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Les MOOC : une innovation à analyser

Les MOOC : une innovation à analyser
1Le phénomène des MOOC tel qu’il a émergé au cours de ces cinq dernières années mérite toute l’attention de la communauté universitaire : des décideurs, des enseignants, des étudiants et des chercheurs. Dans cette contribution, je tenterai de présenter les questions et enjeux qui m’apparaissent essentiels. Cependant, avant toute chose, je voudrais m’associer aux avertissements de J. Daniel (2012) : il s’agit d’un phénomène récent, l’acronyme MOOC renvoie à des pratiques pédagogiques très différentes (du xMOOC transmissif au cMOOC connectiviste) ; il existe encore très peu de recherches sérieuses sur le sujet et les sources disponibles renvoient souvent à des blogs et à des articles de presse. C’est ainsi que ma contribution doit être située par rapport au moment de son écriture : décembre 2013. 3Nous verrons plus loin dans quelle mesure on pourrait parler d’innovation. 4Cela dit, si on revient aux précurseurs, quelle innovation ont-ils voulu mettre en place ? À quels besoins répond-on ?

MOOC : les conditions de la réussite 1« MOOCs are a lousy product », ou dans la langue de Molière, « Les MOOC sont un mauvais produit ». C’est en ces termes peu flatteurs qu’en parlait il y a un an Sebastian Thrun (Schuman, 2013). Une affirmation qui en a surpris beaucoup, quand l’on sait qu’il est l’un des fondateurs du mouvement MOOC, et que son cours d’intelligence artificielle, premier du genre, a attiré près de 160.000 personnes (Cisel & Bruillard 2012). 2Tout le monde s’accorde là-dessus, le succès d’un MOOC, idéalement, devrait être mesuré à l’aune de ce qui a été appris, compris, intériorisé. 3L’erreur, récurrente au demeurant, consiste à vouloir employer des indicateurs de succès qui n’ont de pertinence que dans le cadre des formations dont le public est captif. 4Avant de poursuivre sur les conditions de la réussite, commençons par enfoncer une porte ouverte. 5L’influence des caractéristiques de l’audience des MOOC sur les dynamiques observées rend difficile l’identification des facteurs d’importance.

Quels modèles économiques et pédagogiques pour les MOOC ? 1En matière de formation à distance, le modèle économique le plus souvent retenu est celui des économies d’échelles. Exprimé simplement, il s’agit de réduire les coûts par étudiant en tirant parti du fait que, dans une formation à distance les coûts fixes sont habituellement élevés alors que les coûts variables sont généralement réduits. En fonction de cette structure de coûts, il est possible de réduire les coûts fixes par étudiant en répartissant ceux-ci entre un grand nombre d’étudiants, ce qui justifie l’ambition affichée par ce type de formation de viser le grand nombre pour offrir aux apprenants une formation à prix réduit. 2Avec l’arrivée du Web, nous avons montré avec notre collègue François Orivel que le principe des économies d’échelles avait ses limites en matière de formation à distance. 3Par rapport à ces deux modèles que nous avons qualifiés respectivement d’industriel pour le premier et d’artisanal pour le second, qu’en est-il des MOOC (Massive Open Online Courses) ?

L'Agence nationale des Usages des TICE - Les MOOC : intentions pédagogiques et motivations des apprenants par Isabelle Quentin * Depuis 2012, les MOOC (Massive Open Online Courses) suscitent un engouement important, notamment dans l’enseignement supérieur français. Présenter et décrire ce qui se cache derrière cet acronyme n’est pas chose aisée. MOOC et choix pédagogiques des concepteurs Plusieurs chercheurs distinguent les MOOC en fonction des choix pédagogiques de leurs concepteurs. Les cMOOC : une vision sociale des apprentissages Les cMOOC sont basés sur les principes du connectivisme développés par Siemens et Downes. Les xMOOC : une vision transmissive des apprentissages Les xMOOC, eux, sont organisés autour de la transmission de contenus. Les caractéristiques générales des apprenants de MOOC Une étude sur les apprenants de MOOC menée en 2013 par Christensen et ses collègues (Université de Pennsylvania) synthétise les caractéristiques de 34 779 apprenants inscrits dans au moins l’un des 32 MOOC proposés par les universités de Pennsylvanie. Les motivations professionnelles Conclusion

