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E-learning, les 5 alertes de Meirieu

E-learning, les 5 alertes de Meirieu
Avec l'avènement du numérique, les pédagogues ont dû relever plus d'un défi. Comment intégrer les nouvelles technologies aux apprentissages ? S'agit-il d'une simple amélioration de l'existant, d'une plus-value qui rehausse la qualité de l'enseignement et de la formation ou carrément d'une refonte de nos prestations face à une génération hyper connectée ? Enrichissement du présentiel, hybridation des contenus, FAD, e-learning, applications portables et autres tablettes, réseaux sociaux etc., autant d'outils, de pratiques et d'usages qu'institutions et enseignants ne peuvent plus ignorer sans risquer d'être décalés par rapport au cours actuel des choses. Mais faut-il s'en convaincre encore, il y a toujours débat dans le milieu universitaire autour de la question pédagogique, notamment lors de la conception et mise en oeuvre de projets e-learning. Meirieu et le numérique : méfiance E-learning et pédagogie peuvent (vraiment) faire bon ménage Références : Related:  Courants pédagogiquesE-LEARNING + BLENDEDe-learning

Qu'est-ce que le connectivisme ? Les théories et les modèles de l'apprentissage se suivent et ne se ressemblent pas forcément; chacun présente une approche spécifique avec ses avantages et ses limites et on n'a pas toujours intérêt à adopter inconditionnellement l'une ou l'autre de ces approches. Le modèle transmissif où l'enseignant est le détenteur du savoir et s'évertue à le transmettre à un apprenant qui aspire à correspondre à un modèle a vu ses beaux jours décliner quoiqu'il soit encore appliqué dans des bastions réfractaires tels que certains espaces universitaires traditionnels (et les xMoocs). Le béhaviorisme, avec le balisage de l'apprentissage du plus simple au plus complexe avec force renforcements, positifs et/ou négatifs, des informations fournies juste à temps à l'apprenant et les remédiations pertinentes qui récupèrent tout retardataire vivra encore de très beaux jours et amènera des réussites ponctuelles satisfaisantes. Toutes ces approches correspondent à des pratiques courantes dans l'apprentissage.

Où va l'E-Learning ? Dans les établissements d'enseignement supérieur européens, l'e-learning progresse et bien peu d'universités désormais ne proposent pas au moins de la formation mixte associant enseignement en présence et à distance. En Afrique, les universités publiques et privées outrepassent leurs difficultés techniques et organisationnelles pour accroître l'usage des outils numériques de gestion et proposer un nombre croissant de cours et diplômes en ligne. Nécessité fait loi, dira t-on : quand on ne peut décidément plus ajouter un seul étudant dans l'amphi bondé, il faut bien trouver de nouvelles modalités de distribution des cours. Aux USA, plus de la moitié des élèves de secondaire ont déjà suivi un cours en ligne. De leur côté, les MOOCs rassemblent des centaines ou des milliers de personnes qui expriment un désir d'apprendre, sans contrepartie de temps ou d'argent, qu'on n'avait pas vu jusqu'ici. Illustration : Mihail Jershov, Shutterstock.com 21 septembre 2013 24 septembre 2013 23 septembre 2013

Formation blended (mixte): chacun cherche son mix Tout le monde est d’accord: l’unité temps-action- lieu est finie, place aux dispositifs de formations mixant plusieurs modalités, en différents temps, sur différents lieux. Mais comment décider du meilleur « mix »? Les réalisations des lauréats des récents E-Learning Excellence Awards nous donnent des pistes pour répondre. Ainsi que l’affirme Magali ARTECHE, chef de projet des E-Learning Excellence Awards, les dossiers déposés cette année par les candidats reflétent une grande maturité. Le cadrage du projet, le recentrage sur l’efficacité pédagogique, priment sur la recherche de l’effet de surprise. Des solutions moins couteuses de développement sont privilégiées, et les chefs de projet ont une double préoccupation: Les « parties »: utiliser au mieux chaque modalité pour répondre aux objectifs visés,Le « tout »: veiller à la cohérence du dispositif, de l’amont à l’aval. Premier enseignement, à la lecture des projets: il n’y a pas un , mais plusieurs mix. Un mix? Le mix accompagnement

