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Pure provocation

Pure provocation
Les gens qui se réclament de la provocation pour elle-même oublient que la provocation n’est pas un but en soi, mais un moyen. La provocation «pure» est un moyen, elle poursuit toujours un but même inconscient. L’utilité pratique de la provocation, c’est d’exprimer des valeurs. Empiriquement, on constatera que les valeurs exprimées dans le signifiant provocateur (parole ou acte) sont avant tout des valeurs de puissance individuelle, qui reprennent les formes de pouvoir symbolique que la société assigne, concède ou au contraire refuse à l’individu. On pourrait imaginer que la provocation dénuée d’idée consciente, la provocation-réflexe, exprime aussi des idées et des besoins contestés, et qu’elle constitue alors une subversion. La raison en est sans doute que la provocation implique une prise de risque. Ce risque, une fois internalisé, forme une inhibition.

...pour être laissée à des rigolos Moi : Tagazok, gars. . Moi : Ah, ben, ça tombe bien, je me suis justement retiré dans un fjord perdu de la Norvège pour réfléchir au sens des propositions humoristiques. Lui : ... Moi : Bon, d'accord, je suis juste occupé à ré-exploser Ganondorf. Tu vois, il y a une référence à l'homosexualité. Lui : D'accord, on retrouve bien le décalage non ? Lui : Tu es sûr que c'est un bon exemple ? Lui : Et le fait qu'on ne "le pense pas", ça ne peut pas être un élément qui modifie le sens de la proposition alors ? Note : Une fois de plus, ce dialogue, bien qu'inspiré de faits réels, est fictif : je ne m'arrête jamais au milieu d'un boss.

L'humour est une chose trop sérieuse... Lui : Wah, hé, faut que je te montre un truc, tu vas trop te marrer. C'est un test dans le dernier Consoles +, c'est trop bon. Moi : ... Lui : Tu ris pas ? Moi : Désolé, le sexisme, ça me fait pas franchement rire. Lui : Wah, c'est bon, c'est de l'humour quoi. Note : ce dialogue est évidemment fictif, bien qu'inspiré de nombreuses discussions réelles : personne n'est capable de m'écouter aussi longtemps.

Feminist pictures visualoop: La honte sans fin de la violence des hommes contre les femmes Le problème : la violence contre les femmes prend plusieurs formes : physique, sexuelle, psychologique et économique. Violence par un conjoint : La violence physique et/ou sexuelle est généralement infligée par le conjoint. 48% des femmes en Zambie, au Pérou et en Ethiopie ont souffert de violence physique de la part d'un conjoint.Saviez-vous que la moitié des femmes victimes d'homicides ont été tuées par leur mari, conjoint ou ex ? Violence sexuelle : les taux de violence sexuelle sont difficiles à estimer, car dans beaucoup de sociétés, la violence sexuelle cause un sentiment de forte honte aux femmes victimes. Violence sexuelle lors des guerres : le viol est souvent employé comme une stratégie consciente par les groupes armés pour humilier l'opposant, terrifier les individus et détruire les sociétés.36 viols sont signalés chaque mois en République Démocratique du Congo. On a besoin d'en finir avec la honte.

Les blagues sur les roux Ceci n’est pas du second degré La publicité Ryanair ci-dessus est évidemment sexiste. Mais tous ne l’entendent pas ainsi (ce serait surprenant lorsqu’on parle de sexisme…), et un article commente : Le message est certes à prendre au second degré. Du second degré, vraiment ? Pourtant, si on comprend le message de ces affiches au second degré, cela signifie que le message que les publicitaires cherchent à communiquer est en réalité l’inverse de ce qui est écrit, ce qui donne : nos prix ne sont pas attractifs et notre équipage non plus. Il n’y a second degré que si le message que l’on souhaite faire passer est clairement différent du message communiqué en surface (et le plus souvent opposé à ce message de surface). À la réflexion, c’est un exemple frappant d’une certaine esthétique moderne : on emprunte les formes du second degré, mais le message délivré est bel et bien au premier degré. Quelles sont ces formes du second degré que l’on emprunte ainsi ? Juste pour rire ? Difficulty Level: Hardcore

