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Pourquoi la déflation est-elle tout sauf une bonne nouvelle ?

Pourquoi la déflation est-elle tout sauf une bonne nouvelle ?
Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Mathilde Damgé C'est l'augmentation des prix en juillet (par rapport à juillet 2013) dans la zone euro, soit le rythme d'évolution le plus faible depuis quatre ans et demi. Se faisant l'écho des déclarations, vendredi 1er août, de son premier ministre, Manuel Valls, François Hollande, dont les propos ont été rapportés par Le Monde, a estimé qu'il y avait un « vrai risque déflationniste » : « En France, l'inflation n'a jamais été aussi basse. Or, si une faible croissance pèse sur les rentrées fiscales, une faible inflation a également des conséquences budgétaires négatives sur les recettes comme sur la dette. » M. Mais pourquoi la déflation fait-elle peur ? Ce phénomène concerne en réalité tous les salariés, consommateurs, épargnants... 1. Certes, le phénomène de déflation n'est au départ que théorique. En termes savants, on dit que la déflation se caractérise par des anticipations générales de baisse des prix futurs. 2. 3. Related:  DéflationTim Berners Lee

Accumulation et exclusion Deux sorties récentes sur les effets du néolibéralisme et de la mondialisation au diagnostic partagé mais aux interprétations divergentes. Expulsions - Brutality and Complexity in the Global Economy Saskia SassenAcheter Brève histoire du néolibéralisme David Harvey Acheter Le capitalisme néolibéral et ses effets délétères semblent une source inépuisable d'inspiration. Écrits à presque dix d'écart l'un de l'autre, une Brève histoire du néolibéralisme (2005) d'Harvey et Expulsions (2014) de Saskia Sassen s'accordent sur un diagnostic commun : celui de la montée en puissance des inégalités depuis les années 1980. Saskia Sassen concorde avec Harvey lorsqu'elle constate une nouvelle étape dans l'histoire du capitalisme enclenchée à partir des années 1980. Les chômeurs finissent par quitter totalement l'économie ce qui permet d'expliquer par exemple le «début de reprise» en Grèce[2]: une partie de la population a purement et simplement disparu du radar de la comptabilité nationale!

Pour l'essentiel, les consommateurs français restent keynésiens En réduisant le déficit public, on redonne confiance, à la fois aux chefs d'entreprise et aux consommateurs, et cela permet de soutenir la croissance : les premiers investissent plus, et les seconds accroissent leur consommation. Cette affirmation, inspirée des théories libérales, tous les politiques français, de la droite au PS, l'ont reprise à leur compte au début des années 2010, quand, sous Sarkozy puis sous Hollande, des politiques de rigueur ont été mises en œuvre, à coup, principalement, de hausses d'impôts. Les résultats plus que mitigés de cette rigueur -sans parler des politiques menées en Grèce ou Espagne- ont amené ses défenseurs à mettre de l'eau dans leur vin libéral. Mais l'idée reste, tout de même, selon laquelle, pour un revenu ou chiffre d'affaires donné, mieux vaut un déficit public en baisse, forcément favorable à l'investissement ou la consommation. Qu'en est-il en réalité ? Une thèse relancée depuis 1974 L'équivalence ricardienne, il y a 200 ans déjà Robert J.

Quelles régions de France bénéficient le plus du tourisme ? Selon l'Insee, les régions PACA, Rhône-Alpes et Ile-de-France ont capté plus de la moitié des 134 milliards d'euros dépensés par les touristes en France en 2011. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Samuel Laurent 83 millions de touristes étrangers sont venus en France en 2012, selon les données de l'Organisation mondiale du tourisme (OMT). Tour Eiffel et musées parisiens, Côte d'Azur ou pistes de ski... 134 milliards d'euros, c'est ce qu'ont dépensé, en 2011, les touristes français et étrangers dans les régions françaises. Mais cette consommation ne bénéficie pas à tout le monde de la même manière, détaille l'Insee dans une note. Trois régions concentrent à elles seules la moitié de ces 134 milliards d'euros : l'Ile-de-France et son patrimoine culturel et architectural, Provence-Alpes-Côte d'Azur et ses plages, et Rhône-Alpes et ses stations de ski. 2. Mais le revenu dégagé par le tourisme ne pèse pas le même poids dans les économies régionales. 3.

