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Travail et automatisation : la fin du travail ne touche pas que les emplois les moins qualifiés

Travail et automatisation : la fin du travail ne touche pas que les emplois les moins qualifiés
Quel est le risque que votre emploi soit automatisé dans les prochaines années ? questionnait une récente étude (.pdf) réalisée par un économiste et un ingénieur d’Oxford et signalée par Martin Lassard sur Triplex. Pour les auteurs, Carl Benedikt Frey et Michael Osborne, 47% des postes décrits dans les nomenclatures professionnelles traditionnelles (soit environ 702 professions analysées) sont susceptibles d’être remplacées par des machines, des formes d’automatisation logicielles ou robotiques. Selon eux, cette évolution devrait se faire en deux temps, la première touchant principalement le secteur des transports et de la logistique, les emplois de bureaux et d’administration et les fonctions de production. Mais dans un second temps, l’automatisation devrait toucher des emplois dans les services, dans la vente et la construction notamment, du fait du développement de robots et logiciels capables de créativité et d’intelligence sociale. La généralisation de la déqualification Related:  travail

SNCF : la grève expliquée à Aphatie "Grévistes jusqu'auboutistes contre gouvernement déterminé" : ainsi le journal de France Inter annonce-t-il, dans ses titres, la situation au cinquième jour de la grève SNCF. Ce n'est pas un éditorial de Dominique Seux ou de François Lenglet, c'est le titre du journal, un titre censé être neutre, impartial, objectif et tout et tout. Et la radio nationale d'enchaîner sur l'inévitable reportage aux portes d'un centre de passage du bac philo (car le reportage sur le malheureux lycéen privé de bac par les jusqu'auboutistes est venu heureusement renouveler le genre de "l'usager pris en otage"). Pas de chance : les malheureux lycéens ont pris leurs disposition, et se sont faits amener en voiture, constate la reporter sur place. Bref, à 8 heures et deux minutes, aucun hara-kiri à signaler. Combien d'auditeurs auront réagi, tant ils sont habitués à entendre que les grévistes sont "jusqu'auboutistes", et le gouvernement "déterminé" ? Ils ont des excuses. Abonnez-vous !

La métamorphose du travail A l’occasion de la sortie du 5e forum thématique du Digital Society Forum consacré aux transformations du travail à l’heure du numérique (la première édition était consacrée aux nouvelles relations, la seconde à la famille connectée, la troisième aux nouvelles formes d’apprentissage et la quatrième au migrant connecté). Ce forum réalisé en partenariat avec la Fing (et notamment son média, InternetActu.net), Psychologies Magazine et Orange, nous donne l’opportunité de republier la contribution d’Amandine Brugière, coresponsable du programme Digiwork de la Fing, qui dresse un bilan très synthétique des enseignements du groupe de travail. En attendant Lift with Fing, qui du 21 au 23 octobre 2014, sera consacré à ce thème… Qu’est-ce qui ne va plus avec le travail ? Qu’est-ce qui, depuis si longtemps, ne va “plus” avec le travail ? Le travail et l’emploi sont au cœur du système capitaliste. Présentation : Les conclusions du groupe de travail sur l’avenir du travail de la Fing.

Les machines feront-elles de chacun de nous des intermittents Tout récemment, la revue en ligne Regards sur le Numérique (@RSLNmag), posait la question : “Comment travaillerons-nous demain ?”. Parmi des réponses plus ou moins attendues, on trouve celle du bien connu bloggeur Thierry Crouzet (@crouzet), que je me permets de vous citer un peu en longueur : “Les musiciens, les écrivains, les peintres, les développeurs de logiciels libres, les parents qui restent à la maison pour s’occuper de la famille, les bénévoles dans une multitude d’associations, les élus municipaux… tous ont un travail, ils n’en cherchent pas. Image : L’université d’été du Revenu de base, organisé par le mouvement français pour un revenu de base (@revenudebasefr), aura lieu du 21 au 23 août 2014 à Coulounieix-Chamiers en Dordogne. Bien sûr, les économistes sérieux auront beaucoup à redire sur le modèle proposé, mais faut-il écouter les économistes sérieux ? Xavier de la Porte

Vers une innovation sans emploi Hubert Guillaud est Journaliste et éditorialiste, rédacteur en chef d ' InternetActu.net, un média spécialisé dans le décryptage des enjeux, des usages et des débats liés aux nouvelles technologies et à leur avenir. Il est l'un des animateurs de la Fing, Fondation internet nouvelle génération, un think tank pour anticiper les transformations du numérique. C’est un leitmotiv que répètent de longue date économistes, chefs d’entreprise et décideurs publics : sans croissance pas d’emplois. Mettre un terme à la période de relative stagnation que nous connaissons depuis 2008 apparait dès lors comme une priorité absolue. Le problème est que renouer avec la croissance pourrait ne pas suffire. Car, comme le montre cet article d’Hubert Guillaud, rédacteur en chef d'InternetActu.net, différents signaux convergent aujourd’hui pour indiquer que l’innovation chère à Schumpeter se ferait de moins en moins créatrice et de plus en plus destructrice d’emplois. La mondialisation se généralise…

Brigid Schulte’s Overwhelmed and our epidemic of busyness. Photo by Thinkstock Are you too busy? You should be, and you should let people know in a proud but exasperated tone. Like this, from an old colleague I recently asked for advice: “I would like to help but I can not. I am desperately trying to finish a screenplay and a talk I need to give in Milan. Once I get an assistant I will be happy to help!” Hanna Rosin is the founder of DoubleX and a writer for the Atlantic. Desperate and need to give a talk in Milan. To be deep in the overwhelm requires not just doing too many things in one 24-hour period but doing so many different kinds of things that they all blend into each other and a day has no sense of distinct phases. So if the time squeeze is so miserable, why do people brag about it? Do people really have a choice? Robinson doesn’t ask us to meditate, or take more vacations, or breathe, or walk in nature, or do anything that will invariably feel like just another item on the to-do list.

