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Argent = reconnaissance de dette (= du crédit)

Argent = reconnaissance de dette (= du crédit)
Theguardian.com, 18 Mars 2014 David Graeber La vérité éclate au grand jour : l'argent n'est qu'une reconnaissance de dette dans laquelle se vautrent les banques. L'accès d'honnêteté de la Banque d'Angleterre jette les bases théoriques de l'austérité par la fenêtre. Il paraît qu'Henry Ford, dans les années 30, a déclaré que c'était une bonne chose que la plupart des Américains ignorent le fonctionnement réel des banques, parce que si tel était le cas, « on aurait une révolution avant demain matin ». La semaine dernière, un événement remarquable s'est produit : la Banque d'Angleterre a vendu la mèche. Pour mesurer à quel point les positions nouvelles de la banque sont radicales, il suffit d'envisager le point de vue traditionnel, qui continue à prévaloir dans tout débat bienséant concernant la politique publique. La banque centrale a le droit d'imprimer autant d'argent qu'elle le souhaite. Related:  de la DETTE... odieuse ! ♚Web☑ Textes du Web

« La dette neutralise le temps, matière première de tout changement politique ou social » - Contrôle social Basta ! : Vous dites que l’Homo debitor est la nouvelle figure de l’Homo economicus. Quelles sont les caractéristiques de ce « nouvel homme » ? Maurizio Lazzarato : De nombreux services sociaux, comme la formation ou la santé, ont été transformés en assurance individuelle ou en crédit. Le mode de développement néolibéral est fondé sur le crédit et l’endettement. Cette situation s’est aggravée avec la crise des subprimes de 2007. Le droit à la formation ou au logement s’est transformé en droit au crédit… C’est une logique qui ne fonctionne que si l’économie est en expansion. En quoi cela fonde-t-il un nouveau rapport social, et un nouveau rapport au temps ? J’ai repris l’hypothèse que développe Friedrich Nietzsche : le rapport social fondamental n’est pas l’échange économique ou l’échange symbolique, mais le rapport débiteur/créditeur. Une dette, ce n’est pas seulement de l’argent à rembourser, mais des comportements à ajuster, du temps passé à se plier à des contraintes, écrivez-vous.

59 % de la dette publique française est « illégitime ». Alors, on fait quoi ? Une très belle et selon moi très sérieuse étude vient d’être publiée par le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique (CAC), un large collectif d’associations et de syndicats dont j’ai reproduit la liste en annexe 2. L’étude a été réalisée par six spécialistes de la question. Les questions suivantes y sont traitées : d’où vient la dette ? Je n’en retiendrai que les résultats les plus forts, en m’appuyant sur le résumé proposé par les auteurs, le mieux étant de se reporter à l’étude complète (38 pages, faciles à lire, avec de beaux graphiques). Le discours dominant sur la montée de la dette publique fait comme si son origine était une croissance excessive des dépenses publiques. Si la dette a augmenté c’est d’abord parce que tout au long de ces années l’État s’est systématiquement privé de recettes en exonérant les ménages aisés et les grandes entreprises. - la suppression d’une partie des niches qui ne correspondent pas à l’intérêt général (la moitié ?)

La richesse mondiale a augmenté de 68% en 10 ans « Le groupe de services financiers Crédit suisse et la Croix-Rouge viennent chacun de sortir un rapport dont la lecture conjuguée est désespérante. Le premier (en anglais, PDF) fait un bilan statistique de la richesse mondiale. On apprend qu’elle « a plus que doublé depuis 2000, atteignant un nouveau record historique de 241 000 milliards de dollars ». Le deuxième (en anglais, PDF) parle des « impacts humanitaires de la crise économique en Europe » (42 pays étudiés dans l’Union européenne, les Balkans, l’Europe orientale). Il constate que « le nombre de personnes dépendant des distributions de nourriture de la Croix-Rouge dans 22 des pays concernés a augmenté de 75% entre 2009 et 2012 ». Quelques chiffres à retenir de ces deux rapports. 46% du patrimoine mondial est détenu par 1% des ménages La richesse mondiale a crû de 4,9% entre mi-2012 et mi-2013, la période examinée par Crédit suisse, et de 68% ces dix dernières années. Pyramide de la richesse mondiale.

