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Questions Numériques 2014-2015 Les Controverses

Questions Numériques 2014-2015 Les Controverses
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Le fossé entre l’école d’aujourd’hui et un monde en constante transformation La Fédération des établissements d’enseignement privés du Québec (FEEP) a été secouée par les résultats d’un sondage effectué auprès des élèves de son réseau, au point de revoir de fond en comble les pratiques scolaires. Depuis, elle a mis sur pied un chantier nommé « L’école de demain », qui cherche à repenser et à personnaliser l’école, tant publique que privée, à l’aune des expériences réalisées à l’étranger et des possibilités offertes par les nouvelles technologies. En 10 ans, la motivation des élèves pour leurs études a chuté drastiquement. Dans le volet de l’enquête axé sur les attentes des élèves, seulement 44,6 % d’entre eux se sont déclarés motivés dans leurs études, alors que 77,1 % donnaient cette réponse dans un sondage identique réalisé en 2001. De plus, ce sondage a révélé que les élèves des écoles privées se montraient désormais beaucoup plus critiques à l’égard de leur établissement scolaire. Moment-charnière Retard « Ces modèles ne sont pas pour tout le monde. Actions

Existe-t-il une intelligence numérique A force de constater la place prise par le numérique et en écoutant les promoteurs des intelligences multiples, on peut s’interroger pour savoir s’il n’existe pas une intelligence numérique. Ce serait la 8è,la 9è voire la 10è forme d’intelligence si l’on en croit les commentateurs et les promoteurs de cette approche initiée il y a longtemps par Howard Gardner et devenue à la mode il y a peu dans le monde de l’enseignement. Cette mode qui propulse tantôt les cartes mentales, tantôt les classes inversées, tantôt les intelligences multiples ou encore la gestion mentale et tant d’autres modes qui passent dans le monde éducatif doivent être interrogées, à l’instar de tous les mythes qui accompagnement tout ce qui touche aux neurosciences et autres sciences cognitives (cf. les travaux de MaryvonneSorel à Paris 5 il y a quelques vingt années). On est toujours dubitatif quand on observe l’impact de ces approches sur des publics qui, pour certains, sont fascinés, voire fanatisés.

Misère de la sociologie I : Pierre-Michel Menger, le « travail créateur » et « l’intermittence comme exception » Dans sa leçon inaugurale au Collège de France, Pierre-Michel Menger accomplit la prouesse de traiter des concepts de travail et de « travail créateur » sans jamais nommer le capital. Il y a toujours eu du « travail », mais dans les sociétés précapitalistes le concept de travail n’existe pas, car ces sociétés découpaient le monde et ses activités de façon absolument différente. Ce n’est qu’avec l’avènement du « capital » que le travail a été conceptualisé, disséqué, analysé sous toutes ses coutures. Aucun travail, même créateur, ne pourra contourner cette relation de pouvoir qui affecte inévitablement ses contenus et ses modalités d’exercice. La subordination de l’artiste au marché et à l’argent d’une part, et l’obligation de travailler (se vendre) pour pouvoir vivre, sont déjà au coeur des questions de l’ « art » et de la « vie » au tout début du XXe siècle, comme le rappelle Marcel Duchamp [4]. L’intermittence est bien la nouvelle norme d’employabilité Pour terminer, M.

La révolution cognitive Je vous recommande vivement cette conférence de Michel Serres, intitulée « Les nouvelles technologies, révolution culturelle et cognitive » (je suis tombé dessus grâce à un tweet de Jérôme Colombain). Outre la vigueur et la clarté de Michel Serres (qui sont impressionnantes), le propos est lui-même passionnant. Il y aborde la manière dont les ordinateurs et internet (ce qu’on appelle souvent les nouvelles technologies) sont en train de modifier radicalement, le temps, l’espace et notre cognition. Concernant l’espace, Michel Serres se livre à une réflexion sur le mot « adresse », pour montrer en quoi « Internet » n’a pas raccourci les distances, mais nous a fait changer d’espace (d’un espace physique vers un espace topologique). Il finit en envisageant les modifications cognitives pour les êtres humains que nous sommes, en faisant un focus sur la mémoire (une des facultés de l’esprit humain), mais il explique que l’on pourrait mener le même raisonnement avec l’imagination ou la raison.

