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L'école doit s'adapter au XXIème siècle

L'école doit s'adapter au XXIème siècle
Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Didier Schmitt (Conseiller scientifique auprès du Président de la Commission européenne) Du fait de la progression démographique et du développement des classes moyennes dans le monde, les systèmes éducatifs vont devoir former, d'ici 2050, autant d'étudiants que durant toute l'histoire de l'humanité réunie. D'ici là, « l'infosphère » continuera son expansion vertigineuse ; la masse de connaissances double déjà tous les deux ans. Il est donc grand temps d'anticiper et de repenser la valeur ajoutée de l'enseignement futur. L'éducation est censée préparer la jeune génération à l'avenir. Pour de multiples raisons, l'éducation s'est focalisée sur la spécialisation, mais la grande majorité des jeunes n'auront pas « un » emploi, mais « des » emplois tout au long de leur vie, surtout si l'on considère l'accélération des technologies et le fait que les enfants qui terminent leurs études maintenant ne seront à la retraite qu'après 2070. Related:  Réflexions et formation continueEnjeuxPlan numérique

Les futurs enseignants et les TIC AVANT leur premier cours en TIC: résultats préliminaires Le contexte du premier projet de recherche par rapport auquel j'ai présenté au 2e Colloque International sur les TIC en éducation du CRIFPE de la semaine dernière est bien connu de tous. Si je devais le résumer en quelques lignes, j'écrirais que les TIC prennent de plus en plus de place dans nos vies. Dans ce contexte, former les jeunes aux TIC devient essentiel. J'expliquerais ensuite que les gouvernements sont nombreux à avoir délégué la formation des jeunes par rapport aux TIC aux enseignants en ajoutant des compétences ou des savoirs liés aux TIC dans les curriculums de formation. Dès ce moment, la formation des enseignants dans ce domaine gagne en importance. Comme intervenant dans la formation initiale des enseignants à l'UQAC et chercheur intéressé par les TIC, je me suis récemment impliqué dans un projet de recherche qui s'intéresse à cette problématique et qui est financé par la CRIFPE. Se sentent-ils compétents par rapport à 29 outils technologiques? Mes conclusions?

Le CNNum et l'école: "L'école numérique n'est pas l'école des tablettes" Le Conseil national du numérique (CNNum) a rendu public ce vendredi Jules Ferry 3.0, le rapport du groupe de travail sur l'école de demain, "créative et juste". Sophie Pène, qui l'a "piloté", et Ludovic Blecher, l'un des ses membres et directeur du Fonds pour l'Innovation Numérique de la Presse Google, s'expliquent sur son contenu. Et taclent en passant François Hollande: des tablettes pour tous, oui, mais pourquoi faire? Pourquoi le Conseil national du numérique s'intéresse-t-il à l'école? Ludovic Blecher: Le conseil s'est auto-saisi parce que c'est son rôle de porter un regard, des idées, de proposer, de se pencher sur ces questions. Votre rapport dépasse largement les seules questions d'apprentissage des langages informatiques ou de l'équipement des écoles... LB: Quand on parle numérique, la plupart des gens voient un ordinateur. Sophie Pène: L'école numérique n'est pas une école des tablettes, c'est l'école des nouveaux rapports sociaux, et notamment d'une société en réseau.

Les 31 nouveaux défis pour le collège, mais aussi pour l’École et l’Université Pour tout vous dire, j’ai un peu de mal avec la réforme du collège telle qu’elle fut mise au débat et telle qu’elle a été décidée récemment. Les arguments avancés sérieusement — je n’ai tenu strictement aucun compte des pitreries politiques assénées par les anciens ministres de l’Éducation nationale — ne m’ont guère convaincu, ni dans un sens, le statu quo d’un collège dont on sait qu’il est très inégalitaire, ni dans l’autre, les supposées avancées de la dernière mouture annoncée. La peur des échanges interdisciplinaires Quand on lit, par exemple, qu’une grande partie des professeurs est encore opposée à ces fameux EPI (enseignements pratiques interdisciplinaires), il y a de quoi se faire sérieusement du souci. Je vous rappelle qu’il s’agit de consacrer une partie du temps global d’enseignement, un cinquième en principe, à des travaux pédagogiques plus pratiques où les élèves seraient mis en activité. C’est de ça que le SNES a peur ! Le numérique propose bien d’autres défis Articles liés

La fin de l'Ecole ? A quoi sert le lycée ? Selon une enquête d'abord à se faire des relations. Parce que quand il s'agit de mieux comprendre le monde, pour les lycéens cela passe d'abord par Internet ou la presse écrite avant le lycée. C'est une des révélations des auteurs de "La fin de l'école". François Durpaire est maître de conférences en sciences de l'éducation et aussi consultant média très connu. Pour eux la fin de l'Ecole renvoie à la mise en question des projets de l'Ecole traditionnelle. Ce n'est pas la première fois qu'on évoque la fin de l'Ecole. Evidemment ce n'est pas une idée nouvelle. On est à la période de la rentrée scolaire. Vous expliquez dans votre livre que les lycéens voient le lycée avant tout comme un lieu de socialisation. Il nous a paru intéressant de demander aux élèves à quoi est utile le lycée. Peut on dire que le rôle de l'Ecole future c'est d'apprendre à traiter l'information ? L'Ecole a un projet collectif : créer la nation. Précisément ces projets n'aboutissent pas.

