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David Bollier : « Les communs nous aident à sortir du carcan de l’économie néolibérale, à travers des alternatives concrètes »

David Bollier : « Les communs nous aident à sortir du carcan de l’économie néolibérale, à travers des alternatives concrètes »
Qu’il s’agisse d’écologie, de défense des services publics, de culture, de science ou de technologie, les biens communs – ou, plus simplement, les « communs » - ont pour principal attrait de dessiner une alternative pratique aux logiques de commerce et de contrôle, mettant l’accent sur la coopération et le partage, et redonnant du pouvoir et de l’autonomie aux simples citoyens. D’un autre côté, la notion de « biens communs » est invoquée à propos de choses extrêmement différentes entre elles, depuis la préservation des traditions indigènes jusqu’à Linux et Wikipédia, en passant par la gestion collective des ressources naturelles, les services et infrastructures publics, les coopératives et l’économie solidaire, les jardins partagés et les AMAP… Difficile parfois de trouver un fil conducteur. Dans son nouvel ouvrage, David Bollier entend expliquer ce qui rapproche les pratiques et les initiatives disparates que l’on regroupe aujourd’hui sous le terme de « communs ».

http://multinationales.org/David-Bollier-Les-communs-nous

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Comment fabriquer des biens communs en open source ? Il y a aujourd’hui une vraie déferlante selon les secteurs. Voiture, vélo, alimentation / semences /AMAP sont déjà en place, après le logiciel libre. Comment cela peut-il s’élargir en prenant appui sur les vagues du hacking, de la consommation et l'économie collaborative ? Elinor Ostrom prouve qu'une autre logique économique est possible.

Pierre Dardot et Christian Laval : le commun contre le néolibéralisme, Jean Quétier Pierre Dardot et Christian Laval, respectivement philosophe et sociologue, viennent de publier un nouvel ouvrage intitulé Commun – Essai sur la révolution au XXIe siècle. Depuis quelques années, leurs travaux, qui portent principalement sur Marx et sur la critique du néolibéralisme, connaissent un important succès dans le champ de la gauche intellectuelle. Que pouvons-nous en retenir et que faut-il en penser ?

Que nous faut-il pour “Refaire société” « C’est l’état actuel de notre société, « fragilisée, écartelée… » qui nous amène à nous poser la question de comment « refaire société« , explique l’historien Pierre Rosanvallon en introduction des trois jours de conférences initiées par le collectif la République des idées qui avaient lieu à la Maison des jeunes et de la culture de Grenoble du 11 au 13 novembre 2011. Nous vivons une « terrible régression », assure Pierre Rosanvallon dans son introduction au colloque comme à Refaire société, l’ouvrage collectif qu’il a dirigé et qui accompagnait les questionnements de ces trois jours. Et de n’évoquer qu’un exemple pour souligner la manière dont celle-ci se décompose, celui de la progression de l’écart moyen de rémunération entre les plus petits salariés et leurs PDG, qui était de 1 à 40 au début du XXe siècle et qui est aujourd’hui de 1 à 400.

À lire et à faire lire : Biens Communs - La Prospérité par le Partage En avril dernier nous mettions en ligne un remarquable article de Silke Helfrich « Les biens communs ou le nouvel espoir politique du XXIe siècle ? ». Cette fois-ci nous avons le plaisir de relayer l’annonce de la traduction française d’un rapport d’une cinquantaine de pages sur ces fameux Biens communs, où l’on retrouve Silke Helfrich parmi les nombreux auteurs de cet ouvrage collectif. Il a pour titre « Biens Communs - La Prospérité par le Partage » et il est naturellement placé sous licence libre Creative Commons By-Sa. Coalition pour les communs Cette page a été maintenue jusqu’en 2006. Pour des informations plus récentes voir le réseau francophone des communs. Dans mon article “Pour une coalition des biens communs”, j’appelais à une réunion des tenants des biens communs informationnels (logiciels et informations libres, médias coopératifs, science ouverte, culture libre, etc) et de ceux qui se battent pour la reconnaissance des biens communs physiques (eau, air, environnement, climat) et des approches renouvelées des biens publics sociaux (éducation, santé, …).. Pour plus d’information sur les raisons d’être et les conditions de possibilité d’une coalition pour les communs voir Cause Commune. Cette coalition est devenue aujourd’hui une réalité concrète, grâce à l’action de très nombreux autres acteurs.

La normalité est-elle la nouvelle liberté Pour la chercheuse Kate Crawford (@katecrawford) nous vivons désormais dans "les angoisses des Big Data" explique-t-elle dans le New Inquiry. Pour expliquer de quelle angoisse les Big Data sont le symptôme, elle revient sur le programme Squeaky Dolphin, l'un des programmes de surveillance de masse du service de renseignement britannique qui surveille YouTube, Facebook et Twitter en temps réel, en convoquant pour cela la plupart des disciplines scientifiques (sociologie, anthropologie, science politique...). Pour la chercheuse, cette surveillance en temps réel et cette volonté de la comprendre dans sa totalité sont la marque d'une incroyable anxiété, celle du surveillant.

Le manifeste de SavoirsCom1 – SavoirsCom1 L’approche par les communs s’inscrit dans la continuité de l’appel pour la constitution d’un réseau francophone autour des Biens Communs : Par Biens Communs, nous entendons plusieurs choses : il s’agit d’abord de ressources que nous voulons partager et promouvoir, que celles-ci soient naturelles – une forêt, une rivière, la biosphère -, matérielles – une machine-outil, une imprimante – ou immatérielles – une connaissance, un logiciel, l’ADN d’une plante ou d’un animal –. Il s’agit aussi des formes de gouvernance associées à ces ressources, qui vont permettre leur partage, le cas échéant leur circulation, leur valorisation sans destruction, leur protection contre ceux qui pourraient atteindre à leur intégrité. Les Biens Communs sont donc à la fois une approche alternative de la gestion de biens et de services, qui bouscule le modèle économique dominant basé sur la propriété, et un imaginaire politique renouvelé.

Introduction à l’économie de paix Je vous propose un mini jeu de rôle. Imaginez que vous travaillez dans une prestigieuse université. Vous êtes chercheur. Vous effectuez une découverte susceptible de sauver 8 millions de personnes chaque année et d’engendrer des bénéfices colossaux. Que faites-vous? Bientôt expropriés du patrimoine commun ? Les œuvres du domaine public ne sont pas un rebut, laissé pour compte dans les réserves des bibliothèques : il s’agit d’un patrimoine qui appartient à la communauté humaine universelle. Les bibliothèques, et en particulier les bibliothèques nationales, n’en sont pas les propriétaires, elles en sont les gardiennes. La numérisation porte la promesse de rendre ce patrimoine commun utilisable par tous, sans aucune contrainte portant sur son accès et son usage. Or voici que la vogue des partenariats public-privé, dont l’inspection des finances vient de dénoncer l’inefficacité économique et le mauvais usage de l’argent public pour les hôpitaux ou palais de justice, s’empare de la numérisation du domaine public.

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