Dette : 5000 ans d'histoire Un essai essentiel et foisonnant qui nous permet de mieux comprendre l’histoire du monde, la crise du crédit en cours et l’avenir de notre économie. Voici un livre capital, best-seller aux États-Unis – plus de 100 000 exemplaires vendus – et en Grande-Bretagne, commis par l’un des intellectuels les plus influents selon le New York Times et initiateur d’Occupy Wall Street à New York. Un livre qui, remettant en perspective l’histoire de la dette depuis 5 000 ans, renverse magistralement les théories admises. David Graeber montre que le vocabulaire des écrits juridiques et religieux de l’Antiquité (des mots comme « culpabilité », « pardon » ou « rédemption ») est issu en grande partie des affrontements antiques sur la dette. Selon l’auteur, l’endettement est une construction sociale fondatrice du pouvoir. Ils oublient aussi une leçon déjà connue de la civilisation mésopotamienne: si l’on veut éviter l’explosion sociale, il faut savoir « effacer les tablettes »…

Comprendre l'argent dette L’« argent dette » est une expression devenue célèbre suite au documentaire de Paul Grignon, Money as debt. Ce terme désigne le concept de système de réserves fractionnaires parfois aussi appelé effet multiplicateur de crédit sur lequel est fondé l’ensemble du système monétaire et bancaire actuel. En version courte, ce système permet aux banques de créer de la monnaie en octroyant des crédits dans l’économie. J’ai déjà beaucoup parlé sur ce blog de ce sujet (clic, clic, clic), mais j’aimerais cette fois-ci tenter de revenir plus en détails et de manière plus exhaustive sur les diverses raisons qui font que ce système est intrinsèquement mauvais. Mais pour cela, je voudrais tout d’abord faire la synthèse du fonctionnement du système de l’argent dette, et de l’état du (vaste !) débat sur le sujet. Principe général Écritures comptables Concrètement, la banque procède à une double écriture comptable. Elle inscrit 1000 à son actif, dans la partie « crédits ». Réglementations bancaires epSos.de

Note sur la suppression générale des partis politiques Si un homme fait des calculs numériques très complexes en sachant qu'il sera fouetté toutes les fois qu'il obtiendra comme résultat un nombre pair, sa situation est très difficile.Quelque chose dans la partie charnelle de l'âme le poussera à donner un petit coup de pouce aux calculs pour obtenir toujours un nombre impair. En voulant réagir il risquera de trouver un nombre pair même là où il n'en faut pas. Prise dans cette oscillation, son attention n'est plus intacte. Si les calculs sont complexes au point d'exiger de sa part la plénitude de l'attention, il est inévitable qu'il se trompe très souvent. Il ne servira à rien qu'il soit très intelligent, très courageux, très soucieux de vérité. Que doit-il faire ? Il en est exactement ainsi des partis politiques. Quand il y a des partis dans un pays, il en résulte tôt ou tard un état de fait tel qu'il est impossible d'intervenir efficacement dans les affaires publiques sans entrer dans un parti et jouer le jeu.

