
Arthur Rimbaud Poète français (Charleville 1854-Marseille 1891). Adolescent rebelle, poète précoce et génial, Arthur Rimbaud est un phénomène de la littérature. Son abandon de la poésie à l’âge de vingt et un ans, puis sa disparition aux confins de l’Afrique et de l’Asie, ajoutent à l’attrait du personnage qu’il s’est créé et qui obsède l’époque moderne. Véritable « voyant » – suivant le terme qu’il a choisi – il exprime les vertiges de l’hallucination dans une langue audacieuse et pure, et apparaît comme un jalon essentiel entre romantisme et surréalisme. Famille Père officier subalterne ; mère d’origine paysanne. Un enfant difficile et brillant (1854-1871) Arthur Rimbaud passe son enfance à Charleville, sous la surveillance d’une mère austère et exigeante. Les « Vilains bonshommes » (1871-1872) Fort du contact qu’il a établi avec les poètes Théodore de Banville et Paul Verlaine, Rimbaud arrive dans la capitale (15 septembre 1871). Avec Paul Verlaine (1872-1873) Dernière saison poétique (1873-1875) 1. 2.
Poésie Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La poésie est un genre littéraire très ancien aux formes variées, écrites généralement en vers, mais qui admet aussi la prose, et qui privilégie l'expressivité de la forme. Sa définition se révèle difficile, et varie selon les époques, au point que chaque siècle peut lui trouver une fonction et une expression différente aussi d'un poète à l'autre. La poésie s'est constamment renouvelée au cours des siècles avec des orientations différentes selon les époques, les civilisations, les aires culturelles et les individus. Histoire[modifier | modifier le code] Origines[modifier | modifier le code] Le mot poésie évoluera encore vers un sens plus restrictif en s’appliquant aux textes en vers qui font un emploi privilégié des ressources rhétoriques, sans préjuger des contenus : la poésie sera descriptive, narrative et philosophique avant de faire une place grandissante à l’expression des sentiments. Entre Apollon et Dionysos[modifier | modifier le code]
Charles Baudelaire Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Charles Baudelaire Charles Baudelaire par Étienne Carjat, vers 1862. Œuvres principales Au cœur des débats sur la fonction de la littérature de son époque, Baudelaire détache la poésie de la morale, la proclame tout entière destinée au Beau et non à la Vérité[3]. Éléments biographiques Charles Baudelaire, autoportrait, 1860. Le général Aupick (1789-1857), beau-père de Charles Baudelaire. Un an plus tard, sa mère se remarie avec le chef de bataillon Jacques Aupick. En 1831, le lieutenant-colonel Aupick ayant reçu une affectation à Lyon, le jeune Baudelaire est inscrit à la pension Delorme et suit les cours de sixième au Collège royal de Lyon. De retour à Paris, Charles s'éprend de Jeanne Duval, une « jeune mulâtresse » avec laquelle il connaîtra les charmes et les amertumes de la passion. Dessin de Courbet pour Le Salut public, 1848. Le 24 avril 1864, très endetté, il part pour la Belgique afin d'y entreprendre une tournée de conférences. Annexes
Anaphore (grammaire) Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Anaphore. En grammaire, une anaphore (du grec ἀναφορά, reprise, rapport) est un mot ou un syntagme qui, dans un énoncé, assure une reprise sémantique d'un précédent segment appelé antécédent. L'anaphore est un procédé fondamental qui participe à la cohérence d'un texte. L'anaphore peut éviter une répétition lexicale : Jean n'avait pas de stylo : je lui ai prêté le mien. Le pronom possessif « le mien » est une anaphore dont l'antécédent est le nom « stylo ». Selon le contexte, le choix de telle ou telle anaphore, pourra dissiper une éventuelle équivoque, ou bien, tout au contraire, produire une phrase susceptible de revêtir plusieurs interprétations — une amphibologie : Mon voisin a adopté un gros chien. Le pronom personnel « Il » est une anaphore. Mon voisin a adopté un gros chien. Mon voisin a adopté un gros chien. J'ai adopté un petit chien : cet animal est très affectueux. Portail de la linguistique
Paul Verlaine Paul Verlaine,photographie anonyme. signature Archétype du poète maudit (notion qu'il a lui-même forgée dans son essai de 1884 et 1888), Verlaine est reconnu comme un maître par la génération suivante. Son style — fait de musicalité et de fluidité jouant avec les rythmes impairs — et la tonalité de nombre de ses poèmes — associant mélancolie et clairs-obscurs — révèlent, au-delà de l'apparente simplicité formelle, une profonde sensibilité, en résonance avec l'inspiration de certains artistes contemporains, des peintres impressionnistes ou des compositeurs (tels Reynaldo Hahn, Gabriel Fauré et Claude Debussy, qui mettront d'ailleurs en musique plusieurs de ses poèmes). Biographie[modifier | modifier le code] Enfance[modifier | modifier le code] Entrée dans la vie adulte[modifier | modifier le code] Frédéric Bazille, Paul Verlaine (1867), huile sur toile, annotée « à mon cher ami le poète Paul Verlaine » », localisation inconnue[10]. Photographies de Paul Verlaine jeune, entre 1860 et 1870.