L'évolution des inégalités L'évolution des inégalités "L' histoire du siècle est celle d'une formidable réduction des inégalités au sein des nations industrielles, et d'un élargissement tout aussi considérable des inégalités entre les nations elles-mêmes. Pourtant, à partir du milieu des années 1980, une autre tendance est apparue. Les nations les plus riches ont vu resurgir le spectre d'une augmentation des inégalités, tandis que les pays pauvres les plus peuplés, en Asie, se sont engagés dans un processus de croissance rapide. L'encre de ces débats n'avait pas encore séché qu'un nouveau changement de direction est apparu dans la deuxième moitié des années 1990. Il y aurait beaucoup de naïveté à extrapoler les évolutions des dernières années en une nouvelle tendance qui validerait le phénomène de vases communicants entre les pays riches et les pays pauvres.

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Le retour du risque de "déflation" Du même auteur Un nouveau concept économique vient de faire son apparition dans le discours du gouvernement. Pour Manuel Valls « le risque de déflation est réelle ». Hollande remet le couvert dans le JDD : «Il y a un vrai risque déflationniste en Europe : en France, l'inflation n'a jamais été aussi basse", constate-t-il avant d'appeler l'Allemagne à agir pour la croissance ». Mais « déflation » qu’es aquò ? On connaît très bien l’inflation, son antonyme. Tout le monde avait oublié le risque de déflation. Pourtant elle est à nos portes. Si François Hollande pousse l’Allemagne à soutenir la demande européenne, c’est qu’en France il n y’a plus aucun espoir. Sauf qu’en sous-main le gouvernement accepte cette déflation ; il la souhaite même car il a fait clairement le choix de la mondialisation. Mais à qui profite le crime ? Il y a deux lectures possibles.

Qu'est-ce qu'un paradis fiscal ? - Dessine-moi l’éco Transcription automatique corrigée Qu'est-ce qu'un paradis fiscal ? Les entreprises sont imposées sur leurs bénéfices, et les ménages sur leurs revenus. Ils peuvent chercher à réduire le montant de leurs impôts en transférant leurs bénéfices ou leurs revenus dans un paradis fiscal. L'OCDE, organisation internationale qui réalise des études économiques, a défini 3 critères pour qu'un pays soit considéré comme un paradis fiscal. Prenons le cas d'une entreprise. Mais pourquoi ces pays choisissent-ils d'avoir un taux d'imposition si faible ? Aujourd'hui les paradis fiscaux ont signé des accords de coopération avec d'autres pays, pour transmettre des informations sur les entreprises soupçonnées d'évasion fiscale.

« Il n'y a pas de risque de déflation en Europe » LE MONDE | • Mis à jour le | Par Jean-Marc Daniel (professeur à l'ESCP Europe) Régulièrement, le débat économique s'enrichit d'échanges autour de poncifs mondains dont l'avantage pour nos dirigeants et l'inconvénient pour nos économies sont de masquer la réalité. Le dernier thème jouant ce rôle est celui de la déflation. Le mot est à juste titre connoté de façon négative. Il l'est néanmoins à ce point que, quand on baisse les salaires au nom de la notion fumeuse de compétitivité, on emploie l'expression de « dévaluation interne ». La dévaluation, qui naguère était la honte des décideurs et la punition des erreurs économiques, est étrangement devenue une sorte de panacée désormais impossible du fait de l'existence de l'euro, et plus généralement du fait d'un système monétaire organisé en changes flottants. Lire aussi le décryptage : Pour la BCE, les conditions sont réunies pour une baisse durable de l’euro Et le point de vue : « Il faut déprécier la monnaie unique »

La face financière d'une crise de surproduction, par François Chesnais (Le Monde diplomatique, février 1998) Depuis juillet 1997, on assiste à une propagation internationale presque « chimiquement pure » de la crise économique. Partie d’un foyer initial apparemment insignifiant - la Thaïlande -, elle s’est étendue de semaine en semaine à la manière d’un incendie à foyers multiples. En atteignant la Corée et en menaçant de façon directe la Chine et Hongkong, mais aussi le Japon, c’est désormais de façon mécanique, autopropulsée, qu’elle s’étend. Cette propagation a emprunté, et empruntera encore, le chemin des pays dont la vulnérabilité financière systémique, notamment bancaire, est la plus grande. Les traits propres au régime d’accumulation actuel, mondialisé et dominé par la finance, l’expliquent (1). Le Groupe des sept pays les plus industrialisés (G7) et le Fonds monétaire international (FMI) n’ont ni la volonté ni d’ailleurs les moyens d’agir pour enrayer les mécanismes de récession. Une croissance gangrenée En atteignant la Corée, la crise a cessé d’être asiatique pour devenir mondiale.

