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De l’intelligence artificielle aux humanités numériques

De l’intelligence artificielle aux humanités numériques
Milad Doueihi est historien des religions, titulaire de la Chaire de recherche sur les cultures numériques à l’université Laval au Québec. Il a publié Pour un humanisme numérique (Seuil, 2011), La grande conversion numérique (Seuil, 2011), Solitude de l’incomparable, Augustin et Spinoza (Seuil, 2009), Le Paradis terrestre : Mythes et philosophies (Seuil, 2006), Une histoire perverse du cœur humain (Seuil, 1996). Il prépare un nouveau livre sur le concept d’intelligence. Jean-Gabriel Ganascia est informaticien et philosophe, spécialiste d’intelligence artificielle et de sciences cognitives, professeur à l’université Pierre et Marie Curie (UPMC) et chercheur au LIP6. Il est aussi directeur adjoint du Labex OBVIL au sein duquel son équipe collabore avec les équipes de littérature de l’université Paris-Sorbonne pour promouvoir le versant littéraire des humanités numériques. Ce qui m’a intéressé, c’est l’évolution de ce modèle de l’intelligence vis-à-vis de la technique. Related:  Réflexions autour du Numérique

L'immortalité arrive: en 2045, nous téléchargerons totalement notre esprit dans les ordinateurs Vendredi 21 juin 2013 5 21 /06 /Juin /2013 23:25 Dans seulement 30 ans, les humains seront capables de télécharger leur esprit en totalité vers des ordinateurs pour devenir numériquement immortels. Les parties biologiques de nos corps seront remplacées par des parties mécaniques et cela pourrait se produire dès 2100. C’est ce qu’a affirmé Ray Kurzweil, director of engineering chez Google, au Global Futures 2045 International Congress de New York au cours du dernier weekend. Cette conférence était organisée par le milliardaire russe Dmitry Itskov, et visait à décrire à quoi ressemblerait le monde en 2045. Il y a été beaucoup question de la « singularité technologique», un concept selon lequel la civilisation humaine connaitra une croissance technologique d’un ordre supérieur à partir d’un point hypothétique de son évolution technologique. Source+vidéo: express.be

Jean-Michel Besnier : L'Homme simplifié Dans son dernier essai, L’homme simplifié. Le syndrome de la touche étoile [1], Jean-Michel Besnier critique le développement technologique contemporain et l’emprise grandissante du machinisme sur nos vies. Il part du paradoxe suivant : la complexification de nos moyens techniques et de notre organisation sociale engendre en retour une vision simpliste de l’être humain, réduit à une machine parmi d’autres. « Telle est la situation que ce livre voudrait comprendre : l’aberration consistant à déléguer sans limites aux machines le soin de régler nos relations et nos rapports avec le monde ; l’absurdité consistant à se laisser administrer comme de simples choses, par des automates qui n’ont besoin de solliciter en nous que l’élémentaire et l’abstrait » [2]. L’homme et ses machines Nous avons fait confiance aveuglément à la technique pour nous simplifier la vie mais cela s’est retourné contre nous : à force de vouloir faire toujours plus simple, nous ne supportons plus la complexité.

Quand les troubadours mouraient à cause du livre - Ceci n'est pas un blog Le web est un lieu merveilleux où l’on tombe, si l’on cherche bien, sur des documents magnifiques. Ainsi hier, mes déambulations numériques m’ont-elles amené jusqu’à ce texte, qui fait miraculeusement échos à notre conversation. Il date du début du 16ème siècle, je l’ai un peu modernisé. « Nous, troubadours et trouvères, alertons les populations sur la disparition prochaine de notre profession. Bientôt, nous n’arpenterons plus les routes qui mènent à vos hameaux, bientôt nos voix ne résonneront plus sur les places de villages. Notre ennemi n’a pas de corps ni d’âme, notre ennemi ne mange ni ne boit, notre ennemi ne souffre pas ni ne meurt, notre ennemi s’appelle livre. Le livre, petit à petit, envahit tout. Savez-vous ce que vous faites ? Et puis, que sait-on d’un conte quand la voix n’est pas là pour le porter. Le livre est un maître trop exigent. Peuples de France, si nous mourrons, ce qui mourra avec nous, ce sont épopées sans fin, les romans qui durent toujours. Signature :

