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Violeur au-delà du périph’, séducteur en deçà

Violeur au-delà du périph’, séducteur en deçà
Dans le traitement médiatique du « troussage de domestique », les journalistes français ont, pour les moins personnellement affectés d’entre eux, voulu faire preuve de « retenue ». Ainsi, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a-t-il, dès le 17 mai, engagé les télévisions à ne pas diffuser d’images de l’accusé menotté, conformément à une présomption d’innocence médiatique dont ne jouissent que trop rarement les inculpés de banlieue. Selon donc que vous soyez un jeune Noir de cité ou un vieux politicien blanc, les jugements médiatiques vous rendront sans la moindre retenue odieux violeur ou – « avec retenue » – séducteur malheureux. Dans ce partage raciste des violences sexistes, il est également sous-entendu que seuls les hommes de la première catégorie détestent les femmes, de façon innée (chez ces gens- là) ou acquise (à cause de leur culture et de leur religion). Personne, en revanche, ne s’intéressera à la vie américaine de l’accusé. « Pauvre DSK !

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Quatre-vingt-onze Ce matin, au mitan du mois d’août, on annonce la quatre-vingt-onzième femme tuée. En moyenne une tous les deux jours depuis le premier janvier. Quatre-vingt-onze femmes mortes sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint en deux cent vingt-six jours. Ce sont les chiffres pour la France, dans leur froideur statistique. Colère, tristesse, indicible exaspération mais surtout impatience. « La Radicalisation Presque inexistant dans la presse dans les années 1990, le mot apparait à partir des années 2000 (suite à l’attentat du 11 septembre 2001 contre les Twin Towers à New-York) et la fréquence de son traitement médiatique est multipliée par 4 à partir de 2011 et surtout de 2014, notamment à propos de l’islam, du terrorisme dit islamiste, et deux fois plus dans les journaux de droite que dans ceux de gauche [1]. Les crimes commis en 2015 et 2016 au nom de Daech en ont encore augmenté les usages de façon exponentielle. Tout aussi inexistant dans les politiques publiques jusqu’en 2014, il est devenu l’un des intitulés majeurs de plans d’action du gouvernement notamment dans la justice et l’éducation pour « prévenir et détecter la radicalisation » – cf. le Plan national de lutte contre la radicalisation violente et les filières terroristes, présenté́ par le Ministre de l’intérieur en avril 2014.

(2) Menaces sur Nadia Daam : la bassesse à la barre Menaces sur Nadia Daam : la bassesse à la barre Lngtmps, sn tt prmr gst mtnl t d ssr sn smrtphn. Ps, n prfssnnll cnscncs (t n p ccr), d’vrr sn cmpt Twttr pr rttrpr vl ls drnèrs nfs d l nt. «t l, l prmr trc q t ls, c’st : "T vs crvr sl pt" "Scd-t"», s svnt Nd Dm, ntr dx bffs d nctn. n nvmbr, n pln mvmnt #MT, l jrnlst d 39 ns t vctm d’n dfrlmnt d hn lndmn d s chrnq mtnl sr rp 1. ll y dnnçt l vlnc - 20 000 mssgs d’nslts n qlqs hrs - dnt nt ft l’bjt ls mltnt()s fmnsts llt Lprs t Clr Gnzls, près vr cr n nmr d prtbl «ntrl» pr prtgr ls fmms d hrcèlmnt d r. n prtn hstl clrnn pr ds mmbrs d frm «Blbl 18-25» d st Jxvd.cm, pprtnnt l pltfrm Wbd. Dns sn bllt d’hmr, Nd Dm fstgt «l mtrt crbrl n’ynt vsblmnt ps xcd l std mbrynnr» d cs drnrs, qlfnt l frm d «bc mrrn d’ntrnt, l pbll dchts nn rcyclbls».

Quand on internait les filles-mères En Suisse, jusqu’en 1981, les citoyens trop «dérangeants» pouvaient être emprisonnés sans jugement Propos recueillis par Pascal Fleury Ordre social » Le scandale des enfants placés et exploités aux XIXe et XXe siècles en Suisse a fait couler beaucoup d’encre ces dernières années. Mais les victimes n’étaient pas que des enfants. Au nom de l’ordre et de la morale, la société s’en prenait aussi aux adultes. Jusqu’en 1981, des dizaines de milliers de personnes qui s’étaient écartées de l’ordre social ont été emprisonnées sans jugement, pour fainéantise, alcoolisme, vagabondage, prostitution ou simple inconduite.

