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Pure provocation

Pure provocation
Les gens qui se réclament de la provocation pour elle-même oublient que la provocation n’est pas un but en soi, mais un moyen. La provocation «pure» est un moyen, elle poursuit toujours un but même inconscient. L’utilité pratique de la provocation, c’est d’exprimer des valeurs. Empiriquement, on constatera que les valeurs exprimées dans le signifiant provocateur (parole ou acte) sont avant tout des valeurs de puissance individuelle, qui reprennent les formes de pouvoir symbolique que la société assigne, concède ou au contraire refuse à l’individu. On pourrait imaginer que la provocation dénuée d’idée consciente, la provocation-réflexe, exprime aussi des idées et des besoins contestés, et qu’elle constitue alors une subversion. La raison en est sans doute que la provocation implique une prise de risque. Ce risque, une fois internalisé, forme une inhibition.

Raphaël Enthoven disserte sur le politiquement incorrect Enthoven ne disserte pas sur le politiquement correct, mais sur sa perception du politiquement correct, en tant que politiquement correct lui-même. Du coup, sa définition du phénomène se situe hors de toute réalité : « - Le politiquement incorrect, c’est en général, un compliment qu’on se fait à soi-même, sur le ton d’une confession douloureuse : "Oui, c’est vrai, je suis politiquement incorrect, que voulez-vous, c’est plus fort que moi, je ne peux pas suivre la même route que les braves gens. Je préfère, quoi qu’il m’en coûte, être lucide et solitaire plutôt qu’embrasser les causes collectives et le despotisme sournois des bons sentiments. » Le politiquement incorrect n’est pas un compliment, ce n’est pas quelque chose qu’on doit confesser, ce n’est pas plus fort que soi, tandis que le politiquement correct n’a rien à voir avec la route que suivent les braves gens et n’appartient à aucune cause collective, quelle qu’elle soit.

Oh, ça va… C’est pour rire! Je connais à peu près le Code de la Bonne Féministe lorsqu’il s’agit d’attaques frontales ou de sexisme primaire. Mais je suis presque toujours désemparée lorsqu’il s’agit… d’humour. Je ne sais jamais comment réagir face aux blagues dont le fond de commerce est la bêtise féminine, le fait que les femmes sont dépensières, qu’elles ne s’intéressent qu’à l’apparence, etc. Je ne veux pas ici renforcer le stéréotype de la féministe qui n’a aucun humour. Que les choses soient claires : j’aime rire. On entend souvent que l’humour serait un moyen de s’approprier les clichés pour les tourner en dérision, et rire de ceux qui sont vraiment sexistes (ou racistes). Ce qui m’amène à mon deuxi ème point. Au-delà de ces remarques, il y a quelque chose que je trouve intéressant.

Sortir de sa boîte… Faudrait que je vous parle de trucs, et je sais pas trop par où commencer. Aujourd’hui, ça a été shitstorm dans ma face sur pas mal de sujets… Et comme, pour tout vous dire, c’est le premier jour de mes Lunes, je suis parfaitement vidée de toute énergie. Pourtant… J’ai envie d’écrire des trucs, mais je ne sais pas par où commencer… Je pourrais vous dire que je fais de la rééducation alimentaire grâce au site des Dr Zermatti et Apfeldorfer et que ça porte des fruits tout à fait inespérés, j’en suis ravie. J’ai fini par me décider parce que, lorsque ma balance est tombée en rade il y a quelques semaines, ma première réaction a été disproportionnée. Je suis ronde. J’ai vraiment cherché pourquoi je détestais autant mon image, pourquoi depuis aussi longtemps que je me souvienne… Pourquoi la bouffe est une lutte ? Et puis, aujourd’hui, il s’est passé un truc qui m’a fait mettre en perspective tout ça. Je n’ai pas à être désolée de m’emporter. Et je fais partie des chanceux.

Les blagues sur les roux [Chiennes de garde] Le second degré Le "second degré", j’entends ça à longueur de journée, et ça m’agace. Ca m’agace parce que trop souvent ceux qui prétendent en faire usage n’ont pas compris de quoi il s’agit. Et encore, je laisse de côté ceux pour qui ça n’est qu’un alibi destiné à leur permettre tout et n’importe quoi. L’erreur courante consiste à prendre pour second degré ce qu’on dit sans le penser. Par exemple, si on insulte un juif « pour rire », alors qu’on n’est pas antisémite. Exactement, je prends un exemple "extrême", parce que ce qui vaut pour une catégorie vaut pour une autre, donc pour comprendre de quelle manière fonctionne le soi-disant "second degré" sexiste, il est utile de le comparer à d’autres formes de pseudo-humour similaires. Souvent l’erreur est de bonne foi. Donc, comme point de départ je propose cette distinction entre action et intention. Mais ce qui et dit est dit, selon l’adage. Donc, dire quelque chose que l’on ne pense pas n’enlève rien à ce qu’on a dit. sont pas. Certes. mais encore ?

