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Une société sans croissance: la politique à l’heure de la «grande stagnation»

Une société sans croissance: la politique à l’heure de la «grande stagnation»
L’entrée des démocraties occidentales dans une ère sans croissance paraît de plus en plus crédible. Or, le triomphe de l’Etat nation libéral-démocratique et social a été profondément lié aux «Trente Glorieuses». Que peut-on en attendre pour l’avenir de nos régimes politiques? Nicolas Sarkozy se faisait fort d’aller la «chercher avec les dents», tandis que François Hollande la guette désespérément. L’expansion en volume du produit intérieur brut (PIB), soit la fameuse «croissance», a fini par bénéficier dans nos sociétés d’une adoration quasi religieuse. La fin de la croissance apparait bien sûr comme un horizon positif pour certains citoyens de sensibilité écologiste. Les termes du débat sur le caractère souhaitable de la croissance ne sont toutefois pas au cœur de cet article, qui prend plutôt comme point de départ les arguments supportant le caractère probable de sa (quasi) disparition. L’hypothèse de plus en plus sérieuse d’une ère de «grande stagnation» «Winter is coming»? Related:  SOCIETE*

Marie-Monique Robin : « La société post-croissance a déjà commencé ! » Reporterre : Le système croissanciste est fou et à bout. Mais les alternatives émergent de plus en plus vigoureusement, qui permettent de dessiner le monde… d’après la croissance. C’est le double thème du prochain film de Marie-Monique Robin, qui illustre la ligne actuelle du mouvement écologiste : alarme - plus que jamais - et espoir - parce qu’il est fort et justifié. Nos amis du 4e Singe ont discuté avec Marie-Monique Robin et transcrit ses propos pour Reporterre. Marie-Monique Robin : Le prochain film, et livre, s’appelle provisoirement « Sacré croissance ! Et la question qu’on me posait toujours est : "Est-ce qu’on peut faire autrement ?" Le dogme de la croissance illimitée C’est à dire qu’on peut toujours produire plus, consommer plus, et que c’est même le moteur de l’économie. Quand on commence à réfléchir à cette question, on se dit que quelque chose est bizarre dans cette affaire, car on sait que les ressources de la planète sont limitées, ce qui n’est quand même pas un scoop.

Jeremy Rifkin plaît beaucoup, mais il maîtrise mal ce dont il parle Tribune Jeremy Rifkin, économiste américain, est l’auteur de « La Troisième révolution industrielle ». Très à la mode dans les milieux politiques (de gauche comme de droite), il se fait rémunérer des sommes non négligeables pour des « master plan » qui promettent un avenir meilleur. Il a ainsi été payé 350 000 euros par le conseil régional du Nord-Pas-de-Calais. Jeremy Rifkin, devant la Chambre des députés, pour le premier Forum sur les politiques industrielles, à Mexico le 28 mai 2013 (CARLOS PEREDA/NEWSCOM/SIPA) L’auteur Bertand Cassoret est ingénieur et docteur en génie électrique, maître de conférences à l’université d’Artois depuis 1996. Le discours de Jeremy Rifkin plaît aux politiques parce qu’il est optimiste et fait rêver. La technique n’est pas son problème Le livre de Jeremy Rifkin explique comment « le pouvoir latéral va transformer l’énergie, l’économie et le monde ». Confusions, bizarreries et caricature Ses propos montrent qu’il maîtrise mal ce dont il parle. J.

Postures et impostures des faiseurs d'opinion Presque chaque semaine, à Paris, j'assiste à l'une ou l'autre de ces réunions propres à nos métiers. Comités de lecture, conférences de rédaction, discussions avec des auteurs ou des confrères... La plupart de ces rendez-vous rassemblent ce qu'il est convenu d'appeler des faiseurs d'opinion. Editorialistes influents, décideurs intellectuels ou économiques, responsables de journaux ou de collection... Tous appartiennent à un cercle d'or d'initiés, de confidents ou, dans le pire des cas, de petits marquis intellocrates qui tiennent rubrique ici et là et gèrent leurs boutiques. Un monde plus imprévisible que jamais Vu du dehors, on imagine volontiers qu'en ces académies pensantes prévalent une circonspection patiente, une curiosité modeste mais obstinée, un détachement minimal, en bref, une certaine hauteur de vue que les Grecs suggéraient en recommandant aux sages de "purger leurs passions". Le souci présomptueux d'asséner une opinion