Vers Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Une notion difficile à définir[modifier | modifier le code] Il n'existe pas de propriété intrinsèque qui permette de distinguer, infailliblement et pour toutes les cultures, le vers du « non-vers ». Lorsque Maurice Grammont [1] tente de le définir comme : « un élément linguistique comptant un nombre déterminé de syllabes, dont certaines sont obligatoirement accentuées et dont la dernière assone [ou rime] avec la syllabe correspondante d'un ou de plusieurs autres vers. » on comprend bien que, non content de limiter sa définition au vers français, il en exclut par la même occasion le vers « blanc » (non rimé), ou le célèbre « Chantre », de Guillaume Apollinaire, dont l'unique vers serait bien en peine de rimer à quoi que ce soit : Et l'unique cordeau des trompettes marines. Cette définition exclut de même le « vers libre », dont le nombre de syllabes peut ne connaître aucune régularité. Vers et prose[modifier | modifier le code] [les mains vides
Alfred de Musset Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Musset. Biographie Enfance Né sous le Premier Empire, le 11 décembre 1810, Alfred de Musset appartient à une famille aristocratique, affectueuse et cultivée, lui ayant transmis le goût des lettres et des arts. Son père, Victor-Donatien de Musset-Pathay, est un haut fonctionnaire, chef de bureau au ministère de la Guerre, et un homme de lettres né le 5 juin 1768 près de Vendôme[3],[4]; aristocrate libéral, il a épousé le 2 juillet 1801 Edmée-Claudette-Christine Guyot-des-Herbiers[5], née le 14 avril 1780[6], fille de Claude-Antoine Guyot-Desherbiers. Son grand-père était poète, et son père était un spécialiste de Rousseau, dont il édita les œuvres. Jeunesse du poète Il fait preuve d'une grande aisance d'écriture, se comportant comme un virtuose de la jeune poésie. Vie sentimentale et théâtre S'il refuse la scène, Musset n'en garde pas moins un goût très vif du théâtre. Dernières années Sépulture Œuvres Romans Poésies
La terre est bleue comme une orange (L'amour la poésie) Paul Eluard Le globe terrestre Cliquer pour agrandir Poème La terre est bleue... "La terre est bleue comme une orange" est le 7ème poème du 1er chapitre "Premièrement" du recueil "L'amour la Poésie" Plan du commentaire composé I- L'image d'une terre céleste 1. Un fruit de fête l'orange 2. Commentaire composé rédigé Eluard a toujours eu le génie des titres et celui du recueil "L'amour la poésie", sans virgule retiendra notre attention. 2-La femme autre métaphore de la terre Lorsque "l'amour agile se leva", qui débute le chapitre "premièrement" la terre devint alors "bleue comme une orange", c'était la félicité. 3-Un amour folie La passion est désormais devenue douloureuse par le désamour de l'être aimé.
