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L'urgence de tout repenser, entretien avec Bernard Stiegler

L'urgence de tout repenser, entretien avec Bernard Stiegler
En mars dernier, nous avons tendu notre micro au philosophe Bernard Stiegler dans les locaux parisiens de l’Institut de recherche et d’innovation qu’il dirige. Le logiciel libre, ses licences, le domaine public, les biens communs : autant de sujets qui intéressent hautement Bernard Stiegler. Mais pour lui, toutes ces problématiques s’inscrivent dans un cadre beaucoup plus vaste, qu’il est urgent de prendre à bras le corps : la révision totale de l’organisation de notre société. L’économie de la contribution Bernard Stiegler considère le logiciel libre comme la matrice de l’économie de la contribution ; c’est en effet une activité industrielle qui ne prive plus les gens de leur savoir mais au contraire développe des savoirs, individuels et collectifs, dans un processus de déprolétarisation. Par ailleurs, la numérisation est en train d’engendrer une automatisation colossale, bien plus importante que celle que l’on a connue par le passé. Aller au delà du choix des licences libres Pharmakon Related:  Articles Best-of - synthétiques & représentatifs | B. StieglerGeneral TopicsIntellectuels de gauche : florilège

Bernard Stiegler : « l’emploi salarié va devenir minoritaire » Bernard Stiegler lors de son intervention au OuiShare Fest © OuiShare Bernard Stiegler est directeur du groupe de réflexion Ars Industrialis (Association internationale pour une politique industrielle des technologies de l'esprit) et de l’IRI (Institut de Recherche et d’Innovation) qu’il a créé au sein du centre Georges Pompidou. Interview réalisée à l'occasion du OuiShare Fest, festival de l'économie collaborative, à Paris du 5 au 7 mai 2014. Les politiques prennent-ils la mesure de l’impact du numérique sur nos économies ? Absolument pas. Ils raisonnent avec un logiciel qui date de 1950. L’économie collaborative ne dessine-t-elle pas les contours de ce nouveau mode d’organisation du travail ? Michel Bauwens : « le peer-to-peer est l'idéologie des travailleurs de la connaissance »

1. La télévision nuit-elle à la santé ? Priorité santé 2. La télévision nuit-elle à la santé? La télévision exerce-t-elle une influence négative sur le développement intellectuel, les résultats scolaires, l’attention, la créativité, le sommeil ou le comportement alimentaire ? Pour en parler : - Dr Bruno Harlé, responsable de l’unité d’hospitalisation d’enfant en service psychiatrique au Centre Hospitalier le Vinatier à Lyon. - Pr Amadou Makhtar Seck, psychiatre, chef du service de la consultation externe psychiatrique au CHU de Fann à Dakar. En fin d’émission, nous ferons un point sur la loi sur les droits des malades, 10 ans après sa mise en application et à l’occasion du colloque internationale qui se tient les 5 et 6 mars 2012 à Paris. Une erreur est survenue lors de l'envoi du mail... Le mail a bien été envoyé RFI dernières éditions

Miguel Benasayag, « militant chercheur » Philosophe et psychanalyste, Miguel Benasayag est aussi un ancien combattant de la guérilla guévariste en Argentine, où il a passé plusieurs années en prison. Depuis son arrivée en France, à sa libération, il réfléchit inlassablement aux moyens de rester fidèle à l’exigence de liberté et de solidarité des luttes révolutionnaires passées, tout en tirant les enseignements de leurs échecs et de leurs errements. Dans Du contre-pouvoir, co-écrit avec Diego Sztulwark, il observe l’émergence d’une nouvelle radicalité désireuse de changer la vie. Et clame que, si on veut préserver la vitalité de ces mouvements, il ne faut surtout pas ressortir du placard les vieux schémas révolutionnaires... - Pourriez-vous nous faire votre biographie, en tous les cas politique ? Miguel Benasayag : J’ai commencé à militer très jeune. Il y avait deux grands mouvements en Argentine. A côté des péronistes, il y avait la mouvance guévariste. Quand je suis arrivé en France, je suis arrivé dans un autre monde.

Nous sommes au bout du modèle fordiste, il faut passer à un modèle contributif Bernard Stiegler est philosophe, théoricien de l’évolution des systèmes techniques. Il a découvert les modèles du libre de façon presque accidentelle, en tant que Directeur de l’INA. Initiateur et président du groupe de réflexion philosophique Ars industrialis créé en 2005, il dirige également depuis avril 2006 l’Institut de recherche et d’innovation (IRI) qu’il a créé au sein du centre Georges-Pompidou. Les modèles ouverts, contributifs et collaboratifs sont de plus en plus nombreux, la contribution s’étend à de nouveaux territoires, comment interprétez-vous cette évolution ? Avant de répondre, il y a un préalable, reconnaître que tous les modèles ne sont pas équivalents. C’est pour cela que je parle de pharmakon. Aujourd’hui, nous avons besoin d’une typologie des modèles contributifs. Je travaille beaucoup avec des communautés de Hackers : jusqu’à “la crise Snowden” ils ne voyaient pas véritablement le caractère pharmacologique du net. J’ai une vision freudienne de l’économie.