Comment calcule-t-on l'impôt sur le revenu ? - Dessine-moi l’éco Transcription automatique corrigée Comment calcule-t-on l'impôt sur le revenu ? En France il existe essentiellement 3 manières de fixer le montant d'un impôt. Ainsi pour le calculer, on additionne d'abord tous les revenus nets annuels, salaires, pensions par exemple d'un foyer fiscal c'est à dire les personnes qui partagent la même feuille d'impôt.

Pourquoi la France sera en déflation fin juillet (et ce que ça signifie concrètement pour nous) Atlantico : En juin 2014, le taux de croissance annuelle de l'indice des prix à la consommation (IPC) a chuté à 0,5 %. En baisse constante, il semble se rapprocher un peu plus du seuil de 0 % synonyme de début de déflation. La France va-t-elle connaître une période de déflation cet été ? Charles Gave : Pour un économiste, déflation ne veut pas dire baisse des prix, mais baisse de la masse monétaire. Il y a deux entités dans le système qui peuvent créer de la monnaie, la banque centrale (le secteur public) et les banques commerciales (le secteur privé), en octroyant des prêts. Un certain nombre de ces prêts peuvent ne pas être remboursés et donc les banques commerciales doivent avoir un capital qui garantit aux déposants que leurs dépôts (les comptes courants des lecteurs) ne sont pas en danger. Il est d’usage que les banques prêtent au maximum 12 fois leurs fonds propres, c'est-à-dire leur capital. Ce qui se passe aujourd’hui est assez simple. Cliquez pour agrandir

Attention, la mutation numérique n’est pas que technologique Par Barbara Chazelle, France Télévisions, Directions stratégie et prospective « Les responsables de la stratégie assimilent souvent la “transformation numérique” à un changement dans l’investissement technologique. Ses réelles conséquences vont, en fait, bien au-delà de la technologie, pour impacter l’infrastructure, l’organisation et le leadership. Elle est surtout inspirée par une attention renouvelée à l’expérience client dans son ensemble. » Dans son rapport « State of Digital Transformation 2014 », Brian Solis, l'un des plus importants experts américains du marketing numérique, fait état des stratégies et moyens mis en œuvre par les entreprises pour se réinventer. Ou à minima s’adapter à cette ère numérique. Et, selon lui, trop peu, hélas, s'attardent sur l'essentiel : le client. Comprendre le parcours client numérique Bien entendu, les investissements dans les nouvelles technologies numériques sont nécessaires. Solis préconise d’investir dans le +mapping+ du parcours client.

Bourse du carbone Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Photo d'une centrale au charbon située à Datteln en Allemagne. À cause des coûts associés à la production de CO2, les installations de ce type pourraient cesser de fonctionner. Un tel marché peut exister à un niveau national, ou international si les droits attribués sont rigoureusement de même nature[1]. Fonctionnement[modifier | modifier le code] Pour l'autorité, la bourse du carbone permet de réduire les coûts d'adaptation de son industrie à une limite à l'émission : sans bourse, une firme A en dessous de son quota ne fera plus aucun effort de réduction (même s'ils sont faciles et peu coûteux pour elle), alors qu'avec une bourse un effort de réduction pourra se monnayer ; en sens inverse, une industrie B qui dépasse son quota et pourrait difficilement (à grands frais) réduire ses émissions pourra acheter des quotas en plus. Acquis à titre onéreux ou gratuit, les droits d'émissions seraient ensuite échangeables. Année 0 Année 1

« Il faut déprécier la monnaie unique » LE MONDE | • Mis à jour le | Par Bruno Colmant (membre de l’Académie royale de Belgique) Le piège économique se referme inexorablement dans la zone euro. Le scénario de la déflation japonaise était connu. Il était même dénoncé comme le pire danger économique. Et pourtant, par manque de vision et par obstinations politiques, la zone euro s'engage dans cette voie mortifère. Une déflation est plus grave qu'une inflation. Une déflation s'accompagne d'ailleurs souvent d'un piège de la liquidité, qui est une situation caractérisée par l'accumulation d'épargnes de précaution malgré des taux d'intérêt très bas. Les causes de cette déflation sont multiples : il y a bien sûr une désindustrialis...

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