
SVT Lorraine Accueil » Différents modes d'évaluation En classe le professeur mène classiquement trois sortes d'évaluations : Évaluation diagnostique : moyen d’identification des acquis et d’analyse des besoins. Support d’aide à la construction des stratégies pédagogiques ; le site Banqoutils présente de nombreux exemples Évaluation formative : mise en œuvre en situation au cours d’activités aux objectifs identifiés et en appui sur des critères de réussite appropriés. Pour en savoir plus notamment sur les autres types d'évaluations dans le système éducatif : portail Educ-éval Pour évaluer les élèves : On définit des critères : Ils sont invariables (« complétude, pertinence, … ») Pour mettre en œuvre les critères d’évaluation, il est souvent utile de les décliner enindicateurs : qui décrivent ce qui était attendu (signes observables ou mesurables propres à chaque situation). Quelques outils pour aider à évaluer les élèves
Feedback et gommettes (2) Nous avons vu dans le précédent épisode de ce feuilleton de la note les effets de l’évaluation contrôlante, positifs en termes d’apprentissage pour ce qui relève du compliment. Passons à l’évaluation informative et à la forme à adopter. Faut-il noter les élèves ? Episode 1 : Complimentez, il en restera toujours quelque chose L’évaluation informative donne à l’évalué des informations sur le niveau de sa performance, comme en sport ou dans les jeux vidéo. Une expérience de Bandura et de son équipe en 1983 montre de façon spectaculaire l’impact de la connaissance de son niveau à un moment T, dans un parcours. L’évaluation informative : but et feedback Des étudiants doivent s’entraîner à soulever des haltères, sous le prétexte de mettre au point des exercices d’aérobic. Photo : Philippe Ibars Notes, lettres, ou gommettes ? Une autre dissociation est à faire entre le principe et le mode de l’évaluation. (à suivre) Sur la librairie L’évaluation, plus juste et plus efficace : comment faire ?
Recension de "faire ses devoirs" et entretien avec Patrick Rayou Publié en janvier 2010 aux Presses universitaires de Rennes, cet ouvrage[1] propose une étude sociologique de la pratique des devoirs, en particulier à l’école primaire et au collège, sous l’angle des enjeux cognitifs et sociaux de leur prescription et de leur réalisation. La première partie retrace les cadres historiques, institutionnels et sociaux du « travail hors la classe »[2], la seconde s’attache à la description des pratiques réelles, observées lors de plusieurs enquêtes de terrain, afin de mieux comprendre comment fonctionne de fait la « boucle du travail » ou la « circulation » du travail scolaire en classe et hors de la classe. Le premier chapitre de l’ouvrage fait remonter ce processus aux années 60, rappelant que l’école antérieure donnait déjà beaucoup de devoirs mais les organisait en interne selon des temps et des lieux adaptés, et avec un encadrement conséquent. En complément, nous vous invitons à lire l’entretien suivant avec Patrick Rayou qui a dirigé cette étude. 1.
Formation à l’évaluation 1 Mission académique de formation des personnels de l’Éducation nationale. 1Dans l’académie de Versailles, depuis plusieurs années, un stage de formation à l’évaluation est proposé à l’ensemble des professeurs de sciences de la Vie et de la Terre enseignant en collège. Celui-ci, d’une durée de trois jours, est organisé sur leur temps de travail, par la MAFPEN1dans le cadre du plan académique de formation. 2Les stagiaires ont des attentes nombreuses et complémentaires dans ce domaine. 3Dans notre activité d’enseignant, nous devons régulièrement évaluer la tâche ou la production de nos élèves : les noter. 4Pour engager la réflexion avec les stagiaires, la démarche proposée est la suivante : chacun reçoit le texte d’un devoir donné à des élèves de collège ainsi que deux copies d’élèves corrigées. 5Durant le stage, dans le cadre des activités proposées, un travail axé sur chacun de ces cinq points est progressivement mené avec les stagiaires. L’évaluation formative L’évaluation sommative
