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La révolution de l’enseignement

La révolution de l’enseignement
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Chérie, j'ai imprimé les courses L'impression d'objets en 3D par de simples quidams n'en est qu'à ses balbutiements, mais les acteurs de la grande distribution réfléchissent déjà à la meilleure parade pour ne pas se laisser prendre de court, comme ce fut le cas avec l'essor du e-commerce. Atlantico : La chaîne de fast food Macdonald's envisagerait d’installer des imprimantes 3D dans ses restaurants, afin que les enfants, lorsqu’ils commandent un menu happy meal, puissent demander le jouet de leur choix, qui se créera sous leurs yeux. Ce type d’innovation préfigure-t-il d’autres changements, beaucoup plus radicaux ? La grande distribution notamment, qui a déjà dû faire face au e-commerce, pourrait-elle trouver un sérieux concurrent dans les imprimantes 3D ? Joêl de Rosnay : Pour certains produits, c'est très probable. Je pense aux lunettes, chaussures de sport, couvertures de smartphones, bibelots divers et colifichets, peignes, même aux bijoux, puisque des imprimantes 3D à métaux, comme de l'argent, existent déjà.

Idées reçues Une certaine presse, sous une plume que j'aime lire chaque semaine, oppose à propos d'école, dans un discours trop banal pour tant de talent , "bienveillance" et "rigueur", "écoute" et "exigence", … associe "accueil" et "compromission", "évaluation positive" et "laxisme"… Et d'entendre des arguments éculés , mille fois entendus quand on cherche à s'opposer à tout changement, dans un désir névrotique de retour aux "supposées" bonnes valeurs du passé, dans l'espoir inconscient de s'épargner des efforts qu'une politique volontariste impose. "Ce n'est pas en cassant le thermomètre qu'on soigne la maladie !" Et d'attendre le retour d'une école fantasmée qui n'a jamais existé, d'exiger un retour improbable des moutons égarés vers les valeurs de l'école qui sont sensées être universellement partagées. Une école immuable, immobile… dans une société en profonde mutation ! Ben oui, mais comment fait-on quand la famille est à mille lieues des valeurs de l'école ? ou

Regards dans le retro sur le surf à Biarritz Joël de Rosnay fait partie de ceux qu’on appelle les Tontons surfeurs, ces sportifs qui se sont tous initiés aux surf après l’arrivée, à Biarritz, d’une planche de surf californienne. Devenu l’un des meilleurs surfeurs de sa génération, il a répondu à nos questions, sur l’apparition du surf en Aquitaine, sur sa vision de la glisse, sur le surf et ses valeurs. 1. Plusieurs facteurs ont contribué à l’implantation du surf au Pays Basque : la région qui présente des conditions idéales pour le surf, des locaux qui aimaient les vagues et l’arrivée d’une planche de surf. Par un concours de circonstances, ces éléments se sont rassemblés à la Côte des Basques. C’est l’apport d’un élément extérieur qui a été l’élément déclencheur. 2. Ils ont tout de suite compris le surf, accroché à cette pratique. 3. 4. Oui bien sûr, il y avait une vraie communauté, même au-delà de cela on peut parler de famille. 5. 6. 7. Il existe toujours cette notion de partage notamment à la sortie de l’eau. 8. 9. 10. 11.

Comment bâtir une école de la confiance dans une société de la défiance? Les historiens de l'éducation aiment le rappeler: certaines des évolutions les plus importantes du système éducatif doivent plus à la capacité du politique à amplifier un mouvement existant qu'à imposer sa volonté réformatrice. Ainsi de l'obligation scolaire, qui était en bonne voie au moment des lois Ferry, ou de l'adoption du stylo bille, qui détrôna la plume par usage et non par circulaire. A contrario, certaines lois structurelles n'ont affecté les mentalités qu'à la marge. La création d'un baccalauréat professionnel n'a pas permis de hisser cette voie à égale dignité scolaire que les voies générales et technologiques ; de même l'obligation de produire des "projets d'établissements" est encore vécue, dans de nombreux cas, comme un impératif administratif de plus dans un univers qui n'en manque pas. Que penser, dans ce contexte, des chances de la volonté d'instiller plus de bienveillance à l'école, au collège et au lycée ? Le pédagogique rencontre le politique

L'esprit du surf Scientifique et sportif, futurologue et spécialiste de la longévité, Joël de Rosnay se livre avant d’ouvrir la 1re conférence internationale Mer & Santé. Champion de France de surf en 1960 et 1961, auteur de nombreux ouvrages, docteur ès Sciences, enseignant au MIT (Massachusetts Institute of Technology), Joël de Rosnay a été élu personnalité numérique de l’année 2012. Dans son dernier livre, « Surfer la vie », il écrit que « le surf représente la transposition dynamique de la vie elle-même ». Sud Ouest : Vous qui êtes depuis toujours un passionné de mer, dans quelle mesure attribuez-vous votre bonne forme à la fréquentation des vagues ? Joël de Rosnay : Évidemment, comme chacun sait, l’air marin est tonique. La pratique du surf nécessite une préparation continue, à la fois musculaire, nutritionnelle et psychologique. La nutrition est également très importante pour garder la forme. Sud Ouest : Quel effet a sur vous le bain de mer au niveau mental et psychique ?

