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"Les jeux vidéo et les réseaux sociaux modifient le rapport à l'espace, au temps, à la construction de l'identité"

"Les jeux vidéo et les réseaux sociaux modifient le rapport à l'espace, au temps, à la construction de l'identité"
LE MONDE pour Le Monde.fr | | Par Chat modéré par Emmanuelle Chevallereau Dans un chat sur LeMonde.fr, lundi 28 février 2011, Serge Tisseron, psychiatre et psychanaliste, spécialiste des nouvelles technologies, a estimé que les parents doivent réguler l'utilisation des écrans par leurs enfants au quotidien car "une fréquentation excessive peut nuire à d'autres activités". Nous publions l'intégralité de ce débat. A lire également sur ce sujet l'enquête de Pascale Krémer intitulée Ados accros, parents à cran, parue dans Le Monde Magazine daté 26 février. Ice Berg : Les "psy" constatent-ils une augmentation des consultations pour des problèmes relationnels ou de comportement liés à l'utilisation grandissante et précoce des écrans ? Oui, les psychologues et les psychiatres sont aujourd'hui énormément consultés pour l'usage jugé excessif des jeux vidéo ou des nouveaux réseaux sociaux. Pol : Comprenez-vous l'angoisse des parents sur ce sujet ou la trouvez-vous disproportionnée ? Related:  Ados et réseaux sociauxDoc

L’usage des médias sociaux chez les jeunes : les deux côtés de la médaille Utiliser les médias sociaux représente l’une des activités les plus courantes chez les jeunes d’aujourd’hui. Un récent sondage mené aux États-Unis démontre que 51 % des adolescents se connectent à leur réseau social favori au moins une fois par jour et que 22 % des jeunes le font plus de 10 fois quotidiennement (Common Sense Media, 2009). Les sites comme Facebook, YouTube ou Twitter, qui se sont développés à grande vitesse au cours des dernières années, s’avèrent hautement populaires auprès des jeunes, notamment parce qu’ils leur offrent l’opportunité de se divertir, mais également de communiquer entre eux (O’Keeffe et Clarke-Pearson, 2011). Un rapport clinique paru dans la revue américaine Pediatrics (2011) met en perspective les différents impacts des médias sociaux sur les enfants, les adolescents et les familles. Possibilité de développer des habiletés sociales et d’améliorer la communication Une belle opportunité d’apprentissage Accessibilité à de l’information portant sur la santé

La honte selon Tisseron (psychanalyse) . La honte comme un sentiment social, selon Serge Tisseron Je trouve intéressant le point de vue de Tisseron concernant le sentiment de la honte, d’autant plus que c’est le point de vue d’un psychanalyste qui définit la honte comme un sentiment social. Pour la psychanalyse, la honte est éprouvée au moment de l’Œdipe, lorsque l’enfant désire le parent du sexe opposé, et qu’il a la honte de ce désir et de ne pouvoir rivaliser avec le parent du même sexe, qui est perçu comme supérieure à lui. Lorsque le sujet ressent de la honte dans sa vie d’adulte c’est lié à la projection d’instances parentales sur des personnages ou des institutions, une répétition donc de la honte éprouvée au sein de la famille en lien avec les imagos parentales. Tisseron nous dit que l’enjeu de la honte est le risque d’exclusion. Tisseron dit clairement que certaines théories psychanalytiques peuvent empêcher la personne de pouvoir symboliser ce qui a été à l’origine de ce sentiment. 1. 2. 3.

A cran face aux écrans LE MONDE pour Le Monde.fr | • Mis à jour le Tous les parents le constatent. Les écrans envahissent le foyer, et absorbent une part sans cesse croissante du temps libre de leurs enfants. Nous avons souhaité savoir comment les lecteurs du Monde.fr percevaient ce foisonnement numérique au sein de leur cellule familiale. Ces questions posées sur le site Internet du Monde ont reçu une centaine de réponses en quelques heures, preuve que le sujet tracasse bien des parents, surtout lorsque leur progéniture entre en préadolescence. Tonalité générale des interventions : ces écrans suscitent bien des conflits au sein de la famille, déstabilisent, nuisent au dialogue. "Les parents doivent montrer l'exemple" par Julien Nous essayons de limiter l'usage des écrans : pas plus de 2 heures de télévision par jour, et nous sélectionnons les programmes (pas de violence). Garder des "moments à l'ancienne" par Catherine Notre propre usage de ces écrans en tant que parents est aussi un point de repère pour eux.

