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La normalité est-elle la nouvelle liberté ?

La normalité est-elle la nouvelle liberté ?
Pour la chercheuse Kate Crawford (@katecrawford) nous vivons désormais dans "les angoisses des Big Data" explique-t-elle dans le New Inquiry. Pour expliquer de quelle angoisse les Big Data sont le symptôme, elle revient sur le programme Squeaky Dolphin, l'un des programmes de surveillance de masse du service de renseignement britannique qui surveille YouTube, Facebook et Twitter en temps réel, en convoquant pour cela la plupart des disciplines scientifiques (sociologie, anthropologie, science politique...). Pour la chercheuse, cette surveillance en temps réel et cette volonté de la comprendre dans sa totalité sont la marque d'une incroyable anxiété, celle du surveillant. Plus les données sont volumineuses, plus les signaux critiques sont invisibles Pour les altermondialistes britanniques du Plan C, l'anxiété n'est-elle pas la phase actuelle et dominante du capitalisme, celle qui engendre le désespoir politique, l'insécurité et la ségrégation sociale ? Hubert Guillaud Related:  VOIR AUTREMENTSES

« Etre gentil n’implique pas d’être con » A l’occasion de la Journée de la gentillesse, l’auteur du « Pouvoir des gentils » estime qu’aucun projet n’aboutit sans relation de confiance. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Propos recueillis par Marlène Duretz « J’ai quitté mon travail de publicitaire à cause… ou devrais-je dire grâce à cette phrase », explique Franck Martin, l’auteur de l’ouvrage Le Pouvoir des gentils, à paraître aux éditions Eyrolles, le 14 novembre, au lendemain de la Journée de la gentillesse. Ladite phrase – « La relation (de gentillesse) prime sur le plus beau des contenus »– est la contraction d’un enseignement de Paul Watzlawick, psychologue et membre fondateur de l’école de Palo Alto. « Vous avez beau être le meilleur technicien du monde dans votre matière, estime M. Martin. Aujourd’hui, M. Quel est l’intérêt d’être gentil, disons… dans son milieu professionnel ? On peut prendre en main un projet en respectant les avis, les visions différentes, qui pourraient même parfois s’exprimer de manière conflictuelle.

Comment le chômage a doublé en sept ans sans (presque) que vous vous en aperceviez Entre les statistiques du ministère du Travail à partir des inscriptions à Pôle emploi et celles de l’Insee selon le BIT, il est difficile de s’y retrouver. Plongée dans le labyrinthe des chiffres de l'emploi. Si l’on se réfère à la dernière enquête de l’Insee, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) sur le premier trimestre 2014 s’élève à 10,1% de la population active en France (y compris les DOM). Et en métropole, avec 2,8 millions de personnes sans emploi recensées, le taux de chômage atteindrait 9,7%, stable par rapport au quatrième trimestre 2013 et en baisse de 0,2 point sur un an. Voilà qui est bien différent des statistiques du ministère du Travail pour le mois de mai 2014 qui, toujours pour la seule métropole, portent sur plus de 5 millions de demandeurs d’emploi (catégorie A, B et C) sans aucun travail ou en situation précaire. Mais un chômeur n’a pas forcément le même profil dans les deux cas. De 2,4 à 5,3 millions Gilles Bridier Partagez cet article

«La véritable fonction des médias est d’irriter» «Lorsque Luhmann, observe quelque chose, il le fait à fond», notait le philosophe Richard David Precht dans le «Zeit» en 1996, à l’occasion de la sortie outre-Rhin de «La Réalité des médias de masse». Le grand sociologue, qui devait décéder deux ans plus tard, y constatait d’emblée: Ce que nous savons sur notre société, sur le monde dans lequel nous vivons, nous le savons par les médias de masse. Cela ne vaut pas seulement pour notre connaissance de la société et de l’histoire, mais également pour notre connaissance de la nature. Ce que nous savons de la strato-sphère ressemble à ce que Platon sait de l’Atlantide : on en a entendu parler.» Et d’ajouter, impitoyable: D’un autre côté, nous en savons suffisamment sur les médias de masse pour ne pas faire confiance à ce type de source.» Malgré sa complexité, l’ouvrage avait connu un étonnant petit succès de librairie en Allemagne. « Le message est clair et net, explique Precht: les médias ne nous informent pas sur la réalité.»

Quelle France dans 10 ans ? - France Stratégie Quand on perd le sentiment d’exister, on vote Front national. Bernard Stiegler, dans son bureau parisien, en 2013 - Audrey Cerdan/Rue89 En lisant le livre de Bernard Stiegler, « Aimer, s’aimer, nous aimer » (Galilée, 2003), on peut ressentir un sentiment de découragement. Le philosophe explique dans son livre que les électeurs FN sont, comme beaucoup d’entre nous dans cette société malade, victimes de troubles narcissiques. Il est impossible de discuter avec des troubles et des symptômes (seuls les psys savent faire). Je suis allée demander à Bernard Stiegler ce que la presse peut et doit faire au lendemain des élections européennes, qui ont vu le FN atteindre le score de 25% des votants. Merci, votre inscription a bien été prise en compte. Une conférence, ce samedi Ars Industrialis, le groupe de travail de Bernard Stiegler, organise une conférence ce samedi baptisée « Extrême nouveauté, extrême désenchantement, extrême droite ». Bernard Stiegler : Je parle avec des gens du Front national, il y en a même que j’aime bien. Oui, c’est très malin.

Geoffrey Pleyers : l’enquête “Génération Quoi?” - EHESS Geoffrey Pleyers : l’enquête “Génération Quoi?” L’enquête “Génération Quoi ?” de France Télévisions a été construite par deux sociologues spécialistes de la jeunesse Camille Peugny et Cécile Van de Velde respectivement maîtres de conférence à l’université Paris-VIII et à l’EHESS. Lancée à la mi-octobre 2013, 210 000 jeunes entre 18 et 34 ans y ont consacré une vingtaine de minutes et fourni ainsi près de 21 millions de réponses. À noter que 92 % des personnes ont intégralement répondu au questionnaire qui comportait 143 questions. En partant des résultats de l’enquête publiés en février 2014, Geoffrey Pleyers, spécialiste des mouvements sociaux et notamment des jeunes activistes progressistes, commente la défiance des jeunes à l’encontre de la classe politique et leur désir d’une autre société. En savoir plus

"Pour purger notre barbarie, on la reporte sur l'autre" « Tous les grands penseurs du XIXe étaient persuadés que le siècle à venir serait celui du progrès et de la raison. Il fut, d'Auschwitz au Goulag, celui d'une barbarie incommensurable...» Ainsi parlait Jean-François Mattéi, qui vient de mourir à Marseille à l'âge de 73 ans, dans cet entretien réalisé en 1999 pour «le Nouvel Observateur». Le philosophe nous y enseignait alors que la barbarie est bien plus proche de notre quotidien que nous aimons à le penser, et que notre civilisation ferait bien d'affronter ses propres démons plutôt que de toujours chercher le monstre chez les autres. Le Nouvel Observateur Pourquoi un spécialiste de la philosophie antique comme vous, un expert du savoir académique, au sens noble du terme, a-t-il ressenti la nécessité en écrivant «la Barbarie intérieure» d'intervenir avec les armes de la philosophie dans le débat public? Jean-François Mattéi Parce que la question de la barbarie est au cœur du XXe siècle. Le XXe siècle le montre bien. Bien sûr.

Vous n'y connaissez rien en argent (ou pas grand-chose) - Une manifestation anti-capitalisme en Allemagne en septembre 2012, devant le siège de la Banque centrale européenne, à Francfort. REUTERS/Kai Pfaffenbach - Que savez-vous sur l’argent? Voici trois questions pour tester l'état de vos connaissances. publicité 1. Quel montant obtiendrez-vous au bout de 5 ans si vous n’avez pas touché à cet argent? A. 2. A. 3. A. Les bonnes réponses sont: 1-A, 2-C et 3-B. Alors, comment vous en êtes-vous sorti? Le constat est que, même dans les pays affichant le meilleur taux de réussite, la moitié ou plus de la moitié de la population s’est trompée. Ces conclusions, ainsi que d’autres données sur la fragilité des connaissances financières au niveau mondial, ont été présentées par les économistes Annamaria Lusardi et Olivia Mitchell. Dans les pays émergents ou assimilés, d’abord, où les classes moyennes se sont fortement développées, accédant à une meilleure situation économique. La connaissance améliore les conditions matérielles Moisés Naím Devenez fan sur

