
Oradour-sur-Glane Profession rescapé Il vit au milieu de ses ruines. Il les arpente, il les connaît. Il les commente, il en transmet le souvenir aux gens qui viennent les voir. Elles l’entourent, elles sont devenues sa raison d’être. Robert Hébras, 86 ans, impeccablement habillé d’un costume et de mocassins noirs, avance doucement dans ce qui reste de son village d’Oradour-sur-Glane, dans la Haute-Vienne. Oradour : plus de 300 000 visiteurs par an. Ses souvenirs pourraient être des cauchemars. Cet après-midi de juin 44, la troisième compagnie du 1er bataillon du régiment Der Fürher de la division blindée SS Das Reich a rassemblé les hommes dans une grange, les femmes et les enfants dans une église. Un récit factuel et sans pathos Oradour, à vingt-cinq kilomètres de Limoges, c’est d’abord une longue rue droite, traversée par des rails - celles du tramway qui menait à Limoges -, et des ruines. Car Robert «fait la visite» mieux que quiconque. Comment survivre à une telle histoire ? Des ruines entretenues Photo Claude Pauquet.
S'engager dans la France Libre Place dans les programmes Première ES et L - Thème 5 : « Les Français et la République », dans le cadre de la première question : « La République, trois républiques » (l'action de la Résistance et la refondation républicaine). Première S - Thème 2 : « La guerre et les régimes totalitaires » dans le cadre de l'étude de la Seconde Guerre mondiale comme guerre d'anéantissement et conflit idéologique. Au-delà des actions elles-mêmes, la dimension idéologique, morale et politique du combat mené par la Résistance apparaît donc centrale et c'est dans cette perspective que s'inscrit l'étude de documents proposée. Objectifs pédagogiques Comprendre les raisons de l'engagement dans la France libre et appréhender leur variété ; identifier des documents ; prélever, hiérarchiser et confronter des informations ; décrire et mettre en récit une situation historique ; utiliser les TIC ; utiliser les ressources en ligne ; préparer son travail de manière autonome. Introduction Problématique Démarche pédagogique
Les différentes facettes de l'épuration après-guerre Une analyse historique de l'épuration des collaborateurs en France de la Seconde Guerre mondiale à nos jours. Les Françaises, les Français et l'épuration est un ouvrage très attendu sur cette période troublée de la fin de la guerre. Depuis la thèse de Peter Novick en 1968 (L'épuration française, 1944-1949, traduit en Français en 1985), il n'y avait pas eu de travaux de synthèse sur cette question épineuse. F. Une histoire plurielle F. Les Françaises, les Français et l'épuration permet de comprendre que l'épuration a une histoire plurielle, qui n'est pas cantonnée uniquement aux grands pontes du régime de Vichy. Pas d'épuration sauvage, ou spontanée, voire de guerre civile Avec de nombreux exemples à l'appui et grâce à leur approche « par le bas », les auteurs reviennent sur plusieurs idées reçues sur la période. L'épuration est un phénomène de grande ampleur qui touche plus de 350 000 personnes en France. L'épuration n'est pas spécifiquement française
Guerre d’Algérie : « Macron est suffisamment vierge pour ouvrir l’inventaire » Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », fait le parallèle entre la décision dans l’affaire Audin à celle de Jacques Chirac pour la rafle du Vél d’Hiv. LE MONDE | 13.09.2018 à 12h16 • Mis à jour le 13.09.2018 à 19h22 | Par Françoise Fressoz Chronique. L’affaire Maurice Audin n’aura jamais la portée symbolique de la rafle du Vél’ d’Hiv, ces 13 152 juifs arrêtés les 16 et 17 juillet 1942 par 9 000 fonctionnaires français pour être parqués au Vélodrome d’Hiver de Paris avant d’être déportés vers les camps d’extermination nazis. Second tabou levé Exactement comme avait frappé le discours de Jacques Chirac reconnaissant pour la première fois, en 1995, la responsabilité de la France dans la déportation et l’extermination des juifs pendant la seconde guerre mondiale. « Reconnaître les fautes du passé, ne rien occulter des heures sombres de notre Histoire, c’est défendre une idée de l’Homme, de sa liberté et de sa dignité », avait alors plaidé l’ancien patron du RPR.
Entre la France et l’Algérie, les plaies toujours ouvertes de la mémoire En reconnaissant la responsabilité de la France dans la mort de Maurice Audin et le recours à la torture pendant la guerre d’Algérie, le président Emmanuel Macron fait un pas décisif dans un travail de mémoire lent et délicat entre les deux pays. Lire aussi Article réservé à nos abonnés Torture en Algérie : le geste historique d’Emmanuel Macron Les massacres de Sétif, Guelma et Kheratta Les massacres perpétrés à partir du 8 mai 1945 dans l’Est algérien sont considérés comme le véritable premier acte de la guerre d’Algérie. En 2005, une première reconnaissance est formulée par l’ambassadeur de France à Alger, Hubert Colin de Verdière, qui évoque une « tragédie inexcusable ». La responsabilité française dans la guerre et la colonisation Le déplacement de M. Lors d’un discours le 3 mars 2003, Jacques Chirac avait, lui, limité la reconnaissance des souffrances subies par le peuple algérien à la période de la guerre. L’assassinat des moines de Tibéhirine L’indemnisation des victimes algériennes
La grande vadrouille des nazis Quels furent les différentes filières et moyens utilisés par les dirigeants nazis pour fuir à la fin de la guerre et éviter d'être jugés pour leurs crimes ? Gerald Steinacher, professeur à l'université Nebraska-Lincoln aux États-Unis, est un spécialiste de l'histoire des crimes de guerre. A ce titre, il officie comme expert au sein de différentes commissions internationales. Dans Les nazis en fuite, il ne s'intéresse ni aux crimes, ni aux auteurs eux-mêmes, mais aux filières qui ont permis à de nombreux nazis de quitter le IIIème Reich dans les dernières semaines du conflit, voire des années plus tard. Certains d'entre eux, tristement célèbres, comme Josef Mengele (le « docteur » d'Auschwitz) ou Adolf Eichmann (un des décideurs de la « Solution Finale ») ont ainsi pu rejoindre l'Amérique du Sud pour s'y cacher, parfois jusqu'à leur mort. Chemins qui mènent quelque part Les nazis en fuite répertorie et présente les différents itinéraires de fuite empruntés par les nazis à partir de 1945.
Police française, les années Vichy France 3, mercredi 19 septembre à 21 heures, documentaire Policier français ? Un métier d’avenir, surtout en 1941. Alors qu’une moitié du territoire est occupée par l’armée allemande et que la zone dite « libre » est dirigée par le régime collaborationniste de Vichy, de profondes réformes structurelles sont engagées par des proches du maréchal Pétain pour moderniser la police. Le 23 avril 1941 voit la naissance de la police nationale. Autre mesure-choc : la création des GMR (groupes mobiles de sécurité), corps d’élite consacré au maintien de l’ordre, les ancêtres des CRS. Esprit de coopération « étonnamment bon » Lâcheté crasse et fierté glaçante La police française moderne est donc bien née sous Vichy. Fin 1941, la création de redoutables polices parallèles (service de police anticommuniste, police des questions juives, service des sociétés secrètes pour lutter contre les francs-maçons) fait tourner la machine répressive française à plein régime.