
Social et business: vers la création de valeur partagée ISR, ESS, RSE, BoP… dans la galaxie portant les aspirations à une "autre économie" (terme consacré par les États Généraux de l’ESS tenus du 17 au 19 juin au sein du symbolique Palais Brongniart à Paris), les acronymes et le jargon ne manquent pas. Entre visions et passions, certitudes et pragmatisme. Dans le foisonnement d’initiatives, de concepts et d’intervenants… il est parfois bien difficile, pour les acteurs de l’économie “traditionnelle”, de trier, de se repérer, de comprendre qui est qui et qui fait quoi. L’adhésion instinctive au concept d’entreprise sociale cache une vision encore floue du secteur, des doutes sur la viabilité de ses acteurs, sur leur capacité à oeuvrer à large échelle. Et le fait que le mouvement se soit trouvé des porte-parole de choix issus de la Résistance (Claude Alphandéry, fondateur de France Active, le philosophe et sociologue Edgar Morin ou encore l’indigné Stéphane Hessel) risque de renforcer le sentiment de village d’irréductibles, de classe à part.
L'avancée des actionnaires responsables Une croissance de 102% en Europe (1) entre 2006 et 2007 ! L'ensemble des actifs ISR (Investissement socialement responsable) a doublé en deux ans. Il a atteint 2.665 milliards d'euros au 31 décembre 2007 contre 1033 milliards d'euros en 2005. Cette pratique, qui consiste à investir en intégrant dans son choix des préoccupations sociales, éthiques ou environnementales, n'est désormais plus une portion marginale des actions gérées en Europe puisqu'il représente 17,5% des actions détenues par les sociétés de gestion du continent. Même aux Etats-Unis, où l'ISR est né, l'actionnariat responsable croît encore. D'après le Social investment forum, près de 1.756 milliards d'euros étaient gérés selon des principes ISR en 2005. «Nous ne sommes pas des militants mais des actionnaires responsables» Même s'il est plus répandu dans les pays anglo-saxons, ce mode d'action frontal, nommé engagement actionnarial ou activisme actionnarial, n'est que la partie immergée de l'iceberg. Responsable et rentable?
green funds 2012 EuropeanEuropean SRI retail funds’ assets reached €95bn at the end of June 2012 (+12% over one year)The number of funds has remained broadly stable with 884 UCITS fund across Europe in June 2012France was the most dynamic market in terms of assets’ growth (+31%) followed by the Netherlands (+24%) and Germany (+18%)France continues to be by far the largest market for SRI retail funds, with the UK and Switzerland in 2nd and 3rd position respectively The 12th edition of Vigeo Italia report “Green Social and Ethical Funds in Europe”, recognised as one of the European reference studies on SRI, offers a general outlook on SRI mutual funds in Europe. The study provides data regarding the number and size of funds but also information about SRI approaches, top performing funds, specific costs, companies within the portfolios and asset allocation. Read the study Press release
Bono, ISR et OMD Cette semaine, découvrez notre dossier consacré aux Objectifs du Millénaire pour le Développement... et tout le reste de l'actualité solidaire. Youphil.com, vous connaissez ? Lancé en mars 2009 et co-fondé notamment par Jean-Marie Colombani et Angela de Santiago, le site magazine www.youphil.com décrypte le monde de l’engagement qu’il soit associatif, entrepreneurial, humanitaire, philanthropique ou encore politique. Grâce à des analyses inédites YOUPHIL offre la possibilité à l’internaute de s’informer sur des initiatives menées dans le monde entier, suivre des situations d’urgence, découvrir des portraits ou parcours de vie, des opinions d’experts ou d’acteurs du terrain. La rédaction de YOUPHIL est composée d’une équipe permanente à Paris, d’un réseau de chroniqueurs et d’une vingtaine de correspondants ou blogueurs à l’étranger. Retrouvez tout Youphil en temps réel. Vous voulez vous inscrire (gratuitement) sur Youphil, recevoir nos newsletters ou changer l’adresse mail d’envoi ?