« Produire autrement et partager le travail pour en finir avec le chômage » Reporterre - La Fête du Travail a-t-elle encore un sens pour vous qui avez écrit en 1995 Le travail. Une valeur en voie de disparition ? Dominique Méda - Dans cet ouvrage, je ne décrivais pas une situation objective. J’exprimais le souhait que le travail prenne moins de place dans nos vies et soit mieux réparti entre les membres de la société, pour que chacun assume ses rôles de travailleur, parent, citoyen, ami… Continuer à faire du partage du travail une cause commune aux travailleurs de tous les pays – puisque je rappelle qu’il s’agit d’une Fête internationale des travailleurs ! – et conserver un jour férié pour formuler des propositions destinées à améliorer leur situation me paraît non seulement une excellente chose, mais aussi une absolue nécessité. Les chiffres du chômage sont parus la semaine dernière : 3 349 300 demandeurs d’emploi. Quelles solutions l’écologie apporte-t-elle pour sortir de ces impasses ? Comment ? Par un changement de la production. Le plus grand bien !

La lutte contre le réchauffement n'est pas l'ennemie de la croissance LE MONDE | • Mis à jour le | Par Laurence Caramel « Lutte contre le changement climatique et croissance économique peuvent aller de pair » : l'idée prend à rebrousse-poil l'opinion généralement admise qui fait de la protection de l'environnement et du climat en particulier l'ennemie de la prospérité. A une semaine du sommet extraordinaire sur le climat convoqué mardi 23 septembre à New York par le secrétaire général des Nations unies, c'est pourtant la thèse défendue par le célèbre économiste sir Nicolas Stern et l'ancien président mexicain Felipe Calderon dans un rapport intitulé « Une meilleure croissance pour un meilleur climat ». Comment convaincre les gouvernements d'agir alors que tout – chômage, pauvreté et conservatisme des intérêts en place – les poussent à différer des politiques de décarbonisation perçues comme trop douloureuses ? Il y a un an, lord Stern et M. D'ici à 2030, la production mondiale, du fait notamment de la démographie, devrait augmenter de près de 50 %. 1. 2.

Jeremy Rifkin, l’Internet des objets et la société des Barbapapa Tribune On savait depuis son livre sur la troisième révolution industrielle, mais cela se confirme avec son dernier livre (« La nouvelle société du coût marginal zéro », éd. Les liens qui libèrent, 2014) que Jeremy Rifkin envisageait l’avenir radieux de la production et de la consommation d’objets de sa future société d’hyperabondance sur le mode de « l’Internet des objets » : des imprimantes 3D partout, permettant à chacun de produire à domicile ou dans de micro-unités d’innombrables objets matériels de la vie quotidienne, jusqu’à des « voitures imprimées », en étant guidé par des programmes en ligne (logiciels gratuits), moyennant divers matériaux de base, plastiques souvent, mais aussi « ordures, papier recyclé, plastique recyclé, métaux recyclés... ». On a depuis longtemps l’Internet de l’information mais deux autres grands réseaux viendraient s’y connecter pour former le système de production du futur. Aucun autre « spécialiste » que Rifkin ne dit cela dans le monde !

Christophe Guilluy : «Cyniquement, nos dirigeants ont enterré les classes populaires» FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - Dans un long entretien à FigaroVox, Christophe Guilluy revient sur le résultat des européennes et la réforme territoriale. Pour lui, la classse dirigeante n'a toujours pas pris la mesure de la crise économique, sociale et identitaire que traverse la France périphérique. Christophe Guilluy est géographe et consultant auprès de collectivités locales et d'organismes publics. En 2010, son livre connaissent un réel succès critique et plusieurs hommes politiques de droite comme de gauche affirment s'inspirer des analyses de ce dernier essai. Un documentaire intitulé La France en face, réalisé par Jean-Robert Viallet et Hugues Nancy, diffusé sur France 3 le 27 octobre 2013, est également très fortement inspiré de ce livre . FigaroVox: Votre travail de géographe a mis en lumière les fractures françaises. Après le résultat électoral du 25 mai, lancer un tel débat, c'est dire aux Français, «je ne vous ai pas compris et je ne vous comprendrai jamais!».

