background preloader

Recherche en histoire visuelle

Recherche en histoire visuelle
Related:  André Gunthertrecherche

Culture Visuelle | Agrégateur de carnets de recherches Spéciale « Séries » (2/2) : De quel monde nous parlent les séries ? Les séries nous offrent-elles une grille de lecture du monde qui nous entoure ? Permettent-elles de décrypter des phénomènes politiques complexes ou d'anticiper des changements sociétaux à venir ? « Le temps du monde et le temps des séries se sont rencontrés autour du 11 septembre » D. Moïsi Pour cette seconde partie d’émission, nous recevons le conseiller spécial de l'IFRI, professeur au King's College de Londres Dominique Moïsi, auteur de « La géopolitique des séries Ou le triomphe de la peur » (Stock, février 2016). A ses côtés pour l’interroger, Emmanuel Burdeau, ancien rédacteur en chef des « Cahiers du cinéma », membre de la rédaction de « Mediapart ». « Ce qui m’a intéressé, c’est le passage de la sacralisation par l’image à la désacralisation par l’image. » D. Son diffusé : Elgar « Land of hope and glory” interp. Intervenants : Dominique Moïsi : éditorialiste, spécialiste de géopolitique Emmanuel Burdeau : Critique de cinéma et auteur Bibliographie The Wire.

Le blog de André Gunthert Habermas et le chaton, de l'usage ponctué d'internet Banksy a exécuté récemment trois dessins dans les ruines de Gaza pour rappeler la situation misérable dans laquelle se trouve l’enclave depuis l’opération israélienne “Bordure protectrice” à l’été 2014, qui a fait plus de 2000 victimes palestiniennes et détruit 18.000 maisons. Ceci n'est pas un nu Une très sage photo de nu en noir et blanc peut-elle encore attirer l’attention de la presse? En décembre dernier, l’opération de com de Kim Kardashian exposant son postérieur, photographié par Jean-Paul Goude en Une du magazine Paper, n’avait suscité qu’un soupir de lassitude des journaux sérieux, prompts à ranger ce cliché dans le tiroir de l’actu «racoleuse». La défaite Charlie Plus importante mobilisation en France depuis la Libération, la marche de dimanche a-t-elle été l’«élan magnifique» d’un peuple qui redresse la tête face à la barbarie?

L'Atelier des icônes | Le carnet de recherche d'André Gunthert Les usages ordinaires des images L’histoire de l’art comme les visual studies privilégient une approche autonomiste des images, bien loin de leurs usages réels. Utilisées comme supports de récit ou espaces de projection, les images interviennent dans la culture ordinaire de façon décorative ou utilitaire, à des fins principalement référentielles, comme des outils de transaction ou de naturalisation des formes culturelles. Séminaire de recherche ouvert aux doctorants et masterants, 1er et 3e jeudis du mois de 18 h à 20 h (INHA, salle Walter-Benjamin, 2 rue Vivienne, 75002 Paris), du 6 novembre 2014 au 14 mai 2015 (descriptif sur le site de l’EHESS). Blog: Initiation à l’étude de la culture visuelle Ce cours propose une introduction aux problèmes historiques, théoriques et méthodologiques de l’analyse culturelle des formes visuelles de la période contemporaine.

André Gunthert: "La violence de l'image sert de levier pour agir sur la sensibilité du grand public" Plusieurs personnes s’interrogent sur la pertinence de la publication de la photo d’enfant mort, échoué sur une plage turque. La question peut-elle toujours se poser selon vous? André Gunthert – C’est un faux débat. Pensez-vous justement qu’il faille épargner certaines images au grand public? Les médias trient et choisissent ce qu’ils estiment supportable pour leur public. Ce type de photo semble poser problème car y intervient nécessairement le regard d’un photographe, une forme de composition visuelle… Tout à fait. En second lieu, il y a la figure de l’enfant. Les photographes qui prennent ce type de photos sont parfois accusés d’être des charognards. Je pense qu’on se trompe de perspective. c’est regrettable de faire porter le débat sur le photographe, et non sur l’intermédiaire entre le public et lui, à savoir l’éditeur, qui choisit, recadre, légende la photo. Et que pensez-vous de ces étranges détournements sous forme de dessins?

