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Origine, nombre, financement... l'Etat islamique en cinq questions

Origine, nombre, financement... l'Etat islamique en cinq questions
Une trentaine de pays sont réunis, lundi 15 septembre, à Paris pour décider des moyens à mettre en œuvre dans la lutte contre l'Etat islamique, deux jours après que le mouvement djihadiste sunnite a revendiqué dans une vidéo l'assassinat d'un troisième otage occidental. Pour les Etats-Unis, l’EI, qui sévit actuellement en Irak et en Syrie, est « plus qu'un groupe terroriste ». Il « allie idéologie et sophistication militaire. Il est incroyablement bien financé. Cela va au-delà de tout ce qu'il nous a été donné de voir », estime le secrétaire américain à la défense, Chuck Hagel. Quelles sont les origines de l'Etat islamique ? C'est dans l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis en 2003 que l'organisation connue aujourd'hui sous le nom d'Etat islamique trouve ses racines. Dès 2004, le sunnite prend la tête de la branche locale d'Al-Qaida. Lire aussi le portrait (en éditions abonnés) : Al-Baghdadi, le « calife » du djihad Quel est son objectif ? Combien d'hommes compte-t-il dans ses rangs ?

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2014/09/15/origine-nombre-financement-l-etat-islamique-en-cinq-questions_4487306_3218.html

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Enquête. Ce que veut vraiment l’Etat islamique Cette grande enquête publiée dans The Atlantic offre un éclairage sans précédent sur les objectifs et les fondements idéologiques de Daech. Soutenant la thèse selon laquelle l’organisation se définit essentiellement par sa lecture littérale du Coran, elle a suscité de nombreuses réactions. En voici, en exclusivité, l’essentiel. Attentats de Paris. Les rebelles syriens condamnent les attentats Dans un communiqué conjoint, 99 factions armées en Syrie, dont le puissant Jaysh al-Islam (l'Armée de l'islam), ont condamné « dans les termes les plus forts » les attaques de Paris qui ont tué au moins 129 personnes. Le communiqué a qualifié l'opération coordonnée menée par l'EI d'« attaque criminelle contre les lois (islamiques) et les valeurs de l'humanité. » La plupart des groupes rebelles en Syrie combattent à la fois le régime de Bachar al-Assad et l'EI qui s'est emparé de larges pans de territoire en Syrie et en Irak. « Ce terrorisme ne diffère pas du terrorisme dont souffre chaque jour le peuple syrien depuis les cinq dernières années », ont ajouté les groupes rebelles. Ils ont appelé la communauté internationale à traiter l'origine du terrorisme en Syrie, estimant que « tout le monde » était « victime du maintien en place du régime d'Assad et de ses organisations terroristes » et pas seulement la Syrie.

Interview de Jérôme Fritel Jérôme Fritel a commencé sa carrière dans la presse écrite en 1985, d’abord à VSD, puis à L’Evènement du jeudi et à France-Soir, avant de passer à la télévision, en 2001, et de rejoindre l’agence Capa TV. Ses reportages ont été diffusés dans les émissions Le Vrai Journal puis L’Effet papillon sur Canal Plus. En 2008, il devient rédacteur en chef de l’émission hebdomadaire d’informations internationales L’Effet papillon. À partir de juin 2011, il se consacre à la réalisation de documentaire. Le tout-sécuritaire ne suffira pas C’est une évidence : le terrorisme se nourrit de la poudrière inégalitaire moyen-orientale, que nous avons largement contribuée à créer. Daech, « Etat islamique en Irak et au Levant », est directement issu de la décomposition du régime irakien, et plus généralement de l’effondrement du système de frontières établi dans la région en 1920. Après l’annexion du Koweït par l’Irak, en 1990-1991, les puissances coalisées avaient envoyé leurs troupes pour restituer le pétrole aux émirs – et aux compagnies occidentales. On inaugura au passage un nouveau cycle de guerres technologiques et asymétriques – quelques centaines de morts dans la coalition pour « libérer » le Koweït, contre plusieurs dizaines de milliers côté irakien.