Motivés, motivés (3/4) Nous avons vu dans les précédents épisodes que l’évaluation contrôlante n’est efficace que si elle passe par le compliment et que l’évaluation donnant un but et des informations permet d’arriver à de bien meilleurs résultats. Alain Lieury nous invite maintenant à observer ce qui renforce la motivation. Faut-il noter les élèves ? Episode 1 : Complimentez, il en restera toujours quelque chose Episode 2 : Feedback et gommettes L’idée de supprimer les notes, évaluation quantitative, a pour origine l’intuition que d’enlever des contraintes à l’élève est bénéfique à la motivation. Photo : Philippe Ibars A quelle motivation se fier ? Dans la théorie de l’autodétermination de Deci et Ryan, la motivation n’est pas unique et correspond à un continuum entre deux formes extrêmes : la motivation intrinsèque et l’amotivation ou démotivation. Compétition, rébellion et fuite Alain Lieury, professeur de Psychologie cognitive Université européenne de Bretagne (Rennes 2) Sur la librairie
Les devoirs, corvée inutile ou élément essentiel de la réussite scolaire ? | Érudit | Revue des sciences de l'éducation v32 n2 2006, p. 307-324 | Introduction Depuis plusieurs années déjà, la question de l’impact des devoirs sur les élèves a suscité de nombreux débats. Alors que certains prétendent qu’ils sont bénéfiques, d’autres sont d’avis qu’ils causent plus de tort que de bien. Les devoirs : une pratique cyclique, controversée et diversifiée L’examen d’écrits sur les devoirs à la maison fait ressortir que l’importance accordée aux devoirs varie de façon cyclique ; il s’agit d’une pratique souvent controversée qui soulève des passions et qui varie de façon importante selon les éducateurs. Une pratique cyclique Les devoirs sont généralement définis comme des tâches que les enseignants assignent à leurs élèves et qui doivent être réalisées à la maison (Cooper, 1989 ; Corno, 1996). Ainsi, au début du xxe siècle, on considère que l’apprentissage résulte avant tout de la pratique répétitive. Une pratique controversée L’universalité des devoirs a pour effet que tout le monde ou presque a un avis sur la question. Conclusion
Séance évaluation lycée - mercredi 23 Septembre - Site de formation des PLC2-SVT Lecture et commentaire d’un texte : Il s’agissait ici de commenter un extrait de la circulaire n°97-123 du 23/05/1997 adressée aux recteurs d’académie et aux directeurs des IUFM, intitulée « Savoir construire des situations d’enseignement et d’apprentissage ». Il en est ressorti que les évaluations établies par les professeurs doivent être construites en tenant compte d’un certain nombre de paramètres, notamment : la cohérence avec le BO ; l’utilisation des TICE pour évaluer et à évaluer ; les méthodes, savoirs et savoir-faire à évaluer ; l’effet des évaluations (et de leur annonce) sur les élèves... Je vous renvoie à la circulaire pour plus de détails. A partir d’un tableau qui nous a été fourni vierge, nous devions construire un transparent représentant ce tableau complété et éventuellement modifié : Je vous renvoie aux fichiers joints pour trouver le tableau vierge ainsi que les tableaux des quatre groupes que nous avons constitués.
Deux ans sans notes au lycée. Un bilan Peut-on abandonner les notes au lycée ? Une année d'examen ? Célia Guerrieri, une jeune professeure de lettres, fait le bilan de deux années d'expérimentation en première. "La note est devenue utilitaire pour une grande majorité d’élèves, et non pas le simple constat qu’elle devrait être pour permettre de progresser. Cette dimension utilitariste m’a semblé parfois aller de pair avec un désintérêt pour la matière", nous dit-elle. "Les notes et les classements sont toujours une erreur"(1) : quel constat, dans vos pratiques, vous a incitée à tenter l'expérience du sans-note ? Je suis TZR, et au fil des années et de mon expérience dans des établissements très différents, je me suis rendu compte de ce qui était, pour moi, un invariant : les notes étaient rarement ce qui permettaient aux élèves de progresser. De très nombreux élèves ne produisaient leur devoir que pour la note qu’ils allaient obtenir et non pas pour connaître leurs acquis et leurs objectifs de travail. Pierre Estrate Notes :
Classes sans notes : l’émergence d’une autonomie Passer de l’évaluation avec des notes au travail par compétences, voilà qui entre dans les pratiques et rencontre un écho favorable. C’est ce que nous montre l’exemple d’un collège de Nogent-sur-Oise, près de Paris, décrit par son principal. Dans votre collège, les élèves de 6e travaillent sans notes, c’est bien cela ? Geoffroy Merlot Le collège Berthelot a, depuis plusieurs années, proposé des expérimentations sur l’évaluation par compétences. Quels sont les facteurs aidant à la mise en place dans un établissement et facilitant le changement entraîné auprès des élèves, des parents ? Quelles retombées positives voyez-vous actuellement ? Remise du bulletin Force est de constater que ce dispositif, s’il revêt quelques points névralgiques (difficulté à se positionner au sein du groupe par faute de notes et de moyennes générales, réticence de certains élèves et parents), a eu un impact positif sur des élèves intégrant le collège avec des difficultés certaines. Sur la librairie
À quoi servent les notes ? Les notes constituent-elles une mesure fiable des compétences et de la valeur des élèves ? Hélas, non ! confirment les recherches sur la question. De multiples biais viennent s’introduire dans l’évaluation des copies. C’est pourquoi, selon Pierre Merle, remplacer le baccalauréat par un contrôle continu présente certains dangers. « J’ai été saqué ! Le baccalauréat n’est pas une loterie Les premières recherches sur la fiabilité de la notation datent des années 1930. À qui vont les meilleures notes ? Trois quarts de siècle plus tard, ces recherches n’ont pas pris une ride. Effet classe, effet établissement D’autres recherches encore ont montré un biais d’évaluation lié à l’âge de l’élève et à son statut de redoublant. Le fétichisme de la notation En quoi ces recherches, désormais solidement validées, peuvent-elles faire avancer la réflexion sur les évaluations scolaires et permettre d’améliorer les pratiques ? (1) J. Pierre Merle La constante macabre de l’école française Martine Fournier
"Regarde, j'y arrive !" "Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait". Cette phrase attribuée à Mark Twain résume le sentiment d'admiration mêlée d'incrédulité qui nous prend devant des personnes qui nous semblent avoir dépassé leurs limites, au-delà de tout ce que l'on pouvait imaginer. C'est par exemple le genre de phrase que l'on aurait pu prononcer devant l'exploit réalisé en 2009 par Nadir Dendoune, journaliste algéro-franco-australien né en banlieue parisienne qui est parvenu au sommet de l'Everest sans jamais avoir fait d'alpinisme auparavant, à grands coups d'indignation, de dissimulations et de dents serrées. En se lançant le défi de l'Everest, Nadir avait des choses à se prouver, et à prouver à la société française. Par exemple, qu'il n'était pas nécessaire de "s'appeler Vincent et d'être blanc" pour avoir le droit d'essayer, comme il le dit dans une interview accordée au journal Libération avant d'écrire un livre consacré à son exploit. Références : Drouzy, Fabrice.
Réussite scolaire et estime de soi Comment développer, cultiver et même restaurer la confiance en soi, facteur-clé de la réussite scolaire ? Il existe pour cela de nombreuses petites techniques pédagogiques ou relationnelles, peu coûteuses, dont l’efficacité est attestée par de nombreuses expériences en psychologie sociale. Peut-on voir dans les échecs scolaires le reflet d’une faible estime de soi ? Quand la confiance invite à la performance Sous des appellations variées, la plupart des conceptions actuelles de la motivation partagent l’idée selon laquelle la confiance en nos capacités à agir efficacement joue un rôle crucial dans notre engagement et nos performances. Comment restaurer la confiance ? Il n’empêche, la relation entre confiance et performance est bien établie chez des élèves de tous âges, même si elle reste d’amplitude modérée. L’enfer, c’est les autres Mais comment redonner confiance à des élèves en échec ou en difficultés d’apprentissage ? La force du message L’art d’accroître son estime de soi (1) H.W.
Veille et Analyses de l'ifé Dossier de veille de l'IFÉ : Évaluer pour (mieux) faire apprendre N° 94, septembre 2014 Auteur(s) : Rey Olivier, Feyfant Annie Télécharger la version intégrale du dossier (version PDF) Résumé : L’idée que l’évaluation intervient de façon indépendante, après une phase d’enseignement, méconnait la réalité des processus scolaires. Abstract : The idea that evaluation takes place independently after a teaching phase disregards the reality of school processes. Pour citer ce dossier : Rey Olivier, Feyfant Annie (2014). Vous pouvez faire part de vos réactions à ce Dossier, suggérer des pistes complémentaires ou demander des précisions, en laissant un commentaire sous l'article correspondant dans le blog : ' Éduveille'