Stéphane Mallarmé Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Mallarmé. Stéphane Mallarmé Mallarmé photographié par Nadar en 1896. Étienne Mallarmé, dit Stéphane Mallarmé, né à Paris le 18 mars 1842 et mort à Valvins (commune de Vulaines-sur-Seine, Seine-et-Marne) le 9 septembre 1898, est un poète français. En 1887, il fait paraître une édition de ses Poésies qui montrent sa recherche stylistique comme dans le « sonnet en X » : Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx ou le sonnet en octosyllabes Une dentelle s'abolit (Une dentelle s'abolit // Dans le doute du Jeu suprême //A n'entrouvrir comme un blasphème //Qu'absence éternelle de lit.) Biographie[modifier | modifier le code] L'année suivante, il compose L'Après-midi d'un faune, qu'il espère voir représenter au Théâtre-Français, mais qui est refusée. À partir de 1874, Mallarmé, de santé fragile, effectue de fréquents séjours à Valvins près de Fontainebleau. Regards sur son œuvre[modifier | modifier le code] « (...)
Enthousiasme La bibliothèque libre. En Grèce ! en Grèce ! adieu, vous tous ! il faut partir ! Qu'enfin, après le sang de ce peuple martyr, Le sang vil des bourreaux ruisselle ! En Grèce, ô mes amis ! Ce turban sur mon front ! Allons ! Quand partons-nous ? Des armes ! Un navire, ou plutôt des ailes ! Menons quelques débris de nos vieux régiments, Et nous verrons soudain ces tigres ottomans Fuire avec des pieds de gazelles ! Commande-nous, Fabvier, comme un prince invoqué ! Toi qui seul fus au poste où les rois ont manqué, Chef des hordes disciplinées, Parmi les grecs nouveaux ombre d'un vieux romain, Simple et brave soldat, qui dans ta rude main D'un peuple as pris les destinées ! De votre long sommeil éveillez-vous là-bas, Fusils français ! Bombes, canons, grêles cymbales ! Eveillez-vous, chevaux au pied retentissant, Sabres, auxquels il manque une trempe de sang, Longs pistolets gorgés de balles ! Je veux voir des combats, toujours au premier rang ! Voir comment les spahis s'épanchent en torrent Allons !...
Victor Hugo Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Portrait de Victor Hugo par Nadar. Œuvres principales Victor Hugo Écouter, né le à Besançon et mort le à Paris, est un poète, dramaturge et prosateur romantique considéré comme l’un des plus importants écrivains de langue française. Victor Hugo occupe une place marquante dans l’histoire des lettres françaises au XIXe siècle, dans des genres et des domaines d’une remarquable variété[3],[4]. Victor Hugo a fortement contribué au renouvellement de la poésie et du théâtre. Biographie Enfance et jeunesse Maison natale de Victor Hugo à Besançon. Victor, Marie Hugo[9] est le fils du général d'Empire Joseph Léopold Sigisbert Hugo (1773‑1828), créé comte, selon la tradition familiale, par Joseph Bonaparte, roi d'Espagne et en garnison dans le Doubs au moment de la naissance de son fils, et de Sophie Trébuchet (1772‑1821), jeune femme issue de la bourgeoisie nantaise (voir maison natale de Victor Hugo). Jeune écrivain François–Victor naît en octobre 1828.
Parnasse (littérature) Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Parnasse. Le Parnasse, parfois appelé mouvement parnassien, est un mouvement poétique apparu en France dans la seconde moitié du XIXe siècle qui avait pour but de valoriser l’art poétique par la retenue, l'impersonnalité et le rejet de l'engagement social et politique de l'artiste. Le Parnasse apparaît en réaction aux excès lyriques et sentimentaux du romantisme imités de la poésie de Lamartine et d'Alfred de Musset (voire aussi les romanciers et dramaturges tels que Gérard de Nerval et Victor Hugo), qui mettent en avant les épanchements sentimentaux aux dépens de la perfection formelle du poème[1]. Pour les Parnassiens, l'art n'a pas à être utile ou vertueux et son seul but est la beauté. Le nom apparaît en 1866 quand l'éditeur Alphonse Lemerre publie le recueil poétique le Parnasse contemporain. Le nom Parnasse est, à l'origine, celui d'une montagne de Grèce.