L’infobésité, une pandémie à traiter - Blogs Intelligence économ Les éditeurs de solutions de gestion des connaissances et autres structures conseil dans l’amélioration des processus décisionnels émettent régulièrement des analyses sur le problème de la surcharge informationnelle qui guette les travailleurs du savoir. Nos cousins du Québec ont substitué au concept d’« information overload » celui d’infobésité pour désigner cette surabondance de la matière première : la data, la donnée. Cette surcharge informationnelle est - pour les entreprises - génératrices de coûts (The Hidden Costs of Information Work" IDC - mars 2005). Certaines études vont jusqu’à avancer l’idée que les décideurs sont soumis à un stress croissant devant l’équation : accumulation du volume des données à traiter + processus de sélection et de validation complexifié = difficultés à prendre les bonnes décisions. Alors comment mettre de l’ordre dans cette masse informationnelle protéiforme ? S’il vous plaît... dessine-moi un système d’intelligence organisationnelle »

Repenser la relation prof-élève | Daphnée Dion-Viens «L'enseignement, ce n'est pas une science exacte. On travaille avant tout avec des humains. Au cours des dernières années, avec l'arrivée de la réforme, on a beaucoup été centré sur les nouveaux programmes, les grilles d'évaluation. On ne connaissait plus nos jeunes. Le côté humain avait été évacué. Maintenant, on revient à l'essentiel. Dominic Charest est prof de mathématiques en cinquième secondaire à l'école secondaire Chanoine-Beaudet, située à Saint-Pascal-de-Kamouraska. Il y a quatre ans, la commission scolaire Kamouraska-Rivière-du-Loup a mis sur pied un plan d'action pour diminuer le décrochage. «Avant de s'occuper du volet académique, il faut s'occuper du volet affectif. Formations Richard Robillard, psychoéducateur et chargé de cours à l'Université de Sherbrooke, a été appelé en renfort. Résultat : au quotidien, chaque enseignant a été invité à adopter de petits gestes qui font une grande différence. Baisse du taux de décrochage Martine Lavoie croit aussi que ça se développe.

Jules Ferry 3.0 : la refondation par le numérique ? La publication du rapport d’octobre 2014 du CNNum (conseil national du numérique), Jules Ferry 3.0 Bâtir une école créative et juste dans un monde numérique[1] pourrait passer pour un ajout de plus à la très longue liste des rapports écrits sur le numérique à l’école. Or, il n’en est rien, tant ce rapport s’inscrit dans une approche qui n’est pas exclusivement technique, économique, sociale, pédagogique, ou culturelle, mais qui est marquée du sceau de la complexité. Le titre provocateur, Jules Ferry 3.0, n’est pas qu’une formule marketing. En effet, le rapport met en avant ce que la concertation de 2012 sur la refondation de l’école avait pointé, et que les résultats de enquête PISA ont confirmé en 2013 : « le système scolaire ne va pas bien. Il ne passe pas par pertes et profits ni ce qui a été institutionnellement accompli, ni le potentiel d’innovation et d’expérimentation des enseignants. « - son cadre franco-français, Quels sont les axes forts des préconisations du rapport ?

Le numérique à l’école : la France, exemple ou exception ? En ce début d’année 2015, deux publications permettent de faire un point sur le numérique à l’école : le numéro 67 de la Revue internationale d’éducation de Sèvres (RIES)[1], la note d’information n° 2 de la direction de l’évaluation de la performance et de la prospective (DEPP) du ministère de l’éducation nationale[2]. Parmi les enseignements qu’il est possible de tirer des contributions de neuf pays situés sur les cinq continents dans le dossier Pédagogie et révolution numérique de la RIES, nous avons souligné, dans notre billet du 22 janvier, « la nécessité de mettre au coeur des politiques nationales le développement professionnel des enseignants. Tel est le cas aux Pays Bas, où la politique nationale a été conçue selon un modèle d’équilibre à quatre : vision pédagogique, expertise et développement professionnel des enseignants, contenus et applications, infrastructure. L’ordre de ces quatre éléments, ajoutions-nous, n’est pas indifférent pour un lecteur français.

Internet bouleverse-t-il vraiment l'éducation? Les innovations numériques vont-elles changer en profondeur le système éducatif? Emmanuel Davidenkoff. A chaque fois qu'une nouveauté intervient, un chercheur ou un expert anticipent un bouleversement de l'école. L'électrification des lignes de trains aux Etats-Unis devait modifier la carte scolaire américaine avec la possibilité de regrouper dans des écoles immenses les enfants venus des campagnes. En fait, l'administration américaine a simplement construit des écoles dans les villages. Les mêmes projections ont été faites avec l'arrivée de la télévision, susceptible de faire table rase du passé. Arrive un véritable "tsunami éducatif", pour reprendre la formule du patron de Stanford. Marcel Gauchet. L'accès immédiat de chacun à toute l'information disponible, quel stimulant pédagogique ! E.D. M.G. Le médium numérique ne va-t-il pas changer la manière d'enseigner? M.G. Et puis, la surabondance de cette information facile d'accès change la hiérarchie des tâches. E.D. E.D. M.G. E.D. M.G.

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