Mario Rapoport | Entrevistas & Reportajes | Brasil e Argentina, coluna vertebral sulámericana 04 DE ABRIL DE 2012. Valor Economico Tema: Relaciones Argentina-Brasil 4 DE MARZO DE 2012 Brasil e Argentina, coluna vertebral sulámericana 03/04/2012 às 00h00 Brasil e Argentina, coluna vertebral sul-americana Por Diego Viana | De São Paulo. Em 1985, os presidentes José Sarney e Raúl Alfonsín se encontraram na fronteira dos dois países para selar o pacto que criaria o Mercosul Apesar de períodos de desconfiança mútua e disputas na política como no futebol, a relação bilateral entre Argentina e Brasil entra no século XXI como uma parceria fundamental para ambos. Contando quase metade da população do subcontinente, Brasil e Argentina passaram por regimes autoritários, populistas e democráticos e realizaram uma industrialização liderada pelo Estado, mas entremeada por períodos livre-cambistas. Desde os anos 1990, os dois países formam a "coluna vertebral" da economia sul-americana, segundo o economista Mario Rapoport, que falou ao Valor por telefone de sua casa em Buenos Aires.

Entretien avec Michel Puech : Autour de Homo sapiens technologicus Si depuis ses débuts, Homo Sapiens a vécu en développant des techniques, le monde contemporain se caractérise par une abondance matérielle et technologique inédite. Et nous sommes souvent désarmés face aux extraordinaires potentiels dont nous disposons aujourd’hui. Une sagesse contemporaine devrait pourtant nous aider à retrouver résolution et sérénité : c’est pourquoi la philosophie a son mot à dire sur la technologie contemporaine, et aussi sur ce qui rend les hommes soumis et irrésolus. Plus qu’une somme sur la technologie, Homo Sapiens Technologicus [1] est d’abord un manuel de sagesse pour l’homme du XXIe siècle. Je remercie vivement Michel Puech pour le long entretien qu’il a bien voulu m’accorder autour de son livre [2] Propos recueillis par Nicolas Rousseau. Technologie contemporaine, sagesse contemporaine Actu-Philosophia : Commençons par le titre. Michel Puech : C’est effectivement intéressant de prendre la sagesse sous l’angle du temps. MP : Voilà. MP : Oui. MP : Bien sûr.

Pourquoi le numérique est-il une culture ? Invité du CIGREF en tant que Grand Témoin, Milad Doueihi interpelle les acteurs de l’Entreprise Numérique ! Ses questions permettent de planter le nouveau décor qui s’impose aux dirigeants d’entreprises aujourd’hui, comme à la société en général. En effet, si le numérique est à la fois une science et une culture qui introduit de nouvelles valeurs, de nouveaux critères sur nos héritages culturels, l’entreprise peut-elle garder ses modèles d’affaires, ses options de création de valeur hérités de la culture précédente ? Milad Doueihi, auteur de « Pour un humanisme numérique », philologue et historien, titulaire de la Chaire des Cultures Numériques à l’Université de Laval au Québec. Merci au CIGREF de me donner l’occasion de partager avec vous quelques réflexions sur le monde numérique. Synthèse vidéo : La culture numérique – Milad Doueihi from CIGREF on Vimeo. Pour aller plus loin… On doit aussi se rappeler que l’informatique est une science assez particulière. De l’index au visage…

