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L'Europe, la puissance et la mer

L'Europe, la puissance et la mer
Dans cette évolution, la mer a pris une importance de plus en plus grande (facilité des échanges grâce aux navires, littoralisation du peuplement). La population augmente encore de façon sensible, alors que les ressources terrestres s'épuisent ou approchent de leurs limites en termes de développement durable. D'autres matières premières et sources d'énergies sont indispensables pour nourrir la population et subvenir à ses besoins. Dans la recherche de ressources vitales en mer, les pays émergents ne sont pas les derniers à développer activement des stratégies maritimes très dynamiques pour ne pas dire offensives. Un secteur économique majeur en pleine expansion Transport maritime, exploitations offshore, pêche et aquaculture, tourisme, services portuaires, construction navale, défense et sécurité maritime, recherche scientifique, services divers : tous ces domaines sont identifiés et chiffrés au sein de l'économie mondiale[4]. Les vulnérabilités induites Conclusion 1.

Epistémologie - « Les géographes et la connaissance scientifique de la mer », FIG 2009, Le titre de mon propos retenu par les organisateurs de ce festival a une signification chronologique évidente. Il désigne une période assez récente qui prend son origine au milieu du XIX s., quand on a commencé à avoir une connaissance scientifique de l’océan, un peu avant la naissance de l’océanographie que l’on fait coïncider, par commodité, avec la grande expédition britannique du autour du monde de 1872 à 1876. Le milieu du XIXe s. est aussi la naissance de la géographie moderne, en tant que discipline autonome, dégagée de l’astronomie et de la cartographie auxquelles elle était assimilée depuis l’antiquité. Les sociétés de géographie apparaissent dans la première moitié du siècle et sont surtout préoccupées par l’exploration, les découvertes et les récits de voyages. Ainsi, il existe une quasi-simultanéité entre la naissance de la géographie moderne et les débuts de la connaissance scientifique de l’océan. A/ Le rôle direct de quelques géographes 1/ Le cas de l’Allemagne N.

"Le détroit de Gibraltar, espace de transit et espace de vie" N.Mareï, 2015 Le détroit de Gibraltar, espace de transit et espace de vie Depuis toujours, le détroit de Gibraltar est sous le regard et l’emprise du monde. De multiples influences l’ont traversé bâtissant au fil des siècles un espace singulier et nourrissant parfois l’ignorance, et d’autre fois, la complémentarité des rives. Des places portuaires, souvent en position d’extraterritorialité, ont toujours cherché à profiter de ce carrefour entre Europe, Afrique et Asie: Gibraltar, fermement tenu par les Britanniques depuis 1704; Tanger, objet de toutes les convoitises et qui devient une ville internationale entre 1925 et 1960; Algeciras et Tanger-Med, nouveaux rois du détroit, et archétypes de ce fonctionnement portuaire au service du réseau (Guillaume, 2002) et dé-spatialisé (Debrie et al., 2005). Entre brutalité des impacts de la mondialisation et recherche par les riverains de perspectives de développement, c’est un espace tiraillé qui émerge. Visualiser un territoire aux limites complexes

Naviguer sur les océans : quels moteurs pour la mondialisation ? Café Géo d’André Louchet et d’Antoine Frémont,Au Café de Flore (Paris) le mardi 25 novembre 2014 Olivier Milhaud nous invite à prendre « moteurs » dans le sens métaphorique comme dans le sens concret. La navigation sur les mers est bien un moteur de la mondialisation, mais les questions techniques, des moteurs des bateaux sont aussi déterminantes pour comprendre la navigation contemporaine. Nos deux intervenants présenteront chacun un sens du mot « moteur ». Antoine Frémont, directeur de recherche à l’IFSTAAR, et co-auteur avec Anne Frémont-Vanacore d’une Documentation photographique à paraître sur les espace maritimes, traitera plus du rôle moteur joué par les navires dans la mondialisation. Antoine Frémont : la navigation maritime, moteur de la mondialisation Antoine Frémont part d’une idée qui va structurer son discours : nous ne sommes pas dans une économie mondiale dématérialisée. Des flux dans le fluide Si le bâtiment est taillé pour la mondialisation, le système l’est aussi. Débat

Géographie des mers et des océans : les grands axes thématiques-Geoconfluences Ces dernières années, les enseignants en poste et les futurs enseignants sont confrontés à nouveau à la thématique maritime. En effet, premièrement, la rénovation des programmes scolaires permet de traiter en classe un certain nombre d’enjeux majeurs (« nourrir les hommes », « les enjeux énergétiques », les « littoraux comme espaces convoités » ou « acteurs, flux et réseaux de la mondialisation », « les mondes arctiques : une nouvelle frontière sur la planète », « espaces maritimes aujourd’hui : approche géostratégique »…). Deuxièmement, le renouvellement des questions aux concours du CAPES et des agrégations de Géographie et d’Histoire – à travers par exemple la « Géographie des conflits » ou la question « Canada-Etats-Unis-Mexique » ont aussi permis de placer l’étude des espaces maritimes dans les questions aux programmes. Enfin, ce champ nouveau - à l’articulation entre milieux, géoéconomie, géopolitique et géostratégie – rencontre un réel intérêt. 1. 2. 3. 4. Les sites officiels 5.

"L’invention des océans." Christian Grataloup Comme l'écrit l’Encyclopædia Universalis dans son introduction de l’article « Océans et mers » [1], « On sait qu’il existe trois grands océans… ». Ces étendues bleues de nos planisphères complètent ainsi le puzzle des continents. Si l’on prenait au pied de la lettre la vieille expression de « partie du monde », on devrait mettre sous ce terme les cinq continents (plus l’Antarctique) et les trois océans (plus les deux polaires). L’association est justifiée, car les découpages océaniques sont tout autant conventionnels que ceux des terres émergées ; ils ont la même histoire, une genèse essentiellement européenne. Le processus de découpage et de nomination des océans fut même plus tardif et reste d’ailleurs, logiquement, plus fluide. Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que la trilogie Atlantique-Pacifique-Indien s’est définitivement imposée dans les atlas, les planisphères, les formulaires administratifs et les prospectus d’agences de voyage. Ouvrages utilisés : Un océan universel 2. 3.

"Le potentiel d'énergie renouvelable de l'océan mondial entre contraintes d'exploitation et enjeux de territorialisation" Jacques Guillaume Qui n’a pas, un jour de tempête, été frappé par la furie des éléments ? Qui en même temps, ne s’est pas interrogé sur les difficultés de maîtriser une telle débauche d’énergie, en mettant en comparaison cette brutalité de la nature avec d’autres formes d’énergie, plus secrètes, plus constantes ou plus faciles à domestiquer ? Il est vrai que l’énergie contenue dans ces mouvements de l’air et de l’eau arrive la plupart du temps à s’exprimer de manière moins violente que pendant de telles phases paroxystiques, grâce à des flux d’intensité variable, qu’ils soient liés aux courants ou aux ondes animant les masses d’eau, ou qu’ils soient engendrés par des mouvements atmosphériques, dépendant eux-mêmes des échanges entre les eaux de surface et l’air sus-jacent. 1. A la recherche des environnements favorables aux EMR Les différentes énergies marines renouvelables et leur stade technologique 2. Droits, juridiction et obligations de l'État côtier dans la zone économique exclusive 1. 2. 3.