Hyperemploi, l'épuisant travail des utilisateurs de la technologie - The Atlantic The technology and jobs debate raises complex questions Editor’s note: Doug Hill and I recently had a conversation here on Radar about the impact of automation on jobs. In one of our exchanges, Doug mentioned a piece by James Bessen. James reached out to me and was kind enough to provide a response. What follows is their exchange. JAMES BESSEN: I agree, Doug, that we cannot dismiss the concerns that technology might cause massive unemployment just because technology did not do this in the past. Many people make a simple argument: 1) they observe that machines can perform job tasks and 2) they conclude that therefore humans will lose their jobs. Is something like that happening today? But that is not the whole story. Second, the effect of technology in office occupations is very different from what is happening today in manufacturing occupations. DOUG HILL: Thank you, James, for your response to the conversation Jim Stogdill and I have had over the last few weeks on the relationship between automation and jobs. Jim Stogdill wrap-up

Recruteurs cherchent “gens bizarres”, “procrastinateurs” et “habitués à l’échec” pour réussir transformation numérique FIL DE L'EMPLOI. Google engage de moins en moins de jeunes diplômés sortis de grandes universités prestigieuses. Un signe pour l'avenir du recrutement ? La capacité à savoir échouer, nouvelle vertu cardinale dans la recherche d'emploi ? C'est ce qu'écrit l'éditorialiste et spécialiste de la question Megan McArdle, selon qui "des références en or ne sont pas la garantie du succès". Lire Les RH en 2018 : de quelles compétences aura besoin l'entreprise agile ? Pour la sociologue Brené Brown, un "inconfortable sentiment de vulnérabilité" est aujourd'hui nécessaire pour faire du "bon travail". Une autre raison, plus fondamentale, tiendrait à l'évolution même du monde du travail, de plus en plus "déstructuré". Gif animé issu d'un mini-site Tumblr, "le" réseau social de la procrastination Google montre-t-il la voie ? Lire Quand former ne suffira plus : demain, "l'entreprise capacitante" > Crédit image insunlight/flickr (licence CC)

L’avenir du bureau Par Rémi Sussan le 30/10/14 | 1 commentaire | 824 lectures | Impression Demain, les bureaux existeront-ils encore ? Après tout, les changements apportés par le numérique ne nous dispensent-ils pas de nous rendre tous en un même lieu dédié, pour nous permettre de travailler chez nous, ou au moins dans un “tiers-lieu” ouvert au public ? Pour répondre à cette question, sur la scène de Lift France, le professeur de design Jeremy Myerson a mis l’histoire du bureau en perspective, remontant ainsi aux origines des professions du secteur tertiaire. Myerson enseigne au Image : Jeremy Myerson sur la scène de Lift France. Le bureau tayloriste Le bureau a connu trois grandes vagues de changement : le taylorisme, le bureau “social-démocrate” et enfin, l’actuel bureau en réseau, résume Jeremy Myerson. A l’origine, les premiers travailleurs tertiaires (comptables, notaires, etc.) disposaient comme ils le souhaitaient de leur espace personnel. Le bureau “social-démocrate” Le réseau ou le bureau ? Rémi Sussan

Les limites de l’individualisation du travail L’environnement professionnel dans la plupart des activités est de plus en plus individualisé. La manière même dont les directions des ressources humaines gèrent l’évaluation des compétences des salariés ou l’embauche illustre très bien ce nouveau rapport au travail fondé sur l’évaluation individuelle, la construction de parcours de compétences ou le développement d’objectifs personnels… Le travail est devenu à la fois un ensemble d’opportunités pour l’individu, mais aussi un ensemble de contraintes qui pèsent sur chacun… Reste que la liberté, le choix et les valeurs entrepreneuriales qui sont au coeur de ce nouveau rapport au travail ne sont pas adaptés à tous. Nous ne sommes pas tous égaux face à cette injonction à devenir tous entrepreneur de soi, explique la sociologue Patricia Vendramin sur la scène de la 6e édition de Lift France qui se tenait à la Villa méditerranée à Marseille. Quels collectifs de travail à l’heure de l’individualisation ? Comment vivre sans emploi ?

Digiwork : les métamorphoses du travail Par Rémi Sussan le 28/10/14 | 20 commentaires | 3,138 lectures | Impression L’avenir du travail ? Vaste sujet qui a constitué le cœur des discussions de Lift 2014, qui s’est tenue du 21 au 22 octobre à Marseille. Pour Daniel Kaplan (@kaplandaniel), délégué général de la Fing, coorganisateur de cette conférence (et éditeur d’InternetActu.net, partenaire de l’organisation du programme de cette journée), certaines études estiment que 40 à 70% des métiers d’aujourd’hui sont candidats à l’automatisation. Repenser la place de l’individu au travail dans une société numérique, tel était l’enjeu du groupe de travail Digiwork lancé par la Fing en 2013. Présentation : les slides de la présentation Digiwork de la La Fing. Pour Amandine Brugière, la potentialité des outils de travail a toujours façonné la nature du travail, les tâches à réaliser. Vers l’ère du self-emploi Image : Amandine Brugière (à gauche) et Aurialie Jublin sur la scène de Lift France. Nouveaux collectifs Compter, mesurer, valoriser

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