10 points clefs pour réussir son MOOC 1. Avoir un très bon cours de départ Premier conseil, pouvant sembler évident, "il faut avant tout avoir un très bon cours comme point de départ", avance Rémi Bachelet, maître de conférence à Centrale Lille, créateur du MOOC "Gestion de projet". 2. Prendre en compte le facteur temps "Il faut se rendre très disponible, beaucoup plus que ce qu'on peut imaginer au démarrage du projet", prévient Christine Vaufrey, consultante et co-créatrice de plusieurs MOOC, pour le compte notamment de Télécom Bretagne et Centrale Nantes. "La quantité de travail est l'une des principales difficultés que j'ai pu rencontrer", confirme Rémi Bachelet. 3. C'est la grosse erreur à ne pas commettre, s'accordent à dire nos trois experts. "Un cours filmé est une ressource alors qu'un MOOC est un parcours de formation, ajoute Christine Vaufrey. Ce qui n'empêche pas d'utiliser des cours filmés comme ressources dans un MOOC. Un cours filmé est une ressource alors qu'un MOOC est un parcours de formation (C. 4. 5. 6. 7.

L'avenir des Mooc est aux modules | Guillaume LAURIE MOOC : quelques erreurs à ne pas commettre Concevoir un MOOC n’est pas une sinécure, qu’on se le dise. Ce n’était pas la première fois que je me lançais dans ce type de projet; aussi, je savais à quoi m’attendre en acceptant la responsabilité de le mener à bien. La tournure qu’ont pris les événements ne m’a pas surprise; néanmoins, le choc a été rude. Ma première véritable erreur, c’est de m’être lancé sans avoir terminé de produire mes ressources pédagogiques. En même temps, cette pratique ne me choque pas. Et là où j’ai commis ma seconde erreur, c’est de vouloir changer de stratégie à une semaine du lancement du cours. Par contre, même si cela fait gagner du temps au montage et au tournage cela tourne autour de 3 heures d’écriture pour une vidéo de 5 minutes, et il faut en être conscient. Deuxième erreur que j’ai commise, penser que l’on peut se passer totalement de mécanismes incitatifs pour l’évaluation par les pairs et compter uniquement sur la bonne volonté des gens.

La présence en formation à distance Matthieu Petit, Ph. D., professeur Colette Deaudelin, Ph. D., professeure Louis Brouillette, Ph. D., étudiant et auxiliaire de recherche Faculté d’éducation, Université de Sherbrooke Introduction et problématique La distance ressentie par l’apprenant en formation à distance (FAD) peut créer un sentiment d’isolement susceptible de nuire à l’apprentissage. S’appuyant sur une perspective socioconstructiviste de l’apprentissage en enseignement supérieur (Akyol et Garrison, 2011), le modèle de la communauté d’apprentissage en ligne (CAL) de Garrison, Anderson et Archer (2000) distingue trois catégories de présence : enseignante (PE), cognitive (PC) et sociale (PS). À notre connaissance, peu d’études guident les personnes chargées de concevoir ou de dispenser une formation hybride ou en ligne à l’égard de la création de présence. Méthode Afin de répondre à notre question de recherche, nous avons opté pour une recension d’écrits de type systématique (Whittemore et Knafl, 2005). La vidéo Dow, M.

Mooctivity | MOOC Search Engine and Social Network A la recherche de l'industrialisation du tutorat à distance Pierre Mœglin, l’un des trois rédacteurs en chef de cette revue, est aussi un membre fondateur du Séminaire interuniversitaire sur l’industrialisation de la formation (SIF). Parmi les productions issues de ce séminaire, il a dirigé l’ouvrage collectif sur l’Industrialisation de la formation, auquel se réfèrent la plupart des auteurs de ce numéro et tous les chercheurs du domaine. Après sa conférence introductive au colloque de l’Eifad, qui a précédé cette publication, nous lui avons demandé de clore ce dossier par un entretien destiné à tous ceux qui s’interrogent sur le sens de l’industrialisation du tutorat à distance. Il nous précise son point de vue sur les réalités et les enjeux de ce processus, qu’il analyse, bien entendu, dans la perspective plus large de l’industrialisation de formation à distance. Viviane Glikman — Selon toi, de quoi parle-t-on quand on parle d’industrialisation du tutorat à distance ? Pierre Moeglin — Il s’agit de trois réalités corrélées, mais distinctes. V.