« Salut la Vranze » A propos de l’accent d’Eva Joly - PERFORMANCES. (Science, culture et politique) Mardi 24 janvier 2 24 /01 /Jan 13:54 Au début du mois de décembre 2011, une polémique a éclaté dans les médias, à la suite d’une chronique publiée dans le Point par le journaliste Patrick Besson (1/12/2011). Imaginant que la candidate écologiste Eva Joly avait gagné l’élection présidentielle, il transcrit son discours au peuple français : « Zalut la Vranze ! Auchourt'hui est un krand chour : fous m'afez élue brézidente te la République vranzaise », etc. Cet article a été dénoncé par les associations de défense des droits de l’homme et par les partis de gauche comme une forme de racisme à l’égard d’une candidate d’origine norvégienne possédant la double nationalité. Il s’inscrit dans le prolongement d’une stigmatisation qui a débuté pendant l’été 2011. Le mot important dans cette dernière phrase c’est « légitime ». Il fallait rappeler ce contexte pour comprendre pourquoi l’article de Patrick Besson a choqué. Voyons les arguments avancés par ceux qui ont pris la défense de Patrick Besson.

Oh, ça va… C’est pour rire! Je connais à peu près le Code de la Bonne Féministe lorsqu’il s’agit d’attaques frontales ou de sexisme primaire. Mais je suis presque toujours désemparée lorsqu’il s’agit… d’humour. Je ne sais jamais comment réagir face aux blagues dont le fond de commerce est la bêtise féminine, le fait que les femmes sont dépensières, qu’elles ne s’intéressent qu’à l’apparence, etc. Je ne veux pas ici renforcer le stéréotype de la féministe qui n’a aucun humour. Que les choses soient claires : j’aime rire. On entend souvent que l’humour serait un moyen de s’approprier les clichés pour les tourner en dérision, et rire de ceux qui sont vraiment sexistes (ou racistes). Ce qui m’amène à mon deuxi ème point. Au-delà de ces remarques, il y a quelque chose que je trouve intéressant.

Sortir de sa boîte… Faudrait que je vous parle de trucs, et je sais pas trop par où commencer. Aujourd’hui, ça a été shitstorm dans ma face sur pas mal de sujets… Et comme, pour tout vous dire, c’est le premier jour de mes Lunes, je suis parfaitement vidée de toute énergie. Pourtant… J’ai envie d’écrire des trucs, mais je ne sais pas par où commencer… Je pourrais vous dire que je fais de la rééducation alimentaire grâce au site des Dr Zermatti et Apfeldorfer et que ça porte des fruits tout à fait inespérés, j’en suis ravie. J’ai fini par me décider parce que, lorsque ma balance est tombée en rade il y a quelques semaines, ma première réaction a été disproportionnée. Je suis ronde. J’ai vraiment cherché pourquoi je détestais autant mon image, pourquoi depuis aussi longtemps que je me souvienne… Pourquoi la bouffe est une lutte ? Et puis, aujourd’hui, il s’est passé un truc qui m’a fait mettre en perspective tout ça. Je n’ai pas à être désolée de m’emporter. Et je fais partie des chanceux.

Raphaël Enthoven disserte sur le politiquement incorrect Enthoven ne disserte pas sur le politiquement correct, mais sur sa perception du politiquement correct, en tant que politiquement correct lui-même. Du coup, sa définition du phénomène se situe hors de toute réalité : « - Le politiquement incorrect, c’est en général, un compliment qu’on se fait à soi-même, sur le ton d’une confession douloureuse : "Oui, c’est vrai, je suis politiquement incorrect, que voulez-vous, c’est plus fort que moi, je ne peux pas suivre la même route que les braves gens. Je préfère, quoi qu’il m’en coûte, être lucide et solitaire plutôt qu’embrasser les causes collectives et le despotisme sournois des bons sentiments. » Le politiquement incorrect n’est pas un compliment, ce n’est pas quelque chose qu’on doit confesser, ce n’est pas plus fort que soi, tandis que le politiquement correct n’a rien à voir avec la route que suivent les braves gens et n’appartient à aucune cause collective, quelle qu’elle soit.

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