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« Femmes contre le féminisme » : décryptage d'un paradoxe

À l’heure où nous publions ces lignes, la page Facebook « Women Against Feminism » avoisine les 5 000 « J’aime ». Reprises par BuzzFeed, les photos « témoignages » de jeunes femmes auto-proclamées « anti-féministes » sont en train de circuler sur les réseaux sociaux, et de nouveaux soutiens affluent en continu sur la page Facebook. Ma première réaction en découvrant ces témoignages anti-féministes relevait de l’exaspération profonde, doublée d’un faceplam. Il suffit de lire les textes proposés par ces jeunes femmes pour se rendre compte qu’elles n’ont clairement rien compris au féminisme. « Je n’ai pas besoin du féminisme car je ne veux pas que mon genre soit politisé » (on a remplacé les visages de ces filles par des chats pour des raisons d’anonymat) Mais ton genre EST politisé, là est bien le problème, justement, et surtout aux États-Unis, où de nombreux projets de lois touchent aux droits à l’avortement et à la contraception. Et pourtant, elles aussi sont féministes La mémoire courte

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Conseils aux féministes Petits conseils entre amis pour calmer les hystériques. ENFIN, un aperçu de la liste tant attendue des sujets dont a le droit de parler! Je cite donc les sujets validés par le Conseilleur:- le porno- les magazines féminins- le tourisme sexuel- la prostitution des mineures. Que des questions jamais abordées par les féministes, donc… Hum. ChEEk Malaurie, participante à la commission féministe “Egalité des genres pour une société plus juste” (Calligraphie Jonathan Bdl) © Stéphane Burlot / Studio Hans Lucas Le mouvement de contestation sociale Nuit Debout, né le 31 mars dernier, s’impose petit à petit dans les villes de France. Place de la République, c’est une mini-société qui se construit. Elle se veut démocratique, engagée et égalitaire.

Typologie des phrases sexistes que j'entends en soirée (et idées de répartie) Vendredi dernier, j’étais invitée à la crémaillère d’une amie. Après ma journée de travail, j’ai donc décidé d’aller inaugurer ce nouvel appartement parisien. Mon verre à la main, j’étais plutôt disposée à échanger avec autrui, je dirai même « guillerette » à l’idée de festoyer (oh dis donc !). Contre le masculinisme. Petit guide d'autodéfense intellectuelle Cette brochure se veut un outil « d’autodéfense intellectuelle » : nous proposons ici quelques pistes pour identifier les discours et les pratiques de ce mouvement réactionnaire que l’on nomme le masculinisme, de manière à pouvoir mieux les repérer et les « démonter ». Pour nous, tout a commencé à Grenoble, un soir de janvier 2011, où nous nous sommes retrouvé.e.s quelques potes à la projection d’un documentaire intitulé « Des hommes en vrai » [1] ; projection organisée par la mairie de Grenoble et en présence des membres du Réseau Hommes Rhône-Alpes (voir la partie 1). Nous avons été atterré.e.s par ce que nous avons vu et entendu ce soir-là, et nous avons alors décidé de réagir. Nous avons commencé à mieux nous informer sur « le masculinisme » et à mettre en place un travail de veille. Quelques mois plus tard, nous avons organisé une soirée publique, histoire de diffuser de l’information et de partager nos analyses. Le texte se découpe en quatre parties.

Arguments anti-féministes (2) "Tu es trop agressive, cela nuit à ton message" Agressive: se dit en particulier d’une féministe avec laquelle on est en désaccord. Étrangement, c’est l’un des arguments les plus difficiles à contrer. Pourquoi? Parce que ce n’en est pas vraiment un. C’est surtout un moyen de détourner ou clore le débat, de discréditer la personne d’en face sans avoir à répondre à ses arguments. La misogynie, arme de silenciation massive J’ai appris avec le militantisme que si je ne voulais pas me laisser bouffer intégralement par la colère, il fallait que j’en fasse quelque chose. Des mots, des idées, des actions, n’importe quoi, mais qu’il ne fallait surtout pas que je la laisse me bouffer de l’intérieur. Ce billet est le résultat d’une très grande colère.

Une campagne contre le viol qui ne blâme pas les victimes Une campagne canadienne contre le viol utilise des termes simples pour tenter de raisonner et de responsabiliser les potentiels agresseurs. Les campagnes d’affichage contre le viol qui ne blâment que les agresseurs et ne tentent pas inconsciemment de faire culpabiliser les victimes sont malheureusement bien rares. Il y a près d’un an, par exemple, une campagne américaine conseillait aux femmes d’éviter de perdre le contrôle d’elles-mêmes en buvant par exemple à outrance.

Le sexisme anti-hommes... et pourquoi il n'existe pas « Sexisme anti-hommes », « sexisme inversé » (s’il est « inversé », on reconnaît dans quel sens fonctionne le sexisme « normal » !), « misandrie »… Vous avez sans doute déjà entendu ces expressions, dans un raisonnement honnête ou pour contourner de manière fort pratique le problème de la misogynie. Elles désignent les oppressions dont seraient victimes les hommes, souvent attribuées aux féministes ou aux femmes en général. Signe distinctif de ces oppressions : elles n’existent pas… ou, du moins, elles ne sont pas ce que vous croyez.

Je suis féministe, mais… c’est pas toujours évident Le magazine ELLE a fait parler de son numéro d’avril sur les réseaux sociaux, avec cet article (qu’on espère bien sûr parodique) (mais on se fait pas trop d’illusion) (rapport que c’est Alix Girod de l’Ain qui l’a écrit). Plutôt que se joindre à la meute et d’exprimer notre consternation, nous avons préféré nous pencher sérieusement sur ce « je suis féministe, mais… » et ce qu’il implique, au-delà des clichés. Des « je suis féministe, mais… », tout le monde en a entendus, et probablement pensés ou dits. Voici une sélection d’exemples glanés par les membres de la rédac dans leur entourage… et parfois dans leur propre esprit. « Je suis féministe, mais… je n’échappe pas à mon corps »

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