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Les ados s’ennuient aussi avec les outils numériques

Les ados s’ennuient aussi avec les outils numériques
Une enquête récente nous apprend que les 15-24 ans passent en moyenne 1h37 par jour sur internet. Mais les chiffres qui pointent la quantité du temps passé, supérieure à la moyenne des utilisateurs, comme une spécificité adolescente restent muets sur la qualité de ce temps, telle que l’éprouvent les jeunes utilisateurs. Au cours de nos entretiens menés auprès de vingt-cinq adolescents issus de milieux sociaux et géographiques différents, un constat s’est imposé qui cadre mal avec les représentations courantes : la lassitude, le trop plein, l’inintérêt ou encore la disqualification des contenus et des services dont ils font pourtant couramment usage tiennent une large part dans leur discours. « Souvent je suis gavé », « saoulé », « aucun intérêt », « je fais ça comme ça, parce qu’il y a rien d’autre », « je regarde à peine », « il se passe rien », « c’est pas intéressant mais on lit quand même » : le couperet du « c’est nul » n’épargne pas les moments passés en ligne. La main psychique Related:  Usages des jeunesLes natifs du numérique

“Vous n’avez rien compris aux selfies” André Gunthert occupe la chaire d’histoire visuelle à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Le chercheur, par ses travaux et avec ses élèves, est le premier à avoir fait de l’image numérique un objet d’étude à part entière. Une image qui s’est démocratisée, démultipliée, socialisée au mitan des années 2000, avec l’apparition des réseaux sociaux. “La photographie est devenue une pratique de niche au sein d’un univers plus vaste, celui de la communication électronique”, écrit André Gunthert dans son dernier ouvrage, “L’Image partagée” (éditions Textuel) qui vient de paraître. Le chercheur, classé à gauche, y offre une lecture radicalement nouvelle de ce phénomène, au-delà des idées reçues. Le selfie, cet autoportrait au smartphone, est parfois regardé avec mépris du haut du balcon de la société. Au contraire, raconte André Gunthert, c’est une révolution “comme on n’en a pas connu depuis des siècles”. 1 Le selfie n’est pas récent Très vite, les critiques pleuvent.

La génération du numérique moins experte avec l’ordinateur qu’on le pense Combien de parents s’en remettent à leurs jeunes quand ils ont un problème informatique, comme si cette génération possédait d’instinct la science des ordinateurs? Voilà pourtant ce qui caractérise l’expérience de nos jeunes avec l’ordinateur : elle est souvent basée davantage sur l’instinct que sur des connaissances solides. De fait, selon une nouvelle recherche diffusée par Habilomédias, les jeunes Canadiens ne s’y connaissent pas autant dans l’univers du numérique que les adultes le pensent. Qui plus est, bien qu’ils baignent dans le domaine depuis leur petite enfance, ils dépendent encore de leurs parents et enseignants pour les aider à perfectionner leurs connaissances dans des domaines comme la recherche et la vérification de renseignements en ligne. Il ressort de l’étude, faite auprès de 5400 élèves canadiens, que 53 % des filles disent avoir appris auprès de leurs enseignants comment chercher des renseignements en ligne, comparativement à 38 % pour les garçons.

Il passe un an déconnecté… Puis revient sur Internet Le 30 avril 2012, à 23h59, Paul Miller s’est déconnecté. Complètement. Il a débranché son câble Ethernet, coupé son wifi, échangé son smartphone avec un portable moins intelligent. Miller avait décidé de revenir à la vie réelle en quittant le monde virtuel –un monde auquel il appartenait complètement, puisqu’il était journaliste spécialisé en technologie sur le site The Verge. «J’abandonne l’une des cinq plus importantes innovations technologiques de tous les temps pour un peu de paix et de calme», avait-il écrit la veille. publicité Un an plus tard, pourtant, Paul Miller est de retour sur le Net. «Mon plan était de quitter Internet et ainsi de trouver le “vrai” Paul, entrer en contact avec le “vrai” monde, mais le vrai Paul et le vrai monde sont déjà liés inextricablement à Internet. Paul Miller a d’abord profité de son existence déconnectée: il a lu des livres tangibles, se concentrant pendant plus de 10 minutes sur un seul texte. «Il est 20h00 et je viens de me réveiller.

