background preloader

Sur le web, l'article journalistique a-t-il encore un sens ?

Sur le web, l'article journalistique a-t-il encore un sens ?
Cet article, dont vous commencez la lecture, fait-il partie d’un genre en déclin, une forme bientôt « optionnelle » du journalisme, un « produit dérivé » ou un luxe dans la manière dont les médias nous informent ? Tel est l’avis du professeur de journalisme et blogueur Jeff Jarvis. Une position qui suscite un débat soutenu parmi les passionnés de l’information en ligne aux Etats-Unis. Selon Jarvis, les articles ne sont plus une forme nécessaire pour la couverture des événements. Jeff Jarvis appuie sa démonstration sur plusieurs exemples : Brian Stelter, un journaliste couvrant la tornade Joplin, ne pouvait envoyer des articles par manque de connexion et demanda au New York Times de publier ses tweets. « Avec du recul, je pense que mon meilleur reportage était sur Twitter », écrit-il après coup.Le groupe canadien Postmedia a couvert des élections récentes en publiant des posts, des photos, des vidéos « dans le cours de l’action, maintenant une couverture tout au long de la journée ».

Lettre à mes confrères : en 2012 réformons le journalisme! « Chers confrères, c’est pendant mes vacances que m’est venue l’idée de vous écrire à propos d’un sujet qui ne fera pas la Une des programmes des candidats à la présidentielle mais qui nous concerne tous : l’avenir du journalisme, notre métier. J’espère que vous pardonnerez le manque d’humilité dont je fais preuve en vous interpellant, vous, les 37.414 titulaires d’une carte de presse, mais j’ai l’impression qu’il y a urgence. Le paysage de l’information a beaucoup changé depuis 2007, date de la dernière élection présidentielle. Si vous avez encore l’habitude de lire votre quotidien favori (Libé? Le Figaro? L’offre a évolué et la façon dont on accède à l’information aussi. La vieille industrie qu’est la presse papier fait face à des coûts énormes, à une crise du marché publicitaire et surtout à une diminution du nombre de ses lecteurs. (Dessin Louison) Que faire? 1. Le président de la République actuel s’est intéressé à la presse écrite et lui a consacré des états généraux. 2. 3. 4. 5.

Les nouveaux nouveaux chiens de garde (1/4) L’été est terminé, Chacaille est de retour au turbin. Pour marquer la rentrée, je vous propose une série de billets sur les chamboulements du cadre éthique du journalisme. Cette première réflexion concerne une recherche menée par Mark Lee Hunter et Luk Van Wassenhove. Dans un papier commandé par l’INSEAD et directement consultable en ligne, les deux chercheurs, développent l’émergence d’un nouveau modèle économique propre au journalisme. "Disruptive News Technologies : Stakeholder Media and the Future of Watchdog Journalism Business Models". L’objectif de cette recherche est de pointer l’apparition et le développement d’une nouvelle source de financement pour les enquêtes journalistiques au longs cours. Le terme stakeholder provient du vocabulaire managérial et économique. La principale critique que les auteurs commencent par esquiver est celle de la crédibilité des informations portées par ce type de médias. 1. 2. 3. A suivre… Like this: J'aime chargement…

Les journalistes devraient arrêter de s’asseoir au bord de la rivière et plonger dedans Si même Christophe Barbier s’y met ! « Aider les lecteurs à trier dans l’infobésité », c’est l’une des priorités de la nouvelle formule de L’Express lancée mercredi, expliquait le directeur du magazine. L” »infobésité » serait la source de tous nos maux, et beaucoup de nouveaux médias veulent nous mettre au régime sec. On pense bien sûr aux Jours, lancés il y a peu par des anciens de Libération estimant qu” « il n’y a jamais eu autant d’informations, mais qu’on n’a jamais eu autant de mal à être bien informés ». L’autre promesse à la mode, c’est de ralentir le rythme en s’échappant du flot continu de l’actu. Chasser les kilos en trop de l’info Avec un peu d’aide, j’ai pu compléter la liste des médias qui trouvent, selon les cas, que l’info a des kilos en trop ou bien qu’elle nous file beaucoup trop vite sous le nez. Ijsberg, qui explique dans son manifeste : « Nous sommes surinformés, mais tant d’histoires nous échappent. « Des journalistes conservateurs dans leur tête, pour être poli »

