’internationalisation, c'est-à-dire le développement des flux d’exportation ; • La transnationalisation, qui est l’essor des flux d’investissement et des implantations à l’étranger ; D’abord et avant tout une globalisation financière L'avènement des doctrines libérales Comment en est-on arrivé là ? Le réseau plutôt que le territoire Notes

La dette est-elle une institution dangereuse ? Recensé : David Graeber, Dette : 5000 ans d’histoire, Paris, Les liens qui libèrent, 2013, 624 p., 29,90 € (David Graeber, Debt : The First 5000 Years, New York, Melville House, 2011). Compte tenu des crises de la dette qui touchent actuellement le monde occidental, de la crise des subprimes aux crises des finances publiques, il n’est guère surprenant qu’un ouvrage radical et compliqué traitant de l’histoire de la dette finisse sur la liste des bestsellers de l’année. L’auteur, David Graeber, est l’un des principaux intellectuels militant au sein des mouvements Global Justice et Occupy [1] ; il se définit lui-même comme un « anthropologue anarchiste [2] ». Depuis qu’il s’est vu refusé un poste permanent dans des circonstances controversées par l’université de Yale, il est professeur à la London School of Economics. Ce qui manquera aux économistes Une histoire de la dette et de l’argent durant le dernier millénaire La dette entraîne-t-elle la violence ? Dette et inégalité Bibliographie :

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