Témoignage écrit de Bernard Stiegler lors du procès parisien du 3 avril 2012 Accueil du site > Paris > Témoignage écrit de Bernard Stiegler lors du procès parisien du 3 avril (...) Voici la lettre que Bernard Stiegler a fait parvenir au tribunal lors du procès en appel du 3 avril 2012 pour témoigner en faveur des 8 militants poursuivis. Pour la troisième fois je témoigne en faveur du collectif des déboulonneurs – et je suis plus convaincu que jamais que la démarche de ce groupe de citoyens est non seulement légitime, mais nécessaire. Depuis que j’ai fourni un courrier joint à celui-ci qui attestait des effets nuisibles d’une pratique irraisonnée et incontrôlée de la publicité, de nouveaux éléments sont en effet malheureusement apparus, qui nourrissent ce dossier en faisant apparaître une sérieuse aggravation de la situation. Celle-ci a été bien décrite par le neurophysiologiste Michel Desmurget, directeur de recherche à l’Inserm, dans un ouvrage de vulgarisation paru sous le titre TV-Lobotomie. Bernard Stiegler Président de l’association Ars Industrialis

Financer l’allocation universelle, par Baptiste Mylondo (Le Monde diplomatique, mai 2013) « Mais ce serait impossible à financer ! » Voilà, d’ordinaire, la première objection faite aux promoteurs d’un revenu universel déconnecté de l’emploi. La première, mais sans doute aussi la plus faible. Si l’on se fie à son produit intérieur brut (PIB), la France est aujourd’hui le cinquième pays le plus riche du monde. En 2010, le revenu disponible (après versement des prestations sociales et prélèvement des impôts directs) s’y élevait à 1 276 euros par mois et par personne, adultes et enfants confondus. Toutefois, si le financement est un faux problème, ses modalités, quant à elles, posent de vraies questions, car elles ne sont pas neutres et déterminent pour partie la portée d’un revenu inconditionnel en termes de transformation sociale et de partage des richesses. En plus de participer d’une logique de réduction des inégalités, les modalités de financement doivent aussi respecter des principes de prudence, de pérennité, d’adéquation, de cohérence et de pertinence.

Notes sur Stiegler : Amateur d'art / consommateur d'art - Culture / Ordinaire Blog B. Stiegler est un des chercheurs français (philosophe) qui théorise les pratiques amateur (amatrices, non ?), ou encore ce qu'il appelle "l'amatorat". Cette conférence s'articule assez clairement autour d'une opposition entre deux modèles, deux manières d'articuler figure de l'amateur et société industrielle, deux économies, deux manières de penser : 1) Le modèle du consumérisme culturel (de la prolétarisation). 2) Le modèle du logiciel libre, (l'économie de la contribution). Ces deux modèles, s'ils permettent des interprétations de l'Histoire, ne correspondent pas pour autant à des périodes historiques précises ni même successives. 0) Boite à outils : (cc/studiocurve) Ces deux modèles articulent, de manière radicalement opposée, des thématiques communes. • Les technologies de l'esprit : ce sont des technologies cognitives et culturelles, dénomination que B. Pour en savoir plus sur le vocabulaire de B. 1) Le modèle de la consommation culturelle : Prolétarisation à tous les étages. 1. 2.

Pourquoi nous n'apprendrons plus comme avant. Michel Serres et Bernard Siegler La liberté Voir plus Heidegger Voir plus La justice C'est le thème des rencontre d'Uriage 2011 avec: Jean-Louis Bianco, Albane Geslin,Monique Castillo,Corine Pelluchon,Pierre Manent, Daniel Innerarity... Voir plus Poésie Poèsie et philosophie avec René Char et son Partage Formel . Voir plus Psychanalyse Psychanalyse, philosophie et méditation , c'est le thème du colloque " Au delà du moi, la liberté ? Voir plus Le temps C'est le thème du Festival Philosophia St Emilion 2011 avec Michel Butor, Régis Debray.. Voir plus Politique Agir est le thème des rencontres de Sophie 2011 avec Miguel Benasayag, Yves Michaux, Jean François Mattéi ... Voir plus Phénoménologie La phénoménologie (du grec : phainómenon, ce qui apparaît ; et lógos, étude) est un courant philosophique qui se concentre sur l'étude de l'expérience et des contenus de conscience. Voir plus La beauté La beauté sauvera t'elle le monde ? Voir plus Le futur Voir plus Science D’autres vies dans l’univers ? Voir plus Les autres Voir plus Bouddhisme Voir plus Art

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