La santé des ados à la loupe - Publication des données françaises de l’enquête Health Behaviour in School-aged Children (HBSC) Pour la première fois, l’étude HBSC apporte des éléments de réponse à ces questions. Si l’influence d’internet et des portables est manifeste, elle n’est pas toujours négative et certains constats se rejoignent dans les différents pays participant à cette étude. L’enquête HBSC est la seule existante qui passe au crible les comportements santé des adolescents dans plus de 40 pays. Ces résultats permettent d’obtenir une cartographie précise des comportements des jeunes de 11 à 15 ans et d’en mesurer l’évolution. Le volet français est coordonné par le service médical du rectorat de Toulouse sous la responsabilité des docteurs Godeau et Navarro avec la collaboration et le soutien financier de l’Institut National de la Prévention et de l’éducation pour la santé (Inpes), ainsi que de l’INSERM U1027 et de l’OFDT. L’influence des technologies de l’information et de la communication (TIC) sur la sphère sociale des adolescents L’influence des TIC sur la sexualité des adolescents Consulter :

Empathie : le danger des mystifications L’empathie semble bien placée pour devenir le dernier concept à la mode. Mais pourquoi tant d’engouements ? Parce que nous avons tous envie d’y croire ! Et pour rendre l’empathie encore plus désirable, certains auteurs, comme Jeremy Rifkin, n’hésitent pas à la caricaturer et à la présenter comme une formidable force altruiste. Pourtant, les diverses recherches menées actuellement en neuro physiologie sont formelles : si l’empathie est bien la capacité de percevoir les états mentaux de l’autre, elle n’est pas la tendance à s’en préoccuper. 1. Tout d’abord, l’empathie n’est ni la sympathie, ni la compassion ni l’identification. L’empathie peut en effet être représentée sous la forme d’une pyramide constituée de trois étages superposés, correspondant à des relations de plus en plus riches, partagées avec un nombre de plus en plus réduit de gens (Tisseron S., 2010). Le premier de ces étages est l’empathie directe (ou unilatérale). Le second étage de l’empathie est l’empathie réciproque. 2.

Des jeux, une chaîne et 17 380 fans Ç a fait environ 21 fois le nombre d’élèves à mon lycée. Ou bien un quart, à peu près de la population calaisienne. Quand j’y pense, c’est assez surprenant ». 17 380 personnes attirées par les jeux vidéo et qui suivent au quotidien les aventures du Calaisien dans son univers. 17 380 amateurs qui suivent les vidéos de Paul, alias PaulArovids, dont les premières paroles sont le désormais traditionnel « Yo Les Bitcheeeeez ». Car la chaîne ChooseAGame est née assez récemment ; au mois de novembre. L’an dernier, la rencontre entre les deux jeunes hommes s’est faite dans les allées du forum Gambetta. « Il est très simple, accessible, et n’a pas été avare en conseils ». Désormais, Paul mène une double vie. C’est que Paul est en train de tourner une vidéo sur Minecraft, un jeu qui plonge le joueur dans un univers de cubes et de pixels. Pour en savoir plus, il faut se rendre au Virtual 6.0, à la rencontre de celui qui affole les compteurs de la toile.

Serge Tisseron Cela évoque bien sûr quatre étapes essentielles de la vie des enfants : 3 ans, c’est l’admission en maternelle, 6 ans, l’entrée en CP, 9 ans, l’accès à la maîtrise de la lecture et de l’écriture, et 12 ans l’âge où il trouve ses repères en collège. Mais ce sont aussi d’excellents repères pour savoir à quel âge et comment introduire les différents écrans dans la vie de nos enfants. En effet, de la même façon qu’il existe des règles pour l’introduction des laitages, des légumes et des viandes dans l’alimentation d’un enfant, il est possible de concevoir une diététique des écrans, afin d’apprendre à utiliser correctement les écrans comme on apprend à bien se nourrir. Télécharger les affiches Les affiches de la campagne sont téléchargeables en cliquant ici (ou à défaut, contact : serge.tisseron@gmail.com). Commander les affiches Les affiches peuvent être demandées en version papier aux éditions éres : a.bardou@editions-eres.com, ou bien 05 61 75 40 82. Personnaliser les affiches

