background preloader

2009 - « Les médias et la crise »

2009 - « Les médias et la crise »

J'ai théorisé ma condition de cocu de l'histoire (F. Lordon) Frédéric Lordon, économiste critique, invité de Maja Neskovic. "Avec la crise, j'ai cru qu'à la télé, dans les journaux, ça allait changer. Qu'on allait tous les virer, ceux qui étaient censés nous informer mais qui n'avaient rien vu venir, les experts qui se succédaient sur les plateaux pour nous dire que le marché ça s'autorégulait et qu'il ne fallait pas s'inquiéter. J'ai attendu l'émission spéciale en direct présentée par Marie Drucker, Arlette Chabot et Laurence Ferrari, où ils seraient tous tout nus et où on leur repasserait leurs déclarations de l'époque. Puisque "rien n'est venu", @si a donné carte blanche à Maja Neskovic, ancienne enquêtrice d'Arrêt sur Images et observatrice (déçue) du traitement médiatique de la crise financière. La vidéo dure 81 minutes. Acte 1 - La condition de "cocu" des économistes hétérodoxes Que nenni : "J'ai reçu un certain nombre de sollicitations, mais je les ai déclinées à 95%", explique l'économiste. Acte 3 - Vrais et faux prophètes de la crise

Marie-Noëlle Lienemann : " François Hollande doit proposer un référendum " Atlantico : Le traité de stabilité budgétaire européen, que François Hollande souhaite faire adopter le plus vite possible par voie parlementaire, fait débat au sein du PS. Vous qui représentez l'aile gauche du parti, vous avez annoncé ne pas vouloir voter ce texte sous cette forme. Pourquoi cette décision ? Marie-Noëlle Lienemann : Ce traité est dangereux : il ne résout en rien la crise et va nous envoyer dans le mur en accroissant le risque de démantèlement de notre modèle social et de croissance faible pendant de très nombreuses années. Il dépossède le parlement et les peuples de leur souveraineté budgétaire sans doter l'Europe d'un budget qui permettrait des transferts solidaires. François Hollande a néanmoins obtenu un engagement de l'Europe pour relancer la croissance. Un volet croissance, modeste, a été ajouté : 120 milliards d'euros sur 5 ans. Mais la rigueur n'est-elle pas une nécessité pour régler le problème des dettes souveraines ? L'équilibre total est une chimère.

La Stratégie de la Vaseline Frédéric Lordon est un économiste spécialisé dans la finance. C’est un économiste hors cadre, d’inspiration marxiste, dit-il lui même. Pédago, caustique et plein d’humour, ses analyses sont des bouffées d’air frais, mais il refuse la plupart des interviews dans les grands médias, et les accuse d’adopter la « stratégie de la vaseline ». Quelque chose a changé depuis septembre dans les médias. Ce discours Frédéric Lordon (et quelques autres) le tenait avant la crise. Très remonté contre les médias, Frédéric Lordon y fait des apparitions au compte goutte. Marie Varagna Adrien Kaempf Véronique Leroy FRÉDÉRIC LORDON EXPLIQUE POURQUOI CETTE SOLUTION DEVRAIT S’IMPOSER Frédéric Lordon est directeur de recherche au CNRS, spécialisé dans l’économie et surtout la finance. Liens L’intégrale de la conférence d’ACRIMED, sur la crise et les médias, le 5 février 2009 Le site de Frécéric Lordon (peu actualisé) Son blog sur le Monde Diplomatique Le site d’Elie Cohen, l’économiste qu’il cite souvent

Austérité : ce moment fatidique où les Etats ont jeté leurs manuels d'économie Au cours des mois d’épouvante qui ont suivi la chute de Lehman Brothers, à peu près tous les grands Etats ont convenu qu’il fallait enrayer l’effondrement brutal de la dépense privée, et ils ont usé de mesures budgétaires et monétaires expansionnistes – plus de dépenses, moins d’impôts et une large émission de monnaie – pour limiter la casse. Ils suivaient en cela les recommandations des manuels, et appliquaient les leçons durement apprises de la Grande Dépression. Mais en 2010, une chose curieuse s’est produite : le gros de l’élite mondiale des décideurs – les banquiers et les fonctionnaires du Trésor qui façonnent l’opinion commune – a décidé de jeter aux orties les manuels et les leçons de l’histoire et déclaré que tout ce qui était blanc serait noir. C’est-à-dire qu’il est soudain devenu de bon ton d’appeler à la réduction des dépenses, à l’augmentation des impôts et à la hausse des taux d’intérêt malgré le chômage de masse. Que cachait ce basculement soudain du discours politique ?

