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L’université 2.0, avenir de la fac ?

L’université 2.0, avenir de la fac ?
LE MONDE CULTURE ET IDEES | • Mis à jour le | Par Philippe Bernard Au rez-de-chaussée d’un banal silo à voitures, l’endroit n’attire, pour l’instant, l’œil de personne. Ni plaque à l’entrée, ni annonce publique d’une prochaine inauguration. Une nuée de câbleurs et de plaquistes s’affairent dans un total anonymat. Pourtant, sur cette moquette turquoise se joue peut-être l’avenir de l’université du Michigan, l’un des plus prestigieux établissements d’enseignement supérieur publics des Etats-Unis. Là, en plein cœur du campus fréquenté par 43 000 étudiants, professeurs et techniciens disposeront bientôt d’un laboratoire superbement équipé (cinq studios d’enregistrement, sept salles de montage, une cuisine…) pour concevoir ensemble l’enseignement en ligne de demain. « Diffuser gratuitement le savoir sur toute la planète aux populations qui en sont privées : jamais je n’ai occupé une fonction aussi enthousiasmante ! >> Lire aussi Les MOOCs, nouvelle frontière de l'université

http://www.lemonde.fr/enseignement-superieur/article/2014/04/03/l-universite-2-0-avenir-de-la-fac_4395132_1473692.html

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Les MOOC, nouveaux outils de recrutement et de management pour les entreprises Si les entreprises prétendent s’intéresser aux MOOC, les intègrent-elles pour autant dans leur stratégie RH ? Pour l’instant, la réponse serait plutôt négative. Pour une raison évidente : elles ne savent pas comment s’y prendre… Si elles en perçoivent en effet le potentiel, elles n’osent cependant pas encore se lancer dans un domaine où les modèles gagnants et les bonnes pratiques ne sont pas tout à fait identifiés. Sur ce sujet, tout reste à construire, à inventer. Le défi n’en est que plus grand, et plus intéressant. Le sujet est d’envergure, et les entreprises devront le relever pour prendre de l’avance sur ce marché émergent.

Les MOOCs, nouvelle frontière de l'université Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Philippe Bernard Deux cauchemars agitent les nuits d'Edward Rock, responsable de l'enseignement en ligne à l'université de Pennsylvanie (Philadelphie, Etats-Unis). « Les lundis, mercredis et vendredis, je rêve que l'enseignement supérieur subit le sort de l'industrie du disque, dévorée par iTunes et ses morceaux de musique vendus en ligne à l'unité ; les mardis, jeudis et samedis, j'imagine que les éditeurs de manuels produisent des cours en ligne meilleurs que nous, les universitaires. » Les deux hantises qui troublent le sommeil de l'enseignant résument bien les dilemmes qu'affrontent les universités américaines face à la déferlante des fournisseurs de cours en ligne massifs et ouverts (MOOCs en anglais). Après le disque, l'édition, le cinéma, la presse et le commerce, voici l'université prise à son tour dans la tempête d'internet, pour le meilleur ou pour le pire.

Cours en ligne ouvert et massif Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour l’article homophone, voir Mook. Un cours en ligne ouvert et massif[1],[2] (CLOM[3]), également appelé cours en ligne ouvert à tous ou simplement cours en ligne (termes officiels recommandés par la Commission générale de terminologie[3]) ou encore cours en ligne ouvert aux masses[4] ; en anglais : massive open online course, dont le sigle MOOC est également utilisé dans les sources francophones), constitue un exemple de formation ouverte et à distance en télé-enseignement. Les participants aux cours, enseignants et élèves, sont dispersés géographiquement et communiquent uniquement par Internet. Des ressources éducatives libres sont souvent utilisées.

Des élèves suisses parlent de leur usage des réseaux sociaux Interdits pendant les cours, Internet et ses réseaux sont omniprésents chez les jeunes. Reportage dans deux classes du Nord vaudois De mémoire de professeur, on n’avait jamais vu cela. Les Moocs donnent des ailes aux Africains LE MONDE | • Mis à jour le | Par Serge Michel Pendant ce temps, à Douala, Arel Kevin a trouvé un local. A la maison en étages et à antenne orange, au lieu-dit Entrée Eglise, près du snack-bar GES Force V. La face cachée des Moocs Les Moocs font soudainement parler d’eux depuis que Harvard et le MIT se sont lancés fin 2012 dans l’aventure en créant ensemble edX, une nouvelle « plateforme » de Moocs, qui vise modestement, à terme, un milliard d’étudiants. EdX est, par ses statuts, une association sans but lucratif, mais elle est capable, grâce à la puissance des marques auxquelles elle s’adosse, de se tailler des parts de marché inexpugnables. À titre de comparaison, le fait qu’une requête sur Google est gratuite n’a pas empêché le moteur de recherche de dominer la planète. Grand pays d’enseignement et terre promise du marketing, les Etats-Unis sont naturellement en pointe. En 2013, plus d’une centaine d’universités proposent des Moocs, parmi lesquelles des établissements de tout premier plan comme Berkeley, Brown ou Princeton.

L’autre révolution des MOOC Il y a quelques jours, Orange lançait Solerni, une plateforme d’apprentissage en ligne, montrant de façon assez claire l’engouement qui semble s’installer doucement pour les plateformes MOOC. Et comme on va le voir, cet engouement n’est pas qu’un effet de mode. Le MOOC, pour rappel, c’est cette forme d’éducation où des cours sont donnés en ligne avec une partie « magistrale » (vidéo ou présentation) une partie interactive où les participants peuvent échanger. L’introduction progressive de ces MOOC, avec l’apparition de cours proposés par des universités prestigieuses (MIT, Harvard, etc…) a d’abord été présentée comme une évolution du cours traditionnel et du cours en ligne, où, essentiellement, il s’agissait de présenter en vidéo un cours magistral d’une heure. Rapidement cependant, on s’est rendu compte du caractère disruptif de ce qui apparaissait comme une simple évolution mais qui, en définitive, s’avère être une vraie révolution.

La Chine débarque en force sur le marché des MOOCs L'information est passée à peu près inaperçue dans l'Hexagone : début avril, la Chine a fait une entrée en force dans le domaine des MOOCs, ces cours en ligne "massivement ouverts", qui ont été lancés aux Etats-Unis. C'est la prestigieuse université Jiao-Tong de Shanghai - celle-là même qui a créé le fameux classement mondial des universités - qui a pris cette initiative. Elle vient en effet de fédérer 19 institutions chinoises d'enseignement supérieur - parmi lesquelles Normal University et DongHua University - pour permettre aux étudiants de suivre des cours en ligne et d'obtenir ainsi des crédits. Sa plate-forme (cnmooc.org) commence à proposer des vidéos, des questionnaires et des forums de discussion réunissant étudiants et professeurs. Un premier ensemble d'une dizaine de cours traitera notamment d'histoire de l'art, de mathématiques, de médecine chinoise traditionnelle... et même des préceptes de Sun Tzu appliqués au management.

Monter son MOOC en 7 étapes On résume parfois le montage d’un MOOC à la conception des contenus pédagogiques. En vérité, le travail nécessaire à la mise au point d’un cours de ce type est colossal, et dépasse largement le simple tournage des vidéos du cours. Ce billet s’inscrit dans une série d’articles s’adressant aux personnes qui envisagent de se lancer dans l’aventure. Nous y retraçons les grandes étapes du montage d’un MOOC. La première phase est l’avant-projet. Il s’agit de définir de manière claire un certain nombre de paramètres relatifs au cours:

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