Si l’école « n’enseigne plus », alors pourquoi la conserver ? Metropolis, Fritz Lang Dans un billet récent et à fort impact puisqu'il lançait le sujet des journées de retrait de l'école motivés par la contestation de la soi-disant « théorie du genre », j'ai employé les termes de pédagogues, de « pédagogisme » et d'« antipédagogisme ». J'ai même parlé d'un « catéchisme antipédago ». De quoi énerver beaucoup de monde. C'est un constat. Le « pédagogisme », terme péjoratif, est un néologisme inventé par ceux qui voulaient disposer d'une étiquette dévalorisante à l'encontre de leurs adversaires pédagogues dans le débat sur l'éducation. Un coup fumant C'est un peu comme parler de la « théorie du gender »... Longtemps, les antipédagogistes ont profité d'un coup fumant qu'ils avaient réalisé auprès des médias et dans le monde intellectuel, mais dont l'efficacité s'est émoussée avec le temps : ils se faisaient appeler « républicains », annexant ainsi un champ lexical, comme disent les profs de français, avantageux. Méthodes actives Gustave Doré, Babel

Focus sur… Oui, mais pas seulement, il y a également des scientifiques artistes peintres. On sait par exemple que le grand biologiste André Lwoff était également un excellent peintre. Il me disait souvent que la création artistique l’aidait beaucoup à découvrir des relations inaperçues entre certains secteurs qu’il étudiait, notamment sur les virus et leurs relations avec les cel-lules bactériennes ou de notre corps. Art pictural, musique, recherche scientifique, créent de nouveaux horizons, de nouveaux espaces dans lesquels l’intuition trouve son rythme créateur en rapprochant des éléments épars de la mémoire, voire en faisant ressortir des réflexes qui se révèlent sous l’effet de la création artistique ou scientifique. Le surfeur est confronté à la fois au déterminisme et à la liberté. Ce serait une excellente chose. A Universcience, rassemblant la Cité des sciences et de l’industrie et le Palais de la découverte, nous prônons l’éducation informelle. Tout à fait d’accord avec cette approche.

Comment rester jeune et en bonne santé Ce que je fais pour me maintenir en forme, tout le monde peut le faire. Il suffit de respecter cinq principes fondamentaux. C’est scientifiquement prouvé : en trois semaines, on peut changer son corps, sa vie. Exercice physique Je surfe toute l’année. Nutrition Une règle d’or : rester à 80% de sa faim à chaque repas ! Management du stress Je médite vingt minutes par jour. Réseau La famille est fondamentale, les amis bien sûr, les proches du travail… Mais aussi une activité régulière sur les réseaux sociaux. Plaisir Il y a le plaisir physique, sensuel, qui me porte depuis toujours.

Interview "Maurice a besoin d’une nouvelle génération de décideurs politiques" On ne vous entend plus. Êtes-vous toujours impliqué dans le projet Maurice île durable (MID) ? Je ne le suis plus pour le moment. Le gouvernent mauricien, en la personne du vice-Premier ministre et ministre de l’Énergie, m’a proposé de poursuivre cette collaboration (NdlR : celle-ci a débuté en 2007). Pourtant, une annonce contraire a été faite au Parlement… Cette annonce a été faite prématurément, sans même me laisser le temps de donner une réponse. Pourquoi vous désengagez-vous ? Parce que ma position de scientifique est trop éloignée de la stratégie du gouvernement actuel en matière d’énergie. En quoi y a-t-il incompatibilité ? Ma position est la suivante : je propose de combiner des énergies renouvelables intermittentes (soleil, vent…) avec des énergies renouvelables permanentes (biomasse, biogaz, hydroélectricité…). Cette vision implique quels changements ? Le mot-clé de la production d’électricité, c’est le base load, la production de base. La réponse est oui ! Comment ?

La symbiose du futur Pourquoi ce livre maintenant ? Est-il en relation avec les grandes échéances électorales du moment ? J'avais envie de regarder plus loin que les habituelles échéances que l'on nous propose. Il me semble que la myopie des politiques face au futur est grande. Dix ans paraissent une éternité. Vous pensez que nous allons vers des catastrophes ? Je crois que notre type de civilisation - celui des sociétés industrialisées - aboutit à un échec. C'est de la notion de symbiose que vient le titre de votre livre : "l'Homme symbiotique" ? Oui. Vous pensez que nous créons une nouvelle forme de vie ? Oui, je pense que des bouleversements se préparent. Décrivez nous cet organisme planétaire que vous appelez le cybionte. Pour l'imaginer il faut retracer l'évolution des techniques. Votre proposition s'appuie sur une nouvelle approche unifiée des connaissances ? Et puis il y a l'ordinateur, omniprésent dans votre livre ? Je crois que l'ordinateur est le grand révélateur de la complexité. Je le crois.

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