Racisme au quotidien Depuis la mise en ligne de la plateforme numérique #RacismeOrdinaire le 6 février 2013, France Télévisions a reçu plus de 600 témoignages. Des femmes et des hommes, de tous âges et horizons, racontent ces mots qui font mal, ces humiliations quotidiennes, ces gestes ou plaisanteries en apparence banals qui deviennent insupportables. Au-delà de la singularité de ces récits, à leur lecture, au fil des jours, nous avons constaté de multiples récurrences. La mise en lumière de ces points de convergences dessine une radiographie du racisme ordinaire en France. À l'occasion de la journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale (21 mars), la publication de certains extraits, bruts et anonymes, rappelle l'urgence et la nécessité de ce combat. L'assignation à un ailleurs "Quand je révèle mon lieu de naissance, on me répond par un déni 'non, mais avant?' "On m'offre gentiment une boite de thé. Le mépris et une supposée incompétence Le rejet et la méfiance

Peut-on forcer ses enfants à être de droite (ou de gauche)? Temps de lecture: 7 min «J'ai commencé à me battre par amour de mon père, et je continue à me battre par amour de la France.» Avec cette phrase, ou du moins sa première moitié, Marine Le Pen entérine l'idée selon laquelle on vote comme ses parents (les récents développements montrent également que, même en politique, on cherche à tuer le père. Aux Etats-Unis, la longue tradition des dynasties politiques (Kennedy, Roosevelt, Bush) illustre très bien la manière dont des générations entières peuvent être formées sur le même moule. Les contre-exemples sont aussi nombreux. Il s'agit évidemment de cas particuliers, et on sait que que les idées politiques comme toutes autres valeurs véhiculées par l'éducation sont solubles dans l'acquisition d'une certaine indépendance de l'enfant à l'entrée dans l'âge adulte. Pourtant, selon une étude du Cevipof datant de 2007, une immense majorité de jeunes embrassent les idées politiques de leurs parents. «Si ma fille ramène un musulman, je la tue» Séverine

Haro sur les chaises Au Canada, la dernière révision a été faite en 2011. La plupart des pays revoient à la hausse la durée et l'intensité recommandées pour l'activité physique hebdomadaire. Chez nous, on recommande un minimum de 150 minutes par semaine d'activité modérée ou vigoureuse, par période de 10 minutes ou plus. L'Australie va un peu plus loin, ses recommandations sont d'accumuler de 150 à 300 minutes d'activité physique modérée par semaine, ou de 75 à 150 minutes d'activité vigoureuse. Elle est toutefois seule à cibler précisément la position assise dans ses directives. On observe aussi un taux de mortalité plus élevé chez les gens qui passent de longues heures assis chaque jour. Travailler debout n'est pas pour autant une panacée. Même si le sujet de cette semaine nous est suggéré par l'Australie, c'est à Québec que nous avons trouvé quelqu'un qui pouvait nous parler des avantages de la position debout pour un travail de bureau. Huit questions à Michael Carpentier R L'effet a été presque immédiat.

Où vit-on le mieux en France ? Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Manon Rescan Peut-on comparer le bien-être des populations entre différentes régions du monde et d'un même pays ? L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a tenté une nouvelle approche pour aller au-delà de la simple mesure du PIB ou encore de l'Indice de développement humain (IDH). En compilant des données liées aux revenus, à l'emploi, à la santé, au niveau d'éducation, la sécurité, le niveau de participation politique et l'accès à Internet à haut-débit, l'organisation propose une évaluation des régions où il fait bon vivre, qu'elle appelle l'indicateur du « vivre mieux ». A ces données s'ajouteront, en octobre, la dernière mesure de la qualité de l'air dans chaque région. Le fruit de cette étude est dans un premier temps publié sous la forme d'un site Internet, lancé fin juin, où l'organisme compare ces variables entre les régions des différents pays qui composent l'OCDE. Notre méthode

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