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Le Web Camus

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Albert Camus, mémoire de la Libération : relire la quatrième lettre à un ami allemand « L’homme est périssable. Il se peut ; mais périssons en résistant, et si le néant nous est réservé, ne faisons pas que ce soit une justice ! » Obermann, lettre 90. Voici venir les temps de votre défaite. Je vous écris d’une ville célèbre dans l’univers et qui prépare contre vous un lendemain de liberté. Elle sait que cela n’est pas facile et qu’il lui faut auparavant traverser une nuit encore plus obscure que celle qui commença, il y a quatre ans, avec votre venue. Rapport des fronts, juin 1944 6 juin 1944, au large des côtes normandes, l’Opération Overlord est lancée par les troupes alliées. Sur le front est, l’héroïque armée soviétique, qui a déjà bloqué la percée nazie sur le territoire de l’URSS dès l’hiver 1941 lance un assaut démesuré sur un front de 300 kilomètres, perçant les lignes de défense d’un Reich aux abois par les pays de la mer baltique. Ces nuits de juillet sont à la fois légères et lourdes. Libération de Paris, aout 1944. Barricades, aout 1944. Où était la différence ?

Albert Camus. Justice à ses écrits libertaires Alexandre Anizy a publié un article, sur son blog de Médiapart, concernant l’ouvrage « écrits libertaires » d’Albert Camus récemment publié. Voir http: //blogs.mediapart.fr/blog/alexandre-anizy/300813/la-touche-libertaire-dalbert-camus Un article bienvenu sur un livre qui a embelli mes vacances et que je me permets de compléter. J’espère que son auteur ne m’en tiendra pas rigueur. Lecteur du Combat des années 60, je connaissais le Camus journaliste des années 45/47, mais pas le Camus ami des libertaires ni ses écrits dans leurs revues. Une belle découverte qui, du coup, place à mes yeux camus au dessus de bien des intellectuels d’hier et d’aujourd’hui. Comme le dit l’introduction : « les liens de Camus avec les antiautoritaires, ses amitiés avec la mouvance anarchiste, les conséquences de son œuvre pour la pensée sociale ont été oubliés, marginalisés, mis à l’écart ». Il y a beaucoup à garder de cette lecture. Il y a bien plus encore.

Albert Camus : ECRITS LIBERTAIRES (1948-1960) Albert Camus : ECRITS LIBERTAIRES (1948-1960) rassemblés par Lou Marin égrégores indigène En cette année du centième anniversaire de la naissance d'A. La très longue introduction de Lou Marin, chercheur allemand qui a travaillé à cet ouvrage pendant dix ans, et qui se cache avec humilité derrière ce pseudo qui évoque la tombe discrète d'A. Or, dans ses discours, dans ses articles, dans ses confrontations avec les autres intellectuels de son époque, l'on a la confirmation de sa fidélité à ses origines modestes, à son indéféctible fidélité à la classe ouvrière, à son refus de se soumettre à quelque dogme que ce soit, et à sa constante résistance. Résister, ce n'est pas seulement s'indigner, c'est surtout se révolter. Et en ces années où le PCF, auréolé de ses fusillés, mais soumis à Moscou, faisait la pluie et le beau temps dans l'intelligentsia française, il fallait avoir du cran pour oser prendre parti pour les hongrois révoltés que les chars de Khrouchtchev réussirent à mettre à merci.

La touche libertaire d'Albert Camus Cet automne, on va revoir Albert Camus sur les tables des librairies, lire les articles savants ou convenus dans les magazines influents, et puis entendre les hommages d'intellectuels narcissiques... nous en sommes déjà fort marris. Alors parlons du travail de Lou Marin sur les Ecrits libertaires d'Albert Camus (égrégores – éditions indigène, mars 2013, 337 pages, 18 €) Il faut le faire ici parce qu'ailleurs on vous bercera souvent avec des propos pompeux sur les sempiternelles questions de l'humanisme, l'absurdité, la querelle avec Sartre et ses sbires... bref, les papiers recyclés d'incorrigibles bachoteurs. Albert Camus mérite mieux, et grâce à Lou Marin, les lecteurs curieux vont pouvoir le situer dans son environnement intellectuel complet, c'est à dire avec le courant anarchiste qui l'a aussi inspiré. A propos de la violence : « Je crois que la violence est inévitable. A quoi il faut ajouter : « J'ai horreur de la violence confortable. A propos du journalisme : Alexandre Anizy