Daech, portrait illustré Un compte-rendu précis : à la manière d’une entreprise cotée en bourse, les djihadistes de l’EIIL ont publié le 31 mars et pour la deuxième année consécutive, un rapport détaillé de 400 pages sur leurs actions menées de novembre 2012 à novembre 2013. Ils recensent 10.000 opérations armées, 1 083 assassinats, 4 465 explosions d'engins piégés, 30 check points, 8 villes conquises et plusieurs centaines de prisonniers libérés. Environ 15 000 combattants seraient impliqués dans le réseau. Certains ont été formés dans une base secrète de Jordanie par les États-Unis, dans le cadre de l'aide apportée aux insurgés contre le régime du président syrien Bachar el-Assad. Le rapport ne mentionne en revanche pas le nombre de combattants exact ni les modes et les montants de financement.

Attaques à Paris : qu’est-ce que l’état d’urgence ? Dans sa première déclaration après les attentats de vendredi 13 novembre, François Hollande a annoncé la mise en place de l’état d’urgence sur l’ensemble du territoire. Instauré par la loi du 3 avril 1955 : « L’état d’urgence peut être déclaré sur tout ou partie du territoire métropolitain ou des départements d’outre-mer, soit en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public, soit en cas d’événements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique. » L’état d’urgence est déclaré par décret en conseil des ministres et ne peut être prolongé au-delà de douze jours que par la loi. Les rumeurs prolifèrent sur les réseaux sociaux après les attentats de Paris C'est malheureusement presque devenu une habitude lors des événements de cette ampleur, des rumeurs et autres détournements sont largement diffusés sur les réseaux sociaux. Non, cette femme n'a pas échappé à trois attentats La même femme aurait donc échappé à plusieurs si l'on en croit le message qui accompagne un photomontage largement partagé ces dernières heures sur Twitter : la bombe du marathon de Boston, "shooting at school" et les attentats de Paris. © Capture d'écran Twitter

Syrie, Irak : la carte des offensives contre l'Etat islamique Alors que le groupe "Etat islamique" a revendiqué en deux jours les trois attentats meurtriers de Paris, de Beyrouth et de Bagdad, la semaine passée a vu les combattants en Syrie et en Irak remporter plusieurs offensives contre le groupe djihadiste. A l'Ouest, en Syrie, 1ère victoire de l'armée syrienne soutenue par les Russes à Alep. A l'Est, en Irak, attaque du fief de Ramadi par l'armée irakienne. Et au Nord, dans les deux pays, reconquête par les peshmergas kurdes de villes stratégiques. Cette carte fait le point sur la situation des forces qui luttent contre l'"Etat islamique" au Proche-Orient. Cette carte mis à jour le 15 nov à 20h est dynamique, zoomez, dézoomez, déplacez-vous avec votre souris et le bouton +/-.

Après les attentats, les intellectuels pensent la riposte LE MONDE | • Mis à jour le | Par Nicolas Truong Des idées pour tenter de comprendre les sombres temps dans lesquels nous sommes plongés. Des réflexions pour résister à la terreur et à la sidération. Daech - Naissance d’un État terroriste L’État Islamique en Irak et au Levant, Daech en arabe, contrôle aujourd’hui un territoire grand comme la moitié de la France, à cheval sur deux pays, la Syrie et l’Irak. Sa fortune est comparable à celle d’un pays africain. L’organisation est devenue une sorte d’État hors la loi qui attire militants et combattants du monde entier. Inconnue il y a un an, cette start-up du terrorisme, née en Irak sous l’occupation américaine, est devenue une multinationale de la terreur. Comment est apparue Daech et quel est son modèle économique ? Peut-elle encore étendre son territoire ?

Attaques à Paris : les rumeurs et les intox qui circulent Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Les Décodeurs Dans le sillage des fusillades à Paris et en région parisienne, de nombreuses réactions de soutien ont émergé sur les réseaux sociaux, mais aussi des rumeurs et de fausses informations. Le gouvernement a mis en garde contre la propagation de ces rumeurs et édité un guide de bonne conduite, les #MSGU, ou pratique des Médias sociaux en gestion d’urgence. Voici les principales, ainsi que l’explication de leur caractère erroné. 1. Non, quatre policiers n’ont pas été tués

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