Méthodes et modèles pédagogiques Frédéric Haeuw :"L’irruption massive des technologies et des réseaux dans la formation des jeunes et des adultes fait ressurgir de vieux débats sur les méthodes pédagogiques. Les Massive Open Online Courses, par exemple, sont généralement distingués en « xMOOC » plutôt basés sur une pédagogie transmissive de savoirs clairement identifiés dans des référentiels fermés, et en « cMOOC » dont les objectifs d’apprentissage sont plus ouverts et qui se basent sur le principe que ce sont les participants qui créent le contenu. On parle alors de méthodes pédagogiques, classées généralement en méthodes déductives (démonstrative, expositive …) ou inductives (active ou expérientielle), et l’on considère souvent que la méthode dépend de l’objet à construire ou à transmettre : les savoirs académiques se prêteraient davantage à une méthode déductive et les compétences à une méthode inductive. Les constructivistes répondent à cette question de manière radicalement opposée.

Du e-learning au Digital Learning : on y arrive ! La meilleure façon de démarrer le le e-learning dans l’entreprise… c’est de procéder a minima ! Il faut en effet que cette démarche réponde à une vraie problématique de l’entreprise ou de l’un de ses départements. Idéalement, il faudrait même aller au-delà, en s’assurant que l’objectif poursuivi par cette introduction du e-learning est bien aligné sur la stratégie de l’entreprise. La première condition garantit que le public sera au rendez-vous et qu’un ROI, même sommaire, pourra être présenté. La seconde débouche sur la promesse d’un développement du e-learning s’étendant au-delà d’une simple action isolée, et débouchant sur une vraie stratégie de formation. C’est à lui qu’il appartient en effet de choisir les KPIs (NDLR : Key Performance Indicators, indicateurs clés de performance) à même de suivre les progrès de sa stratégie. Xavier Voilquin

Communautés d'apprentissage, e-learning et MOOCs Sur son blog Pédagogie universitaire - Enseigner et Apprendre en Enseignement Supérieur, Amaury Daele propose un billet consacré aux communautés de pratique et d'apprentissage, qui contient principalement un diaporama intitulé "Développer des communautés d'apprentissage pour soutenir le e-learning". Ce diaporama est une ressource de formation; on y trouvera donc des adresses directes aux étudiants de M. Daele, qui ne nous intéressent pas nécessairement ici. Précisions toutefois que ces étudiants sont en réalité des enseignants et des formateurs qui se trouvent donc à la fois dans la posture de l'enseignant et dans celle de l'apprenant. Mais le diaporama comprend également de nombreux éléments utiles à tous ceux qui souhaitent mettre en place ou faciliter la mise en place de communautés de pratique ou d'apprentissage en soutien à un cours distribué à distance ou même en blended learning. Communauté de pratique ou d'apprentissage ? - La communauté est animée. Références : Daele, Amaury.

Constructivisme Le constructivisme est une théorie de l’apprentissage fondée sur l’idée que la connaissance est élaborée par l’apprenant sur la base d’une activité mentale. Cette théorie repose sur l’hypothèse selon laquelle, en réfléchissant sur nos expériences, nous nous construisons et construisons notre propre vision du monde dans lequel nous vivons. Développée par Jean Piaget (1964) en réaction au behaviorisme, la théorie constructiviste met en avant le fait que les activités et les capacités cognitives inhérentes à chaque sujet lui permettent de comprendre et d’appréhender les réalités qui l’entourent. Ainsi, une personne confrontée à une situation ou à un problème donné va être amenée à mobiliser un certain nombre de structures cognitives, nommées schèmes opératoires. L’enseignement constructiviste est fondé sur la croyance que toute personne apprend mieux lorsqu’elle s’approprie la connaissance par l’exploration et l’apprentissage actif, les mises en pratique remplaçant les manuels.

Tribune Blended learning : la formation multimodale à destination des populations nomades par Olivier Ferhat Pour répondre aux besoins découlant des modifications de l’organisation du travail en entreprise, la formation a pris le pli des nouvelles technologies. En associant e-learning et formation en présentiel, qu’elle soit physique ou virtuelle, le blended learning a recours à l’apprentissage multimodal pour fournir une pédagogie adaptée à l’environnement de l’apprenant. Le e-learning a longtemps rassemblé tout ce qu’il pouvait y avoir de digital dans la formation. C’est ce qu’offre le blended learning, en réunissant des activités de formation dites « synchrones » et « asynchrones ». Les employés n’ont plus le temps de suivre des parcours e-learning de 15 heures ou d’être en formation en entreprise sur 3 jours. Il existe trois types de populations nomades : un premier type qui regroupe les personnes équipées de PC, tablette, smartphone avec accès au réseau ; celles-ci accèdent aux ressources, en ligne. Le "mobile learning" prépare l’avenir Olivier Ferhat Pour en savoir plus www.demos.fr

