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Enseigner avec la bd [janvier 2013] L’histoire des liens entre bande dessinée et éducation s’est exprimée successivement dans les termes d’une hostilité farouche, d’une intégration résignée, puis d’une récupération intéressée et d’une légitimation affichée. Petit historique de l’intégration scolaire de la bande dessinée Le rejet des éducateurs catholiques et laïcs s’exprime dès 1907, lorsque la bande dessinée devient presque exclusivement un matériau des publications de presse destinées à la jeunesse. Dans le courant des années 1980, les études en sociologie de la lecture montrent que, face à l’évolution et aux mutations du public scolaire, il est nécessaire de repartir des pratiques réelles des élèves et de leurs intérêts, afin d’éviter les effets d’exclusion à l’égard de la culture écrite. Une intégration en trompe-l’œil Officiellement, donc, la bande dessinée est étudiée en classe. Enseigner l’Histoire avec la bande dessinée Enseigner les lettres avec la bande dessinée Nicolas Rouvière Bibliographie Corrélats

Taxonomie de Bloom Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. La roue de la taxonomie de Bloom. La taxonomie de Bloom est un modèle pédagogique proposant une classification des niveaux d'acquisition des connaissances[1]. Description[modifier | modifier le code] La taxonomie organise l'information de façon hiérarchique, de la simple restitution de faits jusqu'à la manipulation complexe des concepts, qui est souvent mise en œuvre par les facultés cognitives dites supérieures[4]. Composition[modifier | modifier le code] La taxonomie des objectifs éducationnels selon Bloom. Elle peut être résumée en six niveaux, chaque niveau supérieur englobant les niveaux précédents. Note: Dans la liste suivante, traduite de l'anglais, certains verbes peuvent se recouper par le sens, le lecteur est invité à consulter des ouvrages de références pour s'assurer du sens exact des verbes. Révision[modifier | modifier le code] Ainsi en 2001 une taxonomie révisée de Bloom a été proposée par plusieurs auteurs dont Lorin W.

Proust en BD (3) Depuis 2002, la bande dessinée est officiellement reconnue par le Ministère de l’Éducation nationale, puisqu’elle constitue l’une des six catégories qui structurent la « liste de référence des œuvres de littérature de jeunesse pour le cycle 3 » et que des albums assez nombreux figurent parmi les ouvrages dont la lecture est recommandée. Malheureusement, et sauf exception, l’école ne considère pas la bande dessinée pour elle-même, dans son historicité, dans le déploiement de ses thèmes, dans sa singularité esthétique et langagière. Elle l’appréhende comme un auxiliaire pédagogique. Pour enseigner l’histoire de façon plaisante, cherchons s’il n’existerait pas quelques albums mettant en scène le Néolithique, l’Égypte ancienne, le Moyen Age ou la Shoah. Pour aborder plus facilement les grands écrivains figurant au programme, voyons si leur œuvre n’aurait pas été adaptée par quelque dessinateur.

Le défi de l'évaluation par compétences Proust en BD (1) Stéphane Heuet s’est longtemps couché sans songer à la bande dessinée. Sur le tard, il s’est rêvé dessinateur. Pour se lancer, il fallait un sujet. Le hasard faisant bien les choses, il découvre alors A la recherche du temps perdu et décide, illico, que, du temps, il en a assez perdu, pour son compte. De Rabelais à Hugo et Flaubert, plus d’un géant de nos Lettres avait déjà été adapté en bandes dessinées. Pour sa première course, il est rare qu’un alpiniste débutant choisisse d’escalader l’Everest. Le premier volume a paru en 1998. © éditions Delcourt Dans l’ensemble, à l’exception de rares fausses notes (Le Figaro du 17 août 1998 titrant : « C’est Proust qu’on assassine ! Or, dans le même temps, les amateurs de bande dessinée s’exprimant sur Internet étaient, eux, en majorité très critiques. Dans cette posture idéologique, le point aveugle, c’est bien entendu la qualité artistique intrinsèque des albums. (à suivre)