Cours en ligne ouvert et massif Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour l’article homophone, voir Mook. Un cours en ligne ouvert et massif[1],[2] (CLOM[3]), également appelé cours en ligne ouvert à tous ou simplement cours en ligne (termes officiels recommandés par la Commission générale de terminologie[3]) ou encore cours en ligne ouvert aux masses[4] ; en anglais : massive open online course, dont le sigle MOOC est également utilisé dans les sources francophones), constitue un exemple de formation ouverte et à distance en télé-enseignement. Les participants aux cours, enseignants et élèves, sont dispersés géographiquement et communiquent uniquement par Internet. Logo MOOC (Massive Open Online Course) Schéma présentant huit concepts-clé d'un MOOC connectiviste, concernant la relation pédagogique (en beige) et le cadre techno-organisationnels et éthiques (en bleu). Éléments de définition[modifier | modifier le code] Types de MOOC : cMOOC et xMOOC[modifier | modifier le code]

La présence en e-learning : modèle théorique et perspectives pour la recherche | Jézégou | International Journal of E-Learning & Distance Education Annie Jézégou VOL. 26, No. 1 L’auteure de cet article propose un modèle de la présence en e-learning. The author of this article proposes a model of presence in e-learning. Dans un précédent article (Jézégou, 2010a), nous avons présenté une analyse critique et constructive du modèle de community of inquiry1 en e-learning (Garrison et Anderson, 2003; Garrison, Anderson et Archer, 2010; Garrison et Arbaugh, 2007). La fragilité de ce modèle porte principalement sur l’hypothèse selon laquelle la présence favorise les apprentissages en « profondeur ». Nous avons tenté de répondre à l’appel de Rourke et de Kanuka (2009) sur la nécessité de mener des recherches substantielles afin de consolider le modèle de community of inquiry en e-learning (Jézégou, 2010a). Un premier jalon de cette modélisation a été publié en 2010 dans une revue scientifique française (Jézégou, 2010c). Le modèle de community of inquiry en e-learning renvoie également à ce contexte spécifique et défend aussi ce principe. FNs

La France se lance (enfin) dans la course aux MOOCs «100% des étudiants doivent pouvoir avoir accès à des cours en ligne en 2017», tel est l’un des objectifs affichés de Geneviève Fioraso qui a présenté la semaine dernière son projet France Université Numérique (FUN). Il était temps comme le démontre un sondage d’Opinion Way qui indique que 65 % des étudiants et 78 % des enseignants du supérieur pensent que la France est en retard en la matière. Alors que seulement 5% des étudiants et 18% des enseignants disent savoir ce que sont les MOOC, il n’y a en tout cas pas de débat sémantique pour la ministre: «On veut nous vendre le terme "CLOM" mais je crois qu’aujourd’hui les MOOC se sont déjà tellement inscrits dans le paysage qu’on va continuer à les appeler comme cela », dit-elle, prononçant «mouk» quand certains en France rêvent de «moque» pour se différencier des Américains. Une plate-forme dédiée Regarder la vidéo de présentation du numérique présentée par le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche HEC aura ses MOOCs.

Où vont les MOOCs ? : entretien avec Catherine Mongenet (France Université Numérique) Juillet 2013, un défi qui paraît fou est lancé par Geneviève Fioraso, alors ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche : créer une plateforme de MOOCs (massive open online courses) dès début 2014 pour ne pas laisser le champ libre aux acteurs américains. Avec les équipes de l’Inria, du Cines er de Renater, Catherine Mongenet relève le défi et crée la plateforme FUN. Deux ans après le lancement du projet, elle fait le point. Catherine Mongenet Olivier Rollot : Au début cela semblait une vue de l’esprit d’imaginer que nous étions capables, en France, de concevoir et de lancer une plateforme de MOOCs capable de se mesurer aux Américains de Coursera. Et pourtant vous l’avez fait ! Catherine Mongenet : Nous avons lancé officiellement le projet le 12 juillet 2013, il y a donc presque exactement deux ans. O. C. Problème : Open edX était une solution américaine et nous avons du traduire en français tout l’interface. O. C. O. C. O. C. O. C. O. C. O. C. O. C. O. C. O. C. O. C. O. C.

MOOCs : moins de communication et plus de pédagogie, SVP L'insolent succès des Moocs (Massive open online course) doit sembler bien amer à tous ceux qui s'évertuent depuis des dizaines d'années à produire des cours à distance de grande qualité. D'un seul coup d'un seul, les plus prestigieuses des universités nord-américaine ouvrent l'accès à des milliers de cours en ligne, gratuitement, sur des plateformes dédiées, et annoncent triomphalement qu'elles visent le milliard d'apprenants. Ces universités ne se préoccupent pas de la rétention des participants; peu leur importe que 5 à 10 % d'entre eux seulement parviennent à la fin du cours. Elles ne se préoccupent pas non plus de reconnaître l'effort d'apprentissage réalisé au travers du cours, puisqu'elles ne délivrent pas de crédits universitaires en échange d'un succès à l'examen final, mais seulement un certificat que les plus chanceux ou les plus fortunés pourront échanger contre de vrais crédits dans les universités qui acceptent les certificats délivrés par EdX ou Coursera.

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