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Ressource 4: Internet : un amplificateur pour les addictions comportementales

Ressource 4: Internet : un amplificateur pour les addictions comportementales
Au Centre médical Marmottan nous avons développé depuis le début des années 2000 un accueil spécifique pour des personnes en butte à certaines addictions sans drogue. Dans le cadre de cette consultation nous recevons principalement des usagers de jeux vidéo, des joueurs d’argent et de hasard et des usagers de sites pornographiques. Nous adhérons au consensus selon lequel la majorité des personnes s’adonnant à ces pratiques ne sont pas des usagers problématiques. Certains d’entre eux cependant, minoritaires, en éprouvent une souffrance et demandent une aide. Ces trois groupes de sujets peuvent avoir plusieurs supports d’usage. La pérennité de cette technologie nous convainc que ces usages problématiques ne relèveront pas d’un simple phénomène de mode mais généreront de manière régulière, bien que parcellaire, des formes de difficulté relevant de notre mission d’accompagnement et de soin. Ces éléments n’expliquent pas l’extension très large de ces consultations.

Ressource 3: Une meilleure appréhension du concept de cyberaddiction L'Information Psychiatrique - La dépendance à internet, une addiction nouvelle ? Auteur(s) :Guy Gimenez1, Elisabeth Baldo2, Nicole Horassius1, Jean-Louis Pedinielli1 1 Laboratoire Psycle, UFR de psychologie, Université de Provence, 29 avenue Robert-Schuman, 13621 Aix-en-Provence Cedex 1. 2 CH Montperrin, 109 av. Petit Parthélémy, 13617 Aix-en-Provence. Encore une addiction ? 1 Le lecteur déjà familier avec les définitions que nous allons rappeler peut aller directement au chapitre portant sur l’addiction proprement dite. Pour ceux qui étudient la vie psychique dans l’espace virtuel, dans le cyber-espace, la communication sur internet n’est pas identique à celle du face à face ou à celle que l’on peut avoir avec d’autres supports de communication. Dans le cyber-espace, on peut communiquer en temps réel, ou différé, à deux ou à plusieurs personnes ou encore avec un inconnu, bref, avec n’importe qui. Le courrier électronique ou e-mail Autre forme de communication : les forums de discussion (ou newsgroups) Le téléchargement : FTP (file transfert protocole)

Internet: un amplificateur pour les addictions comportementales. Commentaires des différentes ressources Les jeux vidéo, des utopies expérimentales Notes Inserm : Jeux d’argent et de hasard, expertise collective – Éditions Inserm (2008). E Durkheim : Le suicide – Paris, Puf (1930). Un premier article vient d’être publié sur ce sujet : Craipeau S ; Dubey G, Koster R : « Maîtrise du jeu, contrôle de soi : une quête à corps perdu » – In Quaderni n° 67/automne 2008, Msh-Sapientia. Ehrenberg A : L’individu incertain – Paris, Calmann-Lévy (1995). Ehrenberg A : La fatigue d’être soi – Paris, Odile Jacob (1998). Gazagne F, Dairou G : rapport Sga, ministère de la Défense : « Les jeux vidéo à caractère militaire », date inconnue. Ehrenberg in rapport Inserm (2008). « Le pays de la compétition. World of Warcraft, jeu massivement multijoueur le plus populaire, rassemblant environ 11 millions d’abonnés dans le monde en 2008. C Haroche : L’avenir du sensible – Paris, Puf (2008). C Duflo : Jouer et philosopher – Paris, Puf (1997). S Craipeau : L’entreprise commutante, travailler ensemble séparément – Paris, Hermès Lavoisier (2001).

La dépendance à internet, une addiction nouvelle? Ressource 2: Un ado sur huit a un usage problématique des jeux vidéo L’Observatoire français des drogues et des toxicomanies a étudié le comportement de 2 000 élèves de 12 à 16 ans. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Pascale Santi Un élève sur huit aurait un usage « problématique » du jeu vidéo. Avec plus de 11 écrans à domicile, les adolescents franciliens de cet échantillon sont suréquipés. 84 % d’entre eux ont une console de jeux, et 74 % une tablette. De Candy Crush à World of Warcraft en passant par les Sim’s ou GTA V...le jeu vidéo est pratiqué au moins une fois par semaine par 86 % des élèves interrogés, les garçons étant nettement plus nombreux que les filles. « Négliger d’autres activités pour jouer » Selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale, 5 % des jeunes de 17 ans joueraient entre cinq et dix heures par jour. « Utilisation excessive » , « usage abusif » , « addiction » : les termes varient pour désigner des pratiques jugées problématiques et leurs possibles effets sur la santé.

Kalika_aim2011.PDF CyberPsychology and Behavior Ressource 1: Addictions Dossier réalisé en collaboration avec Bertrand Nalpas, Directeur de recherche à l’Inserm et chargé de mission Addiction – Décembre 2014 Les addictions les plus répandues concernent le tabac (nicotine) et l’alcool. Viennent ensuite le cannabis et, loin derrière, les opiacés (héroïne, morphine), la cocaïne, les amphétamines et dérivés de synthèse. Il existe également des addictions liées à des activités (et non à des substances), comme les jeux d’argent, les jeux vidéo, le sexe ou encore les achats compulsifs. Des substances plus ou moins addictives souvent testées à l’adolescence Des dépendances peuvent survenir à tout moment de l’existence, mais la période de 15 à 25 ans est la plus propice à leur émergence. Certaines substances semblent avoir un pouvoir addictif supérieur à d’autres compte tenu de la proportion de personnes dépendantes parmi leurs consommateurs. Part des usagers développant une dépendance à la substance qu'ils consomment. Un diagnostic très normé Des conséquences délétères

La cyberaddiction existe-t-elle ? L’addiction dépasse en effet dans les discours les plus divers la simple préoccupation, certes légitime, de soignants ou de responsables de santé publique envers des sujets en souffrance. Elle représente aujourd’hui une forme dominante de représentation du mal-être, voire de la condition de l’individu dans la société. Avec par exemple Alain Ehrenberg [1, 2], le constat peut être fait que l’addiction est devenue, avec la dépression, « la » pathologie emblématique de la société actuelle, au même titre que l’hystérie, ou plus généralement la névrose, l’avaient été au temps de l’invention de la psychanalyse par Freud. À l’époque victorienne, il était important de savoir « se tenir », de camoufler ses sentiments, de mettre en avant le devoir et de masquer le désir : l’hystérique posait alors problème, les liens des symptômes aux organes génitaux, puis au cerveau, enfin au désir et à l’histoire du sujet devenant les grandes questions théoriques de l’époque.

Pour compléter ces ressources: Pearltrees et perles de tiers>>>>>>>>

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