Piketty superstar : Hollande l’a ignoré, l’Amérique l’a adoubé | American Miroir Thomas Piketty à l’Economic Policy Institute à Washington DC, le 15 avril 2014 (IVAN COURONNE/AFP) Le Français Thomas Piketty, nouvelle star mondiale de l’économie ? Reçu à la Maison Blanche cette semaine par les conseillers d’Obama, puis par le secrétaire américain au Trésor. Invité d’honneur d’une conférence animée par deux Nobel. Son influence comparée à celle de Marx par une presse en délire. Son ouvrage, à peine publié en anglais, déjà best-seller aux Etats-Unis. Pour qui a vécu au quotidien le « French bashing » hystérique du début des années 2000 – il faut dire que je vivais alors au Texas, où ils ne donnaient pas dans la subtilité idéologique –, cet engouement pour un intellectuel français ne manque pas de saveur. Aussi fort qu’un blockbuster hollywoodien Piketty et Hollande Pendant la campagne présidentielle française, Thomas Piketty avait signé, avec une cinquantaine d’autres économistes, une tribune de soutien à François Hollande. Piketty à l’origine de Occupy Wall Street ?

La décroissance au Brésil, pays de l'« ordre et du progrès » « L’un des faits marquants de Rio+20 [la Conférence des Nations Unies sur le Développement Durable qui s’est tenue dans la capitale brésilienne du 20 au 22 juin 2012, NDLR], et peut-être le plus prometteur, a été la création du Réseau Brésilien pour une Décroissance Soutenable (RBDS). » Pour Philippe Léna, directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement (IRD), cet « ovni » peut contribuer à remettre en cause un certain nombre de croyances – à commencer par les prétendus bienfaits de la croissance économique – dans un pays obnubilé par l’« idéologie du rattrapage » et « croyant fermement dans sa vocation de future grande puissance ». « La croissance fait partie des tabous de la société brésilienne, observe-t-il. Pourtant, le Brésil dispose des ressources matérielles, techniques et financières pour mettre en place un autre modèle de société avant qu’il ne soit complètement prisonnier du système, comme c’est le cas pour l’Europe, les États-Unis et le Japon. » Notes

L’ether, la future monnaie qui vaut déjà des millions Un Canadien âgé de 20 ans a réuni plus de 18 millions de dollars en six semaines en vendant des ethers, une monnaie électronique qui n’existe pas encore. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Yves Eudes Dès l’âge de 17 ans, Vitalik Buterin, Canadien né en Russie et habitant à Toronto, s’est passionné pour le bitcoin, la principale monnaie électronique circulant sur Internet : « J’ai commencé des études d’informatique, mais au bout d’un an j’ai abandonné la fac pour me consacrer entièrement au bitcoin. Pour donner vie à son projet, il monte une start-up, Ethereum. Satisfait, il cesse ses préventes, en attendant le lancement officiel de l’ether. Son système sera programmé pour produire au maximum 15 millions d’ethers par an. Au-delà de l’entreprise, le registre central des transactions d’Ethereum pourrait proposer un mode de gouvernance décentralisée et transparente pour des associations de taille moyenne.

Crises politique, sociale et économique : il est nécessaire de refonder la macroéconomie[1] La crise politique de cette rentrée ne se réduit pas à une bataille d’egos, ni à un débat entre keynésiens et sociaux-libéraux. Elle nécessite une réflexion en profondeur. Les raisonnements économiques dominants sont à remettre en cause et il nous faut une nouvelle feuille de route, y compris au plan théorique. L’urgence apparente ne doit pas cacher l’essentiel : nos erreurs doctrinales de fond. La situation économique et sociale de notre pays et de l’Europe est angoissante et incompréhensible. Comment faire ? La situation économique et sociale de notre pays et de l’Europe est angoissante. Si les medias retiennent souvent le nombre de 3,4 millions de chômeurs en France, c’est probablement de 8 à 10[2] millions de personnes (sur une population en âge de travailler de 43 millions[3]) qui sont en situation difficile (pauvreté, chômage, temps partiel non choisi et/ou ne permettant pas de vivre dignement etc.). La situation économique et sociale de notre pays et de l’Europe incompréhensible.

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