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Face à la corruption du pouvoir politique, des juges espagnols entrent en dissidence

Face à la corruption du pouvoir politique, des juges espagnols entrent en dissidence
Conflits d’intérêts et collusions menacent l’indépendance de la justice, estiment des magistrats espagnols. Certains d’entre eux, qui s’intéressent de trop près à des affaires sensibles, se retrouvent victimes d’acharnement judiciaire ou sont écartés de leurs fonctions par le pouvoir politique. Une situation que dénoncent des avocats et juges. Solidaires des mouvements sociaux, ils participent également à la résistance contre des lois nationales jugées de plus en plus rétrogrades. « Les hommes politiques maltraitent ceux qui, un jour, pourraient avoir à enquêter sur eux. » Le juge espagnol Elpidio Silva est amer. L’année dernière, il a tenté de placer en détention Miguel Blesa, l’ancien PDG de la banque Bankia, impliquée dans la vente frauduleuse de produits financiers toxiques (appelés preferentes) à des milliers d’épargnants en 2009 (lire ici). L’affaire Blesa a révélé des collusions entre les pouvoirs bancaire, politique et même judiciaire. Même le droit international est menacé Related:  Corruption, évasion fiscaleEspagneNos représentants des INÉGALITÉS...

« Face à la dimension criminelle de la crise, les élites sont aveugles, incompétentes ou complices Basta ! : Vous analysez les crises financières au prisme de la criminologie. Pour vous, la crise de 2008 est-elle due à des comportements criminels ? Jean-François Gayraud [1] : Le nouveau capitalisme qui se développe depuis les années 80 comporte des incitations et des opportunités à la fraude d’une ampleur inédite. Il ne s’agit pas d’être « mono-causal » et de tomber dans la théorie du complot. Avons-nous avancé depuis la crise de 2008, pour éviter de nouvelles crises ? Entre 2008 et 2012, nous avons connu une révolution, dans le sens astronomique du terme : nous sommes revenus au point de départ ! Comment l’expliquez-vous ? Il y a un problème de déni et d’aveuglement. D’où vient cette situation ? C’est une question de rapport de force entre pouvoir politique et pouvoir financier. Ce qui me frappe, c’est la corrélation entre la financiarisation de l’économie, la montée des inégalités, et la multiplication des fraudes sur les marchés financiers. C’est la question centrale. Oui.

Roberto Scarpinato: «Les secrets du pouvoir sont l'instrument de la corruption» Le 19 octobre, au théâtre de la Ville de Paris, notre grande soirée publique de témoignages et d'alerte de la société civile sur les ravages de la corruption a compté avec la présence exceptionnelle de Roberto Scarpinato, procureur général auprès du parquet de Palerme. Voici la traduction de son intervention. Les lecteurs de Mediapart peuvent retrouver toutes les interventions de cette soirée ici. Je suis heureux d’être ici ce soir avec vous et d’avoir la possibilité de participer à une grande manifestation populaire pour la défense de la démocratie et de la légalité républicaine contre le cancer de la corruption. Depuis environ 25 ans je m’occupe d’enquêtes et de procès concernant la corruption, la mafia, les assassinats et les massacres politiques. En quelque sorte je me considère comme un survivant. Mon expérience professionnelle m’a beaucoup pris, mais en même temps elle m’a beaucoup donné. Dans ce sens, l’Italie est le pays des extrêmes et des opposés.

Podemos, le parti qui bouscule l’Espagne, par Renaud Lambert (Le Monde diplomatique, janvier 2015) Madrid, 15 mai 2011. Des milliers, puis des centaines de milliers de manifestants, bientôt rebaptisés « indignés » par la presse, se rassemblent à la Puerta del Sol, au cœur de la capitale espagnole. Ils dénoncent la mainmise des banques sur l’économie et une démocratie qui ne les « représente pas ». Trois ans plus tard, la place de la Puerta del Sol est vide. « On peine à y croire », sourit l’eurodéputé Pablo Echenique lors d’une rencontre organisée par le « cercle » parisien de Podemos en novembre 2014. « Notre parti a été créé en janvier 2014. La création de Podemos naît d’un constat : « A notre avis, le mouvement du 15-Mai s’est enfermé dans une conception mouvementiste de la politique, nous explique le sociologue Jorge Lago, membre du conseil citoyen de Podemos, sa direction élargie. Sur le plan électoral, même déconvenue. « 80 % de la population se disait en accord avec le mouvement, mais les gens ont continué à voter de façon traditionnelle », poursuit Lago. Dès 2003, M.