"Le transport maritime et les rivages de la mer" J.M. Miossec (idée schémas) Mer invisible, mer nourricière L’événement est passé inaperçu, comme souvent en France lorsqu’il s’agit des « choses de la mer ». Le 4 juin 2013, la compagnie internationale CMA-CGM (troisième opérateur mondial de transport maritime par conteneurs, environ 10 % du marché) inaugurait son porte-conteneurs « Jules Verne », à ce jour le plus grand du monde, et en profitait pour fêter son trente-cinquième anniversaire. François Hollande, en chemin pour l’inauguration de « Marseille, capitale de la culture 2013 », avait même fait une rapide escale pour prononcer un discours (très) rapide et (fort) convenu. Cet événement n’a guère été couvert par les médias nationaux. En France, selon le mot d’Eric Tabarly, « la mer est ce que l’on trouve derrière soi lorsqu’on regarde la plage ». L’économie maritime irrigue le monde depuis la plus haute Antiquité avec les premières thalassocraties, phéniciennes, carthaginoises, étrusques, grecques (dont Phocée) et extrêmes orientales. Mettre le globe en boîte

Interface ville / port : l'exemple du HAVRE Ce dossier a été réalisé par Edgar Brault, Florence Chilaud, Mathilde Beaufils, Sonia Dinh et Célia Innocenti Introduction Le roi François 1er, à l’origine de la construction du port du Havre en 1517, a établi pour les habitants de la ville des privilèges, cherchant à attirer une population dans une zone marécageuse peu propice à l’installation. Le concept d’interface n’est pas, au départ, une notion de l’aménagement ou de la géographie mais est utilisé en physique comme le contact d’au moins deux objets différents. Ainsi, l’interface est un objet géographique naissant d’une discontinuité, ou établi sur celle-ci, et qui assure la mise en relation de deux systèmes et leur régulation, ici le système portuaire d’un côté et les espaces urbains de l’autre. 1. 2. 3. 4. 1. - Valoriser un foncier situé en cœur de ville bien qu’il en soit exclu fonctionnellement. - Polariser le tissu urbain en un lieu concentrant les échanges entre un territoire urbain et un vaste réseau maritime. 2.

A. Bellayer Roille, "Les enjeux politiques autour des frontières maritimes", CERISCOPE Frontières, 2011 Alexandra Bellayer Roille, "Les enjeux politiques autour des frontières maritimes", , 2011, [en ligne], consulté le 25/12/2020, URL : en 1958 d’encadrer les prétentions d’extension de souveraineté des États sur les différentes zones maritimes. Elle se décline en quatre conventions portant sur la mer territoriale, le plateau continental, les activités de pêche et la conservation des ressources biologiques en haute mer. Une deuxième conférence affine la délimitation de la mer territoriale en 1960. En 1973 se déroule la troisième conférence qui débouche sur la convention des Nations unies sur le droit de la mer du 10 décembre 1982 (convention dite de Montego Bay - CMB) consacrant la dimension économique de la mer en écho aux préoccupations des États en développement. l’État riverain de ne pas épuiser la ressource et n’affectent pas le régime juridique des eaux surjacentes.

Le porte-conteneurs Bougainville, le plus grand navire de la CMA-CGM-Oct 2015 Bienvenue à bord du Bougainville. Le plus grand porte-conteneurs de la compagnie française CMA-CGM a été inauguré mardi 6 octobre au Havre (Seine-Maritime) en présence de François Hollande. Ce géant des mers – 398 mètres de long, 54 mètres de large - peut transporter 17 720 conteneurs EVP (équivalent vingt pieds, taille standard du conteneur). Trois fois la capacité des plus grands navires d’il y a 25 ans. A charge maximale, c'est-à-dire avec 15 000 conteneurs pleins et 2 720 conteneurs vides, le Bougainville pèse 240 000 tonnes comprenant les 52 000 tonnes du navire lui-même. L’usine flottante est propulsée par un moteur diesel de 64 MW (87 000 CV) et consomme 330 tonnes de fuel par jour. CMA-CGM, troisième mondial Le Bougainville est affecté à la ligne maritime French Asia Line, la colonne vertébrale du réseau de lignes de CMA-CGM qui a misé dès 1992 sur la Chine où il est aujourd’hui présent avec 65 bureaux. De la luzerne pour les chevaux des Emirats CMA-CGM exploite 475 navires.