Albert Camus : portrait d'un penseur libertaire et nietzschéen Fléau de la gloire : nul ne connait les gens connus. Rappelons les cartes postales à notre bon souvenir : romancier et père de L’Étranger (le livre de poche le plus vendu en France), pied-noir, philosophe-pour-classes-terminales, prix Nobel, préfère sa mère à la justice, vous pouvez disposer… Les camusiens du monde entier refuseraient de dîner à la même table tant tout semble les séparer, sinon leur affection pour le penseur. Il fait la une des journaux libéraux et l’on se dispute son héritage, des disciples de l’OAS jusqu’aux milieux anarchistes. « L’image fabriquée de toutes pièces d’un Camus bien-pensant et occupé à parler de la révolte du haut d’un pupitre, confortable pour lui et inefficace pour tout le monde, est encore dure à mourir », écrivit Vertone dans L’œuvre et l’action d’Albert Camus dans la mouvance de la tradition libertaire. Un président français déclara en 2009 qu’il songeait à transférer le corps de Camus au Panthéon : on ne pouvait mieux l’achever. L’Absolu ?

Penser Camus en 2013 : à la rencontre des camusiens Que dire, encore, sur Camus ? Tant de livres, de thèses et d’articles ont déjà raconté le romancier, le philosophe, le dramaturge, le journaliste, l’Algérien et le Français, ou les deux en même temps, c’est selon. Tentons d’approcher, loin des litanies ministérielles et des oraisons d’usage, le Camus libertaire et nietzschéen, le Camus anticolonialiste mais réfractaire à l’indépendance nationale de sa terre natale, le Camus abolitionniste et l’enfant du peuple qui, sa brève existence durant, s’évertua de penser en prise avec la vie plus qu’avec les livres. L’historien Benjamin Stora, le philosophe Michel Onfray, le militant anarchiste Lou Marin, l’essayiste Hamid Nacer-Khodja, le rappeur Mystik et la professeure de littérature Ève Morisi nous accompagneront tout au long de cette évocation politique, philosophique et littéraire. Un compagnon de doute anarchiste Bons sentiments. Lou Marin Vous écrivez que les intellectuels ont tendance à « déradicaliser » Camus. Michel Onfray Benjamin Stora

Penser l’histoire contre la philosophie de l’histoire : sur La Peste et L’Homme révolté de Camus Plongé dans une époque qui n’admettait pas qu’on puisse « se désintéresser d’elle », comme il le dit lors de la conférence d’Upsal en 1957, Albert Camus n’a jamais envisagé l’art comme une « réjouissance solitaire » qui le séparerait de la communauté des hommes. Au contraire, c’est bien en tant qu’il partage « le malheur et l’espérance » de tous et qu’il est, comme chacun, « embarqué dans la galère de son temps », que l’écrivain a une légitimité de parole. Cette conscience d’appartenir à l’histoire – appartenance irréfutable, inévitable – anime Camus depuis ses premiers écrits. Mais elle s’accompagne aussi, dès le début, de la conviction que tout l’homme ne coïncide pas avec l’histoire : « Il est vrai [..] que nous ne pouvons échapper à l’histoire, puisque nous y sommes plongés jusqu’au cou. Notre étude ne se limitera pas cependant à L’Homme révolté. L’éternel présent de la peste La Peste et L’Homme révolté : « éloge de la présence » et réfutation du messianisme Ah !

albert camus Albert Camus Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour les articles homonymes, voir Camus. Albert Camus Albert Camus en 1957. Œuvres principales Compléments Son œuvre comprend des pièces de théâtre, des romans, des nouvelles, des films, des poèmes et des essais dans lesquels il développe un humanisme fondé sur la prise de conscience de l'absurde de la condition humaine mais aussi sur la révolte comme réponse à l'absurde, révolte qui conduit à l'action et donne un sens au monde et à l'existence, et « alors naît la joie étrange qui aide à vivre et mourir »[3]. Il ne se dérobe devant aucun combat, protestant successivement contre les inégalités qui frappent les musulmans d'Afrique du Nord, puis contre la caricature du pied-noir exploiteur, ou prenant la défense des Espagnols exilés antifascistes, des victimes du stalinisme et des objecteurs de conscience[5]. En marge des courants philosophiques, Camus est d'abord témoin de son temps, intransigeant, refusant toute compromission.