Comment fonctionne le financement des groupes et des partis ? LE MONDE | • Mis à jour le | Par Patrick Roger Comme le reconnaît le règlement de l'Assemblée nationale, les députés peuvent se regrouper par affinités politiques. Les groupes contribuent aux procédures législatives et de contrôle de l'action du gouvernement, et bénéficient à ce titre d'un financement pris sur le budget annuel de l'Assemblée (530 millions d'euros en 2013, dont 518 millions de dotations de l'Etat). Groupes Cette « contribution aux frais de secrétariat des groupes » représente, selon Claude Bartolone, le président de l'Assemblée, un montant global de 10,114 millions d'euros en 2014. Coupe du Monde 2022 - Le Sunday Times publie «les preuves» d'une corruption en faveur de Qatar 2022 Des milliers de documents à l'appui (mails, lettres, virement bancaires), le Sunday Times affirme que quelque 5 millions de dollars ont été versés à l'initiative de l'ancien vice-président qatarien de la FIFA, Mohamed Bin Hammam, afin d'obtenir un vote du Comité exécutif favorable au Qatar, le 2 décembre 2010. Ces éléments vont dans le sens du dossier publié en janvier 2013 par France Football dans lequel un ancien dirigeant de la FIFA, Guido Tognoni, comparait l'organisation à «une petite mafia». Les responsables de Qatar 2022 et M. Bin Hamman, banni à vie en 2011 pour avoir tenté d'acheter des voix alors qu'il était candidat contre Sepp Blatter pour prendre la tête de la FIFA, ont toujours vigoureusement démenti les accusations de corruption. Ces révélations pourraient poser avec une nouvelle acuité la question que soulevait déjà France Football dans son dossier sur le "Qatar Gate" : le vote doit-il être annulé et la procédure reprise à zéro ?

Transparency publie la carte de la corruption en France par Camille Garnier mardi 9 décembre 2014 11:39, mis à jour le mardi 9 décembre 2014 à 11h55 L'ONG Transparency International lance ce mardi un portail consacré à la corruption. Son but : informer les citoyens et leur donner les moyens d'agir à travers plusieurs outils, dont une carte recensant environ 250 cas de corruption sur le territoire français. Alors que les affaires et les scandales financiers touchent régulièrement la classe politique (mais aussi, comme récemment, le milieu sportif), l'ONG Tansparency International a lancé mardi une plate-forme d'information à l'occasion de la journée mondiale contre la corruption. Un document inédit Ce document se présente sous la forme d'une carte interactive où chaque point indique une condamnation prononcée contre un élu pour des faits de corruption. Mais la plate-forme lancée par Transparency ne se limite pas à cette carte. La France ?

Si, Podemos ! Le résultat des élections municipales et régionales en Espagne soulève beaucoup d’espoir. Pendant que la vague brune continue de monter dans l’Europe de l’est et en France, au sud, la tendance citoyenne continue ses progrès. Dans ce post, je consacre donc du temps à évoquer cette élection, les leçons que j’en tire pour nous. Mais je viens aussi sur la question grecque qui entre dans une phase décisive dans les semaines qui viennent. L’impact d’une banqueroute grecque ne se limitera pas aux échanges de ce pays. Croire le contraire est un amateurisme total. Ensuite, je dis un mot de la mauvaise bile que me donnent les décisions de justice de cette semaine passée. Ma réponse à Cécile Duflot et peut-être à quelques autres paraît dans L’Humanité de mercredi 27 mai. La méthode de la convergence citoyenne Les résultats des élections en Espagne sont très intéressants à étudier pour en faire notre miel. Les difficultés ne manquent pas. Pour autant, le Front de Gauche existe.