Stefan Sagmeister The Happy Show Displaying <17> Images For - Stefan Sagmeister The Happy Show... <a href=" creator</a> Galleries Related: Stefan Sagmeister Typography , Stefan Sagmeister Poster , Stefan Sagmeister Book , Home - Privacy Policy Quel enseignement à l’ère numérique Lorsqu’on s’interroge sur l’apprentissage des étudiants à l’université il est fréquent d’y associer des réflexions sur la motivation de ces derniers et sur les conditions qui favorisent leur engagement dans les tâches d’apprentissage. Dans un contexte en pleine mutation où apparaissent des outils technologiques de plus en plus accessibles, il nous semble nécessaire de nous interroger sur leurs usages pédagogiques et sur les éventuelles craintes qu’ils soulèvent. En effet, il est de plus en plus fréquent de voir se multiplier des activités sur des ordinateurs portables pendant les cours. Face à ces étudiants hyper-connectés, on ne sait plus trop comment s’y prendre pour enseigner. Ainsi le site UCL-Mons a pris le parti d’équiper deux locaux de chaises à roulettes, de tableaux blancs sur tous les murs, d’un tableau blanc interactif et de multi-écrans de télévision. Nous avons dès lors collecté une série de ressources pédagogiques pour répondre à cette question.

Education numérique : quels changements pour quelles valeurs ajoutées happy children holding digital tablet L’avènement des nouvelles technologies d’information et de communication a entraîné un bouleversement profond de nos modes de vie et de nos manières de penser. L’accès facilité à l’information a une influence non seulement sur nos connaissances, mais également sur notre perception du monde. Dans le secteur de l’éducation, l’utilisation d’Internet et des nouvelles technologies a un impact indéniable sur les pratiques pédagogiques et leur assimilation. Praticité, inégalités, partage, rapidité… ? La révolution numérique ne se limite pas à de nouveaux usages, elle repose sur la démocratisation de ses derniers. Les outils numériques ont engendré de nouvelles façons de communiquer : grâce au web, les frontières temporelles et spatiales s’effondrent. Dès lors, l’on comprend aisément les enjeux de l’éducation numérique. L’éducation avec ou sans enseignant physique ? Est-ce à dire que l’enseignant peut être substitué par les outils numériques ?

Maux d’usine | neonmag.fr Axelle sait exactement ce qu’elle veut dire, comme si elle attendait depuis longtemps qu’on lui demande qui elle est. Assis à côté d’elle, Jovan, 4 ans, écoute sa mère sans l’interrompre. Axelle raconte l’histoire d’une fille qui aurait tout raté : « C’est ma faute si je suis chez Peugeot. » L’école s’est arrêtée en troisième : « Ça n’a jamais été mon fort. » Elle a voulu travailler dans la petite enfance : « C’était bouché. » Devenir assistance vétérinaire : « Pour payer la formation, j’ai travaillé chez Peugeot. Mais l’usine et les cours, j’ai pas eu le courage. » Maître-nageur : « Le 800 mètres nage libre, ça a été la panique. » Après ? « Après… je me suis résignée. » Direction la chaîne Peugeot. Il y a deux ans, Axelle a été embauchée. Delphine Kargayan