Economix: Amazon.fr: Michael Goodwin, Dan E. Burr Les vraies lois de l'économie (14) : La croissance n'est pas le développement La croissance a longtemps été synonyme de développement. La faillite du productivisme a introduit une rupture au profit de la notion de développement humain et durable. Apremière vue, cette "vraie loi" paraît triviale. Les économistes prévoient la fin de la croissance Les dernières semaines ont fait apparaître de mauvaises nouvelles pour l'économie mondiale, avec les Etats-Unis et l'Europe face à un ralentissement de la croissance, Et même les puissances économiques les plus vantées telles que le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine sont subreptissement chancelants. Alors que les économistes classiques continuent de prédire une « reprise » en cours, D'autres grands experts soulignent la fin de la croissance telle que nous la connaissons dans le futur proche. Plus tôt ce mois-ci, le Fonds Monétaire International (FMI) a réduit ses prévisions trimestrielles de croissance du PIB mondial de 3,3% à 3,1%, et révisé à la baisse les prévisions de croissance pour les autres grandes puissances. Les prévisions Etats-Unis a été abaissée de 1,9% à 1,7%, et l'Europe devrait se contracter de 0,6% plutôt que de l'estimation à l'origine de 0,3%. Le FMI a également abaissé les prévisions de croissance pour 2014. « ... Il a affirmé : En 2025 et 2030, il observe :

«La crise est une arnaque, un récit inventé par une oligarchie mondiale > Patrick Viveret sera présent au Forum «A bas la crise !» organisé par Libération le 19 octobre à Paris. Entrée libre, plus d’informations ici. Intellectuel historique de la deuxième gauche autogestionnaire, inlassable militant et penseur audacieux, Patrick Viveret est membre du Pacte civique et du Collectif Roosevelt. Le terme de crise est-il encore pertinent ? C’est un mot écran. Cela passe notamment par le discours sur la dette. Face à ce déjà vieux discours de la crise, des citoyens de plus en plus nombreux font preuve d’initiatives originales. A l’échelle mondiale, la créativité citoyenne est extraordinaire. Pourquoi ces initiatives demeurent-elles relativement invisibles ? La créativité est considérable mais elle est souvent invisible et peu reliée. Que pourrait faire un gouvernement pour encourager ces initiatives ? C’est la discussion que nous - le Pacte civique, le Collectif Roosevelt et d’autres - avons eue, il y a quelques semaines, avec Jean-Marc Ayrault. Sylvain Bourmeau

“La croissance mondiale va s’arrêter”, par Dennis Meadows Le premier opus sur Dennis Meadows ayant bien plu, voici la suite, avec des vidéos… Interview au Monde En mars 1972, répondant à une commande d’un think tank basé à Zurich (Suisse) – le Club de Rome -, des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) publiaient The Limits to Growth, un rapport modélisant les conséquences possibles du maintien de la croissance économique sur le long terme. De passage à Paris , mercredi 23 mai, à l’occasion de la publication en français de la dernière édition de ce texte qui fait date (Les Limites à la croissance, Rue de l’Echiquier, coll. “Inital(e)s DD”, 408 p., 25 euros), son premier auteur, le physicien américain Dennis Meadows, 69 ans, a répondu aux questions du Monde. Quel bilan tirez-vous, quarante ans après la publication du rapport de 1972 ? D’abord, le titre n’était pas bon. Qu’entendez-vous par effondrement ? Voit-on des signes tangibles de cet effondrement ? Certains pays sont déjà dans cette situation, comme la Somalie par exemple.

18 propositions concrètes pour réguler la finance source 2010 : « La violence de la crise aurait du provoquer une remise en question du système. Paradoxalement, la rapidité du sauvetage et les moindres conséquences de la crise par rapport à celle de 1929 font que rien n’avance. Ce n’est pourtant pas faute d’avoir les solutions en main. Des intellectuels alternatifs se sont levés Venus de toutes les familles de pensée, de la gauche (Frédéric Lordon, Jacques Généreux, Emmanuel Todd, Jean-François Kahn ce week-end sur son blog dans un très bon papier), du libéralisme humaniste (Jean-Luc Gréau, Maurice Allais), du libéralisme étasunien (Paul Krugman, Joseph Stiglitz, Robert Reich) ou d’ailleurs (Jacques Sapir, Paul Jorion), un nombre toujours plus important d’économistes et d’intellectuels nous proposent des solutions pour refonder le système économique. Assurer une meilleure contribution de la finance à la collectivité

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