"L’extension du domaine maritime français"-oct 2015-Géoconfluences La Zone économique exclusive (ZEE) s’étend jusqu’à 200 milles marins, mais un pays a le droit de revendiquer l’extension de sa zone économique exclusive au-delà des 200 milles traditionnels, et jusque dans une limite de 350 milles, en faisant entrer en ligne de compte, études géologiques à l’appui, les limites de son plateau continental qui s’étend sous les eaux. C'est ainsi que la France vient d'étendre son domaine maritime de 579 000 km², soit l'équivalent de la superficie de l'Hexagone. Quatre décrets ont été publiés à la fin de septembre au Journal officiel (JO), fixant les limites extérieures du plateau continental français au large de la Martinique et de la Guadeloupe, de la Guyane, de la Nouvelle-Calédonie et des îles Kerguelen. D'après le Pôle géomatique mer et littoral de l'Agence française pour la biodiversité, la superficie de la ZEE française en reste pratiquement inchangée. Les décrets au JORF n°0224 du 27 septembre 2015

Pastel n°6 "Enseigner les espaces maritimes : nouveaux horizons" sept 2015 Respectant l’alternance histoire-géographie qui guide la politique éditoriale de la revue PASTEL, cette nouvelle livraison s’inscrit à la suite d’un numéro dédié à la commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale. Parmi une liste de choix possibles, la rédaction a décidé de consacrer ce sixième numéro à un thème qui, à ses yeux, méritait d’être mis en avant, sinon en valeur, auprès du monde enseignant. En choisissant «l’enseignement des espaces maritimes», PASTEL a tout d’abord souhaité, comme pour les numéros et les thèmes précédents, offrir un outil à disposition des enseignants. Fidèle à la tradition des parutions antérieures, l’ architecture de ce nouveau numéro repose sur des contributions où se conjuguent les approches pédagogiques, didactiques, culturelles et intellectuelles pour mieux appréhender ces «nouveaux horizons» offerts par un objet d’étude singulier, aux enjeux longtemps sous-estimés dans nos réflexions et pratiques professionnelles.

"Le droit de la mer face aux nouvelles ressources rares et le devoir de protection de l’environnement" oct 2015 Gaëtan BALAN doctorant du Programme Human Sea, CDMO, Faculté de Droit et des Sciences politiques de l’Université de Nantes Notre planète est recouverte à 70% par les océans mais les ressources que ceux-ci recèlent sont encore mal connues bien qu’elles suscitent l’intérêt croissant des États, des Organisations régionales et des entreprises qui y voient un gisement d’avenir en termes de développement et d’innovation. Bien entendu, les ressources fossiles telles que le gaz ou le pétrole ainsi que leurs applications industrielles sont bien connues, elles ne résument pas l’ensemble des richesses maritimes potentiellement exploitables. Ces dernières années ont vu un développement rapide et constant des techniques d’explorations en mer, où l’investissement dans les infrastructures offshores supportant des conditions extrêmes est croissant. C’est dans ce contexte que s’inscrit la problématique spécifique des ressources maritimes rares et de leur exploitation. Ouvrages : Gros, André. Articles :

Atlas économique de la mer 2016 Le marin, l'hebdomadaire de l'économie maritime est heureux de vous annoncer la sortie de l'Atlas économique de la mer 2016. Destiné au grand public s'intéressant au monde maritime, aux lycées et établissements d'enseignement supérieur, aux étudiants, professeurs d'économie ou d'histoire géographie, mais aussi aux professionnels du milieu maritime, ce document de synthèse, unique en son genre permet de mesurer l'importance des activités portées par les océans. Par sa clarté et sa précision, il permet de comprendre dans quelle mesure « la mer est l'avenir de la terre ». Une compilation commentée des données les plus récentes sur les plus grands ports du monde, le transport des matières premières, les flottes et leurs pavillons, les compagnies et leurs spécialités, la construction navale, l'offshore pétrolier, l'éolien en mer, la pêche, l'aquaculture et les produits de la mer, les marines de combat... Pour feuilleter quelques pages, cliquez ici Pour acheter la version numérique, cliquez ici

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