Cyberdépendance: «Le véritable danger, c'est l'isolement» La cyberdépendance est-elle la nouvelle menace venue du Web? C'est ce que semble indiquer un rapport parlementaire rendu public ce mercredi. Elisabeth Rossé est psychologue au centre médical Marmottan, où elle prend en charge des cyberaddicts. Elle explique le phénomène pour 20minutes.fr. Qui sont les cyberdépendants? Tout dépend du type d'addiction. Comment sait-on qu'on est cyberdépendant? Quels sont les risques? Comment les adolescents deviennent-ils accros aux MMORPG? Certains sont-ils plus vulnérables que les autres? Que faut-il faire? Le mot de la fin? 6 clés pour comprendre comment vivent les ados sur les réseaux sociaux Dans son livre, la chercheuse danah boyd explore la vie des jeunes sur Internet. Nous lui avons demandé des pistes pour comprendre leur comportement. Après dix années de travail auprès de jeunes Américains, danah boyd, blogueuse sans majuscule, chercheuse chez Microsoft Research et professeure associée à l’université de New York, publie un livre pour éclairer l’usage que les adolescents ont des réseaux sociaux. It’s complicated : the social lives of networked teens (disponible gratuitement en anglais, en attendant une traduction en français) veut expliquer aux parents ce que font concrètement leurs enfants sur Internet, s’attachant à démonter plusieurs fantasmes et à nuancer les risques les plus couramment évoqués (cyberaddiction, perte d’identité, disparition de leur vie privée, harcèlement, mauvaises rencontres). It’s complicated, du nom d'un statut Facebook, illustre toutes les facettes de cette vie en ligne qu’ont ces adolescents aux yeux rivés sur leur smartphone. 1. 3. 4. 5. 6.

pedagojeux.fr | LE JEU VIDÉO DÉSOCIALISE-T-IL ? - pedagojeux.fr Par Serge TISSERON, psychiatre L’usage problématique des jeux vidéo peut être considéré comme un symptôme de la dépression[1], mais tous les joueurs excessifs ne sont pas des déprimés ! Le danger, c’est la pathologie sous jacente. 1. Le seul critère du temps passé est un mauvais indicateur Il ne semble pas y avoir de lien entre la quantité d’amis ou la difficulté à s’en faire de nouveaux et le fait d’être un usager de jeux vidéo passant plus de 4 heures par jour, c’est-à-dire pouvant être considéré selon les critères classiques comme « excessif ». 2. À l’adolescence, le jeu vidéo est très souvent excessif, mais rarement pathologique, pour au moins trois raisons. Un avenir virtuel Tout d’abord, l’adolescent est embarrassé par une anatomie qui change trop vite et par des poussées émotionnelles par lesquelles il craint d’être submergé. L’immaturité du système de contrôle des impulsions Le nouvel habit de la crise d’adolescence 3. 4. La première concerne sa façon de jouer.

Les adolescents attentifs à leur vie privée sur les réseaux sociaux Les adolescents sont plutôt conscients de l'impact que peuvent avoir les réseaux sociaux sur leur vie privée, même s'ils ne maîtrisent pas toujours les outils permettant de gérer leurs communications en ligne : c'est l'un des principaux enseignements d'un sondage réalisé par TNS Sofres pour le compte de la CNIL et des associations Action innocence et UNAF, auprès de 1 200 enfants et adolescents de 8 à 17 ans. Selon l'enquête, l'utilisation des réseaux sociaux devient courante à partir du collège : 57 % des collégiens ont ouvert un compte, principalement sur Facebook (Skyblog n'est plus cité que par 3 % des sondés). Mais chez les 8-12 ans, à qui l'accès au réseau social est théoriquement interdit, près d'un enfant sur cinq a créé un compte, le plus souvent avec l'accord des parents. Mais l'enquête montre également qu'en moyenne les jeunes – et surtout les adolescents – sont plus conscients des enjeux de protection de la vie privée que leurs parents.

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