Il faut sortir des dogmes de la finance Le Figaro nous indique également que le PDG d'AXA serait un proche du 1er ministre. Pour comprendre un peu ce que représente Henri de Castries (on ne prononce pas le i) vous trouverez ci-dessous une vidéo intitulée : « Le travail, c'est la liberté ! » ou le PDG d'AXA déroule devant un parterre trié sur le volet, Fillon, Attali, Chartier et bien d'autres personnalités de droite, un discours sur la liberté de jouir spéculer travailler sans entraves. Pour de Castries (à 12mn sur la vidéo), le jour de la retraite c’est le jour de la mort... et le meilleur est à suivre dans la « non liberté de travailler le samedi et le dimanche » Pour info Monsieur de Castries n’a pas de soucis financiers, sa rémunération a augmenté de +12,5% en 2014 pour atteindre la somme de 5 323 146 € (source Capital) Revenons en au fond de l'histoire. "...dans un contexte de demande faible et malgré les effets favorables du CICE et de l’amélioration des conditions de financement.

Economie - Les banques italiennes ont reçu 100 fois trop de billets de 500 euros Les "1000 questions" des victimes du 13-Novembre à la commission d’enquête En savoir plus Ankara veut lancer une opération terrestre en Syrie avec ses alliés En savoir plus Les Eagles of Death Metal font leur grand retour à Paris En savoir plus Ligue des champions : crise interne au PSG avant le 8e de finale contre Chelsea En savoir plus Accord entre les poids lourds du pétrole pour geler leur production En savoir plus "Brexit" : face aux exigences de Cameron, Hollande reste inflexible En savoir plus Valls dit "stop" aux réfugiés : une attitude "regrettable", selon les associations En savoir plus Centenaire 14-18 : "Qui n’a pas fait Verdun, n’a pas fait la guerre" En savoir plus À contrecœur, Laurent Fabius renonce à la présidence de la COP 21 En savoir plus Taylor Swift et Kendrick Lamar, les grands gagnants des Grammys En savoir plus Déjà encensé en Espagne, Zidane passe son premier test européen En savoir plus

"Touche pas au grisby" - Actualutte Yvette Bert, 76 ans, dite « Mamie Yvette » (mais surnommée « Mamie Loto » par les médias), est morte le jour de Noël 2014. Retraitée, elle était une mère de sept enfants. Ses rentes s’élevaient à 650 euros par mois. Elle avait organisé, entre janvier 2009 et mai 2013, 160 lotos. La justice a donc fait son travail : Jérome Cahuzac : Affaire de blanchiment de fraude fiscale …Affaire de blanchiment de fonds provenant d’entreprises dont les services ou produits sont pris en charge par la Sécurité Sociale, …déclaration incomplète ou mensongère de son patrimoine par un membre du gouvernement. Les époux Balkany : Fraude fiscale, détournement de fonds publics. ils opèrent des débits de cartes bleue allant jusqu’à 360 000 euros pour une année, bien loin de leurs revenus déclarés. Dassault : Blanchiment d’au moins 53 millions d’euros en liquide, fraude fiscale, mise en place d’un système d’achat de votes entre 2008 et 2012 à Corbeil-Essonnes, association de malfaiteurs et tentative d’assassinat.

Contre le chômage et l'austérité, pour l'annulation de la dette, nous aussi « nous pouvons » ! Après la victoire électorale de Syriza en Grèce en janvier, en Espagne la semaine dernière, Podemos – « Nous pouvons » – a connu à son tour un succès aux élections municipales et régionales. Ce nouveau mouvement trouve son origine en 2012 suite à la révolte des Indignés contre les politiques d’austérité et les partis de droite ou de gauche qui les mettent en œuvre, la « caste » des politiciens corrompus. Ce rejet de l’austérité et de ses conséquences dramatiques pour les travailleurs et les classes populaires qui s’est manifesté en Grèce ou en Espagne est le nôtre,et leur luttes sont les nôtres. Les usuriers des peuples La dette au service de la finance Cette dette n’est pas de la responsabilité des travailleurs qui auraient trop dépensé, elle est le fruit empoisonné de la politique des États qui versent aux patrons et aux banques mille et un cadeaux, sous forme de subventions. Nos vies ou leurs profits Yvan Lemaitre

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