Comment Google voit notre avenir Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Michaël Szadkowski (Austin, envoyé spécial) « The New Digital Age » : ou comment les nouvelles technologies affectent l'avenir des hommes. Derrière ce vaste intitulé, celui d'une des premières grandes conférences du festival « South by Southwest » (SXSW), consacré aux nouvelles technologies à Austin (Texas), se cache également le titre d'un livre publié en avril 2013 et signé par les deux participants : Eric Schmidt, PDG de Google entre 2001 et 2011, et Jared Cohen. Cohen fait partie de ces membres influents de Google qui sillonnent le globe pour rencontrer diplomates et gouvernements. Il est présent dans le classement 2013 du magazine Time des 100 personnes les plus influentes, en tant que directeur de Google Ideas, un think tank dont les équipes travaillent à « rendre le monde meilleur grâce à la technologie ». « En Ukraine, le gouvernement s'est rendu compte qu'il ne pouvait pas faire taire l'opposition. (...)

Jean Vioulac : Apocalypse de la vérité On pouvait s’en douter. Quelque chose nous disait bien que la détestation de la technologie moderne exprimée sur un ton de prophète annonçant la fin du monde dans les ouvrages de Jean Vioulac devait certainement dissimuler quelque motif secret, prendre son sens au regard d’une interprétation générale des choses encore tue jusqu’à présent. Elle nous est donnée, désormais sans fard ni détours, dans son dernier ouvrage, Apocalypse de la Vérité, qui vient de paraître aux éditions Ad Solem [1]. C’est en premier lieu dans le sillage de Heidegger qu’il faut situer la pensée de Jean Vioulac. Lui-même donne comme sous-titre à son Apocalypse de la Vérité : Méditations heideggériennes. C’est en effet dans les pas du penseur allemand que Jean Vioulac s’engage pour mener à bien sa méditation, depuis son premier ouvrage sur la technique, sous-titré, déjà : Marx, Heidegger et l’accomplissement de la métaphysique. A force d’appareillage, l’appareillement Sur quoi tout cela débouche-t-il au final ?

Notre cerveau à l’heure des nouvelles lectures Maryanne Wolf, directrice du Centre de recherche sur la lecture et le langage de l’université Tufts est l’auteur de Proust et le Calmar (en référence à la façon dont ces animaux développent leurs réseaux de neurones, que nous avions déjà évoqué en 2009). Sur la scène des Entretiens du Nouveau Monde industriel au Centre Pompidou, la spécialiste dans le développement de l’enfant est venue évoquer « la modification de notre cerveau-lecteur au 21e siècle » (voir et écouter la vidéo de son intervention)… Image : Maryanne Wolf face au public sur la scène du Centre Pompidou, photographiée par Victor Feuillat. Comment lisons-nous ? « Le cerveau humain n’était pas programmé pour être capable de lire. Il était fait pour sentir, parler, entendre, regarder… Mais nous n’étions pas programmés génétiquement pour apprendre à lire ». La présentation de Marianne Wolf via l’IRI. Pour autant, le circuit de la lecture n’est pas homogène. Pourquoi la lecture numérique est-elle différente ? Hubert Guillaud

Le racisme est-il moderne ? La récente polémique autour d’Éric Zemmour m’a donné envie de réfléchir au racisme. De manière plus générale, je me suis penché sur les idéologies qui affirment l’existence de hiérarchies naturelles entre groupes humains : racisme, sexisme, homophobie, darwinisme social... Les adorateurs de l’Ordre Naturel Ces croyances, qu’on se plaît à présenter comme des survivances du XIXème siècle, sont-elles des archaïsmes en voie de disparition ? Ne sont-elles pas, au contraire, des éléments essentiels de la modernité ? On le voit, le problème dépasse largement le cas Zemmour. Modernité des idéologies réactionnaires Comment de telles croyances peuvent-elles encore subsister au début du XXIème siècle ? Dès le départ, dès la Révolution française, la bourgeoisie triomphante a été sur ces sujets extrêmement ambiguë, pour ne pas dire hypocrite. Interprétation optimiste De nouvelles formes de racisme Ordre naturel et capitalisme La croyance en un Ordre Naturel (ou quasi-naturel) n’a donc pas disparu.

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