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Ceci n’est pas du second degré

Ceci n’est pas du second degré
La publicité Ryanair ci-dessus est évidemment sexiste. Mais tous ne l’entendent pas ainsi (ce serait surprenant lorsqu’on parle de sexisme…), et un article commente : Le message est certes à prendre au second degré. Du second degré, vraiment ? Pourtant, si on comprend le message de ces affiches au second degré, cela signifie que le message que les publicitaires cherchent à communiquer est en réalité l’inverse de ce qui est écrit, ce qui donne : nos prix ne sont pas attractifs et notre équipage non plus. Je doute que ce soit le sens de ces affiches. Il n’y a second degré que si le message que l’on souhaite faire passer est clairement différent du message communiqué en surface (et le plus souvent opposé à ce message de surface). À la réflexion, c’est un exemple frappant d’une certaine esthétique moderne : on emprunte les formes du second degré, mais le message délivré est bel et bien au premier degré. Quelles sont ces formes du second degré que l’on emprunte ainsi ? Juste pour rire ?

http://fvsch.com/articles/second-degre/

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Queer Montréal L’humour à propos des minorités sexuelles sans insulter. J’ai déjà eu le malheur d’assister au spectacle d’un humoriste habitué à s’adresser au public large, mais qui avait été embauché pour participer à une soirée communautaire LGBT. Il a rapidement vu que certaines de ces blagues, énoncées dans une salle où les hétérocis sont minoritaires, faisaient beaucoup moins rire. Le spectacle à été interrompu par une protestation contre la misogynie du numéro, des gens ont quitté la salle, et la salle à baigné dans un grand malaise pour le reste de la soirée. Cher connard cynique... Je voudrais vous parler d'un article que j'ai lu l'autre jour et qui se moquait des handicapés sous couvert "d'humour". Il me paraît important d'expliquer à certains la différence majeure qu'il y a entre "faire de l'humour pour mieux comprendre le quotidien d'un groupe de personnes donné et susciter de l'empathie à son égard" et "se foutre carrément de la gueule des gens pour épater la galerie". En effet, la mode semble être à la connarditude, au cynisme assumé et affiché pour faire cool, parce qu'on peut rire de tout, on DOIT rire de tout (sinon c'est que t'as un balai dans le derrière ou un humour de merde). Sache donc, toi, le connard cynique qui te moques des handicapés ou de toute autre groupe opprimé sans même réfléchir à tes blagues, qui sors cinquante vannes à l'heure dans l'espoir que l'une d'elles fasse rire ton petit parterre personnel qui doit sans doute être composé d'autres connards cyniques de ton espèce, que tu n'es ni original, ni drôle, ni subversif.

L’humour est une arme Je vais parler d’humour. La chose à laquelle il ne faut pas toucher, parce que les inconditionnels de la liberté d’expression l’ont placée au panthéon. Parce que selon eux tout doit pouvoir être dit n’importe comment, sans réflexion, même le pire, et surtout quand c’est sous couvert d’humour. Pourquoi veut-on faire des femmes enceintes des imbéciles heureuses? Tout et n’importe quoi a été dit sur le cerveau des femmes enceintes. Surtout n’importe quoi –y compris par l’auteure de ces lignes: «le cerveau d’une femmes enceinte peut perdre jusqu’à 8% de son volume»; «pendant une grossesse, la neurogénèse (ou naissance de nouveaux neurones) diminue». Les femmes elles-mêmes n’hésitent pas à dire qu’elles ont été particulièrement bêtes et étourdies pendant leur grossesse.

Desproges et Coluche : stop à l’instrumentalisation de l’humour noir et du second degré : A contrario Source INA J’aimais beaucoup Coluche et Desproges. Ces humoristes étaient des individus intelligents, créatifs, mordants, sensibles et talentueux, à bien des niveaux. Comme beaucoup de monde, j’ai tous les textes de Desproges sous la main. Y compris son roman (« Des femmes qui tombent »). [Chiennes de garde] Le second degré Le "second degré", j’entends ça à longueur de journée, et ça m’agace. Ca m’agace parce que trop souvent ceux qui prétendent en faire usage n’ont pas compris de quoi il s’agit. Et encore, je laisse de côté ceux pour qui ça n’est qu’un alibi destiné à leur permettre tout et n’importe quoi. L’erreur courante consiste à prendre pour second degré ce qu’on dit sans le penser. Par exemple, si on insulte un juif « pour rire », alors qu’on n’est pas antisémite. On va encore me dire que je prends un exemple extrême.

Les filles sont drôles comme l'éclair. (RAH ! Je ne sais pas pourquoi Blogger me diminue légèrement la taille de mes images à chaque fois, j'espère que c'est lisible malgré tout) J'ai fait cet article après avoir lu une énième interview, entendu une énième blague ou remarque qui disaient que les filles n'étaient pas drôles, et où cette petite idée sournoise était tranquillement, bien à l'aise, accueillie par des rires et des approbations. Pas mieux qu'une femme pour faire le ménage? On remarquera sans peine que cette floraison de pouvoir politique féminin survient à un moment où la politique britannique est dans les choux. Avec le résultat du référendum du 23 juin, le prochain Premier ministre devra passer la moitié de son temps à négocier avec les Européens qui veulent bouter sans ménagement les ingrats Britanniques hors de leur union, et l’autre moitié à calmer les Britanniques impatients de voir déguerpir les Européens de leur royaume pas si uni que ça. En d’autres termes, la fonction a tout du cadeau empoisonné. Et cette liste de partis politiques dirigés par des femmes devient tout de suite moins impressionnante lorsque que vous saisissez qu’à la notable exception du SNP avec Nicola Sturgeon (et peut-être les Verts, qui n’en sont pas à leur première présidente) ces femmes se sont installées au premier rang lorsque leur parti était en crise.

Oh, ça va… C’est pour rire! Je connais à peu près le Code de la Bonne Féministe lorsqu’il s’agit d’attaques frontales ou de sexisme primaire. Mais je suis presque toujours désemparée lorsqu’il s’agit… d’humour. Je ne sais jamais comment réagir face aux blagues dont le fond de commerce est la bêtise féminine, le fait que les femmes sont dépensières, qu’elles ne s’intéressent qu’à l’apparence, etc. Je ne veux pas ici renforcer le stéréotype de la féministe qui n’a aucun humour. Que les choses soient claires : j’aime rire. Je ne sais pas quelle personne pourrait affirmer le contraire, d’ailleurs. : « Rien ne me fait rire !

Sortir de sa boîte… Faudrait que je vous parle de trucs, et je sais pas trop par où commencer. Aujourd’hui, ça a été shitstorm dans ma face sur pas mal de sujets… Et comme, pour tout vous dire, c’est le premier jour de mes Lunes, je suis parfaitement vidée de toute énergie. Pourtant… J’ai envie d’écrire des trucs, mais je ne sais pas par où commencer… Je pourrais vous dire que je fais de la rééducation alimentaire grâce au site des Dr Zermatti et Apfeldorfer et que ça porte des fruits tout à fait inespérés, j’en suis ravie. J’ai fini par me décider parce que, lorsque ma balance est tombée en rade il y a quelques semaines, ma première réaction a été disproportionnée.

Vous avez dit « enculé » L’incident est atypique. Il m’arrive souvent de reprendre les gens qui emploient le terme d’ "enculé", avec des collègues ou des amis d’amis ; ce qui s’ensuit est généralement une conversation trop longue et souvent pénible pendant laquelle la personne avec qui je parle essaie de prouver qu’elle est dans son droit. Les arguments sont toujours plus ou moins les mêmes. Finissons-en avec l'épiosiotomie systématique et non consentie! «Épisio». L’épisiotomie est à ce point banalisée qu’elle a hérité de son petit surnom, rendant ainsi la pratique, sinon inoffensive, en tout cas, presque anodine dans son énonciation. Elle est même tellement intégrée dans l’imaginaire collectif qu’elle est devenue source de blagues, parfois hilarantes, sur les blogs, dans les sketchs de Florence Foresti ou simplement au cours d’une discussion entre jeunes mères: «J’ai eu une épisio, j’en chie.

L'humour est une chose trop sérieuse... - Une heure de peine... Lui : Wah, hé, faut que je te montre un truc, tu vas trop te marrer. C'est un test dans le dernier Consoles +, c'est trop bon. Moi : ... Pure provocation Les gens qui se réclament de la provocation pour elle-même oublient que la provocation n’est pas un but en soi, mais un moyen. La provocation «pure» est un moyen, elle poursuit toujours un but même inconscient. L’utilité pratique de la provocation, c’est d’exprimer des valeurs. Empiriquement, on constatera que les valeurs exprimées dans le signifiant provocateur (parole ou acte) sont avant tout des valeurs de puissance individuelle, qui reprennent les formes de pouvoir symbolique que la société assigne, concède ou au contraire refuse à l’individu. On pourrait imaginer que la provocation dénuée d’idée consciente, la provocation-réflexe, exprime aussi des idées et des besoins contestés, et qu’elle constitue alors une subversion. Mais, en pratique, cela semble excessivement rare.

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