L'Égalitarisme c'est pas ce que vous croyez ! Misandre radicale — Peut-on rire de tout? L’humour à propos des minorités sexuelles sans insulter. L’humour à propos des minorités sexuelles sans insulter. J’ai déjà eu le malheur d’assister au spectacle d’un humoriste habitué à s’adresser au public large, mais qui avait été embauché pour participer à une soirée communautaire LGBT. Il a rapidement vu que certaines de ces blagues, énoncées dans une salle où les hétérocis sont minoritaires, faisaient beaucoup moins rire. Si le public est majoritairement hétérocis, il y a peu de chance qu’on ne reçoive pas une bonne réponse du public en parlant de l’homophobie: pour la majorité des personnes ce concept est abstrait et ne renvoie qu’à des anecdotes de quelques séries de fiction. 1- Comprendre qu’un public LGBT n’est pas nécessairement un public adepte d’humour noir. Les soirées d’humour noir (où on blague à propos des faits divers de l’actualité peu réjouissants, où on peut parler de meurtre et de violence) peuvent avoir leur place si c’est devant un public informé, préparé et consentant.

Cher connard cynique... Je voudrais vous parler d'un article que j'ai lu l'autre jour et qui se moquait des handicapés sous couvert "d'humour". Il me paraît important d'expliquer à certains la différence majeure qu'il y a entre "faire de l'humour pour mieux comprendre le quotidien d'un groupe de personnes donné et susciter de l'empathie à son égard" et "se foutre carrément de la gueule des gens pour épater la galerie". En effet, la mode semble être à la connarditude, au cynisme assumé et affiché pour faire cool, parce qu'on peut rire de tout, on DOIT rire de tout (sinon c'est que t'as un balai dans le derrière ou un humour de merde). Sache donc, toi, le connard cynique qui te moques des handicapés ou de toute autre groupe opprimé sans même réfléchir à tes blagues, qui sors cinquante vannes à l'heure dans l'espoir que l'une d'elles fasse rire ton petit parterre personnel qui doit sans doute être composé d'autres connards cyniques de ton espèce, que tu n'es ni original, ni drôle, ni subversif.

Ceci n’est pas du second degré La publicité Ryanair ci-dessus est évidemment sexiste. Mais tous ne l’entendent pas ainsi (ce serait surprenant lorsqu’on parle de sexisme…), et un article commente : Le message est certes à prendre au second degré. Du second degré, vraiment ? Pourtant, si on comprend le message de ces affiches au second degré, cela signifie que le message que les publicitaires cherchent à communiquer est en réalité l’inverse de ce qui est écrit, ce qui donne : nos prix ne sont pas attractifs et notre équipage non plus. Il n’y a second degré que si le message que l’on souhaite faire passer est clairement différent du message communiqué en surface (et le plus souvent opposé à ce message de surface). À la réflexion, c’est un exemple frappant d’une certaine esthétique moderne : on emprunte les formes du second degré, mais le message délivré est bel et bien au premier degré. Quelles sont ces formes du second degré que l’on emprunte ainsi ? Juste pour rire ? Difficulty Level: Hardcore

Humour Feministe Typecast : parodie de Royals, par Lorde, sur les problèmes rencontrés par les actrices non blanches, bien souvent réduites à des stéréotypes ethniques. Ecrit et interprété par Tess Paras, avec la participation de Haneefah Wood et Ayana Hampton.Réalisation : Rebekka JohnsonMusique produite par Jack Dolgen. Crédits complets et paroles :Cast:Tess Paras (“Grimm,” “Wilfred”) @TessParasHaneefah Wood (“Ave Q,” “Nurse Jackie”) @HaneefahWoodAyana Hampton (“In Living Color” reboot) @ayanadiscoStephen Guarino (“Happy Endings”) @IAmStephenGMo Welch (“The Mo Show”) @momowelchMike Still (Artistic Director, Upright Citizens Brigade Theatre, LA) @mikestillJohn David “J.D.” Witherspoon (www.youtube.com/WhoIsUTV) @JDwitherspoonSofia Gonzalez (“Community”) @SofiaMarieGJin Namkung (“Arrested Development”) @Rjnamkung Special thanks to Mo Welch, Jimmy Fowlie, Joseph Porter, and Ryan Noggle. Tess Paras is represented by:Manager, Bryan Brucks at Luber Roklin EntertainmentAgent, Brianna Ancel at Clear Talent Group

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