À quand un Investissement "sincèrement" responsable? Les chiffres du marché français de l’Investissement socialement responsable (ISR) publiés par Novethic montrent que sa croissance ralentit. En Belgique, le marché, qui est en net recul depuis 2011, laisse présager une baisse dès 2015 en France. Ces chiffres ne peuvent plus masquer une double réalité. L’épargnant français perçoit difficilement la valeur ajoutée éthique revendiquée par l’ISR, d'autant plus que les entreprises cotées sont déjà toutes obligées de prendre en compte le développement durable. Une approche d'investissement simpliste Avec 170 milliards d’euros, il n’a su capter que 6% de la gestion d’actifs française. Sa performance financière est souvent moins bonne, car les frais de gestion ne sont pas compensés par un supplément de performance, pourtant ostensiblement vanté sur les sites Internet des gestionnaires... Des investisseurs encore peu engagés Un ISR français fabriqué par l'offre Un impact investing encore modeste
L’engagement actionnarial dans une stratégie ISR (1/2) L’engagement actionnarial est un moyen, pour un investisseur, d’influer sur une entreprise pour qu’elle améliore ses pratiques dans les domaines Environnemental, Social et de Gouvernance (ESG). C’est une approche liée à l’ISR (Investissement Socialement Responsable), comme nous le verrons dans ce billet et le suivant, où nous définirons d’abord l’engagement actionnarial, puis les objectifs et les moyens d’actions dont disposent les investisseurs. Inciter les entreprises à s’améliorer La fondation suisse Ethos est spécialisée dans l’Investissement Socialement Responsable (ISR). Une de ses réussites est sa campagne « Stop Chairman-CEO », menée en 2005. Ethos et cinq caisses de pension suisses ont ainsi présenté une résolution lors de l’Assemblée générale de la société Nestlé. Le résultat n’a pas été entièrement concluant, puisque les actionnaires ont voté contre à 51%, avec 36% de votes pour et 13% d’abstention. Dialoguer avec les dirigeants Engagement et activisme Dialogue constructif
PhiTrust Engagement Actionnarial L’ENGAGEMENT ACTIONNARIAL : L’EXPÉRIENCE NORD AMÉRICAINE | larevue.cfdtcadres.fr Une des formes de l’investissement socialement responsable, en développement tant aux Etats-Unis, qu’au Canada et en Grande-Bretagne, est l’engagement actionnarial. Il s’agit tout simplement de l’exercice des droits de dialogue, de vote et de proposition habituellement conférés à un actionnaire comme moyen d’influencer le comportement du management d’une entreprise. Aux Etats-Unis, l’engagement actionnarial représente une masse de manœuvre de plus de 900 milliards de dollars1. On note une tendance marquante, un nombre croissant d’investisseurs préfèrent engager un dialogue avec les directions d’entreprise pour les inciter a infléchir leurs comportements et améliorer ainsi la rentabilité à long terme. Les types de résolutions d’actionnaires et leur origine à travers la campagne 2001 Traditionnellement, les analystes ont classé les résolutions d’actionnaires en deux catégories, le gouvernement d’entreprise et la responsabilité sociale d’entreprise : R.J. telles politiques.
L'ISR à la recherche de nouveaux élans ? Le dossier commence par un article de Christophe Revelli qui apporte une mise en perspective historique de l’émergence et du développement de l’ISR. Il montre bien comment la question de la performance financière de l’ISR a progressivement occupé une bonne partie des réflexions du champ. Au-delà de ce débat, l’article propose quelques scénarios possibles d’évolution entre une absorption de ces concepts de gestion d’actifs par le « mainstream » de la finance et le retour ou le renforcement des valeurs éthiques qu’il portait à l’origine. Quel que soit cet avenir, la question de la structuration du marché par des labels est essentielle. L’article de Gunther Capelle-Blancard et Aurélien Petit montre que la nature multidimensionnelle de la RSE pose un défi majeur à toute recherche qui s’appuierait sur une agrégation des critères ESG. Enfin un périmètre encore trop largement inexploré en matière d’ISR concerne celui des PME.