André Tricot : « Évaluer les productions des élèves, pourquoi ? Comment ? » « La seule chose qu’on est capable d’évaluer c’est ce que quelqu’un fait, pas ce qu’il est ou ce qu’il maitrise ». Une affirmation qu’André Tricot, professeur de psychologie cognitive, spécialiste des apprentissages, de l'université Paul Valéry de Montpellier a pu largement étayer tout au long de sa conférence donnée dans le cadre de l’université d’automne du SNUipp-FSU qui s’est déroulée du 18 au 20 octobre à Port Leucate. On n’évalue pas les élèves … Le spécialiste des apprentissages a tout de suite tenu à dire qu’il était à son sens impossible d’évaluer un élève et plus généralement un être humain. Pour des raisons éthiques puisqu’il n’y a pas de raison qu’un être humain ou une institution puisse évaluer un autre être humain. …mais ce qu’ils sont en mesure de faire Méfiance tout de même Mais André Tricot rappelle que pour tout cela l’évaluateur doit également bien avoir à l’esprit un certain nombre de travaux en psychologie sociale. D’autres biais dont il faut se méfier Pour conclure ?

Proust en BD (2) « Proust en B.D. » ? Que dirait Baudelaire ? Tel est le titre d’une étude sémiotique de Marie-Hélène Gobin, parue en 2006 chez Connaissances et Savoirs. C’est l’un des textes les plus confus et les plus verbeux qu’il m’ait été donné de lire, comprenant nombre de phrases qui ne veulent strictement rien dire. Il est en outre d’emblée évident que l’auteur ne connaît et ne comprend rien à la bande dessinée. Qu’à cela ne tienne ! Ouvrons les albums. © éd. Il y a aussi que la grande image du dîner ne sert absolument à rien. Le défaut le plus désastreux de l’adaptation d’Heuet est l’inconsistance de ses personnages, dont les silhouettes réussissent à être à la fois raides (par l’attitude) et molles (par le trait), dont les physionomies sont rendues d’un trait enfantin, gauche, hésitant, et dont le jeu est faux. Je pourrais ici multiplier les analyses de planches et montrer méthodiquement combien cette « œuvre » est désolante. C’est en cela qu’il y a, selon moi, une « affaire Heuet ».

Puisqu’on vous dit que la note, ce n’est pas le problème ! L’apparition du socle commun de connaissances et de compétences a introduit, avec le livret personnel de compétences, une « nouvelle » façon d’évaluer au collège, qui, si elle a pu jeter le trouble, a alimenté le débat sur l’évaluation des élèves. La refondation de l’école s’est donnée pour objectif de renouveler le socle commun et d’aller vers une évaluation positive des élèves. Le Conseil Supérieur des programmes travaille à cette rénovation, où la question de l’évaluation est capitale. Noyer le poisson Les opposants à l’évaluation des compétences, comme les syndicats du SNALC et du SNES, présentent constamment des arguments qui jouent du même registre : Des notes dont on fait… des moyennes Mais bizarrement sur ce point, les partisans de la note négligent systématiquement la question des moyennes trimestrielles. La consultation de l’ensemble des bulletins trimestriels (traditionnels) d’une classe sur une année est à ce titre éloquente. Pourquoi revoir l’évaluation des élèves ? Like this:

Bande dessinée et documentaire pour raconter le monde Mais que lire cet été sur la plage ou au bord de la piscine ? Le Blog documentaire s’avance ici à une petite suggestion : la BD documentaire. Le genre n’est pas nouveau, mais il connaît aujourd’hui une nouvelle jeunesse. Petit panorama très suggestif réalisé par deux experts très inspirés : Edouard Gasnier, avec Justine Brisson. Bande dessinée et documentaire : écrire et dessiner pour raconter le monde La BD reportage est une rencontre littéraire entre la presse et les bulles, entre le factuel du reportage et la subjectivité qu’apporte le dessin. Au tout commencement : le dessin, la presse et la BD Au début du 20ème siècle, la presse va s’embellir de visuels, d’illustration et de caricatures. Les BD reportages vont commencer à fleurir sous forme d’albums, timidement, à partir de la fin des années 60, aux Etats-Unis puis en France. Un exercice à la croisée des chemins A l’exercice journalistique, la BD reportage offre un autre point de vue. Et sur la Toile, dans tout ça ? C’est déjà demain…

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