La vie d'Albert Camus Un enfant pauvre Les années de formation Camus est un adolescent heureux de vivre, sensuel, amoureux de la mer et des paysages algériens. Excellent nageur, c'est pourtant le football qui a sa préférence. 1928 : il entre au Racing Universitaire d'Alger 1929 : Camus lit Gide1930 : Il passe son baccalauréat. Journalisme et Résistance 1938/1940 : Camus, qui revendique son statut d'intellectuel, mais qui se veut également en prise directe avec le réel, trouve dans le journalisme un autre mode d'action et d'expression qui lui convient ; Camus fonde, avec Pascal Pia qui en est l'instigateur, le journal Alger républicain qui aussitôt tranche avec le silence complice des autres quotidiens. 1941 : Entre dans la Résistance à l'intérieur du réseau Combat où il sera chargé de missions de renseignements. Un écrivain humaniste La carrière de Camus est donc celle d'un psychologue et d'un moraliste. Retour à la page d'index du bac français | Retour à l'index de l'Étranger

Les femmes d'Albert Camus - Lire Camus fut-il un homme à femmes, un don Juan à rallonge, un simple cavaleur, un collectionneur impénitent, bref un séducteur ? Dans Le premier homme, manuscrit trouvé à sa mort, Albert Camus alias Jacques Cormery part à la recherche de son père mort en 1914. C'est sur les femmes qu'il tombe. On le sait, Camus force cet horizon barré et s'arrache à cette fatalité de la misère grâce à la culture. La première rencontre, c'est Simone Hié. Liaisons croisées et intrigues multiples Camus cultive aussi l'amitié féminine. Bientôt, il rencontre celle qui va devenir son épouse et la mère des jumeaux, Catherine et Jean. Dans Paris occupé, Camus rencontre "l'Unique", la comédienne Maria Casarès (voir encadré). En 1958, devenu "vieux" pour de bon, il rencontre Mi, mannequin chez Jacques Fath. N'oublions pas sa fille Catherine Camus, l'autre femme de sa vie.

Albert Camus, l'homme, le combattant, l'écrivain... Vous connaissez maintenant ce blog et son principe qui n’est pas de vous présenter la biographie d’un auteur dans sa totalité mais de vous donner envie de le découvrir par vous-mêmes avec des bribes de vie et des mots… L’auteur du jour, vous le connaissez tous, sinon ses écrits, par son aspect, assez bien habillé avec une inévitable cravate, bien peigné, et toujours cette éternelle cigarette à la bouche, ou la plume à la main. Camus, cigarette à la bouche, toujours … Son prénom, on ne le donne plus à personne, plus aucun bambin en 2014 ne se prénomme Albert, cherchez dans les cours de maternelle, d’école, dans les facs. Allez, vous trouverez peut-être un Alberto, la consonance italienne donnant un petit aspect exotique à ce prénom désuet. Lui, l’Albert en question, quand on lui a donné ce prénom bien français, il était assez répandu et pour bien faire on l’a accolé à un nom, bien français lui aussi : Camus. Il est pourtant né à Mondovi en 1913 en Algérie. Une graine de libertaire. .

L'autre Camus | Slate.fr En partant de la problématique du «care», la chercheuse Ève Morisi présente un Camus pour qui les hommes comptent plus que les dogmes. Albert Camus, le souci des autres Ève Morisi Acheter On connaît le Camus romancier, le Camus dramaturge, le Camus philosophe. Elle relit articles, correspondance et nouvelles, sous l’angle de l’idée du «souci», terme qui éclaire ce qui, d’après elle, représente un aspect trop souvent négligé de Camus: l’altruisme. L’auteur nous présente donc un écrivain fondamentalement tourné vers les autres, obsédé par l’idée de l’aide et de l’action réelle, et qui considère que l’engagement de l’artiste ne doit jamais être une posture intellectuelle, mais bien un impératif catégorique. L’auteur de l’essai a consacré sa thèse de doctorat à «La poétique et l’éthique de la peine de mort chez Hugo, Baudelaire et Camus» , et a également publié une anthologie des écrits de Camus qui relèvent de ce thème[1]. Nonfiction et Mathilde Weibel Partagez cet article

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