Le publicitaire r?dacteur en chef ? - AFP-MediaWatch Le dernier journaliste ? (Le Journaliste , n° 283, troisième trimestre 2007) | Le Blog d'Olivier Da Lage Le dernier journaliste ? Par Olivier Da Lage Blogs de particuliers commentant l’actualité, « journalistes-citoyens » alimentant de leurs vidéos les sites des télévisions et des journaux, petits reportages ou magazines réalisés par tout un chacun et postés sur MySpace ou YouTube… Le maître mot du jour est « tous journalistes ». De là à dire que d’ici quelques années, il n’y aura plus de journalistes professionnels, il n’y a qu’un tout petit pas, allègrement franchi par de nombreux commentateurs. Notre réflexe de journalistes est d’objecter que le public aura toujours besoin de professionnels pour lui servir une information formatée de façon… professionnelle. Comme souvent, si l’on veut savoir ce qui nous attend, il suffit d’observer attentivement ce qui existe déjà. Dans toutes les formes de presse, les éditeurs veulent négocier le virage du numérique à l’économie. Certains vont plus loin : plus de journalistes, mais « producteurs de contenu » pour des bases de données. J'aime :

La tentation Jean-François Kahn : arrêter son blog parce que l'on n'aime pas la France que révèle le Net - Bruno Roger-Petit sur LePost.fr Internet / Ordinateur / Mail (illustration). | MAXPPP La semaine passée, lassé de lire l'inévitable flot de réactions haineuses, stupides, immatures, violentes qu'engendraient ses écrits de blogueur, Jean-François Kahn a jeté l'éponge. Jusqu'à nouvel ordre, il ne bloguera plus, fatigué qu'il est de devoir endurer la prose de ceux qu'il appelle lui même les «dynamiteurs, pollueurs, obsédés et allumés». Je confesse qu'hier, à la lecture des réactions du billet consacré aux images de la torture ordinaire, banalisée, acceptée que l'on pratique dans la France de 2010 lors des inadmissibles expulsions d'êtres humains en état de faiblesse, j'ai éprouvé la même lassitude que Kahn face au torrent de boue réactif déversé par les mêmes «dynamiteurs, pollueurs, obsédés et allumés». Depuis quelques mois, je diagnostique à travers Internet, l'avilissement de l'esprit démocratique français. Tout le monde connaissait tout le monde. (Source vidéo: Street reporters)

La presse est morte, vive le journalisme ! L'entrée de la société dans l’ère numérique est vue par certains comme un choc violent, une forme de "destruction créatrice pour le support imprimé en général (livres, archives, journaux, revues...) et pour la presse en particulier, quoique cette vision apparaisse aujourd'hui assez galvaudée car il s'agit globalement d'un phénomène progressif de mutation économique et sociale autant que technologique. Dans ce contexte, la question de la pérennité de la presse et du journalisme dans leur forme historique – bien que la période de leur "âge d'or" constitue plus une vue de l'esprit construite de manière rétrospective qu'une pure réalité – est posée par nombre d'analystes, dans un climat d'incertitude et de crainte face aux évolutions combinées de la crise économique, qui touche ce secteur comme tous les autres, et de la "mort" supposée plus ou moins rapide de l'imprimé au sein de nos sociétés touchées par "l'emprise numérique" .

La mort des journaux... et d'un certain journalisme? A lire, si vous avez du temps ce week-end, ce (très) long article du New Yorker annonçant la mort des journaux papiers et de leurs modèles: économiques et éditoriaux. La crise est d'abord financière : les revenus des grands journaux s'effondrent aux Etat-Unis. Les rédactions subissent les coupes dans leurs effectifs comme une peau de chagrin." Moyenne d'âge (en hausse) du lectorat américain : 55 ans. La crise est également morale :Moins de 20% des Américains déclarent croire la plupart des infos que publient les médias. Dans le même temps, le Huffington Post, un média "pure-web" lancé en 2005 par Arianna Huffington, truste les places d'honneur de la presse en ligne (il annonce 11 millions de visiteurs uniques par mois). Le principe du Huffington Post: syndication et conversation. La suite? “Si l'argent de la pub continue de migrer vers le Online (et il continuera), HuffPost proposera de plus en plus de reportages en ligne (...) Et donc fait vaciller le modèle de la presse écrite.

Related: