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Pure provocation

Pure provocation
Les gens qui se réclament de la provocation pour elle-même oublient que la provocation n’est pas un but en soi, mais un moyen. La provocation «pure» est un moyen, elle poursuit toujours un but même inconscient. L’utilité pratique de la provocation, c’est d’exprimer des valeurs. Empiriquement, on constatera que les valeurs exprimées dans le signifiant provocateur (parole ou acte) sont avant tout des valeurs de puissance individuelle, qui reprennent les formes de pouvoir symbolique que la société assigne, concède ou au contraire refuse à l’individu. On pourrait imaginer que la provocation dénuée d’idée consciente, la provocation-réflexe, exprime aussi des idées et des besoins contestés, et qu’elle constitue alors une subversion. La raison en est sans doute que la provocation implique une prise de risque. Ce risque, une fois internalisé, forme une inhibition. Related:  Humour Critique et critique de l'anti-politiquement correctse cacher derrière le lol

Raphaël Enthoven disserte sur le politiquement incorrect Enthoven ne disserte pas sur le politiquement correct, mais sur sa perception du politiquement correct, en tant que politiquement correct lui-même. Du coup, sa définition du phénomène se situe hors de toute réalité : « - Le politiquement incorrect, c’est en général, un compliment qu’on se fait à soi-même, sur le ton d’une confession douloureuse : "Oui, c’est vrai, je suis politiquement incorrect, que voulez-vous, c’est plus fort que moi, je ne peux pas suivre la même route que les braves gens. Je préfère, quoi qu’il m’en coûte, être lucide et solitaire plutôt qu’embrasser les causes collectives et le despotisme sournois des bons sentiments. » Le politiquement incorrect n’est pas un compliment, ce n’est pas quelque chose qu’on doit confesser, ce n’est pas plus fort que soi, tandis que le politiquement correct n’a rien à voir avec la route que suivent les braves gens et n’appartient à aucune cause collective, quelle qu’elle soit.

Ceci n’est pas du second degré La publicité Ryanair ci-dessus est évidemment sexiste. Mais tous ne l’entendent pas ainsi (ce serait surprenant lorsqu’on parle de sexisme…), et un article commente : Le message est certes à prendre au second degré. Du second degré, vraiment ? Pourtant, si on comprend le message de ces affiches au second degré, cela signifie que le message que les publicitaires cherchent à communiquer est en réalité l’inverse de ce qui est écrit, ce qui donne : nos prix ne sont pas attractifs et notre équipage non plus. Il n’y a second degré que si le message que l’on souhaite faire passer est clairement différent du message communiqué en surface (et le plus souvent opposé à ce message de surface). À la réflexion, c’est un exemple frappant d’une certaine esthétique moderne : on emprunte les formes du second degré, mais le message délivré est bel et bien au premier degré. Quelles sont ces formes du second degré que l’on emprunte ainsi ? Juste pour rire ? Difficulty Level: Hardcore

Merci Maggie : la bande-son des funérailles de Thatcher | Rue89 Culture On ne compte plus les chansons souhaitant sa mort et imaginant ses funérailles : pendant trente ans, Margaret Thatcher a inspiré tous les genres musicaux, du punk au folk, du ska à la house. Au point que sa carrière politique se confond avec l’histoire de la musique. Démonstration en dix morceaux. The Notsensibles : « I’m In Love With Margaret Thatcher » Single (1979) Le punk commence à s’essouffler lorsque Margaret Thatcher arrive au pouvoir, et lui redonne un peu d’inspiration. « Oh Margaret Thatcher is so sexyShe’s the girl for you and meI go red when she’s on the telly’Cos I think she fancies me. » The Notsensibles : « I’m in Love with Margaret Thatcher » The Beat : « Stand Down Margaret » Sur l’album « I Just Can’t Stop It » (1980) Le ska sera la réponse musicale aux crispations xénophobes de la société britannique. « I see no joyI see only sorrowI see no chance of your bright new tomorrowSo stand down MargaretStand down please. » The Beat : « Stand Down Margaret » Single (1991)

Oh, ça va… C’est pour rire! Je connais à peu près le Code de la Bonne Féministe lorsqu’il s’agit d’attaques frontales ou de sexisme primaire. Mais je suis presque toujours désemparée lorsqu’il s’agit… d’humour. Je ne sais jamais comment réagir face aux blagues dont le fond de commerce est la bêtise féminine, le fait que les femmes sont dépensières, qu’elles ne s’intéressent qu’à l’apparence, etc. Je ne veux pas ici renforcer le stéréotype de la féministe qui n’a aucun humour. Que les choses soient claires : j’aime rire. On entend souvent que l’humour serait un moyen de s’approprier les clichés pour les tourner en dérision, et rire de ceux qui sont vraiment sexistes (ou racistes). Ce qui m’amène à mon deuxi ème point. Au-delà de ces remarques, il y a quelque chose que je trouve intéressant.

Cher connard cynique... Je voudrais vous parler d'un article que j'ai lu l'autre jour et qui se moquait des handicapés sous couvert "d'humour". Il me paraît important d'expliquer à certains la différence majeure qu'il y a entre "faire de l'humour pour mieux comprendre le quotidien d'un groupe de personnes donné et susciter de l'empathie à son égard" et "se foutre carrément de la gueule des gens pour épater la galerie". En effet, la mode semble être à la connarditude, au cynisme assumé et affiché pour faire cool, parce qu'on peut rire de tout, on DOIT rire de tout (sinon c'est que t'as un balai dans le derrière ou un humour de merde). Sache donc, toi, le connard cynique qui te moques des handicapés ou de toute autre groupe opprimé sans même réfléchir à tes blagues, qui sors cinquante vannes à l'heure dans l'espoir que l'une d'elles fasse rire ton petit parterre personnel qui doit sans doute être composé d'autres connards cyniques de ton espèce, que tu n'es ni original, ni drôle, ni subversif.

Economie politique du geek un nouvel article pour souligner toutes les pratiques et tous les comportements sexistes qui pourrissent la culture geek. Travail impressionnant qui devrait, a minima, lancer une certaine réflexion. Comme précédemment, les réactions sont parfois... Bref. L'une d'elle, relativement courante, peut s'exprimer en des termes mesurés - : elle consiste à discuter de ce qu'est un geek, pour dire qu'au final, c'est pas moi, c'est les autres. Le problème est la transposition à la France ou, plus généralement, à tout univers social hors du système scolaire américain. Et lorsque l'on sort du système scolaire, les choses sont encore plus délicates : de quelle oppression souffrent exactement les amateurs de jeux vidéo ou les défenseurs du logiciel libre ? Mais surtout définir ainsi les geeks revient à passer à côté de l'essentiel. On peut y ajouter cet autre point : les geeks s'intéressent à des produits issus des industries culturelles. Mais voilà, les choses ne sont pas si simples.

Sortir de sa boîte… Faudrait que je vous parle de trucs, et je sais pas trop par où commencer. Aujourd’hui, ça a été shitstorm dans ma face sur pas mal de sujets… Et comme, pour tout vous dire, c’est le premier jour de mes Lunes, je suis parfaitement vidée de toute énergie. Pourtant… J’ai envie d’écrire des trucs, mais je ne sais pas par où commencer… Je pourrais vous dire que je fais de la rééducation alimentaire grâce au site des Dr Zermatti et Apfeldorfer et que ça porte des fruits tout à fait inespérés, j’en suis ravie. J’ai fini par me décider parce que, lorsque ma balance est tombée en rade il y a quelques semaines, ma première réaction a été disproportionnée. Je suis ronde. J’ai vraiment cherché pourquoi je détestais autant mon image, pourquoi depuis aussi longtemps que je me souvienne… Pourquoi la bouffe est une lutte ? Et puis, aujourd’hui, il s’est passé un truc qui m’a fait mettre en perspective tout ça. Je n’ai pas à être désolée de m’emporter. Et je fais partie des chanceux.

L’humour à propos des minorités sexuelles sans insulter. L’humour à propos des minorités sexuelles sans insulter. J’ai déjà eu le malheur d’assister au spectacle d’un humoriste habitué à s’adresser au public large, mais qui avait été embauché pour participer à une soirée communautaire LGBT. Il a rapidement vu que certaines de ces blagues, énoncées dans une salle où les hétérocis sont minoritaires, faisaient beaucoup moins rire. Si le public est majoritairement hétérocis, il y a peu de chance qu’on ne reçoive pas une bonne réponse du public en parlant de l’homophobie: pour la majorité des personnes ce concept est abstrait et ne renvoie qu’à des anecdotes de quelques séries de fiction. 1- Comprendre qu’un public LGBT n’est pas nécessairement un public adepte d’humour noir. Les soirées d’humour noir (où on blague à propos des faits divers de l’actualité peu réjouissants, où on peut parler de meurtre et de violence) peuvent avoir leur place si c’est devant un public informé, préparé et consentant.

Papa bleu, maman rose LE MONDE | • Mis à jour le | Par Florence Dupont (Ancienne élève de l’Ecole normale supérieure, agrégée de lettres classiques, elle est professeur de latin à Paris-Diderot.) Du bleu et du rose partout dans le ciel de Paris : les manifestants contre le projet de loi sur le mariage pour tous ont déferlé dans les rues de la capitale en agitant des milliers de fanions, de drapeaux et de banderoles à ces deux couleurs. Ils en ont saturé les écrans télé. Rose et bleu, la "manif" est la croisade des enfants. Bleu ou rose : les deux couleurs qui marquent les bébés à l'instant de leur naissance assignent à chacun, définitivement, sa résidence sexuelle. La médecine, l'état civil et ses premiers vêtements enferment l'enfant à peine né dans l'alternative du genre. D'un coup d'oeil, le médecin ou la sage-femme a repéré les organes génitaux qui vont officiellement déterminer l'un ou l'autre sexe du bébé – tant pis s'il y a un doute… Il faut choisir tout de suite.

Les blagues sur les roux Commando Culotte Les filles sont drôles comme l'éclair. (RAH ! Je ne sais pas pourquoi Blogger me diminue légèrement la taille de mes images à chaque fois, j'espère que c'est lisible malgré tout) J'ai fait cet article après avoir lu une énième interview, entendu une énième blague ou remarque qui disaient que les filles n'étaient pas drôles, et où cette petite idée sournoise était tranquillement, bien à l'aise, accueillie par des rires et des approbations. Et j'en ai eu marre, marre d'entendre ça sans cesse par des gens qui croient que c'est un peu rebelle cool trop politiquement incorrect de dire ça, sans réaliser que c'était relayé par 90% des gros nuls. Oui, il y a des filles qui ne sont pas drôles tout simplement parce qu'elles n'y arrivent pas, qu'elles n'ont pas le talent, et des filles pathétiques à l'humour gênant. Mais il y a aussi celles qui n'osent pas parce qu'on ne les encourage pas et celles qui sont drôles comme huit baleines (c'est pour dire). Des petites vidéos avant de se quitter : big bisous belles prunes

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