Le capitalisme cognitif à l’ère du numérique – Mondes Sociaux CC Flickr Jacob Bøtter Nous voudrions ici mettre l’accent sur une série de mutations qui se sont produites à l’échelle mondiale depuis les années 1980, en lien avec ce que l’on appelle souvent « l’ère du numérique » ou « la révolution numérique ». Ces mutations s’inscrivent dans la perspective d’un capitalisme que l’on qualifiera volontiers de « cognitif ». Ce capitalisme ne fonctionne pas pour l’instant sur une base stable et il n’est pas fondé sur un mode de régulation qui en assure la cohérence. Ses contradictions internes sont importantes, en particulier entre finance et connaissance, ce qui induit des chocs de temporalité très forts. En effet, la finance (mais également la circulation des informations) s’inscrit dans un temps très court, tandis que la construction des connaissances et des compétences suppose un temps long. Colletis G., 2010, L’urgence industrielle ! Crédits : Evi Widiarti CC Pixabay OpenClipart-Vectors CC Université Toulouse Jean Jaurès CC Flickr Andreas Kontokanis

Graphisme.tv - think & do - l'actualité du design et du graphisme en conférences, en vidéos, en réflexions - news design, conferences, videos, designers Marcel Lebrun : "L'écart entre collaboration et aliénation numérique est étroit" Désormais présent partout, le numérique bouleverse les habitudes des enseignants et des étudiants. Mais suffit-il à transformer la pédagogie ? Le numérique peut avoir un impact sur la pédagogie, à condition que celle-ci change. Dès lors, doter les établissements d'outils numériques ne suffit pas. Cela suppose une véritable réflexion, qui va au-delà de la manière d'utiliser les outils numériques. En effet, réfléchir aux outils sans se demander ce qu'ils vont modifier équivaut à mettre des emplâtres numériques sur des structures qui n'évolueront pas. Le fait que la plupart des ressources soient disponibles sur Internet modifie les rôles de l'enseignant et de l'étudiant, entre lesquels les frontières s'estompent : en allant chercher des informations autour de lui, dans la société, l'étudiant acquiert un savoir que l'enseignant n'a pas forcément, ce qui place celui-ci dans une position d'apprenant. Marcel Lebrun, professeur à l'Université catholique de Louvain © SFR magazine

Multimodale, l’école du 21e siècle! Il suffit de jeter un œil à diverses publications pédagogiques pour constater que les technologies influencent les modèles scolaires et transforment le paysage éducatif. La classe donne une plus large part aux approches collaboratives et multimodales (en présence et à distance). Les systèmes intelligents génèrent l’information en flux, gardent des traces du déroulement des apprentissages et fournissent des rétroactions personnalisées instantanées. Si les activités éducatives bénéficient largement de l’innovation, on ne peut toutefois assimiler l’apprentissage à l’usage des outils qui le soutiennent. En effet, qu’est-ce que la technologie en classe sinon l’incarnation de notre nouvel univers communicationnel et le raffinement de l’outil didactique pour faciliter le rapport au savoir? Avec ce qu’il est maintenant convenu d’appeler L’âge de l’Information, les voies d’accès à la connaissance se sont multipliées et savoir gérer l’information devient une nécessité. L’autoformation Conclusion

untitled Enseigner et apprendre dans la société du savoir : enjeux et questions... Les technologies de l’information et de la communication (TIC) ne se réduisent pas, au sein de l’école, à de simples outils et ressources technologiques pour mieux enseigner et pour mieux apprendre. Elles induisent des changements profonds dans la société, dans l’éducation, dans les savoirs, dans l’accès aux savoirs, dans l’apprentissage, dans le métier d’enseignant. Ce sont certains de ces changements profonds que nous allons présenter ici. Les TIC, résultat du développement simultané du traitement de l’information et du transport de l’information, introduisent dans les savoirs des concepts comme ceux d’interactivité, de multimédia, d’hypermédia, etc. Enfin, les TIC nous imposent de préciser la conception que nous avons de l’école, de l’enseignement, de l’apprentissage, du métier d’enseignant. Information, savoir et connaissance. 1. L’information est extérieure au sujet. La connaissance dépend du sujet et lui est personnelle. 2. 3. - Enseigner la condition humaine.

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