Repères statistiques Zoom sur ANNA et ELISA : 2 outils pédagogiques à destination des professionnel-le-s Tous nos zooms Autres repères Autres repèresstatistiques Genèse du djihadisme, par Nabil Mouline (Le Monde diplomatique, décembre 2015) Phénomène multidimensionnel, le djihadisme est avant tout une idéologie globale. A la faveur d’un bricolage intellectuel qui résulte du détournement de concepts, de symboles et d’images d’origine musulmane ou européenne, ses dépositaires prétendent offrir aux « croyants » un nouveau départ, une nouvelle identité et un nouveau mode de vie pour réussir ici-bas et dans l’au-delà. En somme, une représentation du monde qui donne la certitude d’appartenir à quelque chose de plus grand que soi : le groupe d’élus chargé par Dieu de rétablir la vraie religion et de réunifier l’oumma (la communauté des croyants) sous l’égide du califat — la monarchie universelle islamique —, avant de se lancer à la conquête du monde et d’obtenir le salut. Retracer la genèse et le développement des principaux affluents de l’idéologie djihadiste permet de mieux comprendre son attractivité et son efficacité, de Saint-Denis à Karachi. L’invasion soviétique de l’Afghanistan permet l’essor du wahhabisme

«On vous connaît vous les femmes» 9h du matin. Commissariat d’un arrondissement du centre de Paris. Juin 2019. Accueil parfait par une jeune femme puis un homme vient me chercher. Je m’installe dans un bureau. Un nouvel essai de Noam Chomsky : Qu'est-ce que le bien commun ? [1] Wilhelm von Humboldt, De la sphère et des devoirs du gouvernement, cité dans John Stuart Mill, De la liberté, Paris, Guillaumin, 1864, p.v. [2] Adam Smith, Enquête sur la nature et les causes de la richesse des nations, t. 2, Paris, Presses universitaires de France, 1995, p. 877 et 879. [3] Adam Smith, Théorie des sentiments moraux, Paris, Presses universitaires de France, 2003, p. 23 et 24 ; « vilemaxime » : Smith, Enquête sur la nature et les causes de larichesse des nations, op. cit., t. 1, p. 471. [4] Rudolf Rocker, Théorie et pratique de l’anarchosyndicalisme, Bruxelles, Aden, 2011, p. 52-53 et 181. [5] Nathan Schneider, « Introduction : Anarcho-Curious ?

Adele Haenel et après. Je me souviens, dans ce lieu peu habitué aux discussions sur les droits des femmes, dont l’animatrice elle-même m’avait dit être mal à l’aise avec le sujet (parce que c’est aussi le sujet, quand les personnes de plus de 60 ans arriveront-elles à parler des violences sexuelles qu’elles ont subies, elles sont rares, le tabou est immense) de cette dame. Environ 60 ans. Elle n’avait sans doute jamais parlé en public et encore moins de cela. Elle n’avait pas les mots, pas l’aisance, pas l’attitude pour le faire (ce n’est en aucun cas un jugement, juste un constat). Et son témoignage était long parce qu’elle était émue, elle digressait. L’impatience grandissait dans la salle.

L’implication des Noirs dans la traite négrière L’histoire de l’esclavagisme semble être connue de tous. Et pourtant, l’atrocité des voyages amenant les Noirs de l’Afrique vers l’Amérique par les Blancs pour y être asservis à fait école et constitue l’essentielle des connaissances acquises des Noirs peuplant le Nouveau Monde. Qu’en est-il vraiment? Quel est l’apport de leurs frères et pères africains dans ce commerce sans nom qui a extrait environ 12 millions d’Africains entre le 16e et 19e siècle? Comment a-t-on toléré un commerce d’êtres humains aussi longtemps? Ndumbo Tembo, souverain des Tchokwés (1840-1880) a choisi de restreindre l’accès de son territoire aux Européens.

Annie Ernaux : "Le mouvement MeToo a été pour moi comme une grande lumière, une déflagration" Annie Ernaux, écrivaine, est l'invitée de Léa Salamé à 7h50. Elle est une voix rare, qui prend la parole avec parcimonie. Invitée de France Inter ce jeudi, l'écrivaine Annie Ernaux a évoqué le mouvement MeToo qui, pour elle, a été "comme une grande lumière, une déflagration". Basculement stratégique au Proche-Orient, par Olivier Zajec (Le Monde diplomatique, novembre 2015) «Est-il temps de faire de l’Iran notre ami et de l’Arabie saoudite notre ennemi ? » Sous ce titre provocateur, le chroniqueur britannique Michael Axworthy notait en janvier 2015 que « l’idée selon laquelle l’Iran est devenu une force de stabilité dans la région du Golfe relève désormais de l’évidence acceptée (1) ». On est bien loin de la rhétorique de l’« axe du mal », reprise sans nuance depuis le 11 septembre 2001 et martelée ensuite avec passion et suivisme. Ni le discours enflammé du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou devant le Congrès américain, le 3 mars 2015, ni les combats d’arrière-garde des disciples néoconservateurs de Thérèse Delpech (2) au Quai d’Orsay ne sont parvenus à prévenir ce renversement des mentalités.

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