Charte de bonne conduite à l’usage des parents qui ont un adolescent qui a un téléphone Le Code de Bonne conduite de Janell Burley Hofmann est devenue en quelques jours une curiosité de l’Internet avec plus de 25K likes et 1500 tweets. Il signale l’inquiétude des parents vis à vis des usages que les adolescents ont de l’Internet. Malheureusement, il souligne surtout les préjugés d’une mère qui pense que la conversation téléphonique est quelque chose de moins que la conversation en face à face, craint la pornographie, exige que son fils réponde à chaque appel, ne comprend pas l’intérêt de capter des images ou d’écouter la même musique de des millions d’autres adolescents Si vous souhaitez que votre enfant grandisse dans votre périphérie immédiate et ne développe aucune autonomie, c’est le bon guide a appliquer. Il suffit de suivre ces règles suffisamment longtemps pour arriver à ce résultat. Si votre objectif est de concourir à la construction d’une personne libre, prenant des décisions seule, assumant le risque d’un échec dans ses entreprises, alors il faut faire autrement.

Snapchat, l'application qui détruit les messages, va devoir revoir sa sécurité L'application Snapchat, dont les messages s'autodétruisent en moins de dix secondes, va devoir améliorer sa confidentialité et sa sécurité, selon les termes d'un accord passé avec le gendarme américain de la concurrence (FTC), qui l'accuse d'avoir trompé les utilisateurs. La Federal Trade Commission, qui a annoncé jeudi cet accord, accuse notamment Snapchat d'avoir trompé ses utilisateurs sur le caractère éphémère des "snaps" publiés (photos, vidéos, textes...), censés "disparaître pour toujours" en moins de dix secondes. Snapchat a notamment négligé de les informer que les "snaps" pouvaient être sauvés indéfiniment, en utilisant d'autres applications. Ce service pour smartphone est devenu très populaire après son lancement en septembre 2011. Mais sa croissance a nourri des inquiétudes, considérant que l'application peut donner aux adolescents une fausse impression de sécurité quand ils publient des photos. Sanctions financières

Sortir de la tyrannie du présent La quantité massive de données dont nous disposons sur tous les sujets, des sciences sociales aux systèmes environnementaux, nous laisse espérer la possibilité de mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons. Mais les arbres ne cachent-ils pas la forêt ? Le mathématicien Samuel Arbesman (@arbesman) affirme dans Wired qu'il nous faut désormais compléter ces big data par les "long data" : des informations sur les phénomènes lents, se développant sur le très long terme. Pour cela, nous devons collecter et surtout interpréter des données s'étendant sur plusieurs siècles, voire des millénaires. Un exemple de ce genre de travail, cité par Arbesman, est l'oeuvre Jared Diamond, auteur de Guns, Germs and Steel (traduit en français sous le titre De l’inégalité parmi les sociétés - Wikipédia). Si ces "long data" peuvent présenter un grand intérêt pour les historiens, sont-elles vraiment importantes pour qui cherche à envisager le futur ? Vers la psychohistoire - et au-delà ! Rémi Sussan

Écrans : la synecdoque a bon dos À l’occasion de la Journée internationale consacrée à ce sujet, le Défenseur des droits de l’enfant remet un rapport au président de la République intitulé : « Enfants et écrans : grandir dans le monde numérique ». Ce rapport fait le point des usages numériques des jeunes et formule un certain nombre de propositions. La tonalité générale de ce document, c’est à souligner, n’est pas trop anxiogène. Inutile de s’attarder sur les propositions faites qui ne présentent aucun caractère de nouveauté ou d’originalité. C’est dans la deuxième partie, très longue et détaillée, qu’il faut chercher les motivations de ces propositions. En effet, je cite, en commençant par le titre et en poursuivant par les têtes de chapitres : Même si l’on peut entendre le raccourci métonymique, l’utilisation compulsive du mot « écrans » pour qualifier et généraliser les objets ou pratiques numériques des enfants, des jeunes, me paraît à la fois abusive, erronée et peu sérieuse. Michel Guillou @michelguillou

Internet, les autres et moi » Ce MOOC fait partie de la collection de MOOC « Compétences numériques et C2i ». Les 4 premiers MOOCs de cette collection ouvrent en 2014 et permettent de se former aux compétences du C2i niveau 1. De nombreux services en ligne permettent d’entrer en contact avec d’autres, que ce soit via leur profil ou via les contenus qu’ils diffusent ou re-diffusent. Quelle place occuper dans cet espace vaste et divers que constitue le web social ? Comment construire son identité numérique, qui détermine la façon dont on est perçu sur le web ? Le travail en équipe restreinte, ou en réseau plus large, conduit à des échanges et des productions communes. Sur le web, on met en ligne régulièrement des données personnelles et des informations privées, que ce soit pour remplir un formulaire d’inscription à un service en ligne, ou en échangeant des messages, des photos avec ses contacts. Les ressources qu’on trouve en ligne sont généralement libres d’accès.

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