Où va l'E-Learning ? Dans les établissements d'enseignement supérieur européens, l'e-learning progresse et bien peu d'universités désormais ne proposent pas au moins de la formation mixte associant enseignement en présence et à distance. En Afrique, les universités publiques et privées outrepassent leurs difficultés techniques et organisationnelles pour accroître l'usage des outils numériques de gestion et proposer un nombre croissant de cours et diplômes en ligne. Nécessité fait loi, dira t-on : quand on ne peut décidément plus ajouter un seul étudant dans l'amphi bondé, il faut bien trouver de nouvelles modalités de distribution des cours. Aux USA, plus de la moitié des élèves de secondaire ont déjà suivi un cours en ligne. De leur côté, les MOOCs rassemblent des centaines ou des milliers de personnes qui expriment un désir d'apprendre, sans contrepartie de temps ou d'argent, qu'on n'avait pas vu jusqu'ici. Illustration : Mihail Jershov, Shutterstock.com 21 septembre 2013 24 septembre 2013 23 septembre 2013

Socio-constructivisme Ce mouvement pédagogique est à la base des principes du social learning. Mais de quoi s’agit il ? En réalité, il font suite aux travaux de Piaget, et démontrent que le processus d’assimilation/accommodation est en réalité assuré par une médiation sociale dans laquelle l’apprenant est co-auteur dans l’acquisition de la connaissance. Ainsi, l’environnement social, affectif, émotionnel joue un rôle primordial dans le développement cognitif de l’enfant et de l’adulte. Dans cette perspective, il est important de mettre en avant le fait que les acteurs de la construction et du développement intellectuel de l’individu sont bien évidemment les parents et les professeurs mais également les autres élèves de la classe. Ainsi le processus d’apprentissage comporte plusieurs dimensions : la capacité cognitive de l’individu en terme de développement neuronal par exemple mais aussi la richesse des interactions sociales dont il pourra bénéficier. A consulter ici

E-learning et blended-learning XEnvoyer cet article par e-mail E-learning et blended-learning XEnvoyer cet article par e-mailE-learning et blended-learning Le e-learning pur et dur est largement supplanté par le mix formation à distance et présentiel L’e-learning est à la peine en France. L’e-learning pur, désormais has been ? Le concept de blended learning ne se limite donc pas uniquement à un mix entre présentiel et e-learning. En somme, du présentiel en passant par le distanciel ou les outils communautaires et de communication, le blended-learning n’a pas son pareil pour mixer l’ensemble des ingrédients. Après l’e-learning Pendant de longues années, la formation présentielle traditionnelle, vaste terrain de jeu ancré dans une culture française forte de la formation académique, a dominé. Rapidement, de nombreux salariés se sont montrés réfractaires à ce type d’apprentissage à distance. Panacée ? Le blended permet également de penser l’apprentissage comme un processus dans le temps. Par Pierre-Jean Leca

Les 7 règles de base pour réaliser une carte heuristique Voici les règles fondamentales pour concevoir et réaliser une carte heuristique efficiente 1 La feuille de papier est utilisée dans le format paysage. La feuille de papier sera orientée dans le sens panoramique, car nous avons une vision plus large que haute. Un dernier point, elle est de préférence sans lignes et sans carreaux. 2 Le cœur est beaucoup plus qu’un titre simplement informatif. Il doit posséder un pouvoir évocateur puissant. Il n’est pas enfermé dans un cadre ou un cercle, il inspire l’ouverture Une image est préférable à un mot. Pour des raisons pratiques, le cœur est bien au centre de la feuille pour que les branches puissent être ramifiées tout autour de façon équilibrée, ni trop sur un côté, ni trop en haut ou en bas. 3 Les branches sont par défaut de forme organique (qui s’inspire de la nature). Une forme trop rigide et anguleuse évoque instantanément une procédure. Pour économiser de l’espace, la longueur des branches est identique à celle des mots. Frédéric Le Bihan

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