Nov 2008 -Les disqualifiés, par Frédéric Lordon Si c’était une attraction de la Fête à Neu-Neu, pour y faire venir des intellectuels, on l’appellerait « le trombinoscope giratoire » — et pour les plus petits « le manège aux cornichons ». A la télévision, à la radio, dans la presse écrite, qui pour commenter l’effondrement du capitalisme financier ? Les mêmes, bien sûr ! Parmi eux, Nicolas Baverez est visiblement sonné et cherche son chemin parmi les gravats. D’autres sont moins désarçonnés et font connaître avec plus d’aisance que, si les temps ont changé, eux aussi sont prêts à en faire autant. « Cette bulle idéologique, la religion du marché tout-puissant, a de grandes ressemblances avec ce que fut l’idéologie du communisme (...). Celui qui, telle la Belle au bois dormant, se serait endormi avant l’été pour se réveiller et lire ces lignes aujourd’hui croirait sans doute avoir affaire une fois de plus à ces habituels fâcheux d’Attac ou bien de L’Humanité. Prophètes diplômés Nous y voilà. De tout cela finalement, qui se soucie ?

Manifeste d'économistes atterrés Introduction La reprise économique mondiale, permise par une injection colossale de dépenses publiques dans le circuit économique (des États-Unis à la Chine), est fragile mais réelle. Un seul … Dépliercontinent reste en retrait, l’Europe. Retrouver le chemin de la croissance n’est plus sa priorité politique. Elle s’est engagée dans une autre voie : celle de la lutte contre les déficits publics.Dans l’Union Européenne, ces déficits sont certes élevés – 7% en moyenne en 2010 – mais bien moins que les 11% affichés par les États-Unis . Fausse évidence n°1 :les marchés financiers sont efficients Aujourd’hui, un fait s’impose à tous les observateurs : le rôle primordial que jouent les marchés financiers dans le fonctionnement de l’économie. Fausse évidence n°2 :les marchés financiers sont favorables à la croissance économique L’intégration financière a porté le pouvoir de la finance à son zénith par le fait qu’elle unifie et centralise la propriété capitaliste à l’échelle mondiale.

Jacques Le Cacheux Fiscalité, compétitivité et développement du tissu d'entreprises Xerfi Canal a reçu Jacques Le Cacheux, Directeur du département d'études de l'OFCE : Favorable à un processus d’harmonisation de l’assiette de l’impôt sur les sociétés en Europe, reposant sur une coopération franco-allemande, Jacques Le Cacheux considère que les délocalisations fiscales sont bien plus importantes que les délocalisations des entreprises elles-mêmes. Le directeur des études de l’OFCE a développé plusieurs thèmes lors de son entretien avec le président du Groupe Xerfi, Laurent Faibis tels que : - la structure du ... Jacques Le Cacheux Fiscalité, compétitivité et développement du tissu d'entreprises - Présentation - Suite Jacques Le Cacheux est professeur agrégé des Universités en économie, à l'Université de Pau et des Pays de l'Adour, depuis 1996. Il est également chercheur à l'OFCE depuis 1983 et Directeur du département des études de l'OFCE depuis 1993. Jacques Le Cacheux est ancien élève de l'Ecole normale supérieure (ENS-Ulm), titulaire du Diplôme ...

Les mesures d'austérité sont une supercherie” Actualité Docteur en sciences politiques des Université de Liège et de Paris VIII et président de la branche belge du Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde (CADTM), Eric Toussaint a coécrit et codirigé (avec le Français Damien Millet) un ouvrage intitulé “La dette ou la vie”. A l’aune de l’expérience de la problématique de la dette des pays du Sud, les auteurs livrent une analyse critique de politiques mises en œuvre au Nord, notamment dans la zone euro. Selon vous, telle qu'elle a été conçue, la zone euro était condamnée à connaître une telle crise… Le drachme, la peseta, l’escudo ont été surévalués par rapport aux autres monnaies, et notamment au deutsche mark, lors de la conversion en euro. On en est arrivé à une situation où la BCE a prêté à un taux de 1 %, jusqu’avril 2011, aux banques privées. Vous estimez que la Grèce serait en droit de remettre en cause le remboursement d’une partie de sa dette souveraine... Le politique a perdu la main? C’est très inquiétant.

Joseph Stiglitz: "L'austérité ne marchera pas" [Mise à jour du 17 avril 2013] Un rapport ayant inspiré les politiques économiques d'austérité serait... faux. Cet interview de Joseph Stiglitz a été initialement publiée en octobre 2011. Youphil: Les banques refont des profits et les bonus augmentent, mais nous sommes toujours dans un marasme économique. Pourquoi? Joseph Stiglitz: C’est parce que le problème fondamental n’était pas seulement un problème qui vient du secteur financier. Revenir à un système bancaire réparé nous laisse donc quand même avec les problèmes d’une économie faible. Youphil: Quels sont ces problèmes de fond? J.S.: Ceux qui ont causé la bulle. Youphil: Vous parlez souvent de fétichisme du déficit. J.S.: C’est cette idée que la plus importante chose que nous devons faire est de se débarasser du déficit et que, si nous ne faisons que cela, l’économie sera saine. Vraiment, ce que nous devons faire est trouver comment remettre les Etats-Unis au travail. Youphil: Comment stimuler l’emploi?

Related: