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Le boom des monnaies parallèles

Le boom des monnaies parallèles
Depuis le début des années 80, les monnaies complémentaires fleurissent en marge des Etats. Avec des motivations très diverses, qui vont du gain individuel à la recherche de lien social. En 1981, la compagnie aérienne American Airlines distribuait les premiers miles à ses clients. Aujourd'hui, plus de 160 compagnies ont adopté ce système, qui "paie" 20 millions de voyages chaque année. 1983: dans un Vancouver sinistré par la crise économique, le premier LETS (Local Exchange Trading System) est créé pour favoriser les échanges de biens et de services entre personnes. Vingt ans plus tard, le modèle a essaimé dans 2 500 associations, réparties dans 25 pays. Dans des registres très différents, ces deux événements préludent à une extraordinaire floraison de monnaies parallèles d'origine privée. Mais s'agit-il encore de monnaie? Fidéliser le client La logique peut être purement commerciale. Logique sociale Mais c'est une tout autre logique qui anime les monnaies dites sociales. Monnaies locales

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La richesse des monnaies locales Est-on riche quand on a deux fois plus d’emplois que d’actifs sur son territoire ? Quand on compte un million de mètres carrés de bureaux dont plusieurs sièges d’entreprises nationales et internationales ? Quand l’ensemble des entreprises installées sur le territoire dégagent un chiffre d’affaires de 29 milliards d’euros ? Eh bien non ! Nanterre est dans cette situation économique a priori enviable.

Des monnaies complémentaires pour changer la vie L’atelier sur l’innovation monétaire qui s’est déroulé le 6 juillet dans le cadre de Lift a vu des échanges très riches qui ont permis de faire le point sur le déroulement du groupe de travail organisé en ce moment par la Fing sur ce sujet. Cette « expédition » se déroule autour d’une liste de discussion très active dont les conversations se poursuivent depuis plusieurs semaines. Sur les participants à l’atelier du 6, environ un quart était membre de cette liste. La structure de l’atelier était en quelque sorte une “conférence informelle », Jean-Michel Cornu, auteur de De l’innovation monétaire aux monnaies de l’innovation et animateur de ce groupe de travail, présentant la synthèse des travaux en cours, tandis que les participants intervenaient sur ses propos à tout moment. Image : Jean-Michel Cornu (à gauche) lors de l’atelier Innovation monétaire de Lift. La première question abordée concernait la différence – subtile – entre les indicateurs et les monnaies.

Reconstitution d'une meule rotative du 13ème siècle Francis Apesteguy © Maxppp Originellement paru dans The New York Review of Books, cet article de Glen W. Bowersock, professeur émérite d’histoire ancienne à Princeton, s’empare d’une question dont on ne mesurait pas à quel point elle pouvait être importante : la pierre à meuler. Les monnaies sociales, servent-elles au développement durable ? I. Monnaies complémentaires, monnaies sociales et économie solidaire. Selon Jérôme Blanc (1998), les monnaies complémentaires aux monnaies officielles sont plutôt la règle que l’exception : 465 formes de paiement ont été identifiées entre les années 1988 et 1996 dans 136 pays. La plupart des cas ont été promus soit par les entreprises du « libre marché », soit par les gouvernements régionaux, en situation de crise. En fait, ce n’est qu’à partir des années 80 que des initiatives d’un nouveau type commencent à être utilisées et se multiplient peu à peu, partout dans le monde : les protagonistes de ces formes sont aussi les usagers des nouveaux instruments de paiement. Ce n’est que depuis 1995 que des initiatives semblables d’échanges non monétaires appuyés par la production de « billets » commence à se diffuser en Amérique Latine, dans un contexte de grave crise du chômage, due aux programmes d’ajustement structurel imposés par le Fonds Monétaire International et par la Banque Mondiale.

transf Armand TARDELLA * * Consultant en stratégie d'entreprise, animateur du PPACS (Parti pris d'action citoyenne et solidaire) et du SELSQY (Système d'échange local de Saint-Quentin en Yvelines). Les désordres économiques actuels et la misère sociale qui les accompagne, trouvent deux causes : la spéculation financière, et la démission du politique face à l'économique. Pour lutter contre cet engrenage, différentes propositions émergent. L'association ATTAC (Action pour une taxation des transactions financières pour l'aide au citoyen). L'association PPACS (parti pris d'action citoyenne et solidaire) cherche à transformer l'argent spéculatif en argent citoyen.

À Concarneau, les Sardines ont remplacé les Euros Elles sont environ 5 000 dans le monde et fleurissent depuis trois ans en France. Répondant aux noms étranges de Sardine, Sol-Violette ou Pêche, elles, ce sont les monnaies locales complémentaires (MLC). Gros plan sur un outil de paiement pas comme les autres. Au livre phare, une librairie de Concarneau (29), un client tend un drôle de billet illustré d’un poisson pour payer son roman. Le commerçant ne sourcille pas et lui rend la monnaie.

WikiLeaks propose 100 000 dollars à qui révélera l’accord de partenariat transpacifique WikiLeaks vient de lancer une campagne de financement participatif pour attribuer 100 000 dollars à qui révélera le secret le mieux gardé du moment : les détails de l’accord de partenariat transpacifique. Cet accord commercial est en train d’être négocié dans la plus grande discrétion par les pays bordant l’océan Pacifique (les Etats-Unis, la Nouvelle-Zélande, Singapour Singapour, le Vietnam, l’Australie, etc.) Trois chapitres du traité ont déjà été publiés par WikiLeaks, mais il en manque tout de même 26.

En Europe, les monnaies locales séduisent de plus en plus Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Jérémie Lamothe Avoir le choix de sa monnaie pour payer son boulanger, son pharmacien ou son plombier. Privilégier, selon le territoire, l’eusko, la Pêche ou la Bou’Sol à l’euro pour faire ses courses. Utopique au premier abord, cette liberté de choisir sa monnaie devient réalité grâce à l’émergence progressive des monnaies locales complémentaires. Inexistantes il y a encore cinq ans, une trentaine de monnaies locales cohabitent aujourd’hui en France et autant sont à l’étude. MONNAIES PLURIELLES - TRANSVERSALES L’enjeu des monnaies plurielles par Philippe Merlant Monnaies "Locales", "sociales", "solidaires", "virtuelles", "libres", "affectées", "complémentaires", "alternatives", "plurielles"... une floraison de qualificatifs parcourt cette nouvelle lettre de Transversales Science Culture, consacrée aux monnaies non officielles, c’est-à-dire à celles autres que nationales (ou européenne). Chaque adjectif a sa raison d’être, bien sûr, et l’on ne saurait confondre les dispositifs de fidélité purement commerciaux (de type "miles"), les monnaies des mondes virtuels sur Internet (comme le "Linden dollar" de "Second Life") et les systèmes d’échanges basés sur le temps ou les réseaux de troc qui sont allés jusqu’à rassembler six millions d’Argentins (cf. H. Primavera).

Pays basque : une monnaie locale pour un changement global « C’est la première fois que je vois une Assemblée générale se terminer à l’heure », s’emballe le jeune directeur d’une petite entreprise, coup d’œil furtif sur sa montre, avant de noyer cette synthèse mémorable dans une joyeuse gorgée de cidre basque. La démonstration de l’association Euskal Moneta (Monnaie basque), le 23 janvier à Ustaritz, était irréprochable, comme il se doit lorsque l’on met au vote la création d’une monnaie locale et que l’on ambitionne d’y associer des valeurs éthiques d’économie solidaire, sociale ou écologique. En moins de trois heures, les questions les plus pointues ont reçu les réponses les plus simples et les infographies menaçantes ont fini par esquisser des issues prometteuses. Avec la même sérénité appliquée et après un an et demi de travail, les créateurs bénévoles de « l’Eusko » (variante du mot « basque ») ont proclamé, devant une centaine d’adhérents au projet, le lancement de la monnaie basque alternative. Sol Violette à Toulouse, Eusko à Bayonne

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