Notre cerveau à l’heure des nouvelles lectures Maryanne Wolf, directrice du Centre de recherche sur la lecture et le langage de l’université Tufts est l’auteur de Proust et le Calmar (en référence à la façon dont ces animaux développent leurs réseaux de neurones, que nous avions déjà évoqué en 2009). Sur la scène des Entretiens du Nouveau Monde industriel au Centre Pompidou, la spécialiste dans le développement de l’enfant est venue évoquer « la modification de notre cerveau-lecteur au 21e siècle » (voir et écouter la vidéo de son intervention)… Image : Maryanne Wolf face au public sur la scène du Centre Pompidou, photographiée par Victor Feuillat. Comment lisons-nous ? « Le cerveau humain n’était pas programmé pour être capable de lire. La présentation de Marianne Wolf via l’IRI. Pour autant, le circuit de la lecture n’est pas homogène. Ce qui stimule le plus notre cerveau, selon l’imagerie médicale, c’est d’abord jouer une pièce au piano puis lire un poème très difficile, explique Maryanne Wolf. Notre avenir cognitif en sursis ?

L’image conversationnelle 1Réalisé par Steven Spielberg à partir d’une nouvelle de Philip K. Dick, le film Minority Report, sorti en 2002, est réputé pour la crédibilité de ses projections technologiques. Dessinant l’univers de 2054 à partir de propositions d’un groupe d’experts, il est célèbre pour son anticipation des interfaces tactiles. Outre la visualisation des images mentales, il prédit la généralisation de l’identification optique à des fins de surveillance ou de profilage publicitaire. 2Le sérieux de cet exercice prévisionnel rend d’autant plus remarquable sa myopie face à ce qui est devenu, peu de temps après, l’ordinaire des pratiques visuelles des pays développés. 3Quelques années plus tard, ces anticipations paraissaient largement dépassées. 4Des usages imprévus, bien plus avant-gardistes que tout ce qui pouvait être imaginé à l’aube du xxie siècle, ont bouleversé nos pratiques visuelles et se sont installés avec la force de l’évidence. 1 William J. 11 P. Fig. 1. 13 David S. Fig. 2. Fig. 3. Fig. 4.

Fiction et cognition : la lecture se fait avec tous les sens Les chercheurs savent depuis longtemps que certaines régions cérébrales – comme l’aire de Broca et l’aire de Wernicke – sont impliquées dans la façon dont le cerveau interprète les mots écrits. Mais notre compréhension du langage n’est pas limitée aux aires du traitement du langage… La lecture de certains mots peut déclencher des réactions d’autres zones cérébrales. Le rôle des sens dans la littérature C’est le cas notamment des mots relatifs aux odeurs. Ainsi, des mots comme « lavande », cannelle » ou « savon » par exemple, déclenchent des réponses non seulement dans les zones de traitement du langage, mais également dans celles consacrées à l »odorat. Image : En vert, les régions du cerveau activées quand on entend des mots évoquant des textures. Mais il n’y a pas que les mots corrélés à des odeurs ou des textures qui ont une action particulière sur notre cortex lors de leur lecture, c’est également le cas de ceux qui évoquent le mouvement. La littérature pour comprendre le monde

La consécration du selfie 1Juste avant leur départ en excursion, après avoir rangé leurs bagages dans le coffre de la voiture, Thelma et Louise, dans le film éponyme de Ridley Scott (MGM, 1991), partagent une pratique que personne n’appelle encore selfie. Pour autant que l’on puisse considérer cette séquence devenue culte d’un point de vue ethnographique, ce qui frappe est la rapidité et le naturel avec lesquels les deux femmes se prêtent à l’exercice. 2Aucune hésitation de la part de Louise (Susan Sarandon), qui se saisit du Polaroid, le porte à bout de bras et se colle à sa camarade, pas plus que de la part de Thelma (Geena Davis), qui prend immédiatement la pose adéquate. Ce bref intermède de quelques secondes, parfaitement reconstitué par l’équipe du film, semble indiquer que le geste de l’autophotographie en situation est déjà routinier. Fig. 1. R. 1 Sarah Projansky, « Feminism and the Popular: Readings of Rape and Postfeminism in Thelma and Louise (...) « Se photographier soi-même ! Fig. 2. Fig. 3. Fig. 4.

Une brève histoire de l’image On sait que Michel Melot, entre autres ancien directeur du département des Estampes et de la Photographie de la Bibliothèque nationale (pas « de France » à l’époque) et ancien directeur de la Bibliothèque publique d’information, a toujours conçu une passion pour l’image, son histoire et ses influences. Une flânerie, une réflexion Dans la petite collection « Brève histoire » des éditions de L’œil neuf où il avait déjà publié, dans une autre collection, La sagesse du bibliothécaire, il propose donc Une brève histoire de l’image. Brève, l’histoire de l’image l’est à la fois par le nombre de pages et par le nombre de chapitres : 9 chapitres pour 130 pages environ, et une typographie qui oblige à la synthèse. Puisant dans son abondante et érudite culture en la matière, l’auteur navigue avec aisance de la Renaissance italienne à Émile Raynaud, des premières retransmissions télévisées (dans les années 1930) à l’utilisation de la reconnaissance de caractères dans le tri postal (1985).

Related: