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Pure provocation

Pure provocation
Les gens qui se réclament de la provocation pour elle-même oublient que la provocation n’est pas un but en soi, mais un moyen. La provocation «pure» est un moyen, elle poursuit toujours un but même inconscient. L’utilité pratique de la provocation, c’est d’exprimer des valeurs. Empiriquement, on constatera que les valeurs exprimées dans le signifiant provocateur (parole ou acte) sont avant tout des valeurs de puissance individuelle, qui reprennent les formes de pouvoir symbolique que la société assigne, concède ou au contraire refuse à l’individu. On pourrait imaginer que la provocation dénuée d’idée consciente, la provocation-réflexe, exprime aussi des idées et des besoins contestés, et qu’elle constitue alors une subversion. La raison en est sans doute que la provocation implique une prise de risque. Ce risque, une fois internalisé, forme une inhibition.

Raphaël Enthoven disserte sur le politiquement incorrect Enthoven ne disserte pas sur le politiquement correct, mais sur sa perception du politiquement correct, en tant que politiquement correct lui-même. Du coup, sa définition du phénomène se situe hors de toute réalité : « - Le politiquement incorrect, c’est en général, un compliment qu’on se fait à soi-même, sur le ton d’une confession douloureuse : "Oui, c’est vrai, je suis politiquement incorrect, que voulez-vous, c’est plus fort que moi, je ne peux pas suivre la même route que les braves gens. Je préfère, quoi qu’il m’en coûte, être lucide et solitaire plutôt qu’embrasser les causes collectives et le despotisme sournois des bons sentiments. » Le politiquement incorrect n’est pas un compliment, ce n’est pas quelque chose qu’on doit confesser, ce n’est pas plus fort que soi, tandis que le politiquement correct n’a rien à voir avec la route que suivent les braves gens et n’appartient à aucune cause collective, quelle qu’elle soit.

Merci Maggie : la bande-son des funérailles de Thatcher | Rue89 Culture On ne compte plus les chansons souhaitant sa mort et imaginant ses funérailles : pendant trente ans, Margaret Thatcher a inspiré tous les genres musicaux, du punk au folk, du ska à la house. Au point que sa carrière politique se confond avec l’histoire de la musique. Démonstration en dix morceaux. The Notsensibles : « I’m In Love With Margaret Thatcher » Single (1979) Le punk commence à s’essouffler lorsque Margaret Thatcher arrive au pouvoir, et lui redonne un peu d’inspiration. « Oh Margaret Thatcher is so sexyShe’s the girl for you and meI go red when she’s on the telly’Cos I think she fancies me. » The Notsensibles : « I’m in Love with Margaret Thatcher » The Beat : « Stand Down Margaret » Sur l’album « I Just Can’t Stop It » (1980) Le ska sera la réponse musicale aux crispations xénophobes de la société britannique. « I see no joyI see only sorrowI see no chance of your bright new tomorrowSo stand down MargaretStand down please. » The Beat : « Stand Down Margaret » Single (1991)

Oh, ça va… C’est pour rire! Je connais à peu près le Code de la Bonne Féministe lorsqu’il s’agit d’attaques frontales ou de sexisme primaire. Mais je suis presque toujours désemparée lorsqu’il s’agit… d’humour. Je ne sais jamais comment réagir face aux blagues dont le fond de commerce est la bêtise féminine, le fait que les femmes sont dépensières, qu’elles ne s’intéressent qu’à l’apparence, etc. Je ne veux pas ici renforcer le stéréotype de la féministe qui n’a aucun humour. Que les choses soient claires : j’aime rire. On entend souvent que l’humour serait un moyen de s’approprier les clichés pour les tourner en dérision, et rire de ceux qui sont vraiment sexistes (ou racistes). Ce qui m’amène à mon deuxi ème point. Au-delà de ces remarques, il y a quelque chose que je trouve intéressant.

Economie politique du geek un nouvel article pour souligner toutes les pratiques et tous les comportements sexistes qui pourrissent la culture geek. Travail impressionnant qui devrait, a minima, lancer une certaine réflexion. Comme précédemment, les réactions sont parfois... Bref. L'une d'elle, relativement courante, peut s'exprimer en des termes mesurés - : elle consiste à discuter de ce qu'est un geek, pour dire qu'au final, c'est pas moi, c'est les autres. Le problème est la transposition à la France ou, plus généralement, à tout univers social hors du système scolaire américain. Et lorsque l'on sort du système scolaire, les choses sont encore plus délicates : de quelle oppression souffrent exactement les amateurs de jeux vidéo ou les défenseurs du logiciel libre ? Mais surtout définir ainsi les geeks revient à passer à côté de l'essentiel. On peut y ajouter cet autre point : les geeks s'intéressent à des produits issus des industries culturelles. Mais voilà, les choses ne sont pas si simples.

Sortir de sa boîte… Faudrait que je vous parle de trucs, et je sais pas trop par où commencer. Aujourd’hui, ça a été shitstorm dans ma face sur pas mal de sujets… Et comme, pour tout vous dire, c’est le premier jour de mes Lunes, je suis parfaitement vidée de toute énergie. Pourtant… J’ai envie d’écrire des trucs, mais je ne sais pas par où commencer… Je pourrais vous dire que je fais de la rééducation alimentaire grâce au site des Dr Zermatti et Apfeldorfer et que ça porte des fruits tout à fait inespérés, j’en suis ravie. J’ai fini par me décider parce que, lorsque ma balance est tombée en rade il y a quelques semaines, ma première réaction a été disproportionnée. Je suis ronde. J’ai vraiment cherché pourquoi je détestais autant mon image, pourquoi depuis aussi longtemps que je me souvienne… Pourquoi la bouffe est une lutte ? Et puis, aujourd’hui, il s’est passé un truc qui m’a fait mettre en perspective tout ça. Je n’ai pas à être désolée de m’emporter. Et je fais partie des chanceux.

Papa bleu, maman rose LE MONDE | • Mis à jour le | Par Florence Dupont (Ancienne élève de l’Ecole normale supérieure, agrégée de lettres classiques, elle est professeur de latin à Paris-Diderot.) Du bleu et du rose partout dans le ciel de Paris : les manifestants contre le projet de loi sur le mariage pour tous ont déferlé dans les rues de la capitale en agitant des milliers de fanions, de drapeaux et de banderoles à ces deux couleurs. Ils en ont saturé les écrans télé. Rose et bleu, la "manif" est la croisade des enfants. Bleu ou rose : les deux couleurs qui marquent les bébés à l'instant de leur naissance assignent à chacun, définitivement, sa résidence sexuelle. La médecine, l'état civil et ses premiers vêtements enferment l'enfant à peine né dans l'alternative du genre. D'un coup d'oeil, le médecin ou la sage-femme a repéré les organes génitaux qui vont officiellement déterminer l'un ou l'autre sexe du bébé – tant pis s'il y a un doute… Il faut choisir tout de suite.

Les blagues sur les roux Richard Dawkins' latest anti-Muslim Twitter spat lays bare his hypocrisy | Andrew Brown Richard Dawkins and Twitter make one of the world's great pairings, like face and custard pie. But whereas more accomplished clowns ram custard pies into the faces of their enemies, Dawkins' technique is to ram his own face into the custard pie, repeatedly. I suppose it saves time and it's a lot of fun to watch. On Sunday afternoon he was at it again, wondering why the New Statesman employs an imaginative and believing Muslim: "Mehdi Hasan admits to believing Muhamed [sic] flew to heaven on a winged horse. But this is only half the fun. For instance, Tom Watson, the MP who pursued Murdoch, tweeted back almost at once: "You really are a gratuitously unpleasant man". "You are gratuitously unpleasant; I am just frank" comes straight out of the Yes Minister catechism of irregular verbs. But it gets better. Of course Dawkins would probably deny with complete sincerity that this is what he means – until the next time he says it.

[Chiennes de garde] Le second degré Le "second degré", j’entends ça à longueur de journée, et ça m’agace. Ca m’agace parce que trop souvent ceux qui prétendent en faire usage n’ont pas compris de quoi il s’agit. Et encore, je laisse de côté ceux pour qui ça n’est qu’un alibi destiné à leur permettre tout et n’importe quoi. L’erreur courante consiste à prendre pour second degré ce qu’on dit sans le penser. Par exemple, si on insulte un juif « pour rire », alors qu’on n’est pas antisémite. Exactement, je prends un exemple "extrême", parce que ce qui vaut pour une catégorie vaut pour une autre, donc pour comprendre de quelle manière fonctionne le soi-disant "second degré" sexiste, il est utile de le comparer à d’autres formes de pseudo-humour similaires. Souvent l’erreur est de bonne foi. Donc, comme point de départ je propose cette distinction entre action et intention. Mais ce qui et dit est dit, selon l’adage. Donc, dire quelque chose que l’on ne pense pas n’enlève rien à ce qu’on a dit. sont pas. Certes. mais encore ?

300 morts au Bangladesh, nouvelle frontière de la mondialisation Colère au Bangladesh, la nouvelle frontière de l’économie mondialisée. Deux jours après la mort de 300 ouvriers dans l’effondrement d’un immeuble vétuste abritant des usines textiles, la police a tiré avec des balles en caoutchouc vendredi sur des centaines de milliers de protestataires dans la capitale, Dacca. Le Bangladesh est devenu la dernière destination des capitaux de la mondialisation, nouveau refuge d’investisseurs à la recherche de coûts de production toujours plus bas, fuyant l’augmentation des salaires en Chine ( !) pour assurer la sous-traitance des grandes marques de vêtements occidentales. C’est cette équation simple de la mondialisation -mettre les pays en concurrence pour faire baisser les coûts- qui s’est jouée dans cette terrible catastrophe de Savar, dans la banlieue de Dacca. Les lieux de la catastrophe au Bangladesh (Firoz Ahmed, Demotix, via Global Voices) Quelques heures plus tard, l’immeuble s’effondrait comme un château de cartes.

L'Égalitarisme c'est pas ce que vous croyez !

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