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Real Humans revu par les chercheurs (2)

Real Humans revu par les chercheurs (2)
Les robots auront-ils des droits ? Devront-ils ressembler aux êtres vivants ? Quand laisser les machines prendre des décisions ? Dans ce 2e article inspiré par la série Real Humans, réflexions sur l’éthique en robotique. La série télévisée Real Humans n’a pas passionné les roboticiens parce qu’elle…ne parle pas de robotique ! Ou très peu. « Cette série traite plutôt des humains à travers les robots », commente Raja Chatila, directeur de l’Institut des systèmes intelligents et de robotique1. « Ces machines sont extrêmement loin de la réalité ou même d’un futur éventuel, et je trouve dommage que la série donne au final une vision si négative de la robotique », reprend Raja Chatila. Même si elle est très pessimiste, irréaliste, Real Humans illustre certains cas où l’éthique pourrait pointer le bout de son nez. Pas de droits pour les robots Des machines douées de conscience ? Bien sûr, la donne change si les robots obtiennent un jour conscience et libre-arbitre. Ne pas mentir à l’utilisateur

https://lejournal.cnrs.fr/articles/real-humans-revu-par-les-chercheurs-2

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Les robots doivent-ils nous ressembler? Ça dépend pour quoi Quand les robots domestiques ou les robots collègues débarqueront, est-ce que vous voudrez qu’ils soient «100% humains» comme dans la série d’Arte diffusée en avril 2013, Real Humans? Une étude menée par des chercheurs de l’Institut de Technologie de Georgie apporte quelques éléments de réponse, relate le site PoSci. Des humains –des vrais cette fois– ont dû choisir sur photo ce qu’ils préféreraient entre un robot qui a l’apparence classique du robot métallique des débuts de la science-fiction, un robot plus humanoïde et, enfin, un robot qui ressemble comme deux gouttes d’eau à un vrai humain (c'était en réalité une photo d'humain –voir ci-dessous). Via PopSci Les réponses des participants sont nuancées. Pour des tâches comme l’aide personnelle à domicile, la part des humains qui souhaiteraient être aidés par un robot-robot est importante, le robot trop humanisé pouvant sembler trop invasif.

Cinéma: soigner son grimage de marque Qu’est-ce que le maquillage sinon une mise en scène? Une représentation de soi (ou de « l’autre », comme dirait Rimbaud)? Figures imposées de la séductrice aux lèvres flamboyantes, de la sportive au teint hâlé, de l’élégante poudrée, de la rockeuse à eye-liner, de la jeune fille au gloss «naturel».

« Ex Machina » : la gynoïde est l’avenir de l’homme L’avis du « Monde » – à voir A la racine de l’arbre généalogique d’Ava, on trouve un monstre sorti de l’imaginaire d’une femme. Ava – comme son nom le laisse présager – a l’aspect d’une femme. Le monstre était fait d’un assemblage de pièces de cadavres, réunies par le docteur Victor Frankenstein.

Les rivages du posthumain C'est le legs de Prométhée : l'homme, sans griffes, sans crocs, sans poils, sans force, reçoit en compensation le feu sacré du savoir qui lui permet de s'augmenter - et, du premier propulseur au dernier ordinateur, nous ne nous en sommes pas privés. C'est le legs de toutes les Genèses : de l'Enkidou de Gilgamesh à l'Adam du Livre, l'homme est une créature façonnable, de la glaise pour les dieux, et plus tard pour les savants de fiction qui s'arrogent leur pouvoir, du docteur Frankenstein au rabbin Loew, inventeur du golem. Alors que la planète peine sous le poids des transformations d'origine humaine, il semble que nous soyons sur le point de toucher l'essentiel de ces deux héritages. Sur le point de nous augmenter comme jamais. Anthropotechnie : aujourd'hui apparaissent des dispositifs qui permettent d'augmenter les capacités de nos corps, sains ou souffrants.

Le transhumanisme est un nihilisme Dans le fond, l'affaire n'est pas nouvelle. Dante nous prévenait déjà, au premier chant du Paradis : « Outrepasser l'humain ne se peut/ signifier par des mots ; que l'exemple suffise/ à ceux à qui la grâce réserve l'expérience (1). » Or, au seuil de son ascension vers le ciel - et pour exprimer cette idée d'un homme s'élevant au-delà des limites humaines -, le poète forge le néologisme trasumanar : un verbe exprimant l'action transformatrice qui l'ébranle, dès lors qu'il fixe ses regards dans les yeux pénétrés d'éternité que lui propose Béatrice, son amour et son guide vers la béatitude. Mais, s'il s'agit, dans La Divine Comédie, d'entrer dans la vision de Dieu, de déifier l'homme créé, afin qu'il vive de cet « amour qui meut le soleil et les autres étoiles (2) », c'est une dynamique radicalement inverse qui magnétise l'idéologie transhumaniste. En un sens, il est maintenant possible d'appréhender - et comme jamais auparavant !

Séries télé, du sofa aux amphis >>> Article paru dans Marianne daté du 27 juin Un colloque sur la guerre dans les séries à l'université d'Amiens. Un séminaire consacré aux héros du petit écran à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (Ehess), à Paris. Un autre sur les mythes à l'université de Grenoble. Les visions de la ville étudiées par le département de géographie de l'Ecole normale supérieure (ENS) de la rue d'Ulm. Autant d'exemples parmi d'autres de l'intérêt croissant, voire en hausse exponentielle, des intellectuels de toutes chapelles et du milieu universitaire pour les séries télé

Le mythe de l’humain augmenté Ce troisième TopTen de l'été nous emmène du côté des groupes transhumanistes. Alors que ce mouvement prône le dépassement de notre condition biologique, le chercheur Nathanaël Jarrassé nous engage à revenir aux réalités des personnes appareillées qui ne sont pas des hommes machines. « Rendre une sensation de toucher à un sujet amputé appareillé », « dévier des nerfs pour améliorer la commande de prothèses robotiques », « fixer directement une prothèse de bras sur l’os » : autant d’innovations de laboratoires porteuses d’espoir pour les patients. Pourtant, cela semble peu face au spectacle technologique qu’offrent les films de science-fiction. Une perception biaisée de la réalité technique Si la fiction israélienne s'exporte si bien, c'est justement à cause de son identité Quand BeTipul a été adaptée aux Etats-Unis pour devenir In Treatment en 2008, Israël a débarqué dans le monde des séries cultes. Ça aurait pu être un succès sans lendemain. Mais il y eut ensuite Hatufim, (devenu Homeland), Mary Lou, Ta Gordin, Pillars of Smoke, Arab Labor, Mom and Dad’s, Hostages, Mekimi...

Le laboratoire de Frankenstein En ce 16 juin 1816, le ciel est menaçant au-dessus du lac Léman, la température glacée, à peine 14 °C. La jeune Mary Godwin est venue avec son amant, le poète Percy Shelley, passer la soirée dans la majestueuse villa Diodati chez leur ami et voisin lord Byron et son médecin John Polidori. Ces jeunes lettrés à l'imagination débordante et aux moeurs libérales se sentent oppressés par cette sombre « année sans été ». Le cas Pistorius : homme augmenté ou réparé ? - Sciences J-M Besnier, F. Ansermet, D. Cerqui, J-C